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EAN : 9782875601049
Éditeur : Onlit (06/11/2018)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Sweetie Horn, autrice à succès, reprend conscience dans le coma. Incapable de communiquer avec le monde extérieur, elle entreprend d'écrire mentalement le récit de ses premières années. Elle se souvient, elle a 10 ans et vit en Angleterre dans la ferme familiale. Très imbue de sa petite personne, elle exige un cheval pour son anniversaire. Mais soudain, voilà que son corps décide de ne plus grandir. On la surnomme Poney. Et ça, ça lui tape sur les nerfs ! Elle fomen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
qmike549
  06 février 2021
Certains romanciers pensent booster leur récit via une écriture défiante tous les codes de la littérature….L'auteure belge Isabelle Wéry nous offre un récit « Poney Flottant » doté d'un mélange d'expressions de rues…et des pseudo-expressions anglaises dont mêmes les natifs speakers anglais refusent d'emblée d'utiliser chez eux…une écriture alimentée de tournures de phrases à faire honte tous les écrivains renommés de la littérature française…
Le lecteur attaché à la vraie littérature, attaché au style conventionnel de l'écriture et/ou attaché aux règles grammaticales doit se faire violence pour poursuivre la lecture de ce récit tant que l'écriture est dérangeante, déstabilisante, déjantée, contrariée…..une écriture enrichie d'expressions ridicules voire foireuses avec ses jeux sur les mots anglais et/ou français, brassés avec de l'espagnol : des expressions dignes des blagues de la marque Carambar…le tout mixé de dérives orthographiques et typographiques, des onomatopées inventées peuvent faire fuir la plupart des lecteurs….
« Poney flottant » est le récit mémoire…Sweetie Horn alias Poney ,une senior de 70 ans, autrice à succès, reprend conscience dans le coma. Où elle est dans l'impossibilité de communiquer avec le monde extérieur, elle entreprend d'écrire mentalement le récit de son enfance… les souvenirs à partir de ses dix ans….le quotidien de sa vie de l'époque dans la ferme familiale en Angleterre….
« Poney flottant » est Sweetie une petite fille de dix ans, insolente au caractère bien trempé, irrespectueuse avec son entourage sauf avec son grand-père qu'elle adule…je veux un cheval, bientôt, je l'aurai.
Grand-père l'a dit…Ce n'est qu'une question de temps, de jours, de date d'anniversaire. Pour mes 12 ans, je l'aurai, le cheval….je DOIS l'avoir…
je laisse volontairement tomber mes toasts par terre, que la Grand-Mère doit ramasser, voir son dos bossu, je ne peux pas comprendre que mon Grand-Père si beau peut avoir un jour épousé cette si laide chose qu'est ma grand-mère….Je ne suis pas prête à perdre qui que ce soit dans ma vie…sauf la vieille…
« Poney flottant » est la maman de Sweety….Maman travaille en milieu médical….maman est responsable en chef du service d'oncologie de l'hôpital des enfants de notre ville…
« Poney flottant » est le jour de la visite médicale….le jour du Poney…Oui, c'est ça, le jour du Poney…l'auscultation se passe bien, idem la pesée….mais quand le médecin me mesure…il tique…il me remesure…et n'arrête pas de jeter ses yeux sur mon dossier médical….Mais oui, c'est pourtant bien ça….1.49 m ….C'est la que l'histoire de Poney a recommencé….qu'un cheval jusqu'à 1.49 m est appelé Poney….
« Poney flottant » est un couple de paysans âgés…Le grand-père est un homme dévoué, serviable, travailleur…La grand-mère est une marâtre qui étouffe dans l'oeuf toute initiative venant du mari….Bonjour l'ambiance…endurer cela, tout une vie…non merci…ce n'est pas pour Mike…
"Poney flottant" est une relation incestueuse avec le Grand-père....Oui, je sais l'inceste de famille existe bel et bien ....notre amour est banalement celui d'une petite-fille et de son grand-père et qu'il me tient dans ses bras durant la nuit.....
« Poney flottant » est un mixe dramatique optimiste pervers violent tragique….
« Poney flottant » est aussi synonyme de vulgarité entre des putains e- conne – fuck and so one….nous retrouvons tous les mots poétiques d'aujourd'hui….
