AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres

Bernard Lortholary (Traducteur)
EAN : 9782070347957
272 pages
Gallimard (08/11/2007)
3.36/5   7 notes
Résumé :
Petit-fils de paysans d'une haute vallée de Suisse alémanique, Kart, né au début du siècle, se prend de passion pour la langue et la littérature françaises.
Dans l'effervescence intellectuelle et politique de l'entre-deux-guerres, il goûte à la vie de bohème, mais surtout il entame une vie de véritable homme de lettres. Travailleur forcené, il traduira en allemand plus d'une centaine d'ouvrages français, aussi bien classiques que contemporains. Jusqu'à sa mor... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Bellonzo
  09 janvier 2014
Helvète underground

Bon, maintenant soyons sérieux. . . "Le livre de mon père" est l'histoire d'un alpiniste myope amoureux d'une sirène sur les rives d'un lac suisse. Ah mais non vous m'induisez en erreur. J'admets qu'avec un titre pareil mon article méritait ces plaisanteries de garçon de bain. Il y a bien un lac suisse malgré tout...

Dans ce canton rural de la Suisse de l'immédiate avant-guerre la tradition veut que les cercueils soient fabriqués dès la naissance. Urs Widmer conte ainsi la vie de son père, né d'une famille paysanne des hauteurs alémaniques en remplissant à sa manière le livre blanc que chaque enfant reçoit à douze ans. Son père, omniprésent tout au long du récit, professeur passionné de littérature française et proche des milieux bohèmes et artistes, apparaît comme protéiforme, intellectuel et charnel, travailleur forcené qui n'a de cesse de faire connaître les auteurs. Un bref passage en politique du côté du parti communiste suisse ne le convaincra pas. Prodigue de ses forces comme de ses maigres gains le père du narrateur nous plonge dans l'histoire de ce pays si mal connu, la Suisse, qu'il est de bon ton de brocarder mais dont on sait depuis "Mars" de Fritz Zorn que la douleur de l'homme y est tout aussi âpre qu'ailleurs. Il doit être plus intéressant de lire ce livre avec son pendant maternel qu'Urs Widmer a publié peu avant, "L'homme que ma mère a aimé".


Présentation de l'éditeur :

"Même si les deux ouvrages peuvent se lire indépendamment, ce livre fait pendant à celui que Widmer a consacré à sa mère (L'homme que ma mère a aimé), où l'évocation du père de l'auteur se limitait à une seule ligne.
Ce père fut un personnage extrêmement intéressant, très drôle et fort sympathique, que son fils unique a d'ailleurs beaucoup aimé et admiré."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
ay_guadalquivir
  16 décembre 2010
Voici l'autre face de L'homme que ma mère a aimé, cette fois consacrée au père d'Urs Widmer. Eclairage de l'autre partie qui ne disait pas tout des folies et des désespoirs de sa mère. le voile est un peu levé sur les failles de cette drôle de famille. Urs Widmer réinterprète ici une tradition locale (est-elle vraie d'ailleurs?) où lors de leur initiation, les jeunes garçons reçoivent un livre blanc qu'ils rempliront du contenu de leur vie. Et déjà dans le village, lorsqu'ils viennent à l'église recevoir leur livre, les empilements de cercueils en attente leur indiquent l'issue. Ces traditions n'existent sans doute plus, mais elles ont défini un horizon de vie.
Commenter  J’apprécie          70

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
ay_guadalquiviray_guadalquivir   03 décembre 2010
"A part cela : des livres. Ils s'empilaient partout, chaque jour quelques-uns de plus, car mon père avait déniché rue de Buci un bouquiniste qui vendait les livres les plus merveilleux à des prix tout de même à peu près accessibles, parce qu'ils avaient tous un défaut. Il fallait simplement le trouver. Dans l'édition complète de Voltaire en vingt-huit volumes, par exemple, il manquait le XXIII."
Commenter  J’apprécie          60
ay_guadalquiviray_guadalquivir   03 décembre 2010
"Tout entourée qu'elle était par les sonnailles des vaches, la maison n'avait rien de rustique. Son architecte était un élève de Gropius et entendait prouver à son maître, par ce projet, qu'il était passé maître à son tour. C'était son premier chantier. Refusant tout compromis jusque dans les poignées de porte et les boîtes à lettres, il avait construit un cube en béton brut de décoffrage et en verre, avec tellement de verre, à vrai dire, que la maison ressemblait à un gigantesque aquarium, surtout la nuit, quand on voyait ses habitants y nager de-ci de-là."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
ay_guadalquiviray_guadalquivir   01 décembre 2010
"C'est le livre blanc, dit l'oncle d'une voix forte, comme s'il parlait à toute l'assemblée. Il s'appelle ainsi parce qu'il ne contient que des pages blanches. Tu y écriras, jusqu'à ta mort, chacune de tes journées. Longuement, brièvement, à ta façon. Comme nous le faisons tous ici. Longuement, brièvement, à notre façon."
Commenter  J’apprécie          50

Video de Urs Widmer (1) Voir plusAjouter une vidéo

Urs Widmer : L'Homme que ma mère a aimé
Depuis l'hôtel George V à Paris, Olivier BARROT présente le livre "L'Homme que ma mère a aimé", de Urs WIDMER, édité par GALLIMARD. Un roman traduit de l'allemand par Bernard LORTHOLARY.
autres livres classés : littérature suisseVoir plus
Notre sélection Littérature étrangère Voir plus






Quiz Voir plus

Qui a dit ???

Qui a dit : "Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute" ?

Jean Racine
Jean de La Fontaine
William Shakespeare

20 questions
246 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur ce livre