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EAN : 9782351782293
Éditeur : Gallmeister (03/09/2020)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 106 notes)
Résumé :
1895. Le vice règne en maître à Denver, minée par la pauvreté et la violence. Sam et Cora, deux jeunes orphelins, s’occupent d’une bande d’enfants abandonnés et défendent farouchement leur “foyer” – une usine désaffectée – face aux clochards des alentours. Lors d’une de leurs attaques, un colosse défiguré apporte une aide inespérée aux enfants, au prix de graves blessures que Cora soigne d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  22 avril 2021
Denver, 1895. Sam, âgé de 14 ans, est orphelin. Avec d'autres comme lui, des laissés-pour-compte soumis aux lois de la ville, il se débrouille comme il peut pour trouver de quoi manger. C'est dans l'Usine métallurgique désaffectée que tous ont élu domicile, dans les Bottoms, sous la protection de Cora. Mais, un soir, ils se font attaquer par des Crânes de Noeud. Cora et Sam tentent de protéger, comme ils le peuvent, les plus petits qui sont obligés de se cacher dans le tunnel. Ils ne devront leur salut qu'à un géant qui a réussi à faire fuir tous les vagabonds. Ce dernier blessé, Sam et Cora décident de le soigner. Ce n'est que plus tard qu'ils se rendent compte qu'il est muet et ne communique que par des phrases écrites sur un carnet. Un carnet que seul Sam est autorisé à lire. Par le biais de ce géant, l'adolescent va être mis en relation avec Cole, un mafieux...
Le monde des Crânes de Noeud, autrement dit les adultes, n'est pas pour eux. Entre laissés-pour-compte, ils survivent tant bien que mal à l'Usine. Un lieu qui leur est propre et au coeur duquel ils se sentent en sécurité. Mais l'irruption de ce géant, John Henry Goodnight, va bouleverser leur équilibre pourtant précaire en entraînant loin des siens le jeune Sam vers un monde fait de violence, de meurtres, de corruption, d'explosions, de règlements de compte. Ce roman initiatique nous entraîne dans les entrailles de Denver, ville ravagée par la violence et la crise économique. le jeune Sam, témoin et narrateur, assiste, tout aussi impuissant que volontaire, à tous ces déchaînements de violence, lui qui, maintenant, se trouve sous la coupe de Cole. L'auteur aborde avec intensité et noirceur la perte de l'innocence mais également une histoire d'amour déchirante.
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berni_29
  25 septembre 2020
Je viens à peine de refermer ce roman de Benjamin Whitmer, Les dynamiteurs, laissez-moi reprendre un peu mon souffle...
Ce livre, c'est de la nitroglycérine, une déflagration, une grenade dégoupillée et qui met en effroi nos mains, nos coeurs, les pages brûlent les doigts à chaque effleurement.
Nous sommes ici à la fois dans l'humanité et dans l'envers de cette humanité. Je dirai même l'enfer...
Nous sommes à la fin du XIXème siècle, précisément en 1895, à Denver, capitale du Colorado. La ville est réputée pour être à cette époque la ville la plus brutale de tout l'Ouest des États-Unis. On le comprendra bien réellement dans ce livre. Denver est déjà une cité rongée par la pauvreté, la violence et la corruption.
Sam et Cora, deux jeunes orphelins, tout juste quatorze ans chacun, s'occupent d'une bande d'enfants orphelins comme eux, plus jeunes qu'eux, pour la plupart ce sont des tout petits, abandonnés, ils défendent farouchement leur territoire, une usine désaffectée. Ils appellent ce territoire l'Usine.
Ici les aubes ressemblent à des convulsions et le monde n'est peut-être rien d'autre qu'un territoire disjoint, sans rêve, vide... L'avenir, n'en parlons pas... le rêve américain est ailleurs, pas pour eux, leur rêve à eux, c'est seulement de survivre.
