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Maud Sinet (Traducteur)
EAN : 9782743622435
282 pages
Éditeur : Payot et Rivages (08/06/2011)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 129 notes)
Résumé :
Autre titre : "Comment voler une banque", édition de 2011

L'idée, c'est un ancien du F.B.I. qui l'avait eue. Un coup fumant, du tout cuit : au lieu de braquer la banque, on allait l'embarquer.

Comme ladite banque avait provisoirement établi ses quartiers dans une maison mobile — autrement dit, une caravane — rien de plus simple que de la remorque et la planquer dans un endroit propice.

Pas un coup de feu à tirer et tout l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  17 mai 2018
Quand un certain Dortmunder s'ennuie à mourir en vendant des encyclopédies, lui un ancien cambrioleur professionnel ayant connu trop de déboires, il finit par trouver un coup fumant pour sortir de sa léthargie, avec son oncle Kelp qui lui suggère l'idée de voler une banque ce qui va renflouer les caisses.
Cela donne « Comment voler une banque » et c'est Donald Westlake, l'un des plus grands noms américains du roman policier (décédé en 2008), qui, avec son humour cynique et ô combien loufoque, va nous expliquer la procédure imaginée par les malfrats parmi lesquels on compte donc : John Dortmuntder, Andy Kelp, Stan Murch, Victor (entre autres car d'autres « spécialistes » du genre vont se joindre à eux).
Mais il faut d'abord choisir LA banque et finalement, lors d'un repérage, ils tombent sur un écriteau : « Il remarqua la banderole, tendue sur la façade :
« CENTRE PROVISOIRE
Crédit des Capitalistes et des Immigrants
Regardez-nous GRANDIR !
- Pu.ain, mais qu'est-ce que c'est que ce machin ? Demanda Dortmunder.
- Une caravane, répondit Kelp. Ce qu'on appelle un mobile home. Tu n'en as jamais vu ?
- Mais qu'est-ce que celui-là fout ici ?
- C'est la banque, répondit Kelp.
- Ils sont en train de démolir l'ancien bâtiment, monsieur Dortmunder, expliqua Victor en souriant, avant de reconstruire la nouvelle banque au même endroit. Et, entre-temps, ils l'ont transférée là dans ce mobile home. » (page 40).
Et la remarque suivante :
« - C'est pas beau, ça ? Jubila Kelp. On ne cambriole pas la banque, on l'emporte avec nous. On l'accroche à un camion et on part avec ». (page 44).
Donc, une bonne chose de faite. Et puis c'est tellement banal cette caravane bleue et blanche. Mais l'ennui c'est que celle-ci est sans roues donc quasiment impossible à déplacer.
Mais justement, « impossible » n'est pas pour eux car leurs esprits fourmillent d'idées : ils ne vont pas seulement voler une banque mais tout simplement la déplacer, l'emmener ailleurs afin de pouvoir "tranquillement" vider le coffre-fort.
Par contre, quelques problèmes se présentent : d'abord la couleur de la caravane est trop facilement repérable : no problem, on va la repeindre – il n'y a pas de roues : qu'à cela ne tienne on va en trouver – bon, d'accord, mais il faudrait la tracter et elle est bien trop grande : un hélicoptère ? Non, trop lourde. Eh bien on va trouver un camion c'est tout. Il y a chaque fois une réponse et l'affaire paraît dans la sac. Donc : « y a plus qu'à ».
Chacun s'y attelle pour trouver et faire fi des moindres inquiétudes. Et puis pour ce qui est de l'imagination, il y en a à revendre.
Ces premières indications données, ce que je peux dire c'est que les rebondissements vont s'enchaîner à fond la caisse, les incidents cocasses, les mauvaises surprises, la traque de la police…. Ah, tout de même, je vais vous indiquer que le mobile home se cache dans un camping de caravanes et que par malchance, il se met à pleuvoir des cordes. Et que se passe-t-il quand on a été assez idiot pour choisir une peinture lavable ? Eh oui, la couleur s'en va et l'originale revient… Et je me retiens de raconter d'autres événements inattendus, tous plus cocasses les uns que les autres, qui démontrent bien que cette bande de voleurs à la petite semaine, sont plutôt des amateurs, eux qui se croyaient plus forts que les autres et qui, malgré leur imagination débordante, rencontrent bien des imprévus et leur « affaire ne marche pas comme sur des roulettes ».
Avec Donald Westlake et son héros récurrent Dortmunder, c'est encore un récit irrésistible d'humour – on a du mal à croire que c'est un polar ! -
La fin de l'histoire connaît un dénouement plus que drôle avec une course éperdue et la tentative « tombe à l'eau », au sens propre du terme.
Pour une fois, pendant ma lecture des 282 pages, j'ai pour ainsi dire ri tout le temps car tout se déroule de façon insensée et ce fut un bon moment. Au moins, ici, pas de meurtres, juste une enquête, juste une illusion et j'ai également pensé à ces quelques paroles d'une chanson de Jean-Louis Aubert :
♫♫♫♫♫♫
« C'est juste une illusion
A peine une sensation
Qui dirige tes pas
Et te montre du doigt
Où tu vas, où tu vas
Juste une illusion
Comme une bulle de savon
Qui s'approche de toi
Que tu touches du doigt
Puis qui s'en va, qui n'est plus là ».
