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ISBN : 2246545919
Éditeur : Grasset (12/09/2001)

Note moyenne : 2.7/5 (sur 352 notes)
Résumé :
Le héros de ce roman, un homme désemparé, décide, le jour de ses cinquante ans, d'annuler tous ces rendez-vous afin d'essayer de savoir où il en est. Il voudrait changer de vie, de métier, de femme, de ville, et même d'époque ! "Je refuse, se dit-il, le côté vomitoire de celui qui se penche sur son passé, je veux m'élancer vers le futur". Cependant, il ne peut s' abolir ce passé dont il voudrait se délivrer. Il se souvient d'un voyage de deux mois, en Italie et en G... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
carre
  05 mai 2012
Pourquoi les prix Goncourt sont rarement nos livres préférés d'auteurs qui par ailleurs on aime bien, (en ce qui concerne Weyergans lisez "Franz et François" ou "La démence du boxeur" bien meilleurs).
Le narrateur François Weyergraf, écrivain, la cinquantaine désabusé fait un bilan sur sa vie, amoureuse, professionnelle, sociale. Rien de très emballant dans tout ça, il faut bien le concéder. Car le bouquin de Weyergans manque de hauteur, les nombreuses disgressions sont d'un ennui abyssal, alors on essaye de deviner qu'elle est la part de fiction et celle de réalité dans ce double littéraire. L'écriture est agréable mais malheureusement jamais au grand jamais le livre arrive à nous accrocher, ici ou là, on prend espoir (merde c'est le Goncourt tout de même) mais non décidément le plaisir reste à quai.
Comme quoi les gouts et couleurs ne sont par forcément les mêmes que celle de nos illustres jurés des prix littéraires.
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cicou45
  09 août 2012
Un auteur que j'ai découvert depuis peu et c'est seulement le deuxième livre que je lis de lui et pourtant, j'ai l'impression que je l'aime déjà.
Dans cet ouvrage, le narrateur, François Weyergraf, est un écrivain d'une cinquantaine d'années, marié à Delphine et père de deux grandes filles. le roman débute par des souvenirs par des regrets, ceux de François qui estime qu'il ne voit pas assez sa mère et des souvenirs, celui de la mort de son père quelques années plus tôt , son séjour avec ses cinq soeurs auprès de leur mère au prieuré, là où elle demeure, et ces instants qu'ils ont partagés dans la peine mais aussi plus unis que jamais.
François est également un écrivain frustré, qui n'arrive plus à écrire et à terminer tous les romans ou documentaires qu'il a commencés ou pour lesquels il a signé un contrat. Pourtant, il a tout pour être heureux, une famille aimante, une bonne santé, deux adorables filles ainsi qu'une charmante épouse mais malgré tout cela, il n'arrive pas à s'en satisfaire. Aussi, multiplie-t-il les conquêtes amoureuses lors de ses fréquents déplacements en province et n'éprouve apparemment aucun scrupule à tromper sa femme.
Le sexe et la frustrations sont donc au premier plan de cet ouvrage mais derrière cette façade, il y a néanmoins bien plus que cela. Il y a avant tout l'amour, non pas seulement celui que l'on porte à des aventures de passage mais aussi celui que l'on porte à ses parents (pour le cas de François, il s'agit en particulier du lien qui l'unit à sa mère) et qui est un amour inconditionnel et plus fort que tout.
Un livre que j'ai vraiment trouvé très bien écrit, une écriture fluide et limpide et là où j'ai vraiment été scotchée, c'est lors de la mise en abîme qu'inclut l'auteur dans son livre, à savoir lorsqu'il parle du roman que le protagoniste du livre qu'il est lui-même en train d'écrire, un protagoniste lui aussi romancier et qu'il nous dévoile les trois premiers chapitres que ce dernier a rédigé. Alors là, je dis Bravo !