Puis tout d'un coup, dans cette communauté d'enfants, un géant muet, abimé, démoli, surgit, il ne sait communiquer qu'avec un carnet et un crayon et seul Sam ici sait lire... Alors ce sera le début d'une intrigue sans repos, ni pour les personnages, ni pour le lecteur.
Ici, nous plongeons dans les bas-fonds de Denver, là où il n'est peut-être pas possible d'en revenir. Benjamin Whitmer a un talent époustouflant pour dire, à coup de hache, les émotions, les espérances meurtries, les rêves piétinés, l'enfance dont on ne revient peut-être pas indemne.
Mais nous, qu'allons-nous faire de cette histoire qui date déjà de cent-vingt-ans ? Peut-être est-elle universelle ? Peut-être est-elle tout simplement actuelle... Et si ce n'était pas Denver, et si ce n'était pas 1895, l'univers que nous décrit Benjamin Whitmer ?
J'ai vu ici une manière de nouer non seulement un lien à l'enfance, mais à d'autres choses aussi.
Dans cette enfance orpheline qui avance et se construit à chaque pas, j'ai entraperçu l'univers de Dickens...
La violence est présente dans les bas-fonds de ces pages, mais dit simplement ce qui est. Ici des enfants au quotidien sucent un os de poulet à longueur de journée en attendant que la faim s'en aille à n'importe quel prix...
Oui, ce livre fait mal, le texte est âpre, abrupt, certaines scènes sont totalement insupportables, comme la vie d'ailleurs, mais comme la vie aussi il y a des soubresauts de tendresse infinie et Benjamin Whitmer a un talent inouï pour nous livrer des phrases fulgurantes taillées comme des pépites dans le tréfonds des nuits sordides...
Les personnages de Sam et de Cora sont beaux, ils portent le roman. Cora se donne coeur et âme, sans concession, pour protéger les petits, elle est comme une soeur, comme une mère pour eux. Sam est à ses côtés, il devient un homme, transi d'amour pour Cora, posant parfois sa tête sur l'épaule de l'adolescente, regardant tous deux les éclairages de la ville en bas, ou bien peut-être les étoiles en haut. Qui pourra dire quelle lumière est l'écho de l'autre ?
Sam devient homme, mais devenant homme c'est comme si brutalement il s'éloignait aussi d'elle, entrant dans l'univers des hommes de Denver, la jungle, l'envers, l'enfer... Car il faut vivre, rapporter de l'argent pour nourrir les petits, il faut passer de l'autre côté du versant, là où c'est sordide, les bas-fonds, les tripots, les prostituées, les riches, les lynchages, les flics aussi voyous que les gangsters... Entre l'amour et la brutalité d'une ville, Sam oscille dans cette ambivalence et c'est sans doute ici la puissance du récit, dans cette fascinante oscillation entre deux mondes incompréhensibles et qui se côtoient sans cesse, couturés l'un avec l'autre.
Ce livre est une hymne à l'enfance, aux laissés-pour-compte, aux déchirements qui pèsent dans nos vies...
On lit et puis brusquement Benjamin Whitmer déchire les pages, surgit entre les lignes, nous saisit à la gorge, nous prend au col, ne nous lâche plus, nous entraîne dans la fracture qu'il vient d'ouvrir entre les mots... On est juste essoré et on se dit même, une fois la lecture finie, que cette histoire va nous hanter dans le sang jusqu'au bout de la nuit...
Il y a ici comme un récit initiatique, cruel comme le passage de l'enfance à l'âge adulte. Déjà en temps ordinaire, cette transition n'est pas toujours sans douleur, mais imaginez un peu ce cheminement dans les bas-fonds de Denver, en 1895, et sous la plume de Benjamin Whitmer. Décoiffant !
Merci infiniment à Babelio et à la maison d'éditions Gallmeister pour m'avoir fait rencontrer ce magnifique livre dans le cadre de l'opération Masse Critique.
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Crossroads
  13 octobre 2020
Whitmer, l'amer, est de retour.
