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ISBN : 2234085934
Éditeur : Stock (21/08/2019)

Note moyenne : 3.1/5 (sur 5 notes)
Résumé :
En ce mois d’août 1975, un événement majeur vient troubler la quiétude du village néerlandais de Fagne-Sainte-Marie : un avion s’est écrasé dans le champ de maïs d’Aloïs Krüzen. À son bord, un Russe grièvement blessé. Aloïs s’empresse de le secourir, bouleversant sans le savoir le cours de sa vie et celle de Paul, son fils de huit ans.
Quarante ans plus tard, si le temps semble s’être arrêté dans la vieille ferme des Krüzen, le monde extérieur, lui, ne cesse ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Bookycooky
  11 juin 2019
Fagnes-Sainte-Marie, un village néerlandais à l'est, à la frontière allemande,
Y vivent les gars de la rue des Zouaves, des spécimens à la cinquantaine, dont,
Paul Krüzen, vendeur d'antiquités militaires ( et quelles antiquités !), vieux garçon, vivant avec son père , et son pote Hedwiges Geerdink, le petit épicier "millionnaire " trop bavard, qui ne peut rivaliser avec le supermarché du coin,
Steggink, au casier judiciaire chargé, patron de bordel, qui roule en Ferrari Testarossa rouge sang ( eh oui en Hollande aussi, c'est possible 😊),
Tout ce petit monde se retrouve dans le bar de Mama Shu, la chinoise ( mondialisation oblige), ou au club Pacha, le bordel du coin, où travaillent des filles asiatiques, dont Rita.....la chérie de Paul Krüzen.
Le ton du bouquin au style sec et l'humour pince sans rire est agréablement déroutant dés les premières pages. Mais pas que ça , notre auteur en rajoute sautant du coq à l'âne, jonglant entre passé et présent, et faisant même tomber un russe du ciel en plein champs de maïs......On se croirait dans un village d'un pays du Tiers-monde plutôt qu'en Hollande, où pour un cambriolage et une agression il faut parfois attendre une heure avant que la police n'arrive, et en cas d'attaque cardiaque, on est plus vite arrivé à l'hôpital en se faisant accompagner par le voisin qu'en ambulance.
L'auteur qui se définit comme "un européen fatigué ", relate à travers ce petit village les conséquences de la globalisation ( dont même le prêtre est importé du Brésil), celle d'un monde qui change de visage, difficile à affronter pour nos deux compères.
Une histoire de solitude et d'amitié dans un monde de plus en plus difficile à vivre, avec une fin à la sud-coréenne, mondialisation oblige ( un clin d'oeil à ma précédente lecture), que j'ai bien aimé. Quand au titre , la sainte Rita, patronne des cas désespérés elle est vraiment à sa place 😄!
Un grand merci aux Éditions Stock et NetGalleyFrance pour l'envoie de ce livre intéressant et divertissant.
#SainteRita#NetGalleyFrance
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viou1108
  17 juillet 2019
A Fagnes-Sainte-Marie, un bled paumé des Pays-Bas non loin de la frontière allemande, le temps s'écoule à deux vitesses. Il y a ceux qui ont pris le train de la modernité et de la mondialisation en marche et qui s'enrichissent en trifouillant dans divers trafics, ou en gérant le bordel du coin approvisionné en chair fraîche asiatique, ou encore en arrivant de lointaines contrées pour implanter dans le village un restaurant chinois. Et il y a ceux, comme Paul Krüzen et son ami Hedwiges, pour qui la vie est immuable depuis des décennies. Paul, la cinquantaine, célibataire, vit avec son père dans la ferme familiale et y tient un magasin de « militaria » de la deuxième guerre mondiale. le seul fait marquant de leur vie s'est déroulé en 1975, quand un Russe fuyant son pays aux commandes d'un avion d'épandage, s'est écrasé dans leur champ, occasionnant des dégâts jusque dans les coeurs du père et du fils. Hedwiges, quant à lui, tient l'épicerie familiale avec une grande force d'inertie, accumulant toiles d'araignée et conserves périmées sur ses étagères depuis des années.
Tout ce petit monde se connaît, se côtoie, et si l'entente n'est pas forcément cordiale, elle n'est cependant pas mauvaise. Jusqu'au jour où Hedwiges, au café local, fanfaronne sur son soi-disant portefeuille de millionnaire, et se fait violemment agressé quelques jours plus tard.
Si à Fagnes-Sainte-Marie, on respire l'air pur de la campagne (et encore, pas les jours où on épand de l'engrais sur les champs), on n'y respire pas vraiment la joie de vivre. On y éprouve surtout de la solitude et de l'ennui, et la passivité apparemment insurmontable de ceux qui, comme Paul et Hedwiges, embourbés dans leur routine, vivent à la marge de la globalisation.
C'est fluide, c'est bien écrit, avec un certain humour pince-sans-rire, mais en dépit du dévouement de Paul envers son ami, c'est pesant et pessimiste. Fagnes-Sainte-Marie baigne dans un tel marasme que Sainte-Rita, pourtant patronne des causes désespérées, pourrait bien prendre ses voiles et ses jupes à son cou.
En partenariat avec les Editions Stock via Netgalley.
#SainteRita #NetGalleyFrance
Lien : https://voyagesaufildespages..
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spleen
  01 juillet 2019
Sainte Rita, la sainte des causes perdues , et pour moi , la cause perdue ce sera mon avis après la lecture de ce roman ...
Pourtant, le résumé du livre était attirant , d'autant plus que je connais fort peu la littérature hollandaise .
La première partie alterne entre l'enfance de Paul dans un village au nom bien français de Fagne-Sainte-Marie où l'événement majeur est la chute d'un avion d'épandage d'un citoyen soviétique fuyant son pays et à l'origine d'un cataclysme familial pour Paul et son père Aloïs, le sauveur du russe et d'autre part à notre époque , où le marasme s'est abattu sur le village dépassé par la mondialisation, même les chinois venus ouvrir un restaurant finissent par quitter les lieux .
Paul , la cinquantaine, est resté à la maison familiale s'occuper de son père, ses fréquentations sont toujours ses copains de classe , ses sorties sont le Club Pacha avec ses prostituées asiatiques dont Rita , sa préférée , ses vacances sont ciblées tourisme sexuel avec son meilleur ami, le petit épicier , Hedwiges qui se proclame millionnaire et attise la convoitise de certains .
Paul traine son ennui et moi aussi jusqu'au cambriolage d'Hedwiges, dont je me demandais quand il allait enfin arriver , mais là encore l'action est freinée par la couardise et la fatalité et j'ai eu beaucoup de mal à terminer le roman ...
Merci aux Éditions Stock et à NetGalley .
#SainteRita #NetGalleyFrance
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Latornadeblonde
  07 juillet 2019
Le titre n'était pas attirant mais c'est la curiosité qui m'a permis de connaître ce roman et son auteur qui était, je l'avoue, un parfait inconnu pour moi. Ce doit d'ailleurs être le premier roman néerlandais que je lis.
L'histoire se passe dans un petit village proche de l'Allemagne, Fagnes sur Mer, un village où l'on trouve un russe, mais aussi des chinois, et des locaux comme Paul Krüzen, antiquaire, Hedwiges Geerdink, l'épicier du village, Stegging, patron du bordel, tous quinquagénaire, restée célibataires pour la plupart. Ils se sont connues sur les bancs de l'école et continuent de se voir au bar du coin ou dans le bordel que fréquentent ces hommes depuis de nombreuses années.
Paul donc, vit avec son père dont la femme est partie pour un autre homme, un russe tombé d'un avion des années plus tôt.
Paul ressent toujours de la rancoeur envers cet homme qui lui a enlevé sa mère. L'auteur a pris le parti pris de ne pas parler de cette femme après qu'elle ait abandonné son fils et son mari. On ignore si elle est toujours vivante ou si elle vit encore avec son russe.
J'ai été quelque peu perdue dans les premières pages de cette lecture car l'auteur passe du présent au passé assez régulièrement mais ce retour au passé est nécessaire pour la compréhension de l'histoire.
Ce qui ressort de cette lecture c'est bien la grande solitude que chacun de ces hommes ressent. Bien que leur amitié soit forte, rien ne peut les sortir d'un marasme profond qui perdure tout au long de leur vie. Il ne se passe pas grand chose dans ce village excepté l'avion russe qui est tombé sur le champ du père de Paul alors qu'il était enfant. En dehors de cet évènement, la vie est triste dans ce village et même l'amitié forte de ces hommes n'y change rien.
Merci aux éditions Stock ainsi qu'à NetGalley.
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SylvieBelgrandReims
  22 mai 2019
La Hollande, l'autre pays des drames villageois.
J'ai le grand plaisir de participer à un comité de lecture en vue de la rentrée littéraire de septembre. Dans ce cadre, je suis amenée à lire des livres en avant-première. C'est ainsi que je viens de terminer Sainte Rita de Tommy Wieringa. Comme il ne s'agit pas du livre dans sa forme définitive, mais de ce qu'on appelle une épreuve, je suis partie à la découverte à l'aveugle, sans le support du quatrième de couverture pour m'indiquer de quoi il s'agissait. Expérience très intéressante.
Dans ce roman, l'auteur nous emmène rencontrer les habitants d'un village de Hollande, pas tout à fait arriéré, mais bien isolé, et notamment de Paul. Usant d'un faux rythme presque nonchalant, et d'un humour léger et bienveillant, Tommy Wieringa nous fait découvrir pourquoi Paul n'aime pas les russes, pourquoi il aime les femmes asiatiques, et la recette familiale d'une sauce improbable, entre autres.
Il est surtout question au-delà des épisodes doux-amers de la vie du héros, de solitude, d'habitudes, de rites familiaux et d'amitié.
Le style de Tommy Wieringa est fluide, si fluide, que son histoire se lit toute seule, et vous vous faites cueillir par l'émotion sans y prendre garde, jusqu'au drame final.
Un joli roman qui touche au coeur.
#TommyWieringa #SainteRita #ÉditionsStock
Lien : https://www.facebook.com/pg/..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   09 juin 2019
Des bandes organisées. Ils obéissaient à des hommes à l'Est, qui vivaient dans des palais de marbre et conduisaient de grosses voitures. Chez Theo Abbink ils avaient découpé le grillage et volé deux Audi. L'une d'elles n'avaient même pas de moteur.
" Pourquoi tu ne vas pas passer tes vacances en Roumanie, Theo? avait dit un soir Alfons Olliemuller à Abbink." Ta voiture est déjà sur place."
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BookycookyBookycooky   08 juin 2019
Son père aurait voulu d’autres enfants, plus par mesure de précaution que par amour paternel, « car nous vivons le long d’une route passante ».
Sa mère répondait : « Tu n’as qu’à le mettre au monde toi-même. »
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BookycookyBookycooky   08 juin 2019
La vie de Laurens Stekking se résumait non pas en une biographie mais en un casier judiciaire.
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