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ISBN : 2226393196
Éditeur : Albin Michel (23/08/2017)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 62 notes)
Résumé :
Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les États libres du Nord.
De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre u... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
19 septembre 2017
Au États-Unis, en 2017, il y a des petits enfants qui se demandent si le père Noël existe et ils attendent avec impatience le Pôle Express. Il y a bientôt deux siècles, Cora 16 ans, qui n'a jamais cru au père Noël, se demande si l'Underground Railroad existe vraiment.
Ce train qui doit emmener les noirs vers des états abolitionniste, les états libres du Nord. Elle veut s'enfuir Cora, elle va s'enfuir et prendre le train avec Caesar un esclave plus âgé qui pense qu'elle porte chance. Cora la petite esclave, est la fille de Mabel une rare noire à s'être évadée du terrible domaine des frères Randall et à n'avoir jamais été retrouvée. Cora et Caesar vont traverser la Caroline du Sud, se cacher dans l'Indiana, se battre dans le Tennessee, poursuivi par Ridgeway, le pire chasseur d'esclaves que le Sud connait.
L'Odyssée de Cora, « Underground railroad » est un extraordinaire roman sur la terrible condition des noirs dans le Sud de l'Amérique au XIX e siècle. L'esclavage décrit dans toute son abomination mais avec un style clair et vif qui en rend la lecture lumineuse.
Extrêmement documenté, Colson Whitehead raconte, avec précision, la terreur quotidienne que subissent les esclaves. Des hommes, femmes qui ne sont que les bêtes de somme d'un cheptel marqué au fer, qu'on élève, qu'on marchande, que l'on fait se reproduire, qui n'existe que pour le profit des blancs. Bible en bandoulière, on asservi, on torture, on viole, on lynche dans les grandes propriétés Sudistes.
« Underground Rairoad » est une formidable métaphore, mais aussi un récit historique précis et méticuleux, les réels avis de recherches d'esclave qui ouvrent chaque chapitre font froid dans le dos.
Un grand roman pour ne rien oublier, à une époque où les suprémacistes blancs frappent à la porte de la Maison Blanche.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Allantvers
28 août 2017
Mazette : Pulitzer ET National Book Award ! Est-ce à dire que l'Amérique l'attendait, ce livre?
Pas impossible en effet qu'on tienne là un de ces grands romans qui, parce qu'ils amènent la bonne histoire sur l'Histoire au bon moment, rencontrent largement une attente dans le public américain.
L'Histoire avec un grand H en l'occurrence est celle de l'esclavage, vu sous l'angle plutôt original du réseau souterrain mis en place depuis le Nord pour aider à la fuite des esclaves du Sud, matérialisé allégoriquement par un réseau ferré occulte, mais aussi sous la focale plus large de la perception de l'esclavage et de la condition noire dans différents états sudistes. Lesquels états, même ouvertement abolitionnistes, cherchent toujours d'une manière ou d'une autre à ramener à ses chaînes l'homme noir, dont la fuite sur le continent nord-américain est sans issue comme ces gares souterraines sans lumière ni véritables voies d'arrivée et de départ…
Roman sombre donc, très amer que traduit l'histoire dans l'Histoire, celle de Cora, née esclave dans une plantation de Géorgie, la rage et la rébellion au coeur, qui partout où elle parviendra à s'enfuir ne découvrira que nouvelles servitudes imposées par des Blancs terrorisés par la masse noire qu'elle voudra ici contrôler, là pendre, là encore maintenir dans l'ignorance.
Un récit qui tient tout du long en haleine, de facture assez classique mais au langage puissant, brutal et qui colle rageusement l'Amérique le nez dans son histoire en apportant un éclairage nouveau. Un futur immanquable !
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andrecaliremarie
22 septembre 2017
Le prix Pulitzer Fiction récompense le plus souvent des récits amples, qui balaient une époque ou un état de vie, à travers un ou plusieurs destins individuels pris dans les tourmentes de l'Histoire et qui cherchent des réponses de survie. Chez nous, c'est Victor Hugo qui détient la palme du genre. Quelques exemples pris au hasard dans mes lectures :
• 1940 : Les raisins de la colère (Steinbeck) : une famille pauvre de métayers dans la grande dépression de 1929
• 1937 : Margaret Mitchell pour Autant en emporte le vent : le Sud esclavagiste avant, pendant et après la Guerre de Sécession, à travers les familles O'Hara et Hamilton et Rhett Butler
• 1983 : Alice Walker pour La Couleur pourpre : L'itinéraire long et difficile d'une femme noire pauvre et humiliée vers son indépendance personnelle, dans une Géorgie toujours raciste des années 30.
• 1988 : Toni Morrison pour Beloved : une autre histoire d'esclave fugitive qui devient infanticide de peur que sa fille ne connaisse l'esclavage.