Parfait opposé du romancier feel-good, l'auteur n'aime rien moins que vous plomber un moral déjà bien entamé en cette année si particulière.
Et quoi de plus déstabilisant que de confronter une enfance peu enviable à un monde rugueux où la loi du plus fort prévaudrait.
Benjamin Whitmer, faisant fi de ce désir prégnant de douceur et de sérénité retrouvée, vous balance ses dynamiteurs comme le ferait un Ventura à un Blier en guise de cadeau d'anniversaire sur-priiiiiise.
Ils s'appellent Cora, Sam, Watson ou bien encore Lottie.
Tous issus de la même fange, celle des laissé-pour compte et des impécunieux.
Une usine désaffectée en guise de refuge qu'ils défendent bec et ongle face aux clochards alentours.
Un quotidien rôdé, soudainement dynamité par la présence de Goodnight. Sorte de Lennie mutique au visage remarquable susceptible de faire passer Michel Simon pour un premier prix de beauté.
Cole est dans la place.
Pote de Goodnight et propriétaire de moult tripots, il enjoint le jeune Sam de venir bosser pour lui.
Ce dernier venait, à l'insu de son plein gré, de signer un pacte avec le Diable.
Whitmer fait toujours dans la sombritude, dixit Ségo, exacerbée.
Une ambiance sépulcrale portée par une plume âpre, ombreuse et spontanée.
Une guerre de territoire en toile de fond.
L'implosion d'une enfance miséreuse au profit d'une violence chronique comme mur porteur.
De ceux qui vous métamorphosent à tout jamais, vous éloignent doucettement de tout ce qui vous est cher sans espoir de retour, ni de rédemption.
Whitmer est au burlesque ce que de Funès était au polar noir.
Funambule averti virevoltant sur la corde d'un tragique destin pressenti, l'auteur déroule une dramatique au cordeau sans jamais verser dans le grand-guignolesque ostentatoire.
Chacun y est à sa juste place, jouant sa partition avec les armes qui lui sont propres.
Il flotte comme une désespérance flamboyante avec ces dynamiteurs.
Y aller en sachant la cause vaine mais le faire avec panache.
J'ai aimé côtoyer ces losers magnifiques.
J'ai été de tous leurs combats.
J'ai finalement déposé les armes, vaincu par cette spirale mortifère éternellement promise aux loqueteux et aux sans-grades.
Grand moment.
Merci à Babelio et aux éditions Gallmeister pour cette conséquente tranche de désolation et d'infortune.
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BillDOE
  16 septembre 2020
Denver Colorado, 1895, ils sont une bande d'orphelins qui ont investi une usine désaffectée. C'est leur refuge. Ils survivent de menus larcins et de débrouillardise. Cora et Sam sont les meneurs de cette troupe à la dérive. Un soir, un groupe de clochards les attaquent afin de prendre possession de leur abri. L'intervention d'un géant au faciès pour moitié défiguré les sauvera d'une déroute certaine, il s'appelle Goodnight, est muet et traine lui aussi une histoire tragique. Il entrainera involontairement Sam dans une suite d'aventures toutes plus féroces les unes que les autres et vers son destin.
Ils sont les raclures d'une société dévoyée. Leur ensauvagement n'est que le fruit de leur marginalisation par la communauté parce qu'ils ne sont pas les enfants d'un modèle social conventionnel, parce qu'ils ne remplissent pas les critères de l'Amérique blanche, parce qu'ils ne sont pas nés au bon endroit. Analphabètes, récalcitrant aux lois de la collectivité, ils vivent animés par la haine des autres mais aussi avec un farouche instinct de survie. Ils ont atteint le point de non-retour à tel point que la notion d'intégration provoque en eux un rejet violent. Ils foncent vers un avenir qu'ils ignorent, mais ce dont ils sont sûr c'est qu'il ne leur fera pas de cadeau. Ces laissés pour compte sont les héros du roman de Benjamin Whitmer, ce sont les « white-trash », ceux pour qui le rêve américain n'existera jamais. Ce sont les « racailles » de nos banlieues, ceux dont notre société occidentale a craché sur leurs parents et grands-parents, pour leurs origines, ou tout simplement par la peur ancestrale de l'étranger, de l'inconnu. Alors, pour toutes ces raisons, la bestialité de leur comportement s'explique, confrontés qu'ils sont à une société de consommation embourgeoisée, corrompue et ignorante, qui leur crache dessus quand elle ne les ignore pas, confrontés au monde adulte des « Crânes de Noeud » ainsi qu'ils les nomment.
