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ISBN : 2743628103
Éditeur : Payot et Rivages (21/05/2014)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Peu après la guerre du Vietnam, le comique Koo Davis est enlevé par un groupuscule révolutionnaire prêt à tout pour ne pas sombrer dans l'oubli. Koo était un habitué des tournées de soutien aux troupes et un grand ami des militaires.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
encoredunoir
  19 juin 2014
Après Mémoire morte en 2012, voici un deuxième inédit de Donald Westlake exhumé après sa mort par un de ses confrères écrivains. Si c'est Lawrence Block qui s'était souvenu de Mémoire morte, c'est Max Allan Collins qui avait gardé le manuscrit de Finie la comédie envoyé par Westlake au début des années 1980. Si l'on en croit la critique de Patrick Anderson dans le Washington Post, c'est parce qu'il craignait que son sujet soit trop proche du film de Martin Scorsese sorti au même moment, La valse des pantins (King of Comedy, 1983), que l'auteur aurait décidé de remiser son roman. Mais si le roman et le film ont en effet en commun de mettre en scène un célèbre animateur de télévision imbu de lui-même confronté à un ou des fous, la comparaison s'arrête là.
Koo Davis est donc un acteur et animateur qui a connu la gloire entre les années 1950 et 1970 grâce notamment à ses tournées auprès des forces américaines en Corée puis au Vietnam et qui peine aujourd'hui à se renouveler. Après avoir des années durant tenté d'éviter dans ses shows comiques toute référence un peu trop politique afin de ménager le public, il s'aperçoit qu'il peine dorénavant à séduire un nouveau public dans un monde qu'il estime plus cynique. C'est que la jeunesse s'est de plus en plus politisée, que les mouvements pacifistes ou révolutionnaires ce sont développés et que Koo Davis, personnage qui évoque Bob Hope, apparait comme une survivance d'un monde en train de disparaître. Et c'est justement un groupe de jeunes activistes qui décide de l'enlever afin d'obtenir la libération d'une dizaine de « prisonniers politiques » détenus dans des pénitenciers fédéraux.
Bien entendu, rien ne va se passer comme prévu. Alors qu'un agent du FBI alcoolique sur le retour en quête d'une mission pour se relancer mène l'enquête, Koo Davis se confronte à ses ravisseurs, à leurs idéaux et à son propre passé.
Finie la comédie fait partie de ces romans de la veine la plus noire de Donald Westlake, comme le couperet ou le contrat. Si l'humour de Westlake est encore là et plane malgré tout sur l'ouvrage, il est ici plus cynique et surtout désenchanté qu'à l'accoutumée ; alors que les idéaux des années 1970 tendent à se déliter, Westlake aborde de front ce changement d'époque et la difficulté à s'adapter à la rapidité de l'évolution de la société. Si Koo Davis est un anachronisme, ses ravisseurs ne le sont pas moins. La société est passée à autre chose, ceux qu'ils entendent faire libérer aussi, et ils mènent un combat désespéré et perdu d'avance.
Intéressant, avec de beaux et bons moments, mais aussi des passages un peu trop bavards et très marqués par l'esprit du temps ou il a été écrit, Finie la comédie semble parfois un peu désuet et demande au lecteur un véritable effort pour se glisser dans le monde décrit par Westlake là où l'autre manuscrit retrouvé il y a quelques années, Mémoire morte, semblait atemporel. Oeuvre sans doute mineure dans la bibliographie de Westlake, ce roman malgré tout de bonne qualité intéressera pour l'essentiel les admirateurs – dont nous sommes – du grand Donald.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Pol-Art-Noir
  02 juin 2014
Donald Westlake s'est éteint à la fin de l'année 2008 après avoir publié une bonne centaine de romans — le nombre exact reste encore incertain aujourd'hui — sous divers pseudonymes. Il déclarait en 2006, invité du festival Quai du Polar : « J'écris sous le nom de Westlake lorsque je suis de bonne humeur, sous celui de Coe lorsque je suis dépressif et sous celui de Stark lorsque je suis agressif ».
Si l'on en croit l'auteur, ce devrait donc être un roman écrit de bonne humeur qui vient de paraître chez Rivages, ce qui pourrait néanmoins être contredit par son titre : Finie la Comédie.
Jamais publié jusqu'à aujourd'hui, Finie la Comédie aurait été écrit au début des années quatre-vingts et se situerait donc dans la chronologie à l'époque de Kahawa et comme ce dernier dans la série des romans « pas drôles » (auxquels il conviendrait d'ajouter le Couperet).
