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Anna Gibson (Traducteur)
EAN : 978B08NPFWNTC
465 pages
Autrement (13/01/2021)
3.97/5   31 notes
Résumé :
C’est à l’écart des bruits du monde, sur une île de l’archipel d’Helsinki, que le célèbre chef d’orchestre Thomas Brander choisit de se faire construire une somptueuse résidence secondaire : la Casa Triton. Triton ou « intervalle du diable », une harmonie de notes si dissonante qu’elle fut autrefois interdite… Rompu à l’exercice des tournées internationales, Brander fait la connaissance de son voisin Reinar Lindell, guitariste sans talent hanté par la perte de sa fe... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Ah là là les bouquins ! Heureusement qu'ils sont là ! En plein confinement me voici projetée de la Cisjordanie à un village sur la côte sud-ouest de la Finlande.

C'est l'histoire d'une amitié d'emblée improbable entre un chef d'orchestre de renommée mondiale et un psychologue veuf, musicien amateur de musique tout genre , son voisin, à Ravais, un bled en bord de mer. le premier vient de s'y faire construire une maison estivale, "La Casa Triton". le chef s'appelle Thomas Brander, le psy Reider Lindell, deux mondes apparemment aux antipodes et pourtant.....ils vont apprendre à se faire confiance, et essayer de partager leurs musiques, leurs passés et leurs solitudes.

Westö , écrivain finlandais sudophone que je viens de découvrir avec ce premier roman m'a fascinée. Ce livre dont le troisième personnage est la musique, vibre comme une partition, tellement l'émotion présente y est forte avec ou sans musique.
Lindell est un homme engagé pour son prochain, la musique et la pêche sont ses distractions. Brander, un homme égoïste, ne vit la vie qu'à travers la musique, "Le paysage résonnait différemment à présent. C'était une musique brute, écho d'un monde ancien qui se serait brisé –comme du Bartók ou du Janáček". Même le nom de sa nouvelle maison "Triton " s'y réfère, un intervalle interdit en musique. Un intervalle qui a été prohibé pendant des siècles car on considérait qu'il pouvait invoquer le diable une fois joué. Malgré son nom de mauvaise augure qui semble être une plaisanterie, va-t-il lui être un havre idyllique comme il en rêve depuis son enfance ou au contraire maléfique vu les difficultés qui s'amoncellent côté vie privée, professionnelle et autres ? "—Tu t'es construit une maison fantastique, mais tu fais une tête d'enterrement,...."lui en fera la remarque un de ses amis.

Une histoire passionnante agrémentée de sujets d'actualité brûlante, surtout chers aux pays nordiques "à tolérance zéro" : les problèmes écologiques, le problème des réfugiés, le terrorisme, le racisme et le mouvement MeToo devenu une arme de vengeance à toute sauce, même si sur le fond il n'y a peut-être rien eu de bénin . Westö y sonde les tréfonds de l'âme des deux protagonistes. Une psychologie fouillée qui démontre habilement que quel que ce soit nos origines, notre éducation, notre renommé, notre statut sociale, nos moyens économiques.....nous sommes identiques, dans le fond, ayant les mêmes peurs, les mêmes angoisses, les mêmes frustrations, ainsi que les mêmes besoins de bases , l'amitié, l'amour, la reconnaissance, l'empathie, la gentillesse......denrées devenues rares dans notre monde actuel....et nous terminons tous notre chemin au même endroit. Écrit en plein pandémie, il en parle aussi assez curieusement, même prémonitoire, dirais-je.......

