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Anne Marcel (Traducteur)
EAN : 9782221245606
560 pages
Robert Laffont (27/08/2020)
3.61/5   22 notes
Résumé :


Un roman "classique" dans lequel le lecteur s'enfonce douillettement, irrésistiblement ; l'histoire d'une famille dans l'Angleterre victorienne du début de siècle, celle des marchands et des petits bourgeois.

Derrière ces apparences qui auraient presque un air de déjà vu, "La Famille Aubrey" est le roman de l'anticonformisme. La mère, le père et leurs quatre enfants vivent dans un univers clos, insensibles à leur dénuement et à leur i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
La narratrice (Rose) est une petite fille délurée, jumelle de Mary, cadette de Cordelia et ainée du petit dernier (Richard Quin, prénommé ainsi en hommage à un oncle défunt) seul garçon de la fratrie. Nés en Afrique du Sud, ballotés depuis toujours entre le Cap, Durban, Edimbourg et les Pentlands écossaises, ils ont finalement atterri dans la banlieue de Londres, à Lovegrove où leur père (Piers) un homme frivole, instable et joueur a trouvé une nouvelle situation de journaliste. Les trois fillettes savent déjà à quoi s'en tenir quant à la situation financière déplorable de leurs parents et s'acharnent à protéger leur malheureuse mère, totalement désemparée (et plongée dans une sorte de déni permanent lorsqu'il s'agit de son mari adoré …)

Dans la famille, du côté maternel on est musiciens. Rose et Mary sont d'ailleurs d'excellentes pianistes mais Cordelia n'a pas hérité de ce don, elle est une piètre violoniste. Cordelia a hérité – du côté paternel – d'une singulière beauté. La famille vit au-dessus de ses moyens afin de conserver un certain statut social (On peut être pauvre, manger de la margarine plutôt que du beurre, soit ! Mais en aucun cas se passer des services de Kate, la bonne …) La mère lutte quotidiennement pour que la sérénité règne au sein du foyer et que les enfants n'aient pas à souffrir des inconséquences et des frasques de leur père, qui par ailleurs aime ses quatre enfants. Murie trop vite, la jeune Rose décrit à merveille les efforts pathétiques déployés par la pauvre femme qui supporte tout sans broncher afin de tromper son monde. C'est touchant, pitoyable et sublime !

Rebecca West nous transmet un récit à la fois poignant, tendre et drôle, tout à fait « British », où s'écoulent les années de l'enfance, ponctuées par un point de repère précis : la période de Noël (période cruciale et symbolique chez les Aubrey, souvenirs probablement chers à l'auteure ! …) Des personnages savoureux, frisant souvent le ridicule, agaçants parfois, jamais vraiment antipathiques. Un roman déroutant, des situations cocasses, bref on ne s'ennuie pas une minute dans cette improbable famille ! Un coup de coeur pour une histoire attachante.
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Avec le succès tardif d'Elisabeth Howard en France, jaillissent sur les tables des libraires d'autres romans psychologiques anglais de la première partie du XXe siècle. Pour mon plus grand bonheur. Cette fois, le point de vue n'est que celui d'une toute jeune fille excentrique et mélomane. C'est profondément divertissant. L'exotisme nait à la fois de la distance temporelle (le récit se déroule vers 1910), de la candeur pleine d'intuition de la jeune narratrice et de l'incongruité des moeurs de cette famille d'artistes et de penseur politique fauchée. Les personnages tous hauts en couleur affichent une droiture morale inattaquable et une force comique indéniable. Même ce père panier percé, orateur passionné et amnésique chargé de famille. L'amour que lui portent les siens est aussi lucide qu'absolu et j'ai trouvé une telle manière d'aimer l'autre y compris de ses manquements aussi désuète qu'admirable. Comme si le centre de gravité de chacun n'était jamais soi mais une forme d'idéal artistique ou moral. Complètement has been pour notre temps et tellement salvateur pourtant. 6
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J'aime beaucoup la collection Pavillons Poche, combiner à une fiction psychologique britannique du XXe siècle, je n'ai pas pu résisté à cette nostalgie. La couverture très années 50, en rajoute encore une dose. C'est donc avec curiosité, que j'ai ouvert ce roman, sachant que j'ignorais tout de la quatrième de couverture.

