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ISBN : 2226393196
Éditeur : Albin Michel (23/08/2017)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.91/5 (sur 467 notes)
Résumé :
Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d’avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu’elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s’enfuir, elle accepte et tente, au péril de sa vie, de gagner avec lui les États libres du Nord.
De la Caroline du Sud à l’Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (177) Voir plus Ajouter une critique
democratz
  06 octobre 2017
La majorité des critiques littéraires sont unanimes sur le dernier roman de Colson Whitehead, Underground Railroad : un chef-d'oeuvre ! Rien que cela... C'est vrai que le livre a fait grand bruit outre-Atlantique et a obtenu deux prestigieux prix (National Book Award 2016, prix Pulitzer 2017) mais la raison de ce succès vient-elle de l'histoire ou bien d'un contexte ?
Retour au XIXème siècle aux Etats-Unis. L'auteur nous raconte l'histoire de Cora, une jeune esclave qui décidera de s'enfuir de la plantation de coton où elle trime depuis sa naissance afin d'échapper à la violence d'un propriétaire sans scrupules et d'espérer une vie meilleure.
Mais la liberté a un prix. Elle n'est jamais gratuite surtout dans les états du sud. Cora l'apprendra tout le long de sa cavale en évoluant dans un environnement hostile et raciste. Sauver sa vie sera sa principale préoccupation, aidée par plusieurs abolitionnistes blancs qui risqueront la leur et celle de leur famille pour faciliter la fuite de la jeune fille via un réseau souterrain de chemin de fer, l'Underground Railroad.
L'auteur n'hésite pas à décrire la haine qu'ont subit les esclaves noirs via des actes de violence d'une cruauté sans nom des propriétaires blancs. En parallèle, il met en valeur les rares américains qui se battent dans l'ombre pour aider à leur échelle, les fugitifs noirs traqués par une populace collaborationniste et des chasseurs d'esclaves avides de sang et d'argent.
Pour ma part, ce livre n'est pas un coup de coeur mais au delà de ce récit, l'auteur nous pousse à avoir une réflexion sur l'état de l'Amérique d'aujourd'hui.
La ségrégation raciale n'a jamais vraiment disparu aux Etats-Unis surtout dans les états du Sud comme en témoignent il y a encore peu, les nombreux faits divers racistes.
Pour en revenir au livre et conclure, il faut prendre ce récit comme un témoignage même si le découpage des chapitres est parfois déconcertant, que certains (longs) paragraphes n'apportent rien à l'intrigue principale, l'auteur nous adresse un message : n'oublions pas le passé afin d'éviter que L Histoire ne soit qu'un éternel recommencement.
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Commenter  J’apprécie          883
fanfanouche24
  07 novembre 2017
Une découverte inopinée, entre divers articles éloquents, et coups de coeur pour le sujet, ainsi que pour une jaquette particulièrement réussie: une voie ferrée semblant partir ver le ciel, des rails se disloquant en mille morceaux, au fur et à mesure de sa course; ces mêmes morceaux, se transforment en oiseaux....Une couverture esthétiquement magnifique, onirique, des plus suggestives !!
J'ai "dévoré" ce roman...captivée, bouleversée, tremblant , me réjouissant, selon... les différents épisodes éprouvants de la protagoniste centrale, Cora, jeune esclave, qui tente de se sauver de la plantation, où le maître se distingue par une cruauté et une débauche de méchanceté, difficilement égalables !
Un récit qui alterne entre les différents personnages, et les régions plus ou moins dangereuses que Cora traverse, ou se pause plus longuement, lorsque les circonstances le permettent !
De fort nombreuses critiques ont déjà été rédigées avec sûrement moult talent, et enthousiasme... Chroniques que je ne lirai qu'après avoir rédigé et déposé mes propres impressions [ pour ne pas être influencée d'une quelconque manière !!]

"Elle n'avait jamais obtenu de Royal qu'il lui parle des hommes et des femmes qui avaient construit le chemin de fer clandestin. Ceux qui avaient déblayé un million de tonnes de roche, qui avaient trimé dans le ventre de la terre pour la délivrance d'esclaves comme elles. (...)