Westö fin psychologue a concocté un superbe roman chargé de questions sur la fragilité humaine , qui parle très simplement du complexe avec une apothéose formidable sur le pardon . Un livre qu'on lit d'une traite que j'ai beaucoup beaucoup aimé.
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Je ne sais pas réellement ce qui est à la source du plaisir de lire Kjell Westö mais ses romans sonnent toujours juste à mes oreilles. Et Casa Triton n'échappe pas à ce constat, bien qu'il y règne une atmosphère d'anxiété diffuse, une mélancolie inquiète, un sentiment de défaite dans cette histoire d'une étoile qui ne sait pas qu'elle ne brille plus. Un chef d'orchestre décrit comme «un métronome grisonnant» en quête d'une sérénité à laquelle il espère accéder en bâtissant une villa écrasante de béton plus haut édifice après l'église dans un village insulaire où il compte se réfugier entre deux tournées mondiales.
Mais kjell Westö ne laisse pas son personnage réorganiser son monde comme il l'entend. L'histoire se révèle pleine de dissonances furtives, de relations conflictuelles, de confrontations, alors que le monde extérieur grinçant, planant comme un nuage assombrissant l'horizon, invite au repli sur soi ou à l'effacement. Et que dire de ce voisin au profil fort dissemblable de bon samaritain qui, en portant toute la communauté insulaire sur ses épaules, menace la tranquillité de notre vieil homme...

On retrouve dans Casa Triton, ce qui a fait le succès de l'auteur : une certaine facilité à semer le trouble, à capturer dans l'air du temps les traces et les résonances qui suggèrent un sentiment de réticence ou d'insécurité. Il dessine à merveille les ambiances et univers inquiétants de manière à faire vibrer les cordes de la fragilité humaine. Car bien que l'orgueil de notre chef d'orchestre empêche la vérité de circuler, on s'aperçoit qu'il n'y a pas dans ce roman de gens à mépriser. L'auteur se garde de juger, il se contente de décrire une époque, notre époque, et certainement sa génération qui doit composer avec le monde tel qu'il est.
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Quand vous connaissez « Black Sabbath » des Black Sabbat, ou « Within You Without You » des Beatles, et quand vous savez qu'en jouant dès les premières notes le triton - cet intervalle dit « du diable » tellement il crée une tension à l'oreille - le musicien veut intriguer l'auditeur et capter immédiatement son attention… Vous comprenez qu'en intitulant son roman Casa Triton, l'auteur ne veut pas simplement vous parler d'une idyllique villa de bord de mer, une « maison de riche » que le grand chef d'orchestre, Brander, s'est pris le caprice de faire construire sur la côte. « Casa Triton, c'est ainsi qu'il appelait sa nouvelle résidence. le sens un peu lugubre de ce mot, pour un musicien, l'amusait ; et, de fait, la vie rendait parfois un son dissonant ». « Ça fait un peu le même effet que dans l'Exorciste, quand Linda Blair dévale l'escalier en faisant le pont ».


De fait, la casa T. cristallisera les sentiments des personnages et accueillera, comme une mère, leurs espoirs autant que leurs frustrations. Ce nom, plus qu'une provocation ou qu'une autodérision, est en réalité un mot posé sur ce qu'est sa vie au moment T : Celui où tout semble vouloir basculer du mauvais côté, mais où tout est encore sous tension, possiblement sauvable ; ce moment avant la chute, que l'on sent, que l'on attend ; que l'on redoute comme un couperet autant qu'on l'espère, comme une libération. Habiter ici ne fera-t-il qu'exacerber les tensions, ou au contraire cela libèrera-t-il Brander et résoudra ses problèmes ? Lui-même, en appelant sa maison ainsi, est dans l'expectative. Comme le lecteur qui le suit dans cette nouvelle aventure.


On s'interroge : cette maison ne serait-elle, à l'image de la vie de Brander, qu'une coquille vide ? La réponse de Brander est de la remplir de musique. Comme il l'a fait avec sa propre vie. Au détriment de ses proches, et de chaleur humaine. Mais la musique ne remplit plus son vide, et il reste de la place pour les questions : Est-ce uniquement l'intransigeance envers lui-même qui prenait toute la place ? Ou son égo ? Seul, dans cette grande cathédrale musicale de bord de mer, Brander aura tout le temps de chercher les réponses… Et surtout d'éventuelles solutions. Car autant que l'âge, la solitude commence à lui peser. Il espère un nouveau départ, loin des rivalités médiatiques qu'il ne peut techniquement plus assumer, et qu'il est fatigué de craindre. Il va tenter de mettre son orgueil et son égoïsme de côté, pour remplir sa maison d'une vie nouvelle.