• 2014 : Donna Tartt pour le Chardonneret ou la survie fin du 20ème s. d'un jeune garçon qui se retrouve totalement seul à 13 ans et grandit de manière cahotique. dans divers lieux et milieux.
Underground Railroad est dans cette ligne : le roman raconte l'odyssée de Cora, jeune esclavage fugitive, et son insertion progressive dans la « liberté ». Les étapes en sont marquées par un mythique chemin de fer souterrain qui conduit Cora dans divers états du Sud, où on traite le problème noir de manière différente, mais toujours en infériorisant, en humiliant et/ou en éliminant : cruauté des châtiments, stérilisations forcées, pantomimes de dérision, expérimentations médicales, internements arbitraires, lynchages institutionnalisés. D'état géographique en état géographique, c'est aussi des changements d'états pour Cora à qui son caractère trempé dans les épreuves permet de survivre. Vous avez dit résilience ?
La liberté, pour quoi faire ? disait Madame Roland devant la guillotine. La liberté de Cora s'inscrit dans la croissance économique des Etats-Unis, avec ses aspects négatifs ou positifs qui contiennent en germe les Etats-Unis d'aujourd'hui : la prédation des terres indiennes par les migrants faméliques du Nord qui débarquent à New York ou Boston, le non-respect des traités et de la parole donnée, la perverse mécanique du Sud : plus de coton demande plus d'esclaves qui rapportent plus d'argent, ce qui permet d'acheter plus de terres pour une production accrue de coton qui demande plus d'esclaves … le souci d'éduquer le peuple, blanc bien sûr, car l'alphabétisation des Noirs est germe de révolte, la christianisation avec une Bible où le planteur trouve la justification de toutes les injustices, la naissance des chants de travail, de prière ou de fêtes , la course à la performance dans les constructions, le commerce, les usines, le début de la recherche ergonomique dans le travail à la chaîne.
Cette liberté est elle-même un autre esclavage, c'est bien ce que perçoit Cora, car toujours associée à la peur, tant chez les Noirs que chez les Blancs qui sont sur une perpétuelle défensive. le livre est une réflexion sur les fondements sombres de l'Amérique à partir du 18ème siècle. Ce que résume fort bien Ridgeway, le chasseur d'esclaves brutal et cynique : “… moi, je préfère l'esprit américain, celui qui nous a fait venir de l'ancien monde pour conquérir, bâtir et civiliser. Et détruire ce qui doit être détruit. Pour élever les races inférieures. Faute de les élever, les subjuguer. Faute de les subjuguer, les exterminer. C'est notre destinée par décret divin : l'impératif américain. (p. 290). "
A nous d'induire au travers de l'actualité ce qu'il en reste encore. Et il en reste !
L'écriture est celle d'un récit, d'une histoire contée calmement avec un certain détachement, on se croirait presque à une veillée, mais la réalité contée est dure, et la violence inouïe de l'esclavage dans le Sud souvent rendue par la compression extrême du style : "Peu après que l'on eut appris que Cora était devenue une femme, Edward, Pot et deux cueilleurs de la moitié sud, l'entraînèrent derrière le fumoir. Si d'aventure quelqu'un les vit ou les entendit faire, nul en tout cas n'intervint. Les femmes de Hob la recousirent. (p. 34)"
Manque d'intimité et de vie personnelle, promiscuité : chacun sait qu'elle a ses premières menstrues, viol collectif et brutal par des congénères, aucune solidarité : personne n'intervient, banalité du mal, perte de la valeur solidarité, l'exclusion sociale (le quartier de Hob est, dans la plantation, le quartier des exclus de la société noire où les conditions de vie et d'hygiène sont pires que dans les autres quartiers). Et d'où vient l'habileté des femmes âgées reléguées à Hob, sinon d'une connaissance traditionnelle de l'excision et de l'infibulation ?
Un livre choc. Sa lecture ne laisse pas indemne en ces temps où l'on parle de déboulonner les statues de Stanley ou Léopold 2 et quelques autres. Car derrière le commerce triangulaire et l'esclavage, il y a la question de la colonisation.




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trust_me
25 août 2017
L'Undergound Railroad est un réseau de chemin de fer souterrain et clandestin traversant les États-Unis du Sud au nord. Un réseau construit par des abolitionnistes blancs et des esclaves affranchis pour offrir une route vers la liberté à ceux ayant l'audace de tenter leur chance. Cora l'a utilisé pour quitter la plantation de Géorgie où sa vie était un enfer. Une fuite éperdue avec sur ses traces le terrible chasseur d'esclaves Ridgeway, bien décidé à mettre le grappin sur celle dont la mère est la seule à avoir pu échapper à ses griffes des années auparavant.
