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Élisabeth Destrée-Van Wilder (Traducteur)
EAN : 9782742712731
61 pages
Actes Sud (04/06/1999)
3.61/5   9 notes
Résumé :
L'Oblomova, c'est Maya Ney qui paresse dans son salon et bâille en chœur avec ses chats en regardant l'hiver par sa fenêtre, à l'instar d'Oblomov, personnage qui incarne le farniente slave. Veuve d'un homme riche dont le testament devait la contraindre à travailler, elle a réussi à déjouer la volonté du défunt et, grâce à la ruse, a su préserver sa délicieuse oisiveté et se prélasse sur la frontière cotonneuse entre la mélancolie et la paresse. Mais un jour, on sonn... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Sachenka
  14 février 2017
Oblomov est un personnage important de la littérature russe, aussi fort que Faust en Allemagne et Don Quichotte en Espagne. Il est l'archétype même de l'oisiveté, aucune force n'a de prise sur sa paresse, son inertie, vivant dans l'insouciance, indifférent même à l'amour, atteint seulement par un vague sentiment de nostalgie lié à l'enfance. L'auteure polonaise-canadienne Tecia Werbowski a décidé de lui rendre hommage avec L'Oblomova, ce pastiche, cette courte nouvelle dans laquelle Maria Ney, qui fait preuve du même penchant naturel à la nonchalence, à la paresse – peut-être même à la déprime ? –, se voit traitée d'Oblamova par son mari. Elle n'est pas malheureuse, seulement indifférente à tout. Rien ne peut la pousser à quoique ce soit. Elle préfère provoquer un accident risquant de la paralyser plutôt que travailler. Mais ce n'est pas une mauvaise personne. Devenue veuve, elle s'entoure de deux chats et passe ses journées à regarder par la fenêtre, à lire négligemment, à se languir. « Nous dormons, nous nous reposons de ce que nous ne faisons pas, Minou, Blum et moi. » (p. 21)
Je n'ai pas lu Oblomov, de l'auteur russe Ivan Gontcharov, et je le regrette un peu : ça aurait peut-être aiguisé ma lecture, j'aurais pu anticiper ou voir des rapprochements entre les deux personnages. Ceci dit, les brèves cyberrecherches que j'ai effectuées me portent à croire que Maria Ney est effectivement le penchant féminin moderne de l'original. D'un côté, je trouve un peu regrettable que Werbowski n'en ai tiré qu'une nouvelle mais, d'un autre côté, sans doute me serais-je lassé de suivre trop longtemps les déambulations d'une vieille fille à la recherche d'un bonheur ennuyeux qu'elle ne pourchasse pas activement. Rien qu'à penser à ses causeries insipides avec ses voisins grisâtres, ses échanges platoniques avec sa femme de ménages. Ne lui reste que ses chats (qui semblent revenir d'une nouvelle à l'autre de l'auteure) et ses souvenirs… Et l'ennui que, moi aussi, j'ai presque ressentie par moments. Mais bon, c'est un peu le propos, n'est-ce pas ?
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lectrice45
  13 avril 2022
Voilà un court livre qui se lit d'une traite. Réjouissant. J'aime absolument l'écriture. Les informations sont distillées gouttes à gouttes. Ma représentation était "et toc... et toc... et toc..." . J'ai une prédilection pour les auteurs qui ne livrent pas le CV de leur héros dès le début du livre, où c'est distillé petit à petit.
Ce livre est très "joyeux" par ailleurs et la paresse, la solitude agréablement supportables. Moins long m'apparait-il que la description qui semble en être faite dans le livre concernant Oblomov.
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Malice
  30 août 2012
Oblomova c'est la version féminine de Oblomov, le héros d'un roman de Gontcharov que Tecia Werbowski aime beaucoup. L'héroïne, Maya Ney passe ses journées à ne rien faire... veuve d'un homme riche en fait elle regarde l'hiver canadien par sa fenêtre, regarde ses chats. Tout l'ennuie, les tâches quotidiennes, les gens, régler les factures... C'est un petit récit d'une soixantaine de pages. L'écriture est jolie dans sa sobriété. L'auteure rend très bien son sujet: la fatigue chronique. Aussi c'est un récit qui honore les chats. Ceux et celles qui aiment les chats seront spécialement touchés par cette histoire.
Dans ce récit Tecia Werbowski, évoque Berberova, elle lui doit beaucoup car c'est elle qui l'a incité à écrire.
Lien : http://livresdemalice.blogsp..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
SachenkaSachenka   17 février 2017
Aujourd'hui, la matinée est d'une beauté exceptionnelle. C'est l'hiver. Le rude hiver canadien. J'aime bien cet hiver. Un tel hiver, précisément. Rude. Plus il fait froid, mieux je me sens. Ce sommeil hivernal de la nature, cette nuit recouverte d'un édredon assorti à mon humeur. Cette sensation voluptueuse. Les gens se cachent chez eux. Les enfants ne hurlent pas dehors, les couples ne trainent pas sous mes fenêtres. Tout est blanc, presque violet. La neige emmitoufle amoureusement les arbres nus et solitaires. La neige est généreuse. Soi-disant froide, alors qu'elle procure tant de chaleur. Si pure, innocente.
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SachenkaSachenka   12 février 2017
Il existe un monument au soldat inconnu, mais point de monument aux parents inconnus. Intéressant de savoir pourquoi.
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lectrice45lectrice45   13 avril 2022
Comme c'est difficile de vivre. Comme c'est difficile de mourir. Je ne sais pas vraiment pourquoi je dois mourir, mais je ne sais pas non plus pourquoi je dois vivre.

p. 58
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