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EAN : 9782070774098
224 pages
Éditeur : Gallimard (11/01/2007)

Note moyenne : 3.29/5 (sur 163 notes)
Résumé :
Printemps 1965. Anne, la narratrice, a dix-huit ans quand elle rencontre le cinéaste Robert Bresson. Cette entrevue a été organisée par son amie Florence, laquelle tenait le premier rôle dans Le procès de Jeanne d’Arc. Persuadée que Anne est l’actrice idéale pour interpréter Marie dans Au hasard Balthazar, le prochain film du maître, Florence la pousse à auditionner malgré sa complète inexpérience. Au fil des séances d’essai, la présence d’Anne, son attitude, sa voi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
cjjouvet
  25 avril 2014
Parler de soi, de son passé est un exercice périlleux et difficile, Anne Wiazemsky y réussit pleinement et sait trouver le ton juste pour faire renaître les souvenirs de ses années de jeunesse. Après la lecture "D'une Année Studieuse", lecture appréciée, j'ai poursuivi avec"Jeune Fille" récit antérieur au précédent. Préférable, sans doute de lire ces deux livres dans leur ordre chronologique mais sans gêne pour ma part. Rappelons qu'Anne Wiazemsky est la petite-fille de François Mauriac et fût l'épouse de Jean-Luc Godard, mais ces deux derniers n'étant pas évoqués dans cet ouvrage, est-ce bien utile de le rappeler?
Dans cette autobiographie qui se déroule au cours de l'année 1965, âgée alors de 18 ans, elle évoque les mois partagés avec Robert Bresson sur le tournage de son film "Au hasard Balthazar" dans lequel elle tient le rôle principal, son premier rôle.
Robert Bresson va la cerner de son étouffante ascendance, au delà d'une protection bienveillante et d'une affection qui voudrait aller au delà de la simple direction d'une jeune actrice débutante. Anne Wiazemsky était alors une jeune-fille timide (ce qu'elle pensait) et sans grande expérience mais elle saura imposer la bonne distance avec cet homme âgé de 64 ans. Finalement Bresson grand manipulateur sera mis à la place que souhaite cette jeune-fille, avec beaucoup d'habileté et de franchise, sans rejet, sans renier l'affection et l'admiration qu'elle pourra lui porter. Cette liberté acquise par les circonstances dû au tournage va lui faire franchir un pas vers sa vie d'adulte, sa relation avec un homme plus près de son âge, contribuera à franchir cette étape. Elle se confiera à sa mère avec la franchise et la liberté qui la caractérise mais sans obtenir en retour sa compréhension; a contrario, cette confession instaurera une certaine froideur entre-elles.
Le style d'Anne Wiazemsky est construit avec clarté et fluidité (sans que je sache précisément ce que signifie ce terme - usé) dans ce contexte....(autrement dit je me laisse emporter) - un beau phrasé en musique, mais ne réduisons pas comme il a été souvent dit à propos de Françoise Sagan et de sa petite musique-. Ici cette simplicité convient particulièrement car c'est la voix d'une jeune-fille qu'elle nous donne à entendre. L'auteur nous livre le souvenir de l'année de ses 18 ans, sans chercher à analyser son comportement a posteriori et de nombreuses années plus tard, elle réussit à nous restituer avec justesse le climat dans lequel elle a vécu cette année avec beaucoup de fraîcheur et une pudeur mesurée. Une facture classique sans effets, ni vocabulaire prétentieux; adapté au sujet, c'est cette justesse de ton que j'apprécie entre autres chez cet écrivain.
Peut- être moins abouti que son dernier livre " Une Année Studieuse" j'ai lu néanmoins avec autant de plaisir ce récit et pour parachever cette lecture j'aimerais voir ce film de R. Bresson avec un regard plus averti. (4 étoiles)
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quiliravivra
  16 février 2012
Ce livre est joliment écrit, de façon fluide, sans accroc.
Sans accroc, tout comme l'histoire de cette pauvre jeune fille (petite fille quand même de l'illustre écrivain François Mauriac) qui n'a pas confiance en elle et qui va néanmoins réaliser son voeu le plus cher, devenir une actrice, grâce au soutien indéfectible du cinéaste Robert Bresson.