♫♫♫♫♫♫
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carre
  11 avril 2020
Vrai bonheur de lecture passé avec Dortmunder et ses acolytes braqueurs, sympathiques branquignoles de la scoumoune, entourés d'un flic irascible et de personnages drôlissimes, cynisme et humour réjouissants, le grand et regretté Donald Westlake nous régale, et en ces moments difficiles et confinés nous offre quelques de répit. Excellent !
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encoredunoir
  24 octobre 2012
« Assis dans le break volé, à côté de Kelp qui l'entrainait avec optimisme dans sa chasse aux chimères, Dortmunder avait l'impression de vivre là toute l'histoire de sa vie. Sa chance n'était jamais totale, ni complètement absente. Elle oscillait toujours autour d'un savant équilibre qui faisait que veine et déveine se neutralisaient systématiquement ».
On ne peut mieux dire à propos de Dortmunder. Toujours assez fort et chanceux pour réussir ses coups, y compris lorsqu'il est pourtant plus que réticent à les monter – c'est-à-dire quasiment à chaque fois – il n'a jamais assez de chance pour pouvoir profiter paisiblement du fruit de son labeur. Et on se doute bien que ce deuxième épisode de la série ne dérogera pas à cette règle bien établie depuis le premier volume des aventures de Dortmunder qui l'a vu réussir à plusieurs reprise à réaliser un braquage exemplaire avant de devoir recommencer à cause d'un grain de sable venu se loger dans ses plans pourtant bien huilés.
Ici, donc, Dortmunder et ses comparses habituels décident non pas de braquer une banque mais bien de voler une banque. En entier. Tout le bâtiment puisque, les locaux habituels étant en travaux, l'établissement a été transféré dans un mobil-home. Mauvais présage, c'est un neveu de Kelp qui amène le coup. Un neveu ex-agent du FBI renvoyé pour avoir voulu instaurer une poignée de main secrète entre les agents.
Comme dans le précédent épisode des aventures de Dortmunder, Westlake prend explicitement pour modèle Parker (les références au héros de Richard Stark continuent de parsemer le roman) afin de mieux le détourner de façon burlesque. Comme chez le braqueur froid et sans pitié, l'amateur qui amène le coup représente une menace. La différence étant que, pour Dortmunder, le nouveau venu n'est pas la seule épine à se planter dans son pied, sa malchance légendaire se chargeant d'aggraver considérablement les choses.
Certes, le lecteur voit arriver les problèmes longtemps à l'avance et n'est pas surpris lorsqu'ils s'abattent sur l'équipe de braqueurs. Mais là n'est pas l'essentiel. On sait que cela se passera. Ce que l'on ne sait pas – et c'est là que Westlake joue de son talent pour nous prendre par surprise – c'est quand cela se passera et, surtout, quelle solution loufoque trouveront Dortmunder et son équipe pour s'en tirer malgré tout.
Millimétré, ne laissant aucune place aux digressions inutiles, Comment voler une banque apparaît incontestablement comme l'un des meilleurs romans de la série. Westlake s'en donne à coeur joie et son plaisir se révèle d'autant plus communicatif que la nouvelle traduction proposée par Rivages lui rend amplement justice.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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belette2911
  23 août 2020
Ceci est la nouvelle édition avec nouvelle traduction conforme de ce que la Série Noire avait publiée sous le titre "Le paquet". Avouez que le nouveau titre est plus intriguant que l'ancien !
On pourrait croire, de prime abord, que nos vieux amis de la bande de John Dortmunder vont nous expliquer comment cambrioler une banque de nuit ou comment la braquer, de jour…
Il n'est en rien ! Ici, on va bel et bien se carapater avec l'intégralité de la banque ! Oui les amis, on prend tout…
Avant, il y avait une banque, après le passage de Dortmunder et de ses gars, il n'y a plus rien !
Le personnage de Dortmunder, pour ceux et celles qui ne le connaissent pas, est celui d'un braqueur, d'un cambrioleur à qui il arrive des tas de bricoles qui font toujours mal tourner ses coups. Heureusement qu'il ne manque pas d'idées pour essayer d'arranger ce qui part en couilles…
Lui et sa bande ont toujours des idées originales pour leurs braquages mais font souvent preuve de malchance, comme ce sera le cas ici et avant le final, on n'est jamais sûr si nos lascars pourront profiter des fruits de leur labeur… de leur audacieux vol.
Lire Dortmunder, c'est être assuré de passer un bon moment avec une équipe de voleurs qui ont tout de bras cassés mais qui ont une imagination débordante et un sens de l'improvisation au top.
Porté par des personnages qui sont sympathiques, amusants, bourrés d'humour et de réparties en tout genre, voilà un roman qui met de bonne humeur dès les premières lignes, même si on a de l'empathie pour ce pauvre John Dortmunder qui est obligé de vendre des encyclopédies pour survivre…
Bon, il arnaque les gens qui ne recevront jamais rien, mais malgré tout, il est tombé bien bas, notre voleur de haut-vol qui jamais ne fait couler le sang.