Qui est-on quand on a achevé quelque chose d'aussi magnifique- et quand on l'a par ailleurs traversé en le construisant, jusqu'à atteindre l'autre côté ? A un bout il y avait qui on était avant la clandestinité, avant de descendre sous terre, et à l'autre c'est une personne nouvelle qui émerge à la lumière. le monde du dessus doit être tellement ordinaire comparé au miracle
en dessous, le miracle qu'on a créé avec sa sueur, avec son sang. le triomphe secret qu'on garde en secret. "(p. 395)
On y croit... à ce chemin de fer clandestin, souterrain... tant qu'à la fin de ma lecture, j'ai été faire des recherches complémentaires. Incroyablement ingénieuse, et très frappante symboliquement .... cette métaphore de
cette voie ferrée, souterraine, mystérieuse, cachée...qui ne peut que frapper l'imagination du lecteur !!
Restent les codes, le vocabulaire réels [ liés au chemin de fer] pour nommer ce vrai réseau d'aide aux esclaves fugitifs.Terminologie et des symboles pour masquer les activités clandestines du réseau et éviter d'alerter
le public et les propriétaires d'esclaves....
Réseau de résistance et d'entraide, qui a été des plus actifs, plusieurs décennies , du début du XIXe aux années 1860... ! [ ****voir détails dans le lien ci-dessous]
Une lecture des plus marquantes, qui a grandement mérité ses récompenses, dont le Prix Pulitzer ...Une curiosité vivement activée pour cet écrivain, dont je lirai rapidement et avec intérêt ses précédents textes, pour
approfondir la connaissance de cet auteur, qui semble appréhender, et traiter sous différentes perspectives, l'histoire du mythe américain, ainsi qu'une réflexion très engagée sur les questions raciales....
Un ouvrage salutaire, foisonnant, au récit hardiment mené.... !
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voir lien très intéressant , pour en savoir plus ! :
http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/chemin-de-fer-clandestin/
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tynn
  28 septembre 2017
Les premières questions, en refermant ce livre:
Est-ce que tout cela est exact?
Montage romanesque ou roman historique ?
Et quelques recherches sur Internet confirment que l'imagination de l'auteur s'est nourrie d'une solide documentation, et renouvelle de belle façon la thématique, déjà beaucoup racontée, de l'esclavage américain dans les États du Sud.
Ici, il faut oublier les belles maisons de planteurs et les crinolines. Les esclaves en revanche sont toujours là, et le calvaire de vie de la jeune Cora est un voyage dans l'énumération quasi exhaustive des diverses formes de violences envers la communauté noire.
Le mouvement anti esclavagiste prend forme en 1820 dans les États du Nord et l'organisation d'entraide aux fuyards dit "Chemin de fer clandestin" est une terminologie sans rails ni tunnels. Mais l'image proposée par l'auteur est particulièrement forte et lui permet une exploration large de la société du 19e, aux relents nauséabonds de fascisme et d'eugénisme, terreau du racisme contemporain.
Colson Whitehead ressuscite en conte cruel les démons de l'Amérique esclavagiste d'avant la guerre civile. Son récit est prenant, sans perte de rythme, explore la psychologie des individus, et la prise de conscience d'un pays qui cherche déjà les moyens dits progressistes pour sortir de l'impasse.
Un livre qui va beaucoup plus loin que la simple fuite d'une petite esclave de Géorgie.
Rentrée littéraire 2017
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TheWind
  19 décembre 2017
A l'horizon, très loin, où ne portent nos yeux,
La liberté.
Ils ont vendu nos frères, battu nos mères, violé nos soeurs,
Ils ont volé la terre, soumis les peuples, meurtri nos coeurs.
A l'horizon, loin, où s'envolent les corbeaux,
La liberté.
Ils ont foulé nos vies, ravagé nos familles, détruit nos corps,
Ils ont cru que nous n'étions que du bois mort.
A l'horizon, là, où le train s'enfonce dans la terre,
La liberté.
Ils nous ont enchaîné …
Mais, l'espoir était là, sous nos pieds.
A l'horizon, à l'autre bout du marais, tu trouveras,
La liberté.
Ils ont continué à nous chasser, à nous traquer,
Ils ont fini par nous rattraper.