Madame Isabelle Wéry , nous nous ne connaissions pas, vous venons de faire connaissance par le biais de votre récit « Poney Flottant….
Je vous imagine autant déjantée dans la vraie vie que le récit que vous nous avez proposé….Il fut un temps où j'aimais quelques histoires belges…Elles sont réputées pour faire rire les français….désolé…mais vos écrits ne me correspondent pas….Je n'ai pas du tout apprécié votre ouvrage « Poney flottant » ni votre style d'écriture …ni votre récit…ni le contenu..…..
Je conseille à tous ceux y compris aux éditeurs qui affirment trouver de la poésie dans ce récit….de lire/relire les écrits de Arthur Rimbaud afin de comparer l'incomparable….non « Poney flottant » ne dégage aucunement un grain de poésie…le pauvre Arthur Rimbaud doit rougir dans sa tombe…….en revanche, depuis quelques années certains écrivaillons se disent écrivains et participent volontairement ou non à la baisse des niveaux littéraires…Cet ouvrage le confirme.. !
Je remercie très chaleureusement Babelio et les Editions Onlit pour cet ouvrage reçu grâce à l'opération Masse Critique.

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lafilledepassage
  18 décembre 2019
Pour les comédiennes de plus de quarante ans, point de salut si ce n'est dans l'écriture. Eh oui, à côté de la vague #metoo, à côté des revendications d'égalité salariale et de la dénonciation des violences faites aux femmes, on pourrait aussi s'indigner de la brièveté des carrières des actrices et des comédiennes. Car bien souvent passé l'âge de quarante ans, celles-ci sont reléguées au second plan quand elles ne sont pas simplement écartées des écrans et de la scène. Très symptomatique de notre société machiste et sexiste qui exige de nous toutes d'être jeune, mince et jolie, pour être reconnue.
Heureusement il nous reste, à nous femmes du monde entier, notre intelligence, notre ingéniosité et notre imagination, pour résister à ces diktats. Et de l'ingéniosité et de l'imagination, Isabelle Wéry en a à revendre, et c'est tant mieux.
J'ai aimé le ton de cette histoire. Un ton décalé et totalement surprenant mis dans la bouche d'une vieille petite Anglaise, consciente mais emprisonnée dans un corps inerte. C'est très proche de l'oralité (le bagage de l'auteure n'y est pas pour rien), ce qui en fait un récit vivant, palpitant et charnel.
Et j'ai aimé le côté irrévérencieux, complétement rock and roll, de cette petite vieille qui revit les sensations de son adolescence, ce désir qui lui brûle le corps, qu'elle ne comprend pas et qui la domine complétement … Juste un tout petit bémol pour la fin qui m'a laissée un goût de trop peu en bouche, comme si l'auteure était pressée de passer à autre chose. Cette histoire aurait, je pense, mérité une fin plus grandiose et plus poétique.
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TheBookCarnival
  30 mai 2020
Au mois de mai, les éditions ONLIT étaient à l'honneur du challenge #varionsleseditions et j'ai choisi de lire Poney flottant d'Isabelle Wéry. Un éblouissant petit OLNI.
Quand on fait la connaissance de Sweetie Horn, on comprend très vite qu'elle est dans le coma et que ses jours sont incertains. Depuis son entre-deux, elle entreprend de nous raconter son enfance... Elle nous parle de ses parents, de ses frères mais surtout de la ferme, de son Grand-Dad qu'elle idolâtre et de sa grand-mère, la Vieille, qu'elle déteste cordialement (c'est moche comme elle parle de sa grand-mère mais c'est surtout hilarant, moi ça m'a fait beaucoup rire en tout cas).
Un roman de formation sans égal, qui bouscule, qui choque, qui fait sourire, et même rire, qui bouleverse, qui secoue... En peu de pages, l'auteure parvient à nous faire passer par tout un éventail d'émotions. Je n'avais jamais lu un roman aussi dingue et aussi fort à la fois. le texte peut être cru parfois, grivois comme le dirait Sweetie elle-même, mais on ne tombe jamais dans la vulgarité parce que c'est écrit avec une telle spontanéité de ressenti et dans une langue métaphorique incroyable.