Enfin, ce roman m'a également beaucoup plu car il me rappelle des endroits où j'ai vécu tels Aix-en-Provence ou encore Digne, des endroits où je suis allée et pour moi, ce fut un enchantement que de les retrouver dans ce roman. A découvrir !
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araucaria
  25 janvier 2016
Je n'avais jamais lu François Weyergans, alors le titre m'interpelant j'ai voulu essayer, connaître cet auteur, sans me souvenir que ce livre avait obtenu le Goncourt en 2005. Je me méfie généralement des livres primés et ce n'est pas le prix attribué à une oeuvre qui me le fait acheter. Une fois de plus, ce livre clos, je reste fidèle à mes positions, ce livre méritait-il vraiment le Goncourt, les concurrents de François Weyergans étaient-ils si mauvais cette année-là pour qu'on couronne cette oeuvre? Je n'irai pas jusqu'à déclarer que ce livre est mauvais. Mais par rapport au titre "Trois jours chez ma mère" il ne tient pas ses promesses. le titre est un leurre, un miroir aux alouettes. En fait je soupçonne ce roman d'être une oeuvre largement autobiographique, dans laquelle le narrateur s'épanche beaucoup sur ses coucheries, ses pulsions sexuelles et explique qu'il a toujours allégrement trompée sa compagne... Là, la situation s'aggrave encore car, écrivain, il est en panne d'inspiration, dépressif et au bord de la saisie judiciaire. Il traverse aussi la période critique du "démon de midi" lorgnant les jupons et les décolletés de jeunes femmes parfois plus jeunes que ses filles et passant à l'acte (juste pour baiser!)...La mère est présente dans le livre certes, mais uniquement par bribes par le biais de souvenirs, car il la voit peu et leurs contacts sont le plus souvent téléphoniques. Cette mère est aussi le sujet du livre qu'il peine à écrire depuis fort longtemps "Trois jours chez ma mère". Ces trois jours chez sa mère, le narrateur finira par les passer chez sa mère, mais en l'absence de celle-ci et en présence de ses soeurs, et le narrateur pourra enfin mettre un point final à son livre. Dans lequel François Weyergans, évoque un narrateur qui se nomme François Weyergraf et choisit comme personnage principal de son roman un François Graffenberg... Pas très simple cette situation, vous ne trouvez pas? Ce qui sauve le livre c'est qu'il est quand même bien écrit, contenant de belles descriptions et que l'humour n'en est pas absent. Mais est-ce suffisant pour en faire un Goncourt? Cette rencontre littéraire ne fut pas pour moi un coup de coeur et je le regrette, j'attendais beaucoup de cette oeuvre, trop peut-être, alors goût amer, et déception de lectrice exigeante.
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quiliravivra
  02 août 2012
Trois jours chez ma mère et plusieurs soirées d'ennui profond !
Je n'y ai sans doutes pas trouvé ce que je cherchais, je me suis agacée à lire ces longs monologues d'un écrivain désemparé qui cherche vainement à écrire un livre (celui là même que l'on est en train de lire) et en profite pour nous détailler dans le désordre ses états d'âme, ses états de corps plutôt car sa sexualité déborde de partout !
En suivant donc le fil déroutant de ses pensées, il est parvenu à me dérouter complétement !
L'écriture est fluide avec parfois quelques délicieux instants littéraires, mais l'ensemble ne m'a rien apporté si ce n'est un arrière goût de tristesse qui ne me convient pas du tout.

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lecassin
  11 mars 2013
Comment penser que François Weyergraf puisse être quelqu'un d'autre que François Weyergans, lui-même ?
Autobiographique, donc…ce livre qui raconte le cheminement et les états d'âme d'un auteur qui tente de terminer son nouveau roman… un roman qui raconte justement le cheminement et les états d'âme d'un auteur qui tente de terminer son nouveau roman, roman qui raconte justement etc.
Autobiographie et une mise en abyme…Un procédé, la mise en abyme, propre à multiplier à l'infini une absence d'intrigue. On est plutôt ici sur un texte introspectif du genre journal intime, même s'il n'en a pas la structure.