C'est là que Brander, le musicien de la perfection, qui a sacrifié son couple à sa gloire et se retrouve seul au moment de son déclin, rencontrera son voisin Lindell. Son miroir inverse, tout ce que Brander ne veut pas être… mais qui finalement les rapproche : un mari abandonné par sa femme, un musicien amateur qui s'amuse avec la musique dans un groupe… de rock ! On entend presque Brander penser, avec David Bowie : « le rock a toujours été la musique du diable. Je crois que le rock n'roll est dangereux. Je sens que nous nous dirigeons vers quelque chose d'encore plus ténébreux que nous-mêmes »… Ah mais justement, on s'y dirige et même tout droit, avec ces deux acolytes ! Alternant le point de vue de chacun au gré des circonstances, l'auteur nous fait pénétrer leurs âmes qui ont, comme celles de tout un chacun, leur part d'ombre - que l'on soit un chef célèbre, ou un psychologue de lycée altruiste et prônant l'entraide dans la communauté, comme Lindell. Tout ce que croyait vouloir fuir Brander en venant ici, en somme. A moins que ce ne soit tout ce à quoi il aspirait, secrètement, inconsciemment ?


Deux univers que tout oppose, sauf ce sentiment de solitude, d'abandon, et cette envie de vouloir de nouveau exister pour quelqu'un. Remplir sa vie avec des choses qui comptent, des choses qui resteront un peu plus. Une certaine stabilité… Une amitié ? de cette confrontation naîtra des doutes des deux côtés, des questionnements sur leurs chemins de vie respectifs. Des prises de bec mais de consciences aussi. L'auteur joue sa partition sur fond de terrorisme, d'écologie, de problèmes d'immigration, du pardon, du vivre ensemble, des ME TOO et compagnie. Mais loin de s'en servir de fourre-tout pour faire-valoir son livre, toutes ces notions demeurent en fond de l'histoire, d'importance inégale pour chaque personnage tout comme pour chaque lecteur, en fonction de ses propres vécus, convictions…


****

La musique n'est pas spécialement un univers qui m'attire en littérature ; Mais Bookycooky, a trouvé les mots pour me convaincre. Elle m'a dit : « Onee tu vas détester Brander, aimer Lindell, adorer les paysages, et la musique toujours présente, en tout cas tu t'ennuieras pas. Tu peux aussi envoyer des SMS à Brander, il adore ça et il parle bien l'anglais. ». Et en effet, très vite, je me suis sentie à l'aise, portée par un genre d'écriture que j'affectionne : fluide et simple, mais qui décrit les gestes et pensées au plus près des personnages. J'ai vécu leur histoire, même si je me sentais loin de leur vie de musiciens. Je n'ai pas détesté Brander, et certains côtés de Lindell m'ont même irritée. Mais c'est précisément ce qui a rendu ce livre, et ses personnages, profondément humains. de la confrontation de deux univers, qui se complètent malgré quelques fausses notes, nait une amitié qui sonne juste. Pas lisse, non, mais harmonieuse ; exactement fidèle au principe musical de tension-résolution. Et après tout, n'est-ce pas cela, l'amitié : un perpétuel accord à trouver ? Tout comme la musique rock ou populaire utilise la musique classique pour se faire valoir, et celle-ci revit aussi à travers celle-là.


Au total, une mélodie aussi attachante qu'intéressante qui, si elle n'est pas celle du bonheur, semble pouvoir et vouloir être celle de la résilience. Un roman polyphonique doux et plaisant, divertissant et réfléchissant. Deux « moi » en miroir, qui se scrutent et apprennent l'un de l'autre. Une réussite !


