AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

François Mauriac (Préfacier, etc.)
ISBN : 2707319929
Éditeur : Editions de Minuit (11/01/2007)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 381 notes)
Résumé :
"Ce que j'affirme, c'est que ce témoignage qui vient après tant d'autres et qui décrit une abomination dont nous pourrions croire que plus rien ne nous demeure inconnu, est cependant différent, singulier, unique... L'enfant qui nous raconte ici son histoire était un élu de Dieu. Il ne vivait, depuis l’éveil de sa conscience, que pour Dieu, nourri du Talmud, ambitieux d’être initié à la Kabbale, voué à l’Eternel. Avions-nous jamais pensé à cette conséquence d’une hor... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
carre
  18 avril 2014
Un récit indispensable. La mémoire peut flancher, les écrits eux rappellent ce que la folie humaine peut engendrer. Elie Wiesel fut interné à Auschwitz-Birkenau avec sa famille puis se fut le camp de Buna avec son père. Et alors que la débâcle allemande se rapproche, la terrible marche de la mort vers Buchenwald.
Wiesel nous décrit cet enfer, ces abominables souffrances infligées, la faim qui vous rend fou, le froid qui vous gèle jusqu'aux os, les coups, les brimades infligés au hasard, la terrible sélection qui vous envoie vers les chambres à gaz. Il nous parle aussi du désespoir, de la colère vers un Dieu aveugle devant ce génocide. de la honte aussi, de penser un seul instant que le père qui vous maintient en vie devient un fardeau.
Wiesel n'occulte rien, ne juge pas, sait parfaitement qu'aucun texte ne pourra témoigner de ce que furent les camps de concentration. Mais grâce à lui, à Primo Levi et tant d'autres, c'est de notre devoir de faire passer ces témoignages. C'est le moins que l'on puisse faire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          1030
PiertyM
  18 juin 2015
On en a lu, on continue à en lire, les témoignages sur l'holocauste pendant la deuxième guerre mondiale, un moment suicidaire que le moment a traversé car comme un voile qui venait de quitter le monde et que la notion de l'humanité a surgis tout d'un coup dans chacun des cœurs qu'on s'est demandé "pourquoi n'avons-nous rien fait pour arrêter ça" mais on est arrivé à conclure le mal était plus fort que la sensation de cette humanité.
Mais les récits des enfants nous font vivre à poil cette cruauté, à les entendre, on entend pleurer des enfances et des jeunesses étouffées, violées, sacrifiées.
C'est le cas de ce livre, on se laisse emballer par le récit du jeune adolescent Elie Wiesel, censé découvrir à cet âge là les bonnes choses qui font l'homme mais c'est la pire des cruautés de l'homme qui va s'ouvrir devant lui...
Commenter  J’apprécie          531
Under_the_Moon
  20 octobre 2014
Pourquoi continuer à lire des témoignages de rescapés de la Shoah ? Bonne question ... Ce n'est certes pas pour la nouveauté du propos, car on retombe toujours sur les mêmes événements, les mêmes scènes; de la privation à la sélection, de la faim au froid, des coups à la maladie, de l'incompréhension au désespoir, etc.
Peut-être pas par masochisme ou voyeurisme non plus (du moins on peut l'espérer).
La nouveauté n'est pas dans les faits qu'Elie Wiesel raconte, mais c'est la façon qu'il a de les raconter. A l'inverse de Primo Levi, ce n'est pas le récit d'un homme qui se raccroche à tout ce qui faisait de lui un homme (un être humain, plutôt) dans sa vie d'avant Auschwitz. Ici, c'est le récit d'un adolescent qui s'est construit dans les camps (tour à tour Auschwitz, Gleiwitz et Buchenwald, en passant par la case ghetto) et qui a vu et appris l'essence (et la lie) de la nature humaine dans les camps.
Le fait qu'Elie Wiesel était adolescent au moment de sa déportation détermine le ton de son témoignage.On le voit en rébellion quasi constante contre Dieu, mais même parfois contre son père qu'il l'aura accompagné jusqu'en janvier 1944.
La voix de l'auteur est pleine de haine et de colère, pas seulement contre ses bourreaux mais vis-à-vis de lui-même. Lui aussi se demande les "comment?" et "pourquoi?" il en est arrivé là. Pour lui aussi ces questions seront sans réponse.
Il y a une énorme tension tout au long de ce texte, comme un cri étouffé. Si un mot devait le résumer ce serait l'anéantissement. L'anéantissement de ce ce que le petit Elie avait appris, de tout ceux en quoi il croyait et de tout ceux qui le lui avaient enseigné.