Mais, de toute éternité,
Jamais personne ne pourra se glorifier,
De posséder nos âmes, de posséder nos peines,
De dominer nos coeurs, de dominer nos joies,
de nous priver à tout jamais,
De notre liberté.
A l'horizon, sous une grange,
L'Underground Railroad chemine,
Et emporte avec lui,
Le souffle de la liberté.
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horline
  12 novembre 2017
Peu de choses ont défini l'Amérique autant que l'esclavage et l'idée de conquête de Nouveau Monde. Il ne faut pas compter sur Colson Whitehead pour démystifier la première de ces fondations.
D'abord parce qu'en s'intéressant aux réseaux de résistance qui permettaient aux fugitifs du Sud esclavagiste d'atteindre les États libres du Nord et du Canada, l'auteur appuie avant tout sur cette violence raciale systémique qui a frappé des générations d'Afro-américains. Au XIXe, «Échapper aux limites de la plantation, c'est échapper aux principes fondamentaux de son existence» pour la plupart des Noirs alors réduits à des biens acquis par des propriétaires de champs de coton. Et se soustraire du joug de la servitude n'est pas pour autant la fin des violences, la liberté demeurant bien fragile face à «l'impératif américain».
Ensuite, et de manière quelque peu perturbante, l'auteur américain organise les faits de son roman en un système narratif fantaisiste. Colson Whitehead n'hésite pas à troubler son travail documentaire avec un récit surréaliste, un train fantôme auréolé de fantastique pour matérialiser le réseau d'entraide clandestin et qui apparaît aussi mystérieusement qu'il côtoie une réflexion transversale et accomplie sur la continuité de l'oppression subie par les Noirs américains. Cette alternance des genres est par moments un peu nébuleuse, le passage d'un style à un autre ne se faisant pas toujours sans tamponnage. Certainement l'effet d'une impulsion politique forte (tel que le souligne Godefroid dans sa critique pertinente), mais je regrette que l'auteur américain, tout dévoué à sa démonstration, ait quelque peu délaissé le talent romanesque découvert avec Sag Harbor. L'écriture est bien trop hâtive à mon goût.
Malgré ces imperfections, j'ai aimé suivre la jeune Cora se laisser emporter vers des mondes prometteurs ou menaçants avec un courage archaïque. Même si dans sa fuite constante, j'avais l'impression qu'elle me fuyait tout autant que les mercenaires qui la traquaient comme une proie. C'est un roman sans cesse en mouvement qui s'attarde peu sur les personnages préférant mettre en lumière les différents visages du racisme et de l'esclavage durant le long périple. Que ce soit au coeur des plantations ou, chose que j'ignorais, au sein même des États libres, la violence qui imprègne le roman laisse le sentiment qu'il n'y avait «pas de lieux où s'enfuir, seulement des lieux à fuir».
Riche d'enseignement, ce roman est tout aussi bancal que réjouissant.
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critiques presse (11)
Culturebox   05 octobre 2017
Un roman qui mêle réalisme et fantastique, dans les pas des esclaves, de l'enfer à l'affranchissement.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeFigaro   15 septembre 2017
Un roman puissant sur l'histoire de l'esclavage aux États-Unis.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaCroix   11 septembre 2017
Couronné par le Pulitzer et le National Book Award, Colson Whitehead explore les rouages du racisme aux États-Unis, mêlant allégorie, réalisme, politique et philosophie.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LaPresse   07 septembre 2017
Ce roman sur l'esclavage aux États-Unis est puissant et mérite tous les honneurs qu'il a remportés à sa sortie, dont le prestigieux prix Pulitzer.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Lexpress   04 septembre 2017
Salué par le National Book Award 2016 et le prix Pulitzer 2017, Underground Railroad de l'auteur new-yorkais Colson Whitehead est une grande fresque américaine mêlant l'histoire de l'esclavage à celle du chemin de fer. Une oeuvre puissante.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeJournaldeQuebec   04 septembre 2017
Avec Underground Railroad, l’Américain Colson Whitehead nous ­entraîne dans les entrailles d’une Amérique esclavagiste qui n’aurait jamais dû exister.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LesEchos   30 août 2017
Beaucoup de romans américains ont raconté les horreurs de l'esclavage, mais jamais comme « Underground Railroad » de Colson Whitehead.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Actualitte   29 août 2017