Ce dernier l'a repéré (oh quel hasard !) lors d'un repas de famille où trône évidemment François Mauriac.
A partir de cet instant nous pénétrons dans un conte de fée et la jeune fille modeste ,même pas vraiment jolie, va voir son talent éclôre gräce à ce Robert Bresson,un mentor au comportement très équivoque et ambigu.
Cette histoire ne m'a pas vraiment passionné et encore moins ému.
L'écrivaine a des talents incontestables et je lirai certainement d'autres autobiographies d'elle, plus pour y retrouver les anecdotes croustillantes du milieu du cinéma que pour connaitre sa vie.
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carre
  14 janvier 2012
Dans ce roman, Anne Wiazemsky, petite fille de François Mauriac, (et future épouse de Jean-Luc Godard) fut choisit par Robert Bresson à 18 ans pour le rôle principal du film "Au hazard Balthazar". Pour les amoureux du cinéma mais aussi de lectures, ce récit autobiographique donne un éclairage intéressant sur le travail d'un grand metteur en scène, mais aussi sur les rapports ambigus d'une jeune fille timide et naive qui découvre ce monde autoritaire et magique à la fois. Anne Wiazemsky livre un récit à la fois tendre et nostalgique d'une jeune fille qui va éclore à la rencontre du maitre.
Un roman couleur sépia émouvant, doux et attachant.
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nelly76
  12 mai 2019
C'est sur le magnifique air de la lune de Rusalka de Dvorak que je termine ce petit roman autobiographique.
La lente transformation d'une jeune fille rangée et timide issue d'un milieu très aisé ( petite fille de François Mauriac et descendante d'un prince russe) qui,choisie pour un rôle principal dans un film du cinéaste Robert Bresson,va devenir femme et va voir son caractère s'affirmer et sa personnalité se définir au contact des membres de l'équipe de tournage.
Une écriture simple,saine un bon style,un roman très facile à lire ,mais pour moi assez plat,sans saveur!; dû sans doute au côté narcissique de l'auteur et aussi du milieu dans lequel elle vit : sans plus,je ne "repiocherai"pas du Wiazemsky.⭐⭐
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cedratier
  22 février 2017
« Jeune fille » Anne Wiazemsky (216 pages, Gallimard)
« Roman » est écrit sur la couverture ; tout est pourtant présenté comme un récit rigoureusement autobiographique, et le lecteur cherche l'invention. 1965, Anne, jeune fille de tout juste 18 ans, une bouille à peine sortie de l'enfance, orpheline de père mais petite fille de François Mauriac, est recrutée, par le « hasard » de son milieu social aisé (bonne bourgeoisie plutôt catholique), pour interpréter le rôle principal du film « Au hasard Balthasar » du réalisateur Robert Bresson. C'est le récit, le temps des vacances de la lycéenne, d'un été de tournage, de la découverte timide d'un monde qui a vite fait d'envoûter la jeune fille, qui semble lui ouvrir les portes jusque-là insoupçonnées d'une carrière d'actrice.