Allez, du ballet, mes p'tits rats de bibliothèque : je vous laisse avec la jolie Valse des flocon de neige, c'est de saison !
https://www.youtube.com/watch?v=zzThswTVExw
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Thomas est un chef d'orchestre reconnu en Finlande. Il décide de construire une immense maison à Ravais , village finlandais au sud du pays, les pieds dans l'eau. Il fait connaissance avec son voisin , psychologue scolaire, lui aussi dans la musique , mais à un niveau bien plus humble.

Très beau roman , de la même qualité que Nos souvenirs sont des fragments de rêves.
L'auteur fouille ses personnages au scalpel et nous fait partager leurs doutes, leur joies, leurs fautes, leurs travers, leur générosité.
Il y a beaucoup de complexité chez cet auteur malgré des apparences simples. Rien n'est binaire , rien n'est jamais perdu ou gagné . Chaque jour est une remise en cause .
Comme pour le livre précédent, les thèmes contemporains sont abordés : Les migrants, le réchauffement climatique et ses conséquences dans ces contrées septentrionales, la résurgence d'idéologies que l'on pouvait espérer enfouies dans un bunker...
Il est surtout question d'êtres humains qui vieillissent, qui se cherchent, qui doutent et scrutent les autres pour se confronter, se rassurer ou s'inquiéter dans un monde en mouvement qui semble leur échapper .
Beaucoup de musique aussi , la confrontation de la "grande musique" et de l'autre qui renforce encore plus la rencontre de deux hommes que tout sépare.
Un livre formidable où le style l'auteur et sa faculté à aborder les faits sous différents angles ajoute encore un peu plus de plaisir .
On a beaucoup, parlé de la littérature scandinave à travers ses policiers.
Il est vrai que Mankell ou Nesbo m'ont emballé mais Kjell Westö est clairement un auteur à découvrir !
Enfin , dans ce roman , le Covid semble faire partie du passé. Une autre raison d'y accorder un intérêt !
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Chef d'orchestre de renommée internationale, Thomas Brander a sacrifié sa vie privée sur l'autel de la musique. Toujours entre deux tournées, il n'a jamais pris le temps de trouver son port d'attache, un chez-lui où il pourrait se resourcer entre deux concerts. Aussi voit-il les choses en grand quand il se décide enfin à faire construire une maison. En trop grand même pourrait dire son voisin Reinar Lindell quand il observe l'avancée des travaux de la Casa Triton, une villa, voire un château, en tout cas une construction incongrue sur cette petite île de l'archipel d'Helsinki. A priori Brander et Lindell n'ont rien en commun. le premier est froid, distant, égoïste, il collectionne les femmes, le second est psychologue scolaire, aime aider son prochain et pleure sa femme trop tôt décédée. Brander est chef d'orchestre et aussi un clarinettiste de talent, Lindell joue de la guitare -mal- dans un groupe amateur, principalement du rock et de la pop. Et pourtant, une amitié va naître entre ces deux hommes si différents. Car si dissemblables soient-ils, ils ont en commun leur solitude et leur recherche désespérée d'un bonheur qui semble vouloir leur échapper.

