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Martin Gipet (Traducteur)
EAN : 9782742704859
67 pages
Éditeur : Actes Sud (01/01/1999)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 9 notes)
Résumé :
" Quand les journalistes lui demandaient ce qu'elle était en train d'écrire, elle répondait toujours avec un grand sourire que le Mur entre nous était l'œuvre de sa vie. Elle affirmait qu'il n'y aurait ni suite ni autre sujet. - Je suis la femme d'une œuvre, disait-elle. Le Mur entre nous est mon chef-d'œuvre et je m'arrêterai là. C'était le chef-d'œuvre de ma mère dont elle parlait ! Elle l'a dépossédée de sa voix et de son âme. Elle a assassiné son souvenir. "
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
krzysvanco
  10 novembre 2020
Un court roman comme je les aime !
C'est par la voix de sa protagoniste principale, Iréna Gołebiowska, que nous est contée à la première personne la trame du roman.
Jusqu'à ses dix-huit ans, elle a vécu heureuse avec ses parents Marysia et Stanislaw Gołebiowski. le jour de son bal de fin d'études, elle reçoit par la poste sa robe de bal offerte par Zofia Lass, une sorte de tante qu'elle voyait de temps en temps quand elle était enfant. Zofia Lass est l'auteur d'un livre à succès, le Mur entre nous, traduit dans le monde entier. Stanislaw et Marysia lui annoncent qu'ils ne sont que ses parents adoptifs, ses parents naturels, Klara et Hendrik Sternchuss, juifs, sont morts à la guerre et sa mère, voulant sauver la vie de sa fille les leur a confié. Dans un sac Iréna trouve une lettre de sa mère ainsi qu'un manuscrit. Iréna comprend alors que Zofia Loss a publié celui-ci sous son propre nom.
Iréna lui voue alors une haine féroce et rêve de se venger...
le roman nous fait passer de Montréal à Varsovie et Prague. J'ai aimé la visite que l'auteure m'a fait partager dans cette dernière ville, ses allusions à la Pologne sous l'ère communiste et sa description de l'hiver canadien.
Ce récit est court mais dense, tout est relaté par de brèves phrases sans fioritures, l'essentiel est dit et avec une telle puissance !
Iréna nous fait découvrir sa psychologie, son désir de vengeance, son obsession à retrouver Zofia Lass, ses états d'âme.
Roman sur la vengeance bien entendu, mais aussi sur un secret de famille, un plagiat, il m'a captivé de bout en bout.
Tecia Werbowski admirait Nina Berberova, elle réussit ici à nous donner un récit de la même trempe que ceux de son idole.
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sylvie
  10 novembre 2008
Ce livre est une nouvelle de 67 pages. Un récit bref, précis, sobre et captivant.
Une farce retorse que je qualifierais de tragicomique sans fioritures...
Des faits, des archives constituées avec l'obsession de la vengeance, une vie consumée par la haine et le ressentiment, jusqu'au passage à l'acte qui lui même s'avère être manqué mais volontaire...
Une fin étonnante mais qui pointe l'espoir, dans un grand éclat de rire...
Bref, ce texte ne m'a pas tout à fait bouleversée, mais je l'ai lu à toute vitesse avec grand plaisir.
J'ai suivi avec intérêt les circonvolutions étranges que prend la douleur pour s'exprimer dans la vie de cette héroïne-narratrice.
Elle raconte avec une grande économie et parcimonie de détails comment elle se découvre orpheline à l'âge de 18 ans, juive rescapée du ghetto de Varsovie dans lequel elle est née.
Dans le même temps, elle apprend que sa vieille tante éloignée a usurpé le talent d'écrivain de sa mère en publiant sous son nom le manuscrit que la défunte lui avait confié.
De ce jour, plus rien ne compte pour la jeune fille que cette usurpation, ce vol ultime par delà la mort.
Elle retrouvera le monstre, et elle vengera sa mère !
C'est bref, mais c'est assez fort !
des liens sur le blog :
Lien : http://sylvie-lectures.blogs..
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Aifelle
  23 janvier 2019
Iréna Golebiowska vit heureuse entre ses parents polonais Marysia et Stanislaw Golebiowski. Son enfance a été calme et choyée. Pour ses 18 ans, ses parents décident de lui révéler la vérité, à savoir qu'elle a été adoptée. Sa mère naturelle l'a confiée à ce couple de braves gens pendant la guerre. C'était une juive du ghetto de Versovie, Klara Sternschuss. Son père a été fusillé en tant que résistant.
Bouleversée, Iréna se retrouve en possession d'un petit sac laissé par sa mère, jamais ouvert jusqu'à présent. Elle y trouve un manuscrit qui va transformer sa vie. Il relate l'histoire de Klara qui la supplie de lui pardonner de l'avoir abandonnée. La garder aurait été la vouer à la mort.