Bien sûr, ce témoignage - comme tous ceux de cette période - est bouleversant, mais il a aussi quelque chose de terrifiant. D'abord car on voit l'ombre du néant planer sur toutes les choses du quotidien (dans les premiers chapitres qui se déroulent avant la déportation), et puis parce qu'en même temps que le narrateur, on se trouve horrifié par cette découverte de la condition humaine n'est la solitude. Les dernières lignes de ce récit cristallisent bien l'effroi de cette découverte.
Un court témoignage très dense qui mérite d'être lu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          460
MissG
  15 janvier 2012
"Je suis l'un d'eux", telle est la phrase lâchée par Elie Wiesel, jeune journaliste, à François Mauriac, lors d'un entretien.
François Mauriac a devant lui pour la première "l'un d'eux", l'un de ces enfants juifs entassés dans des wagons en partance pour les camps d'extermination.
Elie Wiesel va alors coucher par écrit son adolescence passée dans le camp d'Auschwitz-Birkenau avec son père, séparé de sa mère et de ses soeurs, puis la terrible "marche de la mort" et l'arrivée au camp de Buchenwald, jusqu'à sa libération.
Le manuscrit, écrit en yiddish sous le titre "Et le monde se taisait", traduit en français d'abord puis en anglais, fut rejeté par tous les grands éditeurs parisiens et américains, malgré les efforts de François Mauriac, jusqu'au jour où la maison d'édition "Les éditions de Minuit" acceptât de le publier.
Bien plus qu'une autobiographie, qu'en essai ou qu'un récit, "La Nuit" est un texte à part, sans nul doute fondateur de ce qu'écrira par la suite Elie Wiesel mais également une petite clé, un aperçu de ce qu'a pu être la déportation et la survie dans les camps de la mort.
Bien que ce récit soit très dur et très réaliste, fondé sur les souvenirs d'Elie Wiesel, sur son ressenti, il n'est pas possible pour moi de savoir et de comprendre intégralement ce que les déportés ont vécu.
On ne peut qu'essayer d'aller vers Auschwitz-Birkenau, de tendre vers l'enfer sur terre que ce camp, comme tant d'autres, représentait.
J'ai été, et resterai, marquée par ce livre pour plusieurs raisons.
Tout d'abord, c'est l'un des premiers récits sur la vie dans les camps d'extermination que je lisais et j'ai été prise par cette lecture, mais surtout surprise par le fait que l'auteur ait réussi à mettre des mots sur ce qu'il a vécu, même si ces mots ne reflètent pas toujours bien sa pensée ou ce qu'il a vécu (et qui pourrait lui en vouloir).
Il s'est écoulé peu de temps entre son retour à la vie et la rédaction de ce manuscrit, cela n'en est que plus admirable.
Tout commence dans sa ville natale à Sighet, où malgré les mises en garde de Moshé : "Juifs, écoutez-moi ! C'est tout ce que je vous demande. Pas d'argent, pas de pitié. Mais que vous m'écoutiez !", survivant miraculeux d'une tuerie mobile, les habitants se croient à l'abri et que rien ne leur arrivera :"Je ne tiens plus à la vie. Je suis seul. Mais j'ai voulu revenir, et vous avertir. Et voilà : personne ne m'écoute ...".
Mais voilà, l'histoire finit par les rattraper et après les ghettos c'est le regroupement et le départ pour une destination inconnue : "Un sifflement prolongé perça l'air. Les roues se mirent à grincer. Nous étions en route."
Cette destination, c'est Auschwitz-Birkenau, précédée d'un terrible voyage en train.
Lors de ce voyage, une personne du wagon, Madame Schächter, qui n'a sans doute plus toute sa raison ne cesse de les mettre en garde, comme si elle devenait ce qu'il allait advenir d'eux : "Un feu ! Je vois un feu ! Je vois un feu ! ". Et si personne ne la croit, la vérité s'imposera d'elle-même à leur arrivée : "nous vîmes cette fois des flammes sortir d'une haute cheminée, dans le ciel noir."
L'auteur raconte ensuite la sélection à l'arrivée : "Quelqu'un se mit à réciter le Kaddich, la prière des morts. Je ne sais pas s'il est déjà arrivé, dans la longue histoire du peuple juif, que les hommes récitent la prière des morts sur eux-mêmes."", les mises en garde des détenus, la chance (si l'on peut dire) qui l'a fait passer de la file des condamnés à la chambre à gaz et aux crématoires à la sélection pour le camp de Monowitz-Buna.
