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ISBN : 2878580044
Éditeur : Viviane Hamy (01/01/1992)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 9 notes)
Résumé :
"Une année j'interviewai tant d'assassins que je pus aller passer un mois de vacances au bord de la mer.
Ce fut après avoir piqué du haut d'un rocher que je sentis l'eau pénétrer dans mon oreille.Ce fut si violent qu'il me sembla qu'un projectile passait volemment dans l'oreille et s'arrêtait au beau milieu de ma tête.Je continuai à nager.La douleur se calma.Mais lorsque je sortis de l'eau,je crus qu'une moitié de ma tête était enflée."
Werth va appréc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
petch
  11 mars 2014
En ces temps de commémorations croissantes liées à la Grande Guerre, j'ai eu envie de retourner faire un tour dans l'univers de Léon Werth. Séduit par le personnage, par son oeuvre aux forts accents antimilitaristes consacrée à la première guerre mondiale, je me suis décidé à aller voir du côté de ses autres écrits. Parmi ceux-là, « La maison blanche » est un ouvrage atypique consacré aux liens intimes entre le malade et sa maladie, lorsque celui-ci, sortant d'une opération traumatisante, se trouve dans cette faille temporelle où il oscille entre rechute et convalescence, entre rémission et effets secondaires indésirables. Ecrit en 1913, préfacé par Octave Mirbeau, c'est le premier ouvrage de l'auteur, fortement autobiographique, et qui d'emblée concourut au Goncourt aux côtés d'un certain Alain-Fournier
Pour Werth, une période d'hospitalisation et d'intervention chirurgicale constitue une expérience à part entière, sorte de trip mystique et solitaire permettant de prendre du recul sur sa vie dans une atmosphère ouatée. Les douleurs chroniques et violentes sont nécessaires à ce processus d'introspection. La prise de morphine qui s'en suit est libératrice à tel point que tout est organisé dans la journée pour obtenir cette dose.
La première partie du livre est admirable d'écriture. On suit les pérégrinations du narrateur, jeune parisien à la vie précaire, victime d'une otite mal soignée, qui dégénère et le conduit à l'hospitalisation pour une opération lourde. La seconde moitié de l'ouvrage m'a cependant beaucoup moins convaincu. de longs chapitres de descriptions par le menu des journées du patient, les relations qui se nouent avec le personnel hospitalier, et l'inéluctable couplet consacré aux fantasmes sur les infirmières en blouse blanche.
« Peut-être les gens sauront-ils un jour tirer de la maladie une leçon de joie et de sérénité » : tel est le crédo de l'auteur, sa thèse. Un roman initiatique mais au final, malgré quelques bons moments, qui m'a laissé un peu de marbre.
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EstelleRomano
  10 décembre 2019
J'ai lu ce livre parce que j'ai aimé "Clavel soldat" et "33 jours", mais le sujet me faisait craindre une ambiance glauque et moribonde, un ton d'emblée désespéré.
Il n'en est rien. Si la mort est présente, omniprésente, comme une possibilité, rien n'est tragique ici. En quelque sorte en scientifique, le narrateur explore sa souffrance, décrit les sensations, les méditations que lui inspirent la fièvre, la morphine, la demi-conscience ou la convalescence. Et si la médecine et les hôpitaux ont changé, les malades et la maladie, pas vraiment. Les infirmières deviennent le témoin et le baromètre de sa santé et du rapport au monde extérieur et intime, à sa conscience du narrateur.
La poésie du style est sans lyrisme, plutôt philosophique. Les images sont poétiques parce qu'elles sont justes, profondes sans avoir l'air de quitter l'ici-bas, dans toutes sa trivialité. Sans dégoût ni pudeur, le narrateur évoque tous les aléas du corps malade et souffrant et comment dans ce corps malade, souffrant, transpirant, auquel on prend la température, qu'on lave, qu'on panse, il peut subsister un homme. Il n'y a pas de désespoir dans ce texte, car il est purement athée et ne vise aucun au-delà. Ne demandant pas à l'homme d'être un ange, il ne peut y avoir de monstre.
Je me demandais comment l'auteur pourrait nous faire apparaître la maladie comme un territoire à explorer quand on en revient, mais c'est bien de cela dont il s'agit, d'une sorte de carnet de voyage intérieur, d'une méditation athée et sans attachement.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
petchpetch   20 février 2014
Un malade débute dans la maladie comme un enfant fait ses premiers pas. Il n'est pas ridicule. Il est comique. Il peut être attendrissant. Mais n'ayez pas la larme à l’œil, chaque fois que vous voyez un malade, ne pleurez pas automatiquement. Si de sa maladie, le malade ne tire aucune joie, c'est qu'il n'en tirerait aucune de la vie, c'est qu'il est indigne de la santé.
Et ne prenez pas un air trop grave, si vous songez qu'il est menacé de mourir. La mort n'est pas un évènement exceptionnel. Et le miracle, ce n'est pas la mort, c'est la vie.
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petchpetch   03 mars 2014
Je suis seul avec le ciel, et sa lune, et ses nuages. Quant aux étoiles, je n'en parle pas, parce qu'elles sont des clous de tapissier à tête dorée. [...]. Les étoiles ont été salies par les poètes. Il nous faut un effort pour les penser proprement. Elles ont été maniées par les romancières de beuglant, aux doigts gras, elles sont devenues le symbole de la gloire humaine. Elles sont au collet des généraux. Les financiers, les hommes politiques et les cabotins ont tous une étoile.
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Video de Léon Werth (4) Voir plusAjouter une vidéo

Léon Werth : Cochinchine
Olivier BARROT présente depuis le Musée Rodin le livre de Léon WERTH : "Cochinchine". Images d'archives de Saîgon.
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