Construit avec habileté et une étonnante maîtrise, extrêmement visuel, régulièrement rythmé par des ellipses provisoires qui lui offrent une tonalité alerte et un plaisir immédiat, le roman, emmené par Cora, jeune héroïne esclave, n’échappe jamais à l’enthousiasme du lecteur.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Lexpress   28 août 2017
Underground Railroad, de Colson Whitehead, est une impressionnante fresque sur l'esclavage.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique   25 août 2017
Un an après sa sortie aux Etats-Unis, "Underground Railroad" est traduit en français. National Book Award et prix Pulitzer, ce roman de Colson Whitehead nous plonge dans de sombres pages de l'histoire américaine.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde   25 août 2017
Avec « Underground Railroad », prix Pulitzer, le romancier signe une implacable parabole de la condition afro-américaine passée et présente.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (125) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   23 mai 2018
Il arrive parfois qu'une esclave se perde dans un bref tourbillon libérateur. Sous l'emprise d'une rêverie soudaine au milieu des sillons, ou en démêlant les énigmes d'un rêve matinal. Au milieu d'une chanson dans la chaleur d'un dimanche soir. Et puis ça revient, inévitablement : le cri du régisseur, la cloche qui sonne la reprise du travail, l'ombre du maître, lui rappelant qu'elle n'est humaine que pour un instant fugace dans l'éternité de sa servitude.
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joedijoedi   23 mai 2018
On se venge les uns sur les autres quand on ne peut pas se venger sur ceux qui le méritent.
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basileusabasileusa   17 mai 2018
L'Indiana a été un Etat esclavagiste, poursuivit Valentine. Ce mal s'infiltre dans le sol. Certains disent qu'il s'y enracine et s'y fortifie. Peut-être que ce n'est pas le bon endroit. Peut-être que nous aurions dû, Gloria et moi, continuer notre route après la Virginie.
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PiatkaPiatka   27 octobre 2017
En un sens, la seule chose que nous avons en commun, c’est la couleur de notre peau. Nos ancêtres sont venus de toutes les régions du continent africain. Et il est vaste. (..)
Ils avaient des coutumes différentes, des moyens de subsistance différents, ils parlaient cent langues différentes. Et ce grand mélange a été emmené vers l’Amérique dans les cales des navires négriers. Vers le Nord, vers le Sud. Leurs fils et leurs filles ont récolté le tabac, cultivé le coton, travaillé dans les plus vastes domaines et les plus petites fermes. Nous sommes des artisans, des sages-femmes, des prêcheurs et des colporteurs. Ce sont des mains noires qui ont construit la Maison-Blanche, le siège de notre gouvernement national. Ce mot nous. Nous ne sommes pas un peuple mais une multitude de peuples différents.
+ Lire la suite
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fanfanouche24fanfanouche24   05 novembre 2017
Il n'y avait pas de modèle pour le type d'homme qu'il voulait devenir. il ne pouvait se vouer à l'enclume, car jamais il ne saurait surpasser le talent de son père. En ville, il scrutait le visage des hommes comme lui traquait les impuretés du métal. Partout on s'affairait à des tâches futiles et vaines? Le fermier s'en remettait à la pluie comme un imbécile, le boutiquier disposait en perpétuels rayons des marchandises nécessaires mais fades. Les artisans créaient des objets qui n'étaient que rumeurs fragiles comparées à la dure réalité du fer paternel. Même les plus riches, qui influençaient autant les lointaines bourses londoniennes que le commerce local, ne lui semblaient pas inspirants. Il reconnaissait leur place dans le système, eux qui érigeaient leurs grandes demeures sur des fondations de chiffres, mais il ne les respectait pas. Si on n'était pas un peu sale à la fin de la journée, on n'était pas vraiment un homme. (p. 100)
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Le roman noir de l'Amérique. Prix Pulitzer 2017, « Underground Railroad » de Colson Whitehead résonne avec force dans l?ère Trump. Explorez les mécanismes de la servitude et de l'émancipation, à travers l'odyssée saisissante d'une esclave afro-américaine dans l'état de Géorgie. Une ?uvre politique publiée chez Albin Michel.
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