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EAN : 9782264058003
330 pages
10-18 (04/07/2013)
3.35/5   30 notes
Résumé :
Sur le flanc d'une verdoyante colline, se dressent les vestiges d'un antique cercle de pierres. Personne au village n'ose approcher de ce lieu qui inspire craintes et superstitions.

Lorsque le jeune Anthony Coldstone, jeune officier britannique de retour des Indes, hérite par son oncle de la propriété de Stonegate et des terres environnantes, il est bien décidé à découvrir ce que cache ce mystère.

Il pourra compter sur l'aide de Mrs B... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Melpomene125
  20 novembre 2016
J'ai trouvé ce roman fort divertissant et j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire. Je l'ai découvert grâce à la lettre de Babelio « Actualité Grands Détectives ». J'appréciais déjà les livres d'Anne Perry dans un registre similaire et ceux de Patricia Wentworth me semblent très intéressants. Au vu des résumés et des commentaires des membres de Babelio, elle en a écrit de meilleurs encore que je compte bien m'empresser de découvrir.
Anthony Colstone hérite de la propriété de Stonegate qui appartenait à Sir Jervis, un cousin éloigné. Celui-ci désirait que son héritier ne touche pas aux pierres qui se trouvent dans un champ où personne ne va. Une légende populaire effraie les villageois et prétend que déplacer les pierres ferait sortir le diable. Ce phénomène se serait déjà produit lorsqu'un lointain ancêtre des Colstone y a touché. Une forte fumée a envahi les alentours. Les cousines d'Anthony, Miss Arabel et Miss Agatha, les filles de feu Sir Jervis, refusent d'en parler, de même que Mrs Bowyer, une vieille dame centenaire, voisine des Colstone. La curiosité d'Anthony est piquée : il aimerait bien élucider ce mystère…
Et moi avec lui. Les personnages sont sympathiques, l'atmosphère mystérieuse et intrigante avec des secrets de famille, des passages souterrains dans un manoir plongé la nuit dans l'obscurité et visité par des inconnus qui recherchent le chemin des caves. Pourquoi ?
Anthony est aidé dans sa quête par la vieille dame, très dynamique pour une centenaire. Elle m'a fait penser un instant à Géraldine McEwan qui avait joué, pendant quelques épisodes, Miss Marple, dans les adaptations britanniques de la série, et qui avait toujours le regard pétulant, plus que ne l'avait sans doute imaginé Agatha Christie à l'origine. Susan, la petite-fille de Mrs Bowyer, respire quant à elle la fraîcheur et l'enthousiasme de la jeunesse. Avec simplicité et spontanéité, elle devient rapidement la fiancée d'Anthony et se lance dans cette enquête avec son amoureux en se prenant pour Sherlock Holmes au côté du Docteur Watson. Sa belle-mère, Camilla, est la reine des excentriques. Vêtue d'une djellaba orange, elle repeint son salon en jungle entre deux conférences.
Je ne me suis pas ennuyée et je conseille cette lecture à tous ceux qui veulent se divertir. Néanmoins, les goûts et les couleurs diffèrent parfois et ne se discutent pas. J'ai lu récemment une critique de la Dame en blanc de Wilkie Collins d'un lecteur qui s'était ennuyé autant qu'avec La Pierre de lune et n'aimait décidément pas cet auteur, alors que j'ai trouvé ces deux romans captivants. Chacun se fera donc son avis, comme bon lui semble, en fonction de ses préférences et affinités.
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LePamplemousse
  05 août 2013
Un jeune homme hérite d'une grande propriété familiale, il s'agit d'une maison avec des terres et sur la propriété il y a de grandes pierres mystérieuses chargées d'histoire. L'attitude des habitants à l'encontre du jeune homme est assez étrange et soupçonneuse.
Personne ne veut lui parler de l'histoire de ces pierres...alors même qu'une close particulière dans le testament les mentionne.
Secrets, mystères et phénomènes étranges sont les ingrédients de ce petit roman d'été très agréable à lire même si l'histoire n'est pas de plus originale. L'héroïne féminine est un peu "cruche" à mon goût, avec sa manie de rougir et de s'évanouir toutes les 5 minutes.
