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EAN : 9782743645526
400 pages
Payot et Rivages (07/11/2018)
3.36/5   40 notes
Résumé :
Kirby, un Américain installé au Belize ― minuscule Etat d'Amérique centrale ―, a acquis un terrain dans la jungle sur lequel il a édifié un faux temple maya avec la complicité de villageois locaux. Ces derniers fabriquent pour lui des "antiquités" qu'il entend vendre à des clients américains. Son but est quand même de s'enrichir le plus possible, on ne va pas se le cacher. Mais lorsque lesdits clients arrivent au Belize en même temps qu'une archéologue i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Eh bien oui, il reste encore des inédits de Donald Westlake, et en voici un nouveau exhumé par les éditions Rivages.
Kirby Galway, un Américain, s'est installé au Belize dans le but de faire fortune dans l'élevage de vaches. Mais le terrain de pâture que lui a vendu Innocent St.Michael, un fonctionnaire bien installé, s'est révélé être, dans sa partie basse et non occupée par la jungle, un marécage à la saison des pluies et un désert de poussière à la saison sèche. Kirby s'est donc reconverti. Grâce à ses talents de pilote et à sa rencontre avec une communauté maya locale, il convoie de la marijuana vers les États-Unis et il s'est lancé dans le trafic de fausses pièces archéologiques précolombiennes que fabriquent les artisans du village voisin. Pour mieux berner antiquaires et directeurs de musées américains, il a même fait édifier un faux temple maya sur sa propriété. Tout se passe pour le mieux jusqu'à ce que la machine se grippe : des clients qui arrivent trop tôt, une archéologue naïve et idéaliste qui voudrait voir de plus près le terrain, des fonctionnaires locaux attirés par l'appât du gain…
On est donc là dans la veine comique de Donald Westlake et l'on retrouve dans les malheurs de Kirby tous les ingrédients qui ont fait la réputation de l'auteur américain disparu en 2008 : des méchants pas très fins, des gentils qui forment une belle brochette de bras cassés, des quiproquos et des coups de théâtre à la pelle. C'est donc avec un plaisir non dissimulé que l'on se plonge dans ces aventures rocambolesques portées par ce qu'il faut d'exotisme et un humour piquant mais sans cynisme – et ça fait parfois du bien. Entre aventure et roman comique, on passe incontestablement un bon moment de lecture.
Sans être un chef-d'oeuvre redécouvert comme le fabuleux Mémoire morte, Tous les Mayas sont bons, est donc une honorable comédie, un livre qui contentera certainement les adeptes du Westlake auteur des aventures de Dortmunder ou de romans comme Aztèques dansants, mais qui permettra peut-être aussi à de nouveaux lecteurs de découvrir de le découvrir.
Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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Donald Westlake était un grand écrivain de polars new-yorkais décédé il y a 10 ans laissant un vide abyssal jamais comblé derrière lui. Depuis, Rivages, son éditeur français a publié quelques inédits, puis la source s'est tarie. Et soudain arrive maintenant ce “tous les Mayas sont bons “ avec un titre français sentant bon les jeux de mots à deux balles que nous offraient les éditeurs français dans les années 60, 70 et 80 pour les polars. Alors, si vous ne connaissez pas ce grand maître, nul doute que ce ne sera pas forcément un roman marquant pour vous et que de multiples autres entrées beaucoup plus riches sont recommandées. Tout bon libraire saura vous guider entre autres vers “le couperet” ou “ Aztèques dansants”, très réussi qui montre un peu lui aussi un réel intérêt de Westlake pour les civilisations précolombiennes.

Si vous êtes un fan, par contre, malgré que vous puissiez légitimement vous demander pourquoi ce roman sorti en 1985 aux States ne fasse son entrée chez nous que plus de trente ans plus tard, vous ne pourrez certainement pas résister et je vous comprends très bien…

Capable d'écrire des comédies policières ébouriffées et hilarantes dans sa série consacrée à John Dortmunder cambrioleur new-yorkais particulièrement touché par une scoumoune qui ne le lâche jamais avec sa bande sympathique de bras cassés et des polars beaucoup plus sombres avec sa série Parker, Westlake était brillant dans tous les genres qu'il touchait. Celui-ci avec sa profusion d'informations sur le Bélize en Amérique Centrale, se rapproche de “Kawaha”, roman d'aventures situé dans l'Ouganda des années 70 du triste sire Idi Amin Dada.