Seulement, Iréna a déjà lu cette histoire. Une vague tante, Zofia Lass, vue de rares fois pendant son enfance, a écrit un livre semblable point par point au récit de Klara. Il s'avère que c'était sa meilleure amie et qu'elle s'est appropriée son manuscrit, qui est devenu un best-seller.
Dès lors, Iréna ne pensera plus qu'à se venger de cette femme qui a trahi sa mère. La vie passe, elle est dentiste et a émigré au Canada, mais elle ne perd jamais de vue son objectif.
J'ai lu ce court roman d'une traite, curieuse de savoir si Iréna allait atteindre son but et comment. Ce n'est pas une personne sympathique, sa vie est terne, elle est passive, se contente de peu, mais elle est dévorée par la rancoeur contre Zofia et le désir de rendre justice à sa mère.
69 pages élégantes, subtiles, à l'écriture ciselée, sans un mot de trop. Un coup de coeur.
Lien : http://legoutdeslivres.canal..
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celinezug
  02 décembre 2015
Un livre lapidaire à la façon d'une Iréne Némirowski ou de Nina Berberova, le nombre de pages à finalement peu d'importance quand on sait aller à l'essentiel sans être pour autant pressé et brouillon. Une histoire forte et touchante, à la fois ordinaire de part le contexte historique et dramatique pour celle qui en hérite et n'aura jamais d'explication.
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Malice
  30 août 2012
Ce livre a été adapté au théâtre, il fut à la fiche pendant cinq ans à Prague. C'est le premier roman de Tecia Werbowski, elle reprend un thème qui appartient à Nina Berberova : l'histoire d'une vengeance obsessionnelle. Iréna Golebiowska ou Estera Sternchus est une femme de quarante-huit ans, d'origine polonaise. Aujourd'hui elle vie seul à Montréal dans un pays neuf. Elle a quitté la Pologne à la mort de ses parents d'adoption. Son histoire personnelle appartient à la grande Histoire de la Seconde Guerre mondiale. Son pays d'origine est la Pologne, enfant du ghetto de Varsovie. Zofia Lass, une odieuse femme, s'est emparée du manuscrit de sa mère " le mur entre nous" qui deviendra un best-seller . Elles se sont connues dans le ghetto, et elles furent amies. Iréna va tout faire pour ce venger, elle ira à Prague pour la rencontrer et l'affronter.En fermant ce livre j'ai eu le souffle coupé, livre court donc qui se lit d'une traite. Un véritable coup de coeur pour ce court récit poignant, le ton est d'une grande justesse avec une économie de peu de mots, une écriture nerveuse et sobre. Bravo !
Lien : http://livresdemalice.blogsp..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
krzysvancokrzysvanco   10 novembre 2020
C’était le chef-d’œuvres de ma mère dont elle parlait ! Elle l’a dépossédée de sa voix et de son âme. Elle a assassiné son souvenir. Klara ne sera jamais qu’une juive anonyme, victime d’un crime contre l’humanité. Zofia Lass lui a tout pris.
Le rossignol ne chantera jamais hors du ghetto !
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sylviesylvie   10 novembre 2008
Voilà, j'ai trahi mon âge. j'ai quarante-huit ans. Dans la vie d'une femme, ce n'est pas une bagatelle. toutes ces années pèsent sur mon cœur et ma mémoire comme un sac de pomme de terre. ce n'est pas très poétique, sans doute, mais c'est vraiment ainsi que je le ressens; La plupart des gens sont des plantes en pot. Ils poussent au dessus de leurs racines; Moi je me sens transplantée, arrachée, exclue pathétique, un rebut qui, un temps, a soigné ses cavités..
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NanneNanne   31 janvier 2009
Qui peut quelque chose pour moi ? Qui veut me donner un conseil ? Qui oserait s'engager et descendre de son indifférence. Si on peut changer d'histoire, au moins embellissons le décor ! Je suis la fragile Schéhérazade sur le divan de son sultan. Si je vous ennuie, il est facile de me décapiter en tournant la page ou en refermant le livre. D'accord ? ...
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krzysvancokrzysvanco   10 novembre 2020
Si on ne peut pas naître à Prague, il faudrait au moins pouvoir y mourir...
Ma place sera dans ce cimetière, près de Kafka et ses sœurs... Prague m’a fait l’effet d’une drogue. Un narcotique enivrant.
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SachenkaSachenka   22 avril 2017
Je dois vous avouer que je n'aime pas les gens heureux, et les gens malheureux me tapent sur les nerfs. Avec moi, à tous les coups on perd. C'est ainsi. Je suis insupportable!
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