Le style un peu ancien (le roman a été écrit dans les années 30) donne un petit côté désuet à ce bon petit roman où on voit assez bien les personnages en train de boire un thé brûlant devant un bon feu de cheminée alors que le vent souffle au dehors.
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Guillaume72
  21 juillet 2021
Je découvre cette auteure avec ce roman. Elle a également créé une série avec miss Silver, détective armchair précursseur de miss Marple. Cette légende des cCodstone tient bien la route en reprenant pas mal de motifs du genre : un cercle de pierres que l'on dit hanté, des secrets de famille, des arbres généalogiques compliqués, des trésors cachés...
Le tout reste savoureux et procure un bon moment de lecture
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hellza24
  13 septembre 2018
Ni Miss Silver ni l'Inspecteur Lamb n'apparaissent dans ce roman de Patricia Wentworth. Par contre, le thème de départ est fréquent chez l'auteure : un héritage aux clauses étranges, un domaine mystérieux, des personnages qui cachent des secrets, et un adversaire aveuglé par l'appât du gain.
Ce roman-ci "sort du lot" : il est de bien meilleure facture que la plupart de ceux que j'ai lu de Patricia Wentworth, que je me contente habituellement de trouver "agréables", voire "très agréables". Celui-ci était...drôlement sympa, le décor était parfait, bien planté, la maison de la voisine centenaire en particulier. C'est dense, bien écrit, et l'ambiance est lourde de mystère. C'est un plaisir de suivre les personnages, Susan a beaucoup d'humour et sa grand-mère est tout simplement délicieusement piquante et adorable. L'intrigue elle-même est bien ficelée.
Un des meilleurs de l'auteure que j'ai lu jusqu'ici.
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JessSwann
  05 novembre 2013
Une petite histoire sympathique qui va fouiner dans la généalogie d'une ancienne famille anglaise ( et dans celle de ses serviteurs dévoués). J'ai toujours beaucoup aimé l'écriture de Patricia Wentworth et surtout cette chère Miss Silver... qui n'est pas présente dans ce roman. Sur l'histoire, j'ai bien aimé mais j'ai éprouvé le plus grand mal à m'attacher à son héroïne Susan, dont je n'ai compris aucune des réactions. Sur le personnage d'Anthony, pas d'objections si ce n'est que je n'ai pas aimé la rapidité de sa relation avec Susan. le personnage en fait qui m'a le plus intéressée est celui de Garry même si l'auteur n'a fait qu'effleurer le problème. le dénouement est assez simpliste et attendu et je me suis parfois étonnée de la "stupidité" ou plutot du manque de réactivité d'Anthony.
Ce que j'ai aimé : les légendes celtiques bien utilisées, le personnage de Garry, celui d'Anthony et Miss Arabel
Ce que j'ai moins aimé : Susan, que j'ai trouvé improbable, la superficialité de l'histoire un peu trop bonbon rose sur la relation Anthony/Susan. Dommage
En bref : Une petite enquête bien sympathique et toujours aussi bien écrite... C'est léger, plaisant, parfois trop peu approfondi mais ça se déguste comme un bonbon. Au bout du compte, on l'oublie aussi vite qu'on le lit.
Lien : http://leslecturesdejessswan..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   20 août 2015
Dès le lendemain, Anthony Colstone alla visiter son nouveau domaine.
La gare la plus proche était celle de Wrane, mais il dut faire encore une dizaine de kilomètres en taxi pour arriver à Ford St Mary ; d’abord à travers des prairies plates parsemées de fermes, puis dans une campagne plus vallonnée, déserte, aride, sauvage à un point qu’il n’aurait pas cru possible. Enfin, la voiture redescendit jusqu’à une petite rivière qui serpentait entre des arbres étêtés. Derrière le bois s’étendait le village de Ford St Mary.
Un virage en épingle à cheveux dissimula tout à ses yeux. Ils pénétrèrent soudain dans l’ombre de grands arbres qui formaient une voûte au-dessus de la route. Étrange chose que de perdre en une seconde la lumière vive du soleil. Le bois était très dense et rempli d’une épaisse végétation. Après un autre virage, ils débouchèrent entre deux talus qui occultaient le paysage. Puis la première maison apparut, un vieux cottage penché, endormi sous son lourd toit de chaume, avec un jardin négligé, plein d’herbes hautes.