Caroline du Sud, Caroline du Nord, Indiana, Cora remonte vers le nord et découvre dans chaque état une forme de racisme différente : stérilisation de masse, pendaison et lynchage pour les blancs se montrant trop conciliants avec les noirs, repli communautaire dans un état « progressiste » tenant plus du miroir aux alouettes que d'un espoir réel, Cora découvre du haut de ses 16 ans que « le monde rend les hommes méchants ».
L'Undergound Railroad, réseau d'aide aux esclaves fugitifs, a bien existé, mais pas sous la forme d'un chemin de fer souterrain. Cette « invention » permet à Colson Whitehead de donner une dimension fantastique salutaire à un récit d'une brutale réalité. Car la fuite de Cora n'a évidemment rien d'un long fleuve tranquille. C'est une lutte farouche et désespérée contre l'adversité, un chemin semé d'horreurs où les désillusions s'enchaînent. Impossible de ne pas s'indigner devant le traitement réservé à la population noire par les états du sud avant la guerre de sécession. Impossible de ne pas mettre en parallèle ce traitement avec la question raciale toujours brûlante dans l'Amérique d'aujourd'hui. Et impossible également de ne pas voir dans la situation de Cora le reflet de celle des migrants actuels, fuyant un enfer en pensant que l'herbe est forcément plus verte ailleurs alors qu'ils ne sont en réalité bienvenus nulle part.
Un roman puissant, habité, très documenté, où l'insoutenable n'est pas un effet de style qui cherche gratuitement l'obscène et le sensationnel. On en sort secoué, ébranlé, anéanti devant autant de haine, ébloui devant autant d'abnégation, devant une telle volonté de vivre dans un monde vous faisant perpétuellement comprendre qu'il n'y aura jamais de place pour vous à la table des rois. Surtout, on sort de ce roman en se disant avec tristesse et effarement que Colson Whitehead vient peut-être de nous montrer, avec un incroyable brio, le vrai visage de l'Amérique.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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litolff
18 septembre 2017
Voici le roman qui manquait à l'histoire de l'esclavage : on y suit l'évasion de Cora, 16 ans, d'une plantation en Géorgie vers la Caroline du Sud, la Caroline du Nord, et l'Indiana via le réseau clandestin, l'"underground railway", qui n'était bien sur pas un réseau ferroviaire mais un réseau humain (la fantaisie de l'auteur le transforme en véritable train souterrain ce qui contribue à rendre le récit extrêmement vivant).
Cora parvient à fuir le sud exclavagiste grâce à l'abnégation des hommes et des femmes impliqués dans ce réseau, et pour qui l'esclavage ne devrait pas exister, position audacieuse à l'époque pour des sudistes.
On y découvre également les différentes positions "intellectuelles" des états esclavagistes qui éclairent en partie l'Amérique d'aujourd'hui.
A la fois haletant et très engagé, voilà de quoi sérieusement dépoussiérer Autant en emporte le vent (que j'ai adoré, je l'avoue...)
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Les critiques presse (10)
LeFigaro15 septembre 2017
Un roman puissant sur l'histoire de l'esclavage aux États-Unis.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaCroix11 septembre 2017
Couronné par le Pulitzer et le National Book Award, Colson Whitehead explore les rouages du racisme aux États-Unis, mêlant allégorie, réalisme, politique et philosophie.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LaPresse07 septembre 2017
Ce roman sur l'esclavage aux États-Unis est puissant et mérite tous les honneurs qu'il a remportés à sa sortie, dont le prestigieux prix Pulitzer.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress04 septembre 2017
Salué par le National Book Award 2016 et le prix Pulitzer 2017, Underground Railroad de l'auteur new-yorkais Colson Whitehead est une grande fresque américaine mêlant l'histoire de l'esclavage à celle du chemin de fer. Une oeuvre puissante.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeJournaldeQuebec04 septembre 2017
Avec Underground Railroad, l’Américain Colson Whitehead nous ­entraîne dans les entrailles d’une Amérique esclavagiste qui n’aurait jamais dû exister.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LesEchos30 août 2017
Beaucoup de romans américains ont raconté les horreurs de l'esclavage, mais jamais comme « Underground Railroad » de Colson Whitehead.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Actualitte29 août 2017
Construit avec habileté et une étonnante maîtrise, extrêmement visuel, régulièrement rythmé par des ellipses provisoires qui lui offrent une tonalité alerte et un plaisir immédiat, le roman, emmené par Cora, jeune héroïne esclave, n’échappe jamais à l’enthousiasme du lecteur.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Lexpress28 août 2017
Underground Railroad, de Colson Whitehead, est une impressionnante fresque sur l'esclavage.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique25 août 2017
Un an après sa sortie aux Etats-Unis, "Underground Railroad" est traduit en français. National Book Award et prix Pulitzer, ce roman de Colson Whitehead nous plonge dans de sombres pages de l'histoire américaine.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde25 août 2017
Avec « Underground Railroad », prix Pulitzer, le romancier signe une implacable parabole de la condition afro-américaine passée et présente.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
andrecaliremarieandrecaliremarie24 septembre 2017

Les fondements sombres de l’Amérique résumés par Ridgeway, le chasseur d’esclaves brutal et cynique : “… moi, je préfère l’esprit américain, celui qui nous a fait venir de l’ancien monde pour conquérir, bâtir et civiliser. Et détruire ce qui doit être détruit. Pour élever les races inférieures. Faute de les élever, les subjuguer. Faute de les subjuguer, les exterminer. C’est notre destinée par décret divin : l’impératif américain. (p. 290).!