Il y raconte ensuite son quotidien, le travail difficile, le manque de nourriture, le froid, la peur de la sélection, jusqu'à l'évacuation du camp et la terrible marche de la mort jusqu'au camp de Buchenwald et sa libération.
Mais l'Elie Wiesel rescapé n'a plus rien à voir avec l'adolescent déporté de Sighet : "Du fond du miroir un cadavre me contemplait. Son regard dans mes yeux ne me quitte plus."
L'auteur a bien su retranscrire ses pensées, y compris certaines scènes très difficiles, pour ne pas dire humainement insoutenables.
Ensuite, le ton employé par Elie Wiesel ne contient aucune haine, aucune rancune.
Il ne juge pas, il raconte ce qu'il a vécu adolescent avec son père, la faim, les privations, les coups, la peur, la sélection, le travail et par dessus tout la déshumanisation : "Je devins A-7713. Je n'eux plus désormais d'autre nom." et la perte de la dignité humaine, qui le poussera à laisser son père mourant alors que celui-ci l'appelle à son chevet.
Il a aussi une profonde réflexion concernant la religion et Dieu.
Avant ces évènements, Elie Wiesel était très croyant et étudiait la religion juive, particulièrement la Kabbale.
Ce qu'il a vécu dans ce camp aura eu raison de sa croyance en Dieu, c'est d'ailleurs une réflexion parfois rapportée par des rescapés et qui pose des questions sur la religion, son sens réel et la place de Dieu.
Lors d'une exécution, un détenu demande : " Où donc est Dieu ?", intérieurement Elie Wiesel lui répond ceci : "Où il est ? le voici - il est pendu ici, à cette potence...".
Mais outre sa révolte contre Dieu, c'est aussi contre l'humanité qu'il se révolte, car toutes les valeurs sont inversées (les enfants frappent les adultes, et même le coeur le plus tendre se transforme en pierre, dans le seul but de survivre. Plus personne ne pense en masse, chacun pense à soi.
Pour écrire cela, Elie Wiesel utilise un style narratif fragmenté, comme s'il devait écrire dans l'urgence car il peut disparaître à tout instant, et change régulièrement de points de vue.
Je n'ai absolument pas été gênée par ce style narratif, au contraire je trouve qu'il sert même la fluidité de la lecture de ce récit.
S'il était encore besoin de démontrer que ce n'est pas le nombre de pages d'un livre qui en fait sa qualité, ce récit d'Elie Wiesel d'un peu plus d'une centaine de pages en est la parfaite illustration.
A travers ce récit, Elie Wiesel livre au lecteur de tout âge, de toute nationalité, de toute religion, un formidable, émouvant et poignant témoignage de la vie en déportation.
C'est un livre qui m'a profondément marquée, c'est la déposition d'Elie Wiesel sur une partie de sa vie et l'une des pages les plus sombres de l'histoire de l'Humanité.
C'est un livre unique qui restera dans L Histoire.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          311
Kawane
  30 janvier 2017
Je viens de terminer la lecture de ce terrible témoignage sur L'Holocauste avec des larmes qui ont roulé toute seule sur mes joues...bouleversée par le périple de cet homme qui séparé de sa famille, se retrouve juste avec son père à traverser sans faillir dans sa foi et sa détermination sur le chemin de l'enfer. Cet instinct de survie pour cet affreux parcours de la mort en wagons, puis en camps de concentration au travail forcé....comment arriver par la suite à pourvoir prôner l'Humanité, et "rester debout" après tant de souffrances et d'ignominie?
L'écriture est dense, saisissante, ce texte me résonnera longtemps... et à ce jour me feront taire et relativiser les petits soucis et problèmes quotidiens de notre confortable vie contemporaine en France.
Commenter  J’apprécie          412
Citations et extraits (81) Voir plus Ajouter une citation
MissGMissG   11 janvier 2012
Jamais je n'oublierai cette nuit, la première nuit de camp qui a fait de ma vie une nuit longue et sept fois verrouillée.
Jamais je n'oublierai cette fumée.
Jamais je n'oublierai les petits visages des enfants dont j'avais vu les corps se transformer en volutes sous un azur muet.
Jamais je n'oublierai ces flammes qui consumèrent pour toujours ma foi.
Jamais je n'oublierai ce silence nocturne qui m'a privé pour l'éternité du désir de vivre.
Jamais je n'oublierai ces instants qui assassinèrent mon Dieu et mon âme, et mes rêves qui prirent le visage du désert.