Ils se sont réfugiés dans une micro société au sein de laquelle ils trouvent la sécurité, l'entraide et le pain nourricier, et où personne ne les juge.
Lorsque l'on a plus rien à perdre, la moindre parcelle d'humanité, un regard, une main tendue est un bien inestimable, mais il y a aussi ce vide abyssal qui attire vers des intentions malfaisantes et les actes les plus vils.
« Les dynamiteurs » est un roman d'une violence exquise, où la tendresse des sentiments est ensevelie sous une épaisse couche de haine et d'instinct de survie.
Traduction de Jacques Mailhos.
Editions Gallmeister, 388 pages.
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tamara29
  17 octobre 2020
Après « Cry father », j'avais envie de découvrir le dernier roman de Benjamin Whitmer « Les dynamiteurs ». Je remercie Babelio et les Editions Gallmeister de m'avoir permis de satisfaire mes envies.
1895, dans la ville de Denver, Colorado, pauvreté, violence, drogue, prostitution, corruption, alcool, tables de jeux (faro) se côtoient et s'entremêlent…
Cette année-là, Sam, le narrateur a 14 ans et vit avec une bande de jeunes orphelins dans une usine désaffectée. Cora, la plus âgée, protége les petits, bec et ongle, comme une mère, contre les adultes –notamment les clochards, qui cherchaient à se récupérer le lieu. C'est aussi une lutte presque philosophique, un désir de les protéger, de les empêcher d'entrer dans le monde des adultes, pervertis, dépravés, ces adultes qu'ils appelaient « les crânes de noeuds ».
Lors d'une des attaques des clochards, ils vont être secourus par un géant impressionnant, muet, appelé « Goodnight », dont le visage est à moitié défiguré. On apprendra par la suite qu'il était dynamiteur et qu'il a été gravement blessé en posant de la dynamite pour ouvrir un coffre-fort avec son amie. Peu de temps après, Cole, propriétaire d'un bar clandestin et vieil ami de Goodnight, entre en scène. Comme Goodnight ne communique qu'à travers les mots griffonnés sur un carnet, Cole propose à Sam (l'un des seuls à savoir lire), un emploi pour faire l'interprète.
Contre l'avis de Cora qui ne veut pas qu'il côtoie les adultes, qui sait tous les risques et dangers à les fréquenter, Sam accepte en pensant à l'argent qui permettra de nourrir les enfants. Et même s'il est amoureux de la belle et dure à cuire Cora, il va passer outre ses recommandations, peut-être aussi pour lui montrer qu'il est capable de s'occuper des enfants et qu'elle peut compter sur lui. Il met un pas dans l'antre du mal et sera vite aspiré dans l'oeil du cyclone. Ce sera le début d'une plongée en enfer, faite de violence, de sang, de trainée de poudre et de morts. Un aller simple et sans retour.
Sam va peu à peu entrer dans le monde des adultes, à la fois fasciné et plein de défiance. Et nous assistons en même temps que lui à des luttes et combats de plus en plus violents et meurtriers qui balaient tout sur leur passage.