Deux hommes, une maison, la musique et une multitude de thèmes. Certains universels comme la solitude, l'amour, le deuil, la paternité, le pardon, le racisme, le succès, la vie et d'autres actuels comme l'écologie, les migrants, #MeToo ou le Covid.
En fond sonore, la musique, Ravel ou Brahms, les Beatles ou ABBA, sans oublier la mélodie de Kjell Westö, sensible, mélancolique, tourmentée, parfois discordante comme le triton, cette note du diable qui donne son nom à la maison de Thomas Brander. Un séjour cathédrale pour que la musique s'y épanouisse, un ascenseur pour rejoindre l'étage, une modernité aseptisée devaient faire de cette maison le lieu de rendez-vous à la fois cosy et impressionnant des amis du chef d'orchestre. Mais cette maison de vacances pourrait bien devenir son lieu de vie. Sa carrière périclite en même temps que de plus jeunes chefs d'orchestre prennent leur envol, son nom est éclaboussé par des accusations à caractère sexuel, sa dernière maîtresse le quitte et Brander refuse de voir qu'il n'a plus la flamme. Contrairement à son voisin qui se plie en quatre pour faire durer son groupe amateur. Il n'a pas le talent mais il a le feu de la passion. Même si la musique n'est pas toute sa vie. Il est impliqué dans la vie du village, s'intéresse à l'écologie, au sort des migrants et fait son possible pour aider ses amis.
Ces deux hommes vont se lier d'une amitié qui hésite, se cherche mais finit par être sincère et profonde. Chacun à leur manière, ils sont touchants. Brander qui tente de renouer avec son fils après l'avoir délaissé au profit d'une carrière où chaque jour est un combat pour rester sur le devant de la scène et Lindell qui entretient le souvenir de la femme aimée en niant tout ce qui n'allait pas dans son couple.
Après Nos souvenirs sont des fragments de rêve, roman auquel il fait une petite référence d'ailleurs, Kjell Westö signe avec Casa Triton le roman de la musique qui estompe les frontières. Une exploration touchante du coeur des hommes dans leurs fragilités, leurs doutes, leurs espoirs.
Et petit clin d'oeil à la pandémie mondiale. Dans le roman, la vie a repris son cours et masques, gel hydroalcoolique et gestes barrières ne sont plus en vigueur que lors des déplacements en avion. Puisse l'auteur avoir vu juste…

Merci à Babelio et aux éditions Autrement.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Partout, des êtres humains effectuaient de longues journées de labeur dans des hangars sans fenêtres ou des baraques prêtes à s’effondrer, afin que des gens beaucoup plus riches qu’eux puissent s’acheter des tee-shirts à cinq euros, du gratin de poisson surgelé à trois euros vingt-cinq et des tuyaux plastique peints avec des produits toxiques pour un billet de dix. Souvent, ces personnes-là touchaient un salaire journalier qui n’aurait pas suffi à payer un café chez Siiri.
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—... tu as cinquante-neuf ans, Rafa. N’as-tu jamais appris que la personne que nous montrons en public et celle que nous sommes en privé sont deux entités totalement distinctes ?
—Oui. Nous avons même bien plus de visages que ces deux-là. Et j’ai aussi appris qu’aucun d’entre eux ne détient la vérité à lui seul. Pas plus qu’il n’est entièrement mensonger. S’il existe une vérité sur notre compte, chacun de nos visages en révèle une partie.
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"Triton ?" avait demandé Lindell, profitant d'une pause dans le flot de paroles du voisin. Ça le vexait d'être obligé de poser la question, c'était un accord ou un intervalle, mais il ne savait plus lequel. "Quarte augmentée, avait répondu Brander. Trois tons entiers, en montant ou en descendant, peu importe. L'intervalle du diable, prohibé depuis le Moyen Age jusqu'aux Lumières. Ça fait un peu le même effet que dans L'Exorciste, quand Linda Blair dévale l’escalier en faisant le pont" avait-il expliqué, ajoutant qu'il avait décidé de nommer ainsi sa nouvelle maison, peut-être pas dans les registres du cadastre mais pour son usage personnel et celui de ses amis.
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S’essayant à l’autodérision, il pensa que s’il était un personnage de roman, il reprocherait à son auteur de l’avoir conçu sans lui donner une histoire à vivre, une histoire digne de ce nom, une histoire qui ait un sens ; et cette pensée lui rappela un aphorisme qu’il avait lu quelque part : la vie humaine est la réponse à une question posée par personne.
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- C’est normal. On n’a jamais été aussi nombreux sur terre, alors les talents sont forcément plus nombreux aussi.
Gentz acquiesça.
- Léonard et Galilée étaient des génies dans un monde de quelques centaines de millions d’habitants. Il n’est pas certain qu’ils aient été des génies aujourd’hui. Ils auraient peut-être trouvé leur maître. Ou leur maîtresse.
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