Roman d'aventures donc situé dans la jungle du Bélize qu'il a arpentée avec son épouse et à qui il a dédié le roman pour avoir enduré un trip avec lui dans l'enfer vert, se double aussi d'une farce et d'un énorme jeu de dupes, d'arnaques avec moult rebondissements, trahisons en cascade. Ce n'est sûrement pas le meilleur de Weslake que l'on retrouve ici mais le rythme est bien là, le ton gentiment moqueur et un humour souvent très fin, pince sans rire qui est une de ces marques de fabrique, bien présents, font que c'est du Weslake et… c'est bon.
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Ayant échoué dans ma recherche d'écrivain bélizien traduit en français, j'ai dû me contenter (comme pour le Honduras) d'un titre dont le Bélize est le décor, mais écrit par un auteur américain (ce qui n'était déjà pas si facile à trouver). J'ai ainsi par la même occasion découvert Donald Westlake, célèbre pour ses romans policiers humoristiques (je cite Wikipédia), considéré comme un classique, même, par les aficionados du genre. J'ai cru comprendre que ce titre n'était pas son meilleur, ce qui me donne furieusement envie d'explorer davantage son oeuvre, puisque j'ai personnellement passé avec cette lecture un excellent moment.
Installé au Bélize avec l'intention de faire fortune dans l'élevage, Kirby Galway, trentenaire décontracté et sûr de lui, y a acheté un terrain, qui s'est avéré être inexploitable. Il éprouve depuis un furieux ressentiment envers celui qui le lui a vendu, un fonctionnaire plus ou moins véreux inopportunément prénommé Innocent. Sa principale source de revenus, consistant à transporter des bottes de marijuana dans son avion entre Bélize et la Floride, ne lui suffit pas. Malin et imaginatif, il a trouvé un moyen de rentabiliser ce fichu terrain dont il est propriétaire, qui se révèle soudain receler d'inestimables vestiges mayas…

Ne reste plus qu'à appâter quelques pigeons, ce à quoi s'emploie Kirby lors d'un séjour dans son pays natal. Entrent ainsi en scène un couple d'antiquaires très impressionnables, ainsi qu'un conservateur de musée peu scrupuleux. S'y ajoute une indésirable archéologue idéaliste en lutte contre la spoliation du patrimoine archéologique sud-américain, dont les recherches auraient permis de localiser un site Maya qui n'aurait jamais été découvert, situé justement du côté des terres de Kirby. La situation devient compliquée lorsque, contrecarrant les plans de ce dernier, tout ce petit monde se retrouve au même moment dans le même hôtel…

Le roman est ensuite un enchaînement de rebondissements rocambolesques et de quiproquos, de confrontations entre des protagonistes acharnés à préserver leurs intérêts respectifs. Les jeux de dupes abondent, les dialogues fusent, et le tout est porté par un humour mordant qui rend la lecture fort réjouissante.

Elle est également instructive, Donald Westlake faisant une belle place au contexte de son intrigue, qui se déroule au moment où le Bélize, ex-colonie britannique, vient d'accéder à l'indépendance (au tout début des années 1980), mais est en butte aux revendications territoriales de son voisin guatémaltèque, qui menace d'annexer par la force le sud du pays. Les nombreuses incursions dans l'enchevêtrement de sa jungle luxuriante sont par ailleurs l'occasion d'approcher ses autochtones, descendants des mayas devenus fermiers, vivant dans une autosuffisance rudimentaire au sein de petits villages dispersés et coupés de la civilisation technologique.