Le récit de Westlake est réalisé au millimètre, on ne perd pas de temps en discussions inutiles car même quand ses personnages ont l'air de parler de la pluie et du beau temps, c'est toujours intéressant et ne fait qu'augmenter notre empathie pour ces escrocs flamboyant dans leur malchance.
Lire un récit de John Dortmunder, c'est l'assurance de passer un bon moment de détente, d'assister à des plans de fous pour partir avec une banque en entier, de voir les flics tourner en rond et nos amis aller de malchance en malchance tout en se demandant comment ils vont s'en tirer, cette fois-ci. Là, c'est toujours une surprise.
PS : Si vous préférez les voleurs plus violents et moins malchanceux, alors il faut vous diriger vers Parker, l'autre brigand de Westlake, qu'il publia sous le pseudo de Richard Stark.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Paojito
  20 mars 2017
C'est exactement ce dont j'avais besoin. Un livre qui se lit en un aller-retour de train, pas trop complexe pour éviter de se faire distraire par les conversations du wagon et assez intense pour ne pas avoir envie de se lever pendant le trajet. On suit Dortmunder et sa clique de professionnels malchanceux, prêts à faire un nouveau coup. Il ne s'agit pas de voler la banque, mais de voler UNE banque.
C'est rapide, efficace, simple et burlesque à la fois.
RDV au prochain trajet en train Westlake.
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   27 juillet 2018
- On ne peut pas monter à cinq là-de-dans.
- C’est pourtant ce qu’on va faire, répliqua Dortmunder.
- Mais le levier de vitesse est au plancher !
- Ne t’en fais pas pour ça, dit Kelp. (…)
Le véritable problème survenait lorsqu’il voulait passer la quatrième ; chaque fois qu’il essayait de pousser le levier dans cette direction, c’était comme six ou sept genoux s’y trouvaient déjà. (…) Un chœur de grognements et de grommellements s’élevait alors de la masse assise à côté de lui, tandis qu’elle rétractait ses multiples genoux, lui laissant juste assez de place pour passer sa vitesse. P.141
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nadiouchkanadiouchka   28 octobre 2018
Jack entreprit alors de dévisser le téléphone mural.
- Qu’est-ce que tu fous ? Demanda Van. Pourquoi tu n’arraches pas simplement le fil. Tu n’es donc jamais allé au ciné ?
- J’ai besoin d’un appareil pour ma chambre, dit Jack.
Il déposa le téléphone sur le papier froissé, dans l’un des sacs.
P.84
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nadiouchkanadiouchka   17 mai 2018
Il pointait le doigt vers ses pieds. May se pencha en avant au risque de se mouiller les cheveux et regarda le sol près de la caravane : il était vert pâle.
- Oh, nom de Dieu ! s’exclama-t-elle en regardant à droite et à gauche : la banque était redevenue bleue et blanche. Oh, nom de Dieu, répéta-t-elle.
P.236
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mamansand72mamansand72   07 août 2015
- Dortmunder, je suis sur un coup énorme, tu peux me croire. Cette fois, c’est du tout cuit. Et avec un tel pactole, tu pourras te retirer pendant au moins trois ans. Peut-être même quatre.
- La dernière fois que tu es venu me proposer un coup, on a dû s’y reprendre à cinq fois, et au bout du compte je me suis retrouvé les mains vides.
Dortmunder marchait toujours.
- Est-ce que c’est ma faute ? On n’a pas eu de chance, c’est tout. Mais l’idée était géniale, tu dois le reconnaître. Pour l’amour du ciel, tu veux bien t’arrêter ?
Dortmunder ne s’arrêta pas. Kelp se plaça devant lui au pas de course, puis se mit à trottiner à reculons.
- Tout ce que je te demande, c’est de m’écouter e d’y réfléchir. Tu sais que je me fie à ton jugement. Si tu me dis que ça ne tient pas la route, je ne discuterai pas une seconde.
- Tu vas trébucher sur ce pékinois, dit Dortmunder.
Kelp cessa de trottiner à reculons, se retourna, fusilla du regard la propriétaire du pékinois et se remit à marcher normalement à gauche de Dortmunder.
- On est amis depuis assez longtemps pour que je te demande comme un service personnel de simplement m’écouter et de réfléchir à cette affaire.
Dortmunder s’immobilisa sur le trottoir et décocha à Kelp un regard lourd de sens.
- On est amis depuis assez longtemps pour que je sache que tous les coups que tu me proposes finissent systématiquement par foirer.
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nadiouchkanadiouchka   18 mai 2018
- Euh… résonna la radio. Répartiteur ?
- Voiture 9 ?
- Affirmatif. Il n’y a rien.
(…) Il consulta sa liste dactylographiée pour constater que le numéro 52 correspondait effectivement à la banque provisoire. (…)
- Je le sais que c’était là, je l’ai vue il y a cinq minutes. Mais maintenant, il n’y a plus rien.
P.162
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Vidéo de Donald E. Westlake
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