Les mots qu'emploient Sam pour nous raconter son histoire nous laissent presque sans illusion. le titre de chaque chapitre contient son prénom (« Sam et xxx »). Chaque titre marquant une étape de son apprentissage, de ses découvertes d'enfant dans le monde des adultes. Il va être le spectateur de ces hommes rongés par la haine, la douleur et les blessures, presque immunisées contre la pitié ou la compassion pour les autres. Ces titres résonnent un peu comme ceux d'une histoire pour enfants qu'on lirait le soir pour les endormir. Mais avec Cole et Goodnight, il n'y a pas de « Bonne nuit les petits », pas de gentil Gros Nounours en peluche, de Marchand de sable ni de naïves marionnettes. Les bagarres décrites sont brutales, crues et surtout en montent en crescendo. de quoi en faire des insomnies…
Et si parfois on sourit aux remarques et expressions fortes imagées de Sam et des personnages qui l'entourent, ce sourire se transforme rapidement en grimace d'effroi face à ce déchainement de violence. Et le titre de ce roman ne parle finalement que de ces adultes dynamiteurs des rêves et de l'innocence des enfants.
Même si je n'oubliais pas le contexte, la période dans laquelle se déroulait l'histoire, il m'a été parfois difficile de lire ces passages tant la violence était trash, les attaques exécutées froidement comme si elles étaient dans la normalité de la vie. J'imagine que le fait qu'un enfant soit témoin de toutes ces scènes de violence me rendait la lecture difficilement supportable. Difficile aussi de le voir grandir. Difficile peut-être parfois aussi de comprendre la psychologie et les comportements de chacun. J'espérais un peu plus de douceur et de tendresse, dans ce Denver sans foi ni loi, même de la part de Sam vis-à-vis de Goodnight désigné par tous comme monstrueux avec sa moitié de visage ravagé.
J'oubliais que l'âme humaine est plus complexe que cela, plus torturée et sombre. Ce n'est vraiment qu'en toute fin de roman que j'ai enfin compris (ou au moins, un peu mieux). Et je me suis dit que le visage de Goodnight, avec un des deux côtés abimé, était peut-être l'image de l'âme humaine. Et ce n'est qu'en écrivant ce petit billet que j'en prends toute la mesure. Et j'en suis à inventer des symboles et allégories là où il n'y en a pas (comme le choix du prénom Sam qui m'a fait penser à l'oncle…).
Lors des périodes d' «action», les phrases sont sèches, courtes. Telles des images instantanées de la scène implacable qui se déroule sous les yeux du jeune garçon et qu'il nous raconte.
Mais il y a aussi tous ces autres moments entre deux rixes où Sam pense à tout cela, où il a le coeur qui palpite pour Cora, où il nous parle de ces enfants attachants, avec chacun leurs singularités. Durant ces moments-là, Sam a encore ses yeux d'enfant et, nous, adultes, ça nous fait chavirer.
Ce deuxième roman que je lis de Whitmer me confirme qu'il est un des grands romanciers américains de ces dernières années. Whitmer sait raconter des histoires, nous dessiner des personnages profonds, nous plonger dans le coeur des ténèbres de l'Amérique, une période qui a bien y réfléchir n'est pas si ancienne que cela (il suffit d'allumer un peu les informations). Un roman western des plus sombres. Un conte amer pour adultes raconté par un enfant. Une histoire qui bouscule, nous triture les boyaux, nous malaxe le cerveau, et met à mal les quelques utopies qu'ils nous restent, à nous les plus grands. Je mentirai si je disais que j'en redemande tout de suite… Va falloir quand même que je retrouve un peu d'oxygène.
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critiques presse (4)
LaLibreBelgique   18 décembre 2020
Benjamin Whitmer signe un western noir dans le Denver de 1895, entre gang mafieux et orphelins débrouillards.

Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeJournaldeQuebec   09 novembre 2020
Flirtant avec les meilleurs westerns, un roman qui nous invite à découvrir une catégorie à part de desperados : les orphelins de Denver.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Telerama   04 novembre 2020
Hallucinante géographie des bas-fonds de la ville de Denver ravagée par la crise économique de la fin du XIXe siècle, le roman de Benjamin Whitmer raconte la perte de l'innocence d’un gamin des rues.