Nous sommes à la fin des années soixante-dix. Koo Davis exerce comme comique à la télévision. Un comique vieillissant qui a eu son heure de gloire à l'époque où il fallait remonter le moral des troupes parties porter la bonne parole à travers le monde — notamment durant la guerre de Corée. Époque où tout était plus simple, et les "explications" plus simplistes ; la guerre froide a cet avantage que sont clairement établis les "bons" et les "méchants". Pas d'états d'âme pour Koo Davis à faire rire les soldats de la glorieuse Amérique.
Et puis sont venues les années soixante-dix, la guerre du Vietnam cette fois, et avec elles la reconversion, les incertitudes…
Koo Davis a toujours la fibre d'un comique troupier, mais c'est aujourd'hui sur les plateaux de télévision qu'il exerce son talent. Et c'est la que vont le cueillir les membres d'un groupuscule gauchiste qui ont préparé son enlèvement.
Le roman débute avec cet épisode et se terminera avec son règlement. Entre les deux, on apprendra à mieux connaître Koo Davis et ceux qui le séquestrent, tandis qu'on suivra pas à pas l'enquête de la police, pour une fois associée au FBI compte tenu de la notoriété de la victime.
L'aspect "technique" du roman n'est pas mis de côté par Westlake. Il décrit minutieusement le déroulement de l'enquête, ses avancées, ses rebondissements, ses échecs parfois, mais c'est bien son pendant "psychologique" qui s'avère le plus intéressant.
Finie la Comédie (The Comedie is Finished) porte bien son titre. C'est un peu le roman de la désillusion, que ce soit pour Koo Davis qui, à la fin de sa vie, a vu s'écrouler ses certitudes, que pour les "gauchistes" qui l'ont enlevé, révolutionnaires en mal de reconnaissance, âmes perdues… Les punks prennent le relais du flower power et Ronald Reagan arrive au pouvoir…
C'est une photographie de cette transition que propose le roman, montrant à la fois la clairvoyance de son auteur et l'acuité de son regard. Sans doute un livre qui détone dans la production de Westlake, mais assurément un excellent moment de lecture.
Lien : http://www.polarnoir.fr/livr..
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thisou08
  09 mars 2017
C'est la première fois, et j'espère la dernière, que je lis un livre de cet auteur qui m'ennuie.
Ce qui explique que je ne mets qu'une étoile et que je l'ai lu en diagonale.
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critiques presse (1)
Lexpress   11 juillet 2014
Reposant et délirant en même temps.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   08 juin 2015
Le terrible paradoxe, bien sûr, est la nécessité absolue qu’il y a à faire le mal afin de faire le bien. Pour rendre le monde meilleur, on doit en être digne. Pour en être digne, on doit s’efforcer d’atteindre la sainteté (dans le sens non clérical d’un engagement total orienté vers des idéaux inatteignables mais appropriés), et pourtant les forces léthargiques et statiques de la Société sont si puissantes que cela exige, et ce de manière spécifique, des actions antisociales afin de promouvoir le changement. On doit faire le mal tout en sachant que c’est le mal et, dans le même temps, tendre vers la sainteté. Ce paradoxe…
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rkhettaouirkhettaoui   08 juin 2015
Les nations africaines ont des frontières établies en fonction de la nation européenne qui les a colonisées, alors que les limites auraient dû être tracées en fonction des tribus et des groupes linguistiques. Toutes les guerres et les révolutions d’Afrique de ces vingt dernières années ont été intertribales : entre tribus qui n’entretiennent aucune relation particulière, qui ont été mélangées au hasard dans les mêmes soi-disant nations.
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rkhettaouirkhettaoui   08 juin 2015
Et si on remonte en arrière, tôt ou tard on arrive à l’homme qui a commencé à détenir ce bout de papier, et soit il a volé la terre à quelqu’un d’autre, soit il se l’est appropriée au départ parce qu’il la travaillait. Évidemment, la terre devrait appartenir au fermier qui la travaille et la rend productive, il n’y a pas là matière à débattre.
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rkhettaouirkhettaoui   08 juin 2015
Nul autant que les comiques n’a besoin de fédérer les gens. On se tient là, debout devant tous ces visages, et on récite son texte, on ne veut pas que six crétins éclatent de rire dans un coin, on veut que tout le monde soit plié en deux. Si on n’a pas le don pour toucher la majorité des gens, on ne peut réussir comme comique.
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rkhettaouirkhettaoui   08 juin 2015
Les États-Unis, qui ne cessent de réclamer à grands coups de clairons les droits civiques dans d’autres nations, détiennent eux aussi des milliers de prisonniers politiques dans leurs prisons.
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Videos de Donald E. Westlake (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Donald E. Westlake
Maxim Jakubowski on Donald Westlake - Part 2 of 2
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