C'est une chronique qui ne manque pas de qualités, qui se lit avec facilité (ce qui n'est pas un défaut). L'écriture, élégante et légère à l'image de l'héroïne, rend assez bien les émois de la jeune fille face au monstre sacré qu'est le très célèbre cinéaste. Celui-ci se révèle vite manipulateur, dominateur, il se veut le démiurge autoritaire de celle qu'il considère comme sa propriété, sa jeune proie, vis-à-vis de laquelle il use de tous les atouts et les artifices de son talent, de sa renommée, en rien gêné par son âge (65 ans), il veut la séduire sexuellement, et pas seulement en faire l'actrice qui représentera le mieux le personnage qu'il a imaginé. Il y a de beaux passages, (par exemple lorsqu'Anne comprend que sa mère, pour la première fois, lui « lâche la main », lui faisant comprendre qu'elle lui fait confiance et que maintenant, « c'est son tour »). Ça se lit bien aussi car c'est construit comme un film, c'est très visuel, rythmé, il y a un peu de suspense. Ce que ressent Anne, au moment où elle devient femme (suivant la formule convenue, mais c'est elle qui l'écrit), au moment où elle accepte son corps, est joliment rendu, et c'est parfois touchant. Mais il reste un côté conventionnel, assez superficiel, presque à l'image du milieu vis-à-vis duquel l'auteur ne prend que peu de distance, où tout semble donné (le premier amant qu'elle se choisit au court du récit deviendra des décennies plus tard son éditeur, Gallimard himself). Et il y a parfois, comme dans de nombreux récits autobiographiques à la mode du jour, un narcissisme assez peu discret, une impudeur (lorsqu'elle évoque la réaction de sa mère). Bref, une lecture sans ennui, sans emballement non plus.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
MarianneDesroziersMarianneDesroziers   17 juillet 2010
C'était le printemps et pour la prmeière fois depuis deux ans, depuis la mort de mon père, je l'attendais avec impatience. Dans ma cahier de textes, j'avais recopié ces lignes extraites d'un roman de mon grand-père, François Mauriac : "Le bonheur, c'est être cerné de mille désirs, d'entendre autour de soi craquer les branches." Si la première partie de cette définition m'était encore inconnue, je commençais à entrevoir la seconde : j'écoutais, j'entendais "autour de moi craquer les branches". C'était diffus, nouveau, troublant. Cela surgissait sans raison, n'importe où.
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JcequejelisJcequejelis   04 octobre 2011
Nous avions déjeuné chez mes grands-parents et, à peine le café avalé, je m'empressai de prendre congé. Mon grand-père (François Mauriac) me retint d'un geste.
- Tu tiens toujours ton journal ?
- Oui, pourquoi ?
Ses yeux se plissaient de joie comme chaque fois que lui venait une pensée malicieuse.
- Parfait. Surtout, continue-le, régulièrement, tous les soirs avant de te coucher. Ce sera passionnant le journal d'un tournage. Et puis... si ce M. Bresson s'avise d'être désagréable, écrire ton journal c'est te fabriquer une arme formidable. Françoise Gilot qui fut l'épouse de Picasso vient de sortir un livre qui raconte leur vie. Tout le monde se l'arrache ! Quelle vengeance ! Quelle merveilleuse vengeance !
Il riait et les membres de la famille qui se trouvaient présents riaient aussi. Choquée par le cynisme de sa proposition, je me levai et quittai le salon sans un mot.

61 – [Folio n° 4722, p. 53-54]
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nelly76nelly76   12 mai 2019
Ma vie n'est pas vraiment là. Ni auprès de Robert Bresson ni au sein de l'équipe du film,comme je l'avais cru durant l'été : cela aussi est terminé .Je l'avais compris en les voyant retrouver leur femme ou leur petite amie .Ma vie, ce serait encore autre chose.Le brouillard soudain se dissipe,la tour Eiffel surgit bien nette et, derrière elle, les jardins du Champ-de-mars,Paris.Face à ce paysage nettoyé ,il me semble que je pressens ma vie, fugitivement mais à perte de vue.
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quiliravivraquiliravivra   16 février 2012
Au sujet de l'attitude de Robert Bresson lors d'une rencontre avec JL Godard
"Il avait cet air bien élevé et innocent que j'avais appris à déchiffrer et qui signifiait l'étendue de son irrémédiable ennui".
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JcequejelisJcequejelis   29 janvier 2012
Il me conduisit à la librairie Maspero dont je n'avais jamais entendu parler, et nous nous offrîmes des livres en gage d'amitié. Lui, Un beau ténébreux de Julien Gracq et le Journal d'un voleur de Jean Genet ; moi, Eugène Onéguine de Pouchkine et Un héros de notre temps de Lermontov. Puis nous rentrâmes dans un cinéma, le premier qui s'était présenté. On y projetait Pour qui sonne le glas. Entre deux longs baisers, je retrouvais les beaux visages d'Ingrid Bergman et de Gary Cooper.

184 - [Folio n° 4722, p. 103-104]
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