Sweetie vit dans un monde où l'onirique prend souvent le pas sur la réalité, où son Grand-Dad est un dieu vivant pour qui elle éprouve un amour fou. Dans ce récit du passage de l'enfance à l'adolescence, Sweetie a peur d'être retenue en otage dans un corps qui refuse de grandir, souffrance matérialisée par un trait immobile sur le chambranle d'une porte de la maison familiale, alors qu'elle est submergée par ses émotions et ses hormones.
Je suis admirative devant le style et la créativité de l'auteure qui s'approprie la langue, qui crée des images aussi fortes que farfelues, qui aborde des thématiques graves comme la mort et jongle entre la candeur enfantine et la lucidité froide.
Poney flottant ou l'histoire d'un Poney qui voulait devenir Cheval. Un texte original, un texte marquant, mais surtout une expérience de lecture d'une telle dinguerie ! Époustouflant ! Coup de coeur !
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MadameTapioca
  08 mars 2019
Je ne sais pas depuis quand je n'avais pas lu un livre aussi frais et audacieux.
« Frais » mais surement pas dans le sens de niais et gentil parce que Poney Flottant, bien qu'inclassable, serait plutôt du genre punk et rebelle.
« Audacieux » parce que débarrasser de tous les carcans de la littérature, parce que hors des sentiers battus, parce que décomplexé, parce que rien n'y est normalisé, formaté.
Ici tout explose. La langue, la syntaxe, la grammaire. Isabelle Wéry y va franchement et ça marche.
C'est un feu d'artifice : typographie détonante, répétitions à outrance, orthographe malmenée si besoin, mots inventés.
Ne prenez pas peur. Rien n'est gratuit et tout ça est recouvert d'un humour grinçant et d'une bonne dose de poésie.
De cette cuisine littéraire étrange, il en résulte un roman parfaitement abouti.
Et l'histoire dans tout ça me direz-vous ?
Sweetie Horn, auteure à succès de 70 ans se retrouve plongée dans le coma. Sur son lit d'hôpital elle décide d'écrire mentalement sa biographie. Commence alors le récit de l'enfance de Sweetie, sale gamine amoureuse de son grand-père, qui rêve d'avoir un cheval, qui vibre pour son cousin, qui tuerait bien sa grand-mère et ses frères pour être au centre de tout. C'est Sweetie, ses pulsions et ses hormones ! C'est hilarant, un chouia dérangeant (mais juste ce qu'il faut), judicieusement décalé.
Oui ce livre est différent mais je vous promets que si vous tentez l'aventure vous allez être décoiffé et mettre un bon coup de pied dans votre train-train de lecteur.
Alors hop hop hop, faites-moi plaisir et allez acheter ce bouquin. Que la puissance de Sweetie Horn, descendante de vikings, queen de la ferme, Poney qui deviendra Chevaaaaaaaal, se répande sur Babelio et dans toutes les librairies.
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Francedewepion
  03 avril 2020

C'est plus fort que moi, lorsque je vois un roman d'un(e) auteur(e) belge francophone, il faut que je m'y arrête.
C'est le 1er livre d'Isabelle Wéry que je lis donc.
Il est assez déroutant déjà par sa "présentation" : les sensations de la narratrice sortant du coma sont décrites et écrites de manière décousue. Des mots, des morceaux de phrases non alignées. Et puis lorsqu'elle "écrit" mentalement la vie de son enfance , on retrouve une présentation habituelle sauf au niveau de la langue utilisée. L'histoire se passant en Angleterre, certains mots anglais sont "déformés", d'autres mots sont inventés, tordus, entortillés. Déroutant disais-je.
Ceci dit, l'histoire est relativement simple : Sweetie est en passe de sortir du coma; elle s'en rend compte mais n'arrive pas à communiquer avec "l'extérieur" . Allers-retours entre le moment présent et un pan de son enfance aux alentours de ses 10 ans. C'est une enfant un peu capricieuse et qui veut absolument recevoir un poney de la part de son grand-père pour ses 12 ans. Et au même moment, elle arrête de grandir. Tout le monde la surnomme dès lors Poney . Rien d'extraordinaire si ce n'est le langage parfois cru, osé dans la bouche d'une gamine de 10 ans ainsi qu'une tendance à être obsédée par sa sexualité.
Je suis donc mitigée par rapport à cette lecture ..... déroutante...
