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ISBN : 2253175536
Éditeur : Le Livre de Poche (19/06/2013)

Note moyenne : 2.71/5 (sur 61 notes)
Résumé :

Daniel Flamm est en train de vivre, entre Montréal et Paris, une de ces histoires d'amour innocentes et sans conséquences comme il en avait jusqu'à présent l'habitude. Il ne s'est pas méfié, il a oublié qu'on ne sait jamais jusqu'où va vous conduire une rencontre: "J'ai une histoire à raconter, dit-il. Je ne peux plus la garder pour moi."
Il se souvient de la première fois où il a vu sur scène à Montréal une jeune actrice, Justine, et du coup de foudr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  08 août 2012
Premier roman que je découvre de cet auteur et on peut dire que je n'ai vraiment pas été déçue.
En effet, tous les ingrédient qui me sont chers y étaient réunis : amour, lecture et écriture, fragilité de la vie et j'en passe.
Daniel Flamm est un auteur à succès, marié et père de deux filles, partageant sa vie entre Paris et Montréal, entre sa vie réelle si l'on peut dire et sa vie de romancier dans laquelle il entretient une relation adultère avec Justine, une jeune femme d'une vingtaine d'années sa cadette. Cet amour passionné n'est en réalité rien d'autre qu'une passion puisque, même s'ils parlent souvent de s'installer ensemble, Daniel n'a jamais eu réellement l'intention de quitter sa femme pour s'installer et vivre pleinement sa passion avec Justine. Passion est le mot exact puisqu'après Justine viendront d'autres femmes et l'une d'entre elles sera celle de trop, mettant en péril sa condition d'homme marié et père de famille.
Mais dans cet ouvrage, Justine est au coeur de tout. C'est elle qui nous fait réaliser la fragilité de la vie, qui nous fait comprendre qu'il faut savourer chaque moment que l'on passe avec l'autre et surtout, ne jamais rester sur des non-dits.
Un roman bouleversant dans lequel le lecteur voyage beaucoup, accompagnant le narrateur d'hôtel en hôtel, partageant son lit avec plusieurs femmes, découvrant sans cesse de nouveaux paysages mais surtout rencontrant des personnages qui marquent une vie.
Une écriture fluide et légère, jamais vulgaire dans les descriptions des ébats amoureux des amants et criarde de vérité sur le tourment des sentiments humains. Un ouvrage splendide, à découvrir !
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joellesence
  31 août 2012
Daniel, écrivain, prend une jeune maîtresse québecoise, Justine. Il a une femme légitime et plein d'autres maîtresses. On va de ville en ville, de pays en pays, on baise à droite et à gauche (où ces gens-là trouvent-ils autant d'argent, je me le demande...). Weyergans parle d'amour (enfin si on veut...), de déprime, d'alcool, de comprimés. Où est l'intérêt d'un tel roman ? (Mais que font les éditeurs et pourquoi les critiques littéraires sont-ils aussi indulgents ? Copinage ?). La fin devient tout à coup intéressante : Justine se suicide et là, j'ai été vraiment touchée par la détresse du narrateur. Mais c'est un peu tard.
Comme je ne veux pas être totalement négative, je recommande la lecture de “Franz et François” du même Weyergans, récit tout à fait intéressant d'une relation père/fils, le père étant un Catholique presque intégriste et le fils se détachant petit à petit de l'emprise de son père (célèbre) et de la religion. le jour où François s'aperçoit que ce n'est pas parce qu'il ne va plus à la messe le dimanche que la foudre lui tombe dessus est particulièrement savoureux.
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brigittelascombe
  07 juin 2012
"On ne peut rien refuser de ce que la vie nous offrira.A quoi ça sert? A échapper à soi-même."
Daniel Flamm, écrivain à succès donjuanesque, sexagénaire dans le présent, ne s'est jamais rien refusé et s'interroge (donc nous interroge) sur cet échappatoire et sur le vide sous-jacent qu'il sous-entend. Il se remémore son époque Justine, pas la Justine de Sade, mais une Justine québecoise rencontrée à l'occasion d'un séjour à Montréal pour un salon du livre, une Justine cultivée mais sensuelle à souhait dont il confie: "Dieu sait que j'ai aimé celle qui m'écrivit cette carte: 'je t'embrasse partout'? "