Lire la critique sur le site : Telerama
LeMonde   31 août 2020
A la fin du XIXe siècle, la violence souffle sur la capitale du Colorado. Une nouvelle prouesse de l’orfèvre du western noir.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
Fabrice_lireetlivresFabrice_lireetlivres   09 mai 2021
Vous commencez par un mauvais choix. Un petit. Vous ignorez peut-être même qu’il est mauvais au moment où vous le faites. Mais une fois que vous l’avez fait, il vous amène à un choix pire. Alors vous faites ce choix.
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marina53marina53   25 avril 2021
-Tu sais ce que Jesse James faisait, quand il cambriolait une banque ?
- Non.
- Il demandait à toutes les personnes présentes dans la banque de montrer leurs mains. Tous ceux qui avaient les mains calleuses, il les laissait partir. Il ne dévalisait que les fils de putes aux mains douces. Les hommes qui ne travaillaient pas pour vivre.
Commenter  J’apprécie          170
marina53marina53   22 avril 2021
La vérité, c'est que je ne pense pas que la plupart des gens veuillent réellement l'amour. L'amour fait exploser votre vie en mille morceaux, et il les réarrange selon ses propres lignes. Et il est éphémère. Si vous le manquez, vous le manquez. Il a son temps à lui, et vous n'en êtes pas maître. Si vous ne le prenez pas dans votre filet quand la chance s'en présente, il disparaît. Et même si vous l'attrapez, il finira toujours par vous briser le cœur. Même quand il dure une vie entière, il finit par laisser l'un de vous deux seul dans un monde si vide que c'en n'est pas supportable.
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blandine5674blandine5674   13 novembre 2020
Vous ne pouvez jamais croire ce que les gens vous disent d’eux-mêmes. Je n’ai jamais rencontré une seule personne qui se connaisse un tant soit peu elle-même. Quand quelqu’un vous dit qu’il est honnête, ça ne vous renseigne pas du tout sur le fait qu’il soit honnête ou non, ça vous dit juste que ça lui plaît de penser qu’il est. Et c’est la seule chose que vous puissiez apprendre de ce que les gens vous disent. Ce qu’ils aimeraient être.
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nadiouchkanadiouchka   08 octobre 2020
Voilà ce que je pense. Je ne pense pas que la plupart des gens tombent jamais amoureux, pas vraiment. Pour ceux à qui ça arrive, c’est comme de la dynamite dans un café. Çà souffle tout le reste hors de notre vie. (…) L’amour fait exploser votre vie en mille morceaux, et il les réarrange selon ses propres lignes. Et il est éphémère. Si vous le manquez, vous le manquez. Il a son temps à lui, et vous n’en êtes pas maître. Si vus ne le prenez pas dans votre filet quand la chance s’en présente, il disparaît. Et même si vous l’attrapez, il finira par vous briser le cœur. (…) L’amour est une fournaise dans laquelle vous balancez votre vie à pleine pelletées
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Videos de Benjamin Whitmer (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Benjamin Whitmer
Deux romans exceptionnels à rebours du rêve américain. Les dynamiteurs de Benjamin Whitmer raconte la perte de l'innocence d'un gamin des rues de Denver à la fin du XIX° siècle, hallucinante géographie des bas-fonds de la ville ravagée par la crise économique. Dans les brumes du matin de Tom Bouman met en scène, au nord de la Pennsylvanie, un jeune homme immature, suspect idéal de la dispartion de sa compagne, entre grands espaces vierges et corruption sociale.
Une émission animée par Christine Ferniot et Michel Abescat Réalisation : Pierrick Allain
Les dynamiteurs de Benjamin Whitmer, traduit de l'américain par Jacques Mailhos, éd. Gallmeister. Dans les brumes du matin de Tom Bouman, traduit de l'américain par Yannis Urano, éd. Actes sud. Vous avez aimé cette vidéo ? Abonnez-vous à notre chaîne YouTube : https://www.youtube.com/channel/¤££¤28Yannis Urano16¤££¤4fHZHvJdM38HA?sub_confirmation=1
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