Il ressentit un vif picotement. S’il était bien à Ford St Mary, il se trouvait sur ses propres terres ; les champs de l’autre côté de la rivière lui appartenaient, ce vieux cottage aussi. Un secret orgueil de propriétaire l’enflamma soudain. Il avait toujours voulu des terres, mais jusqu’à ce moment il ignorait ce qu’il éprouverait à contempler un cours d’eau, des champs et des arbres en songeant : « Tout cela est à moi. »
Il reprit ses esprits dans un sursaut. Il n’allait pas laisser cet endroit lui faire perdre la tête. Il devait essayer d’appréhender les choses de façon rationnelle. Encore des chaumières ; certaines entourées de jardins colorés, buissons de houx, soucis, gueules-de-loup et rosiers grimpants, qui baignaient dans la chaleur langoureuse du mois d’août. Puis la grand-rue du village et un immense mur de pierre qui se dressait perpendiculairement sur la droite ; on ne distinguait aucune maison, rien que le grand mur. Au beau milieu, une lourde porte en chêne flanquée de piliers aussi en pierre et surmontée d’un blason portant une devise presque effacée.
Le taxi s’arrêta. Anthony sortit la tête.
— On ne peut pas entrer en voiture ?
Le chauffeur lui fit non de la tête. Il descendit d’un bond et sonna la cloche.Il ne s’était pas attendu à cela. Il s’était représenté au moins un portail et une longue avenue bordée d’arbres, un parc peut-être, un vaste jardin. Ce mur austère qui évoquait un château excitait plaisamment son imagination.
Puis la lourde porte s’ouvrit et il découvrit un passage vitré qui menait à la porte de la maison. Il aperçut quelques plantes dans des bacs, dont certaines à feuilles rayées, un ou deux palmiers, quelques géraniums déplumés. Il les observa à travers la vitre, essayant de se faire une idée de la maison, mais il n’eut qu’une impression confuse de pierres grises et d’immenses fenêtres. Il s’était attendu à quelque chose de plus ancien, des pignons, de vieilles poutres, en harmonie avec les maisons à colombages et toits de chaume du village.
Le majordome, Lane, vint l’accueillir. C’était un homme pâle et corpulent, à la nervosité palpable. Derrière lui, Mrs Hutchins, la gouvernante, forte, rubiconde et joviale. Puis la maison, sa maison. Il brûlait de se débarrasser d’eux pour partir à la découverte des lieux.
La façade grise n’était qu’un masque, dissimulant la beauté de l’édifice. Le XVIIIe siècle était passé par là et avait recouvert la Stonegate originelle. Le grand hall d’antan était toujours là, s’élevant jusqu’au deuxième étage, avec un escalier qui montait majestueusement vers une galerie à colonnade. La cheminée faisait plus de trois mètres de large. Sur les lambris de bois étaient accrochés des portraits presque aussi sombres qu’eux.
Il monta l’escalier et emprunta la galerie, suivant Mrs Hutchins, qui parlait de la chambre dans laquelle elle pensait l’installer, et de la chaleur.
— Quoique, Monsieur, pour vous, venant d’Inde, ça ne doit pas vous impressionner… Attention à la marche. On construisait tout avec des marches autrefois et je me demande bien pourquoi. Il y en a encore une ici, Monsieur, qui monte cette fois, et puis on redescend encore d’une demi-marche.
Elle ouvrit largement une porte et s’effaça pour le laisser entrer.
— Voici la chambre de Mr Jervis, Monsieur.
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hellza24hellza24   13 septembre 2018
Je fais davantage confiance aux abeilles qu'au pasteur pour me révéler le caractère d'une personne. Les abeilles percent tout le monde à jour, homme ou femme. Elle ne peuvent supporter que ceux qui sont doux et sensés; elles exècrent les faiseurs d'histoire, les harpies et les mégères. Les abeilles ne peuvent s'épanouir que là où les gens sont paisibles. sans amour et bonne volonté, elles ne survivent pas. C'est de cela qu'elles se nourrissent, comme les enfants.
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