Une chouette découverte, en somme !
Lien : https://bookin-ingannmic.blo..
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Tout ce qui fait un bon Westlake (dans sa veine désopilante) est là mais cette fois la mayonnaise ne prend pas. C'est un peu poussif, l'ennui n'est pas loin, les rebondissements rocambolesques qui sont habituellement d'une grande drôlerie sont ici un peu lourds, ne fonctionnent tout simplement pas. Dommage !

Pour ceux qui connaissent et aiment Westlake, ce livre jamais traduit jusqu'ici (pas très bon signe...) ne supporte pas la comparaison avec les autres. Pour ceux qui ne connaissent pas, essayez plutôt les très excellents Aztèques dansants ou Dégâts des eaux : marrade assurée !
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Première lecture de Donald Westlake.

J'avoue ne pas avoir été complètement conquise par ce récit.

Kirby, un américain installé au Belize a monté une combine avec quelques locaux : faire du trafic d'antiquités et même construire un faux temple pour être encore plus crédible.
Sur le papier, la combine a l'air parfaite. En réalité, les choses se gâtent très vite lorsque surgit une archéologue idéaliste et incorruptible.
Et Kirby va devoir revoir ses plans....

Arnaques, mensonges et plus si affinités.

Il y a beaucoup de personnages dans ce roman ce qui rend l'ensemble parfois un peu difficile à suivre.
Et il n'y a pas une seule arnaque ! Il y a celle de Kirby bien entendu, mais il y en a d'autres et elles s'imbriquent les unes aux autres.
J'ai trouvé le ryhtme un peu lent. Les personnages sont intéressants mais il manque un petit quelque chose pour lier le tout.

J'ai aimé la plume, le ton un peu provocateur, décalé, et l'autodérision des personnages.

Je découvre après lecture en lisant d'autres critiques qu'il est préférable de commencer la découverte de cet auteur par d'autres romans. Je tenterai donc ue nouvelle lecure de l'auteur ultérieurement.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Les gens qui ne sont pas célèbres sont toujours ravis quand on les reconnaît. « Oh, oui, c’est moi », avait répondu Lemuel. Il avait le visage rond, le regard bienveillant derrière des lunettes rondes, et une large bouche souriante au-dessus d’un nœud papillon à pois.
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Bon vivant, aimant la compagnie des femmes, baignant dans le confort et le luxe, il était rond comme un tonneau mais en excellente condition physique, et possédait un cœur qui aurait pu propulser un navire à vapeur. Des Indiens mayas, des conquistadors espagnols, d’anciens esclaves africains et des navigateurs irlandais naufragés avaient joint leurs efforts pour concourir à sa création, et la plupart auraient sûrement été fiers du résultat de leur labeur. Ses cheveux étaient africains, sa peau café au lait était maya, son courage irlandais, et la fourberie de son esprit totalement espagnole.
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C’était une troupe réduite et un lot d’animaux tristes. Imaginez, sur la plage, des chevaux qui dansent, des girafes et des éléphants.
 
Évidemment, nous, les villageois, avons fait tout ce que nous avons pu pour les aider. L’eau, la viande et la nourriture pour les animaux ont rapidement entraîné une situation délicate pour la ville, mais nous avons quand même réussi à les remettre sur pied. Les gens du cirque étaient gentils et ils nous ont présenté deux ou trois spectacles gratuits dans le parc principal.
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Aujourd’hui, l’université de Miami est aussi reconnue que n’importe quelle école britannique pour former des avocats destinés aux Caraïbes. Quelques hommes un peu plus âgés, en tenue soignée mais passe-partout, étaient certainement des expatriés partis au nord pour profiter de l’avantageuse grille des salaires américaine ; ils rentraient au pays pour afficher leur statut financier et, accessoirement, fuir les horribles hivers de Brooklyn où tant de Béliziens déracinés avaient élu domicile.
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La guerre. Dans une ou deux générations, tout sera terminé, mais la destruction de sites mayas irremplaçables, c’est pour toujours. Le gouvernement du Belize fait ce qu’il peut, mais il manque de fonds et de bras. Et pendant ce temps, les trafiquants et les directeurs de musées américains sans scrupule…
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Maxim Jakubowski on Donald Westlake - Part 2 of 2
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