La fratrie Aubrey se compose de quatre enfants : les jumelles Rose et Mary, Cordelia et le petit dernier Richard Quinn adoré de tous. Les enfants, nés en Afrique du Sud, déménagent régulièrement pour suivre le père, Piers, journaliste de son état. Très bien de sa personne, c'est un homme volage et joueur, mais à qui sa femme pardonne tout. Mais, la famille Aubrey va-t-elle pouvoir vivre encore longtemps au dessus de ses moyens, ou vont-ils être rattraper par la réalité de la vie ?

La situation paraît tellement exagérée qu'elle en est d'autant plus vrai. Cette femme éperdue, qui se voile la face, au risque de paraître ridicule et de mettre sa famille en danger. Et ses enfants, qui sont tout à fait conscient de l'attitude de leur père, et des difficultés que cela provoque, qui tentent de préserver leur mère., malgré tout. Si ce n'est pas de l'amour. Les personnages sont intéressants, sur le plan psychologique.

La dynamique de cette famille est particulière. le père est un peu comme un dieu vivant, même si beaucoup d'entre nous le verraient plutôt comme un raté imbu de lui-même, et de sa prestance à laquelle il se raccroche coute que coute. Cette mise en avant par Rebecca West, de la façon dont on peut aimé quelqu'un, est aussi admirable que navrante. de plus, chez les Aubrey, si vous n'êtes pas doué pour quelque chose - la musique par exemple - vous n'êtes pas digne d'intérêt.

Cette étude de moeurs dans une société en route vers la modernité, est narrée en toute ingénuité par Rose, l'une des jumelles de la famille Aubrey. Certaines situations provoquent d'ailleurs une forte tendance au ridicule - la mère remporte la palme. La plume de Rebecca West est fluide et agréable à lire, même si le roman n'est pas des plus enlevé. le lecteur se laissera porté, paisiblement, vers le dénouement de ce récit, sans en attendre grand chose. Juste le plaisir de s'imerger dans cette époque pas si lointaine.
Lien : http://lillyterrature.canalb..
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On se laisse porter par le récit de Rose, la narratrice, comme l'on écouterait une mélodie agréable, mais qui ne vous chavire pas l'âme. La plume de l'auteure R West, est délicieuse et nous promène agréablement en ville et en campagne. Je pense honnêtement que l'écriture est la motivation principale qui m'a permis d'achever ma lecture.
Dans cette famille aristocrate sur le déclin, une mère qui s'évertue à palier les manques d'un mari frivole et joueur, qui dilapide le patrimoine sans vergogne. Piers (le père) est également un journaliste de talent, parfois même visionnaire. Or au sein de cette famille seul le talent est important, si vous en êtes dénué, vous serez un raté. En revanche si vous en êtes doté, tout vous est pardonné. Aussi, cette femme est d'une indulgente telle, envers cet homme que cela en devient parfois ridicule, voire pathétique.
Tout au long du récit, j'attendais que tout ce petit monde se réveille, qu'il se révolte ou pour le moins j'espérais entrevoir les prémisses d'une prise de conscience. Mais non ! « A cette époque (Victorienne), le féminisme gagnait avec la vitesse d'un incendie » déclare la narratrice, mais absolument pas dans la famille Aubray. Je n'ai pas réussi à m'attacher véritablement aux personnages qui m'ont tous passablement énervée, les uns plus prétentieux que les autres, au point que même leur générosité m'insupportait. Seule peut-être la petite Rosemund semble prendre sa vie en main.


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Je ne suis pas mécontente d'en avoir fini avec cette lecture, qui ne m'a pas passionnée et pour laquelle je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages. Les chapitres sont trop longs à mon goût et ça manque de rythme malgré les péripéties des uns et des autres.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Je l'aimais mais je n'avais aucune confiance en elle. Je voyais bien que c'était une grande personne malgré elle, elle était prise au piège, et se débattait, ligotée, impuissante.
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Ce serait terrible si on me privait de la sépulture chrétienne pour la seule raison que les dindes refusent de s'arroser de jus toutes seules.
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