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critiques presse (1)
LeSoir   31 décembre 2018
Une bombe poétique qui explose la langue.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
lafilledepassagelafilledepassage   18 décembre 2019
Oh nom d’un rat, qu’est-ce que j’ai détesté vieillir. Qu’est-ce que j’ai détesté ces sensations de corps qui se déglingue. Ces peaux qui t’échappent, ces os devenus friables, ces muscles qui te font mal et tu ne sais pas pourquoi, ces aigreurs d’estomac, ces mains boursouflées. Ce visage dont les contours se tordent. Ce masque que tu découvres un matin dans le reflet du miroir, ce masque d’un visage qui ne t’appartient pas et qui pourtant est le tien, ces plis, ces replis dans les plis. Avec lesquels tu dois vivre jour après jour.
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MadameTapiocaMadameTapioca   07 mars 2019
J'ai la robe.
De La Spagna.
J'arrive à la ferme.
J'ai la robe des femmes qui tortillent leurs mains comme les octopoussies leurs tentacules, j'arrive dans la ferme, je suis la femme de l'Andalouzy...
Mais les cliquetis des castagnettes et accords de cordes dans ma tête s'effilochent à la découverte des sons provenant de la cour... Je perçois des bruits mats, des bruits de chairs, des à-coups de corps en lutte, je sens de la testostérone, des combats de virils -comme il doit y en avoir dans les prisons de Jean Genie-, j'entends des mises à mort, de la sueur, de la bave et du sperme... Et ce cri?!?!?!... Ah mais oui, c'est ça... Ce ne sont que les plaintes d'un cochon mis à mort par Grand-Père et son ouvrier... Oh, ce n'est que ça!!!... Bon, je zappe. On a tous assisté à la mort d'un cochon quelque part dans notre enfance et j'éviterai le paragraphe sur les chialures de gamin qui fait connaissance avec ce que l'on nomme "angoissss existentielle", la peur de son inévitable finitude blablabla... Et je zappe également les similitudes physiologiques de l'humain et du cochon dont la peau de ce dernier fait d'excellentes greffes à celle du premier... (aussi qu'est-ce qui est humain, animal, végétal????)
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MadameTapiocaMadameTapioca   07 mars 2019
Non, non, toute cette beauté de Nature, je ne veux pas croire qu’elle soit l’ouvrage d’un Deus Ex-Machina, je préfère penser que c’est la Nature elle-même qui a œuvré seule, agençant ses réactions chimiques, seule, rien qu’avec la force du hasard, de la possibilité des attirances et des processus irréversibles de transformation, c’est bien plus intéressant. Parfois, je me demande comment ce sera plus tard, comment la Nature va se démerder pour évoluer évoluer évoluer encore, comment sera mon allée dans 2000 ans… Parce que tout de même, il y a de sacrés changements qui sont en marche. .. Quand je vois les perruches des Afrikaaans qui viennent piailler dans nos campagnes, ça, il y a dix ans quand je suis née, tu ne le voyais pas. Mais moi je suis pour. Je suis une insulaire du Pays des Galles, prête à être traversée par des vents, des plantes, des des des conquistadors venant des quatre coins de l’univers : je résisterai et je m’adapterai. Quand je serai grande, je serai punk. Et j’énucléerai toutes les Magriet Tatcher.
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MadameTapiocaMadameTapioca   07 mars 2019
Dans cette allée, presque, tu pourrais te mettre à croire en Dieu. Mais je m’arc-boute. Je sais que c’est un piège de Sale Nature : elle t’entortillerait dans sa beauté, jusqu’à te faire croire que non, ce n’est pas possible, que quelqu’être suprême – donc, Dieu of course – doit être à l’origine de tant de beauté. Grand-Père et moi ne sommes pas dupes. La Vieille, elle, l’est (elle porte des petits médaillons religieux, des gourmettes, des grigris, ça fait drelin drelin sous ses côtes, on dirait un petit vélo, c’est risible). Non, Grand-Père et moi, nous n’aimons pas Dieu, on est juste amoureux de toute la majesté de l’univers.
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lafilledepassagelafilledepassage   18 décembre 2019
Il faut cueillir les fruits de la vie – rouges à point ou pas – et en extraire le nectar plutôt que la compote.
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