La réalité contée est dure, et la violence inouïe de l’esclavage dans le Sud souvent rendue par la compression extrême du style : Peu après que l’on eut appris que Cora était devenue une femme, Edward, Pot et deux cueilleurs de la moitié sud, l’entraînèrent derrière le fumoir. Si d’aventure quelqu’un les vit ou les entendit faire, nul en tout cas n’intervint. Les femmes de Hob la recousirent. (p. 34)
Manque d’intimité et de vie personnelle, promiscuité : chacun sait qu’elle a ses premières menstrues, viol collectif et brutal par des congénères, aucune solidarité : personne n’intervient, banalité du mal, perte de la valeur solidarité, l’exclusion sociale (le quartier de Hob est, dans la plantation, le quartier des exclus de la société noire où les conditions de vie et d’hygiène sont pires que dans les autres quartiers). Et d’où vient l’habileté des femmes âgées reléguées à Hob, sinon d’une connaissance traditionnelle de l’excision et de l’infibulation ?
À propos du tunnel et de sa signification symbolique : “… ceux qui avaient déblayé des millions de tonnes de roche, qui avaient trimé dans le ventre de la terre pour la délivrance d’esclaves comme elle. (…) Les chefs de gare, chefs de trains, sympathisants. Qui est-on quand on a achevé quelque chose d’aussi magnifique – et qu’on l’a par ailleurs traversé en le construisant, jusqu’à atteindre l’autre côté ? A un bout, il y a qui on était avant la clandestinité, avant de descendre sous terre, et à l’autre, c’est une personne nouvelle qui émerge à la lumière. Le monde du dessus doit être tellement ordinaire comparé au miracle en dessous, le miracle qu’on a créé avec sa sueur, avec son sang. Le triomphe secret qu’on garde dans son coeur. (p. 395)”



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raggiodisoleraggiodisole25 septembre 2017
Le monde est peut- être méchant, mais les gens n'ont pas à l'être, pas s'ils s'y refusent.
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raggiodisoleraggiodisole21 septembre 2017
La bizarrerie de l' Amérique, c' était qu' ici les gens étaient des choses. Mieux valait limiter les dépenses pour un vieillard qui ne survivrait pas à la traversée de l' océan. Un jeune mâle d' une vigoureuse lignée tribale faisait saliver les clients. Une jeune esclave qui pondait des petits était comme une presse à billets : de l' argent qui engendrait de l' argent. Quand on était une chose - une charrette, un cheval, un esclave -, on avait une valeur qui déterminait ce qu' on pouvait espérer.
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yannjouetyannjouet22 septembre 2017
Après toutes ces années, moi je préfère l'esprit américain, celui qui nous a fait venir de l'Ancien Monde pour conquérir, bâtir et civiliser. Et détruire ce qui doit être détruit. Pour élever les races inférieures. Faute de les élever, les subjuguer. Faute de les subjuguer, les exterminer. C'est notre destinée par décret divin : l'impératif américain.
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BazartBazart19 septembre 2017
Et l’Amérique est également une illusion, la plus grande de toutes. La race blanche croit, croit de tout son cœur, qu’elle a le droit de confisquer la terre. De tuer les Indiens. De faire la guerre. D’asservir ses frères. S’il y avait une justice en ce monde, cette nation ne devrait pas exister, car elle est fondée sur le meurtre, le vol et la cruauté. Et pourtant nous sommes là.
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Vidéo de Colson Whitehead
http://www.librairiedialogues.fr/ Julien de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur de la rentrée littéraire de septembre : "Nos richesses" de Kaouther Adimi (Seuil), "Underground railroad" de Colson Whitehead (Albin Michel) et "Femme à la mobylette" de Jean-Luc Seigle (Flammarion). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Élise le Fourn.
Retrouvez nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues/
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