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EAN : 9781021000569
Éditeur : Tallandier (03/01/2013)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Le 10 août 1941, les armées allemandes lancent l’offensive finale sur Leningrad. Moins d’un mois plus tard, la ville est encerclée. Pendant 872 jours – le siège le plus long de l’histoire moderne –, seule la « route de la vie », passant par le lac Ladoga gelé, permet l’approvisionnement, du reste très insuffisant, des Léningradois, qui souffrent de la faim et du froid. Alexander Werth, correspondant de guerre britannique, offre de cette tragédie un témoignage except... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
hedgehogmsx
  10 décembre 2017
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   14 novembre 2016
Saint-Pétersbourg ou Petrograd avait disparu pour toujours, laissant place à Leningrad. Beaucoup de choses subsistaient des deux anciennes villes, mais Leningrad avait sa propre identité. Leningrad n’était pas simplement un autre nom pour Saint-Pétersbourg ; ce nouveau nom signifiait des centaines de choses que l’ancien n’évoquait pas. De la même façon, ce qui appartenait en propre à Saint-Pétersbourg ne se retrouvait pas dans Leningrad.
La distinction entre les deux n’était peut-être pas aussi marquée trois ans plus tôt, mais la ville d’aujourd’hui avait accédé à une identité forte à l’instar de Stalingrad. On n’aurait pas eu davantage l’idée d’appeler Leningrad, Saint-Pétersbourg ou Petrograd que d’appeler Stalingrad Tsaritsine. Il se peut que, dans quelque temps, une fois les souvenirs du siège et du blocus effacés de la mémoire collective, il soit de nouveau possible de désigner la ville par son ancien nom. De manière révélatrice, durant tout mon séjour, je n’ai pas entendu une seule personne appeler la ville Saint-Pétersbourg ou Petrograd.
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rkhettaouirkhettaoui   14 novembre 2016
Nous étions presque tous morts de faim, et quand un homme a faim, il est facilement pris de vertige ; alors demander à quelqu’un de grimper au sommet de la flèche de la forteresse revenait à lui donner la tâche la plus vertigineuse qui soit. Repeindre la flèche aurait été beaucoup trop compliqué, aussi nous avons préféré une autre solution – envelopper la flèche d’une toile peinte en gris. Mais à qui confier un travail pareil ? Les volontaires sont légion à Leningrad et pour n’importe quelle mission. Beaucoup de candidats se présentèrent donc, mais nous réalisâmes qu’ils étaient beaucoup trop faibles physiquement et qu’ils risquaient de se tuer. Alors nous choisîmes ceux qui avaient l’air moins épuisés ; durant trois ou quatre jours, ils reçurent des rations supplémentaires – le temps de reprendre des forces – et ils réussirent à faire le boulot.
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rkhettaouirkhettaoui   14 novembre 2016
Ceux qui participent directement à la production, qu’ils soient ouvriers, techniciens, cadres ou ingénieurs, sont mieux lotis que ceux qui travaillent dans des bureaux ou des administrations. Mais d’autres facteurs, moins affichés, jouent aussi : ainsi, les membres de la nomenklatura, des élites politiques, économiques, scientifiques ou intellectuelles, bénéficient de nombreux privilèges cachés – colis, cantines « fermées », accès à des biens de consommation introuvables. On sait peu de chose, encore aujourd’hui, sur la manière dont ces circuits de distribution privilégiés ont continué à fonctionner durant le blocus de Leningrad. Ce qui apparaît plus clairement est le fait que certains lieux de travail ont assuré à leurs salariés de meilleures chances de survie.
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rkhettaouirkhettaoui   14 novembre 2016
Ce qui nous maintient en vie, ce sont ces gestes de la micro-vie : puiser un seau d’eau sur la Gorokhovaïa ; puis compter chacune des marches que l’on monte, les jambes en coton, jusque chez soi ; puis faire chauffer, sur des bûchettes, une casserole de lavasse ; puis sucer enfin, aussi longuement que possible, son quignon de pain – voilà ce qui nous détourne et nous sauve de nos pensées, de nos sentiments, et pour nombre d’entre nous, tout simplement de la folie.
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rkhettaouirkhettaoui   14 novembre 2016
« Sale boulot de conduire la nuit ! J’observe strictement la réglementation, mais la police ne manque pas une seule occasion de nous chercher noise à cause des phares. Les femmes flics, dans leur genre, ne sont pas tristes non plus.
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Stalingrad 1942, Werth Alexander
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