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Marie-Claude White (Traducteur)
EAN : 9782226167194
282 pages
Éditeur : Albin Michel (01/06/2005)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 11 notes)
Résumé :

Personne mieux que le grand écrivain d'origine écossaise Kenneth White ne sait voir, aimer, raconter lieux et paysages. Depuis toujours, il collectionne les terres, les océans, les pierres, les chemins, les vents et les brumes. Il aime marcher, se perdre, faire des rencontres. Voici quelques années, il s'est arrêté sur la côte nord de la Bretagne. À la fois espace ouvert et lieu concentré, propice à la r&#... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Jeff_freemind83
  21 août 2019
J'ai vécu, jeune étudiant, un bouleversement complet, intérieur et mental, à la lecture de Une Apocalypse tranquille de Kenneth White. Je n'ai jamais pu briser ce lien depuis tout ce temps qui m'unit encore au poète, philosophe et grand marcheur de ce monde. Cette maison des marées, qui n'est autre que la sienne et celle de Marie-Claude, il nous y invite, livrant plus que jamais l'intimité d'une pensée (et d'une écriture) qui est d'abord humilité, rencontre, écoute de l'autre, puis chambre d'écho de sa réflexion nourrie de ce matériau précieu, du monde, de la météo, des petites histoires, mythes, légendes (comme les Lettres de Gourgounel nous en délectaient il y a désormais bien longtemps). Impossible de ne pas progresser, dans tous les sens du terme, à la lecture d'un tel auteur. Si la géopoétique chère à l'auteur est présente à chaque coin de page, ce texte n'est jamais théorique, bien au contraire et la transforme en façon de vivre et de penser. Unique.
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gwenlaot
  27 janvier 2012
Kenneth White nous invite chez lui, au coeur de la Bretagne. Comme une réponse collective à tous les courriers qu'il dit s'entasser chez lui, sans trouver le temps d'y répondre... On le suit dans ses pérégrinations, de sentiers en villages, de rencontres en rêveries, et sur le chemin de ses pensées.
Un regard curieux, une ambiance paisible, on est bien chez les White! Ce livre m'a fait l'effet d'une petite promenade en bord de mer: une bonne bouffée d'air frais quand il est lu en ville! Alors, prêts pour la balade?
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pchion
  29 novembre 2016
Un livre qui figure dans le coeur battant de ma bibliothèque et dans lequel j'ai plaisir à me replonger de temps à autre, comme l'on aime enfiler un vêtement confortable ou des pantoufles douillettes. Cet état de bien-être n'empêche nullement de philosopher sur le monde et c'est le cas de Kenneth White. Pourquoi quatre étoiles et non cinq alors ? Parce que j'ai trouvé que le livre s'essoufflait un peu et que les dernières chroniques étaient moins captivantes que les premières...
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liberlibri
  01 décembre 2008
Dans La Maison des marées, l'Ecossais Kenneth White, installé en Bretagne, tient une sorte de chronique de sa vie armoricaine. Son bureau qu'il nomme « atelier atlantique », sa bibliothèque, le chat, ainsi que le courrier de ses lecteurs et leurs visites importunes, La Maison des marées regorge de ces courts moments peints avec malice. On y découvre aussi quelques ficelles du métier d'écrivain, un peu de sa façon de sa façon de travailler, si tant est, bien sûr, qu'il écrive la vérité ! Mais ce qui frappe surtout à cette lecture, c'est la vie d'ascète de Kenneth White. Les journées sont entièrement consacrées à l'activité intellectuelle et même les promenades demeurent propices à la réflexion. Une vie ainsi dédiée à la pensée mérite qu'on y consacre un moment.
Lien : http://liber-libri.blogspot...
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
cardabellecardabelle   10 novembre 2017
Je ne pense pas que l'attirance pour les lieux déserts , les conditions élémentales et la pierre brute soit inhumaine , je pense au contraire que cela donne à l'être humain une base authentique.
Il existe quelque chose comme un ton de base , parlé, joué ou écrit, que l'on peut entendre tout autour de la terre .