Royal Romance (chez Julliard), titre du roman d'amour de Francis Weyergans ( "seul écrivain à avoir reçu le prix Renaudot et le prix Goncourt") est également le titre du livre que veut écrire Daniel Flamm sur cette fille (à partenaires multiples comme lui) sexy, impulsive, élégante, complice qui aurait pu être sa fille, qu'il retrouvait toujours avec plaisir mais entre deux avions, deux vraies filles et une femme,deux livres ou d'autres maîtresses.
François Weyergans joue avec l'ambigüité des mots.
"Tu me manques" n'est-il pas aussi "tu me rates"?
Pourquoi passe-t-on toujours à côté de l'autre?
Est-il plus facile de mourir que de continuer à vivre? questionne l'auteur. Qu'est-ce que le couple, l'amour, le bonheur? Qui est le plus comédien? Justine la comédienne? Ou Daniel qui met à distance ses affects en retranscrivant les SMS reçus pour les intégrer à ses futurs romans? L'écrivain joue-t-il le rôle de ses personnages et part-il dans l'imaginaire pour ne pas vivre sa vraie vie?
Royal Romance, malgré son nom romantique n'a rien de suave. Tel le nom du cocktail dont il est issu (moitié gin, un quart de Grand Marnier, un quart de fruits de la passion, un soupçon de grenadine) il est explosif, d'où le talent de l'auteur (de par sa fine étude psychologique des personnages entre désespérance d'un côté et égoïsme de l'autre). J'ai également apprécié l'humour sous-jacent: exemple Daniel qui sue à grosses gouttes caché sous un peignoir (alors que Justine lui téléphone) pour éviter que sa femme ne le prenne en défaut.
Royal Romance m'a évoqué, en plus discret (l'érotisme sous-jacent bien que torride est effleuré) La bête qui meurt (chez Gallimard) de Philip Roth pour sa "magie du sexe" (mots de Philip Roth) et l'abord des notions de maladie, différence d'âge, maladie,dépression et vieillesse.
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frandj
  01 février 2016
Jusqu'ici je n'avais jamais lu un roman de Weyergans. Ce coup d'essai me laisse un peu perplexe.
Le titre peut surprendre: il fait référence à un cocktail très prisé par l'héroïne du livre. La trame de l'intrigue est mince et relève d'un thème rabâché: l'adultère, qui pimente la vie d'un homme marié et qui perdure sans vraiment ébranler son couple "officiel". Daniel Flamm, romancier français dont le talent est bien reconnu (… comme F. Weyergans), profite de ses nombreux séjours à Montréal pour vivre une passion avec une jeune québécoise, Justine, qui est elle-même très éprise. Sexe et sentiments, mais sans doute pas assez de parole vraie, pas d'engagement sérieux. Le héros est un homme égocentrique et volage, qui trouve d'autres maitresses. Justine, restant au Canada, lui envoie des cassettes enregistrées qu'il n'écoute pas (ou peu). Après des péripéties fort peu palpitantes, la fin est tragique.
Daniel Flamm est aussi le narrateur. Ceci, et bien d'autres indices, conduisent le lecteur à imaginer que le héros représente peu ou prou l'auteur lui-même; ceci est vrai ou pas vrai, je n'en sais rien. Mais, pour ma part, j'ai trouvé horripilant ce personnage. J'estime aussi que sa vie n'est pas enviable, malgré tout l'argent et toutes les femmes dont il dispose; elle m'apparait comme peu crédible et très éloignée de celle d'un pékin quelconque . Ce roman est facile à lire et, pourtant, cette lecture m'a semblé assez ingrate. Mais, si Weyergans s'est vraiment donné pour but de dresser un tel portrait, c'est une sorte de réussite. J'ajoute qu'il y a des longueurs dans ce livre pourtant court. Enfin, certains passages me semblent des provocations destinées à se moquer du lecteur (je renvoie les Babelistes à la page 103, par exemple).
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Actulitteraire
  12 mai 2012
Royal Romance. C'est le nom d'un cocktail - moitié gin, un quart Grand Marnier, un quart de fruit de la passion, un soupçon de grenadine - dont raffolait Justine, la jeune femme sera l'héroïne de ce livre. L'auteur en fut personnellement amoureux. Ces phrases - tirée du récit - se suffit à elle-même pour définir ce dernier roman de l'académicien Weyergans. Détendeur des prix Renaudot et Goncourt - fait unique dans le monde littéraire - François Weyergans nous dresse dans cet ouvrage, un portrait épuré de la passion amoureuse. Daniel Flamm est fou amoureux de Justine, partageant ainsi sa vie entre Montréal et Paris. Il a la soixantaine, elle a entre vingt et trente ans; et le livre dépeint leur relation, parfois tumultueuse.

Selon l'auteur lui-même, Royal Romance est un livre dont la fin ne tient pas d'être racontée. Ce roman, simple histoire d'un amour déchiqueté à certains moments, a l'un des thème les plus communs en littérature. Toute la difficulté résidait donc à faire de ce thème une oeuvre singulière. L'idée de l'amour à distance, notamment des cassettes enregistrée, semble être une bonne idée pour le déroulement de l'intrigue romanesque, placant l'histoire dans une espèce d'atemporalité : le charme de nos rapports avait tenu à la rareté de nos rencontres. C'est ici que Weyergans inscrit sa volonté d'écrire des romans universels, plaisant à tous. Toutefois, même si le personnage de Daniel Flamm pourrait être n'importe qui, on peut se demander si Weyergans n'a pas voulu écrire une autofiction, masquée sous des jeu sur les points de vue.

L'écriture de ce roman - à la première personne - est, comme souvent chez cet auteur, assez simple, fluide et compréhensible, ce qui rend la lecture assez plaisante. Par ailleurs, les digressions assez récurrentes seraient sensibles de troubler, voire de déranger certains lecteurs, malhabitués à ce genre de narration. Il convient également de noter qu'à travers la voix du narrateur, on sent l'âme d'académicien de Weyergans se révéler de temps à autre. En témoigne l'exemple de la page 42 : "Parlez-moi de vos projets d'avenir", m'avait dit en terminale un de mes professeurs à qui je n'avais pas osé répondre : "Comme s'il existait des projets pour le passé !" Cette expression de projets d'avenir traîne encore dans trop de dictionnaires.

Royal Romance se positionne ainsi en roman d'amour, sans réelle niaiserie mais n'omettant pas quelques clichés nécessaires. La lecture se passe simplement, de manière fluide, peut-être grâce à la trame narrative, sans réelle complexité donc rapidement assimilable.
L'interview de l'auteur ici

Royal Romance, François Weyergans, Julliard, mars 2012, 19.30€

Lien : http://actulitteraire.canalb..
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critiques presse (6)
LeFigaro   17 avril 2012
François Weyergans est un dépressif passé maître dans l'art de la digression. Trois jours chez ma mère, prix Goncourt 2005, exploitait déjà cette veine-là avec un talent éclatant. Royal Romance suit le même chemin avec le même bonheur.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro   17 avril 2012
François Weyergans est un dépressif passé maître dans l'art de la digression. Trois jours chez ma mère, prix Goncourt 2005, exploitait déjà cette veine-là avec un talent éclatant. Royal Romance suit le même chemin avec le même bonheur.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   12 avril 2012
Le lecteur a toutes les peines du monde à s'intéresser aux déboires de son antihéros et même au destin tragique d'une Justine qui lui offre une bouilloire électrique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Bibliobs   29 mars 2012
Somme toute, il s'agit d'une jolie, mais banale histoire d'amour.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaLibreBelgique   27 mars 2012
Un roman où l’auteur de "Franz et François" met en scène un narrateur qui se laisse aimer plus qu’il n’aime, à qui Justine dit d’ailleurs : "Tout le monde me conseille de renoncer à toi, y compris moi".
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LesEchos   27 mars 2012
La dépression guette. Si on entre dans ce « Royal Romance » avec entrain, on en sort brûlé par un soudain retour de flamme.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   03 août 2012
Justine disait que ma voix la rendait "tout oreilles" et regrettait de ne pas pouvoir transformer en boucles d'oreilles tout ce que je lui disais à voix basse au téléphone : "La preuve que tes phrases me plaisent, c'est qu'elles me nourrissent." des phrases qui nourrissent ? Je m'étais moqué d'elle et elle en avait conclu que je ne l'aimais pas : "Laisse-moi avec les preuves que je veux." Elle avait une théorie sur les preuves, théorie qu'elle qualifiait de marxiste puisqu'une phrase de Karl Marx en était à l'origine.
Sa théorie "marxiste" la conduisait à dire : "La preuve que je t'aime, c'est qu'on fait l'amour." Ou : "Nous nous entendons bien, c'est la preuve que nous sommes faits pour vivre ensemble." Il y avait toujours le mot "preuve". Voici la phrase de Karl Marx : "la preuve du pudding, c'est qu'on le mange", une phrase qui m'enchante, on dirait un proverbe québécois.
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SilenaSilena   02 août 2012
A la limite je me demande si c'est sain qu'on fasse durer ce qui nous arrive, et si on ne devrait pas s'en tenir aux souvenirs et peut-être aussi au hasard auquel nous croyons plus ou moins et qui pourrait nous réunir à nouveau. J'ai l'impression qu'en ce moment ce n'est peut-être pas la bonne période pour nous deux. Je devrais arrêter de réfléchir, seulement accepter ce que la vie me propose, pas au-delà de mes capacités, et je me rends malheureuse avec mes songes et mes pensées. (Extrait d'une cassette envoyée par Justine à Daniel, de Montréal à Paris)
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fabricelfabricel   23 novembre 2013
La première fois que nous nous sommes parlé à Montreal (je la découvris en train de se laver les dents), Justine devait avoir vingt-six ans. Peut-être vingt-quatre ? A mon avis, plutôt vingt-quatre. Je n'ai jamais su précisément son âge, je ne lui ai jamais demandé. [...] Mon âge à moi, je ne le connaissais que trop bien. Elle me le fit oublier. N'avais-je pas plus ou moins l'âge d'être son père ? N'en avais-je pas plutôt tout à fait l'âge ?
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cicou45cicou45   08 août 2012
"Les impressions intenses ne disparaissent jamais, on les met de côté pour avoir la paix, on croit qu'elles s'atténuent et que le temps guérit tout, mais le passé peut revenir nous tourmenter à tout moment, il ne prévient pas."
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CLAVIECLAVIE   12 juin 2012
Astrid possède une petite maison dans les Pouilles, on y retournera. Elle dessinera des troncs d'oliviers centenaires. Je lui ai souvent dit "Je ne te quitterai jamais." Sur ce point au moins, j'ai tenu parole : c'est elle qui finira par me quitter.
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Videos de François Weyergans (16) Voir plusAjouter une vidéo
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