Et cette tendresse pour sa mère…
Une structure assez complexe, il faut bien le dire ; et pas toujours très facile à suivre. Un récit gigogne qui peut parfois ennuyer, mais néanmoins un ouvrage plaisant même si par moments on a l'impression que l'auteur se délecte à s'écouter penser, parfois sur des banalités...
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   22 janvier 2016
J'imaginais mon crâne rempli d'une eau boueuse et tiède dans laquelle grouillaient des dizaines d'insectes. Je croyais voir leurs abdomens velus, leurs têtes luisantes, leurs petits yeux rouge sang. Je ne savais plus où je me trouvais. Je finis par oser ouvrir les yeux. Je compris que j'étais chez moi. Je m'étais endormi tout habillé sur ma chaise. Il faut être au bout du rouleau pour s'endormir sur une chaise.
Je n'arrivais pas à me défaire de ces images d'insectes bruyants pataugeant dans ma tête. Leur vision m'avait rappelé l'enfer musical peint par Jérôme Bosch, où un homme essaie d'enlever une flûte enfoncée dans son anus et un autre se trouve embroché sur les cordes métalliques d'une harpe géante. J'ai écrit un livre sur Jérôme Bosch. Heureux temps où j'allais voir les tableaux de Bosch à Vienne, à Madrid, à Lisbonne, à Rotterdam et où les enfers et les jugements derniers restaient dans les musées au lieu d'envahir mon cerveau!
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araucariaaraucaria   22 janvier 2016
(Depuis), j'ai découvert que je suis quelqu'un que les femmes ne détestent pas peloter dans des lieux publics, sous les tables des restaurants, dans des cabines téléphoniques, des salles d'attente, des voitures garées la nuit dans des rues peu passantes. Je suppose que ça arrive à tout le monde, bien que je n'aie jamais abordé ce sujet avec mes amis, par pudibonderie plutôt que par pudeur.
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MorgouilleMorgouille   14 juin 2009
Je voudrais tout planter là et partir en voyage.

Le voyage ! Quel mot entraînant ! Dès qu’on le prononce, on ne voit pas un mot qui serait plus beau, même si cela arrive avec tous les mots dès qu’on fait attention à eux. La notion de voyage, mal dégagée du pèlerinage et des croisades, est née et s’est développée en même temps que cette autre invention : le roman. Bon sujet d’article. J’y pense en faisant voyager les personnages de mes romans. Le vrai voyageur est impulsif. Il part pour partir. Il ne sait pas ce qui l’attend. Il ressemble au romancier qui, au fur et à mesure qu’il rédige, se méfie de ses propres plans. Le bon voyageur devient romancier, ce qui n’empêche pas les voyages d’être poétiques, mais quand même, les voyages relèvent de la prose. Pourquoi ? Parce que seule la prose rend compte de la vie sexuelle, la poésie n’en est qu’un charmant écho, et qui osera séparer le sexe du voyage ? Voyage, sexe et prose, quelle trinité ! Si je n’avais jamais voyagé, ce serait comme si je n’avais jamais fait l’amour... Ce serait bien triste.
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araucariaaraucaria   30 août 2015
"Tu fais peur à tout le monde", m'a dit Delphine hier soir, en guise de point final à un dialogue qui risquait de s'envenimer. Ma conduite la pousse parfois à des déclarations de ce genre, de vraies sentences condamnatoires.
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pyrouettepyrouette   17 mai 2015
Les remords, ce n'est pas pour moi. J'ai des regrets, ce qui n'a rien à voir. Il y a dans tout remords un côté douleur cuisante que je ne ressens pas. Les regrets sont moins malveillants. On désavoue son passé sans le juger. Les remords empêchent d'aller de l'avant.
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Vidéo de François Weyergans

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Payot - Marque Page - François Weyergans - Royal romance
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