Une fois que l'on s'est accordé à sa longueur d'onde, une grande part de ce que l'on appelle "culture " se révèle de peu d'importance , pour ne pas dire futile ,et sonne creux .
Peut-être toute vraie culture se fonde-t-elle sur ce ton de base et s'élabore-t-elle à partir d'une dimension fondamentale qui est le lieu d'une austère jouissance.
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nadejdanadejda   04 mai 2016
C'est surtout quand la pluie tourbillonne autour de la maison que j'aime lire de vieux livres et consulter d'anciennes cartes. L'autre soir, j'ai sorti d'un rayon La Tempête de Shakespeare – et j'y ai pratiquement lu des descriptions de la réalité qui m'environnait : « Une acre de terrain aride – une longue lande, des ajoncs bruns » ; « encore une tempête qui monte, je l'entends chanter dans le vent » ; « absorbé dans des études secrètes » ; « totalement voué à la concentration » ; « l'île est pleine de bruits » ; « par des chemins droits et des chemins tortueux » ; « la marge marine » ; « églantines épineuses, ajoncs acérés, ronces piquantes » ; « ceci est le dédale le plus étrange que les hommes aient jamais arpenté »...
J'aimerais appliquer à ces mois d'hiver en Armorique, quoique peut-être pour des raisons différentes, le nom que les Kwakiutl donnent à l'hiver dans le nord-ouest de l'Amérique : la « saison des secrets ».
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pchionpchion   29 novembre 2016
Il y a une musique du paysage. On l’a rarement écoutée. Avant la divilisation, oui, peut-être – et encore. Peut-être les hommes primitifs guettaient-ils uniquement les bruits, les sons qui concernaient leur survie : le craquement d’une branche signalant l’approche d’un animal, le vent qui annonce la tempête… Loin d’entrer dans le grand rapport, ils rapportaient tout à eux. Il est possible que j’exagère. Peut-être qu’ici et là il y avait des oreilles pour écouter la musique pure du paysage qui n’annonce rien. Ce qui est sûr, c’est qu’avec l’arrivée de la civilisation et surtout son développement, on n’écoute plus rien de tel. Le civilisé écoute les harangues politiques, il écoute les homélies religieuses, il écoute toutes sortes de musiques préfabriquées, il s’écoute. Ce n’est que maintenant (la fin de la civilisation ?) que certains, ces solitaires, des isolés, se remettent à écouter le paysage.
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GeraldineBGeraldineB   30 avril 2019
Une des raisons que nous avions de nous installer en Bretagne était de nous débarrasser des "vacances". Lorsqu'on vit dans une ville, même une petite ville, il est compréhensible qu'on veuille passer une semaine ou deux dans un espace moins encombré et poser à nouveau ses pieds nus sur la terre. D'où la ruée annuelle de notre civilisation vers les montagnes et les côtes - et encore plus d'encombrement. Notre idée était d'intégrer les "vacances" dans le cours normal des choses. De pouvoir ouvrir la porte et se promener nu-pieds dans le jardin, ou descendre dans la vallée et marcher le long de la côte.
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pchionpchion   29 novembre 2016
Il y a une musique du paysage. On l’a rarement écoutée. Avant la divilisation, oui, peut-être – et encore. Peut-être les hommes primitifs guettaient-ils uniquement les bruits, les sons qui concernaient leur survie : le craquement d’une branche signalant l’approche d’un animal, le vent qui annonce la tempête… Loin d’entrer dans le grand rapport, ils rapportaient tout à eux. Il est possible que j’exagère. Peut-être qu’ici et là il y avait des oreilles pour écouter la musique pure du paysage qui n’annonce rien. Ce qui est sûr, c’est qu’avec l’arrivée de la civilisation et surtout son développement, on n’écoute plus rien de tel. Le civilisé écoute les harangues politiques, il écoute les homélies religieuses, il écoute toutes sortes de musiques préfabriquées, il s’écoute. Ce n’est que maintenant (la fin de la civilisation ?) que certains, ces solitaires, des isolés, se remettent à écouter le paysage.
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