Jamais je n'oublierai cela, même si j'étais condamné à vivre aussi longtemps que Dieu lui-même. Jamais.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          590
MissGMissG   11 janvier 2012
Béni soit le nom de l'Eternel !
Pourquoi, mais pourquoi Le bénirais-je ?
Toutes mes fibres se révoltaient. Parce qu'Il avait fait brûler des milliers d'enfants dans ses fosses ? Parce qu'Il faisait fonctionner six crématoires jour et nuit les jours de Sabbat et les jours de fête ? Parce que dans Sa grande puissance Il avait créé Auschwitz, Birkenau, Buna et tant d'usines de la mort ? Comment Lui dirais-je :
"Béni sois-Tu, l'Eternel, Maître de l'Univers, qui nous a élus parmi les peuples pour être torturés jour et nuit, pour voir nos pères, nos mères, nos frères finir au crématoire ? Loué soit Ton Saint Nom, Toi qui nous as choisis pour être égorgés sur Ton autel ?"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290
RegineSRegineS   03 juillet 2016
Je réfléchissais ainsi lorsque j'entendis le son d'un violon. Le son d'un violon dans la baraque obscure où des morts s'entassaient sur les vivants. Quel était le fou qui jouait du violon ici, au bord de sa propre tombe? ou bien n'était-ce qu'une hallucination?
Ce devait etre Juliek.
Il jouait un fragment d'un concert de Beethoven. Je n'avais jamais entendu de sons si purs. Dans un tel silence.
Comment avait-il réussi à se dégager? A s'extraire de sous mon corps sans que je le sente?
L'obscurité était totale. J'entendais seulement ce violon et s'était comme si l'ame de Juliek lui servait d'archet. Il jouait sa vie. Toute sa vie glissait sur les cordes. Ses espoirs perdus. Son passé calciné, son avenir éteint. Il jouait ce que jamais plus il n'allait jouer.
Je ne pourrai jamais oublier Juliek. Comment pourrais-je oublier ce concert donné à un public d'agonisants et de morts! Aujourd'hui encore, lorsque j'entends jouer du Beethoven, mes yeux se ferment et, de l'obscurité, surgit le visage pale et triste de mon camarade polonais faisant au violon ses adieux à un auditoire de mourants.
Je ne sais pas combien de temps il joua. Le sommeil m'a vaincu. Quand je m'éveillai, à la clarté du jour, j'aperçus Juliek, en face de moi, recroquevillé sur lui-meme, mort. Près de lui gisait son violon, piétiné, écrasé, petit cadavre insolite et bouleversant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          122
OmbreetPoussiereOmbreetPoussiere   30 juillet 2018
Après quelques minutes de course folle, nous arrivâmes devant un nouveau block. Le responsable nous y attendait. C’était un jeune Polonais, qui nous souriait. Il se mit à nous parler et, malgré notre lassitude, nous l’écoutâmes patiemment :
- Camarades, vous vous trouvez au camp de concentration d’Auschwitz. Une longue route de souffrance vous attend. Mais ne perdez pas courage. Vous venez déjà d’échapper au plus grand danger : la sélection. Eh bien, rassemblez vos forces et ne perdez pas espoir. Nous verrons tous le jour de la libération. Ayez confiance en la vie, mille fois confiance. Chassez le désespoir et vous vous éloignerez de la mort. L’enfer ne dure pas éternellement....
Et maintenant, une prière, plutôt un conseil : que la camaraderie règne parmi vous. Nous sommes tous des frères et subissons le même sort. Au-dessus de nos têtes flotte la même fumée. Aidez-vous les uns les autres. C’est le seul moyen de survivre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
thedocthedoc   15 décembre 2017
Jamais je n'oublierai cette nuit, la première nuit de camp qui a fait de ma vie une nuit longue et sept fois verrouillée.
Jamais je n'oublierai cette fumée.
Jamais je n'oublierai les petits visages des enfants dont j'avais vu les corps se transformer en volutes sous un azur muet.
Jamais je n'oublierai ces flammes qui consumèrent pour toujours ma foi.
Jamais je n'oublierai ce silence nocturne qui m'a privé pour l'éternité du désir de vivre.
Jamais je n'oublierai ces instants qui assassinèrent mon Dieu et mon âme, et mes rêves qui prirent le visage du désert.
Jamais je n'oublierai cela, même si j'étais condamné à vivre aussi longtemps que Dieu lui-même. Jamais.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          181
Videos de Elie Wiesel (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Elie Wiesel
Élie Wiesel dans une passionnante émission de radio sur le prophète Jérémie.
autres livres classés : shoahVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1635 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre