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ISBN : B005R4DQDW
Éditeur : (29/09/2011)

Note moyenne : 2.27/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Cette Chasse à l'opossum, dont l'attribution à Oscar Wilde est régulièrement contestée, représente davantage qu'une simple curiosité dans l'oeuvre de l'auteur du Portrait de Dorian Gray. Le narrateur raconte une étrange partie de chasse dans le bush australien, en compagnie d'un ami, de quelques bushmen et d'aborigènes. L'opossum, animal curieux aux particularités singulières constitue un gibier unique, qui ne peut se prendre qu'en obéissant à certaines règles. Docu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Erik35
  01 juin 2017
O tempora, o possum... *
[Latin de cuisine détournant honteusement une célèbre citation de Cicéron]
Opossum (source : wikipedia) : «Trichosurus vulpecula, appelé Phalanger-renard (ou Phalanger renard), Phalanger vulpin, Phalanger commun, Opossum d'Australie, Opossum à queue en brosse, Cousou ou localement « possum » (ne pas confondre avec les opossums d'Amérique), est une espèce de petit marsupial arboricole australien à queue préhensile qui se nourrit de feuillages et de fruits mais aussi d'insectes, d'oeufs et d'oisillons. Introduit en Nouvelle-Zélande pour sa fourrure, il y est à présent considéré comme une espèce invasive car, sans prédateur sur cette île, il pille les nids, blesse les arbres et transmet la tuberculose bovine.»
Voilà donc la bête épouvantable et féroce que cette nouvelle nous propose d'aller chasser - tout littérairement, il va sans dire.
Ces petites bêtes nocturnes, essentiellement frugivores - hou, hou, on meurt de trouille pour ces intrépides chasseurs -, de la taille d'un très gros rat sont aussi inoffensives qu'un lapin mais à la différence de ces deniers, ils vivent dans les arbres. C'est pourtant ce que le narrateur s'en va nous conter, tandis qu'il suit un sien ami d'enfance répondant au prénom De Robert, un "bushman" et deux braques spécialisés dans cette chasse ô combien imprévisible...
Pour donner un peu de relief à "La chasse à l'opossum" sans grande surprise (en raison même de l'animal traqué), l'auteur nous fera croiser les traces immémoriales de quelques chasseurs aborigènes dont il nous fera découvrir la dextérité proche de l'impossible avec leurs fameux boomerang. le narrateur de s'étonner d'ailleurs en des termes assez peu amène pour ce peuple premier : «C'est véritablement étonnant, et je me demande par quel hasard, par quelle intuition, des sauvages d'un degré de civilisation infime ont pu découvrir un instrument à la fois si peu compliqué et d'une telle puissance d'action que toute la science moderne a peine à s'en rendre compte.»
Petit ouvrage paru en français en 1888, chez un petit éditeur parisien répondant au nom de Lecène et Oudin, cet ouvrage signé d'un étrange Oscar Wild (sans "e") ce qui explique qu'aujourd'hui encore, nombre des spécialistes d'Oscar Wilde refuse de lui attribuer ce petit récit de chasse exotique et de rencontre ethnologique dont il faut bien avouer que s'il est charmant (dans son genre), il n'en constitue pas pour autant un ouvrage d'un grand intérêt littéraire. Il est vrai qu'on peine à y retrouver la verve mordante, l'humour noir et souvent cynique de celui qui proclamait qu'il fallait mettre son génie dans sa vie et son talent dans ses oeuvres. Moins encore la puissance d'évocation de son terrible témoignage intitulé La Balade de la geôle de Reading...
Apocryphe ou simple exercice de style en français de l'auteur irlandais du célèbre roman le portrait de Dorian Gray, ce petit opuscule élégamment réédité aux éditions "La part commune" permettra, pour le mieux, de patienter quelques longues minutes dans une salle d'attente ou d'éviter l'ennui dans les transports en commun...
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MissSherlock
  23 septembre 2013
Cette nouvelle d'Oscar Wilde (si tant est que ce texte soit bien de lui, il ne fait pas partie de la bibliographie officielle de l'auteur) est assez déconcertante : véritable documentaire sur la chasse à l'opossum, elle ne ressemble en rien à ce que j'ai pu lire jusqu'à présent de l'auteur Irlandais.
Point d'ironie ou de regard acerbe sur la société mais une description minutieuse d'une partie de chasse en Australie.
L'auteur décrit avec grande précision son environnement, les bushmen, la façon de chasser, le maniement du boomerang... Il nous fait un petit court de biologie puisqu'il explique par le menu ce qu'est un opossum ("En résumé, ce charmant petit animal m'a bien paru faire partie de la famille des sarigues et kanguroos et, par conséquent, être un marsupiau.").
Le lecteur de l'époque y a peut-être trouvé son compte mais pas moi, je me suis ennuyée. Fort heureusement, la nouvelle est courte et le mal n'a pas duré longtemps.
J'en suis encore à me demander où Wilde (ou qui que ce soit d'autre) voulait en venir avec ce récit sauvage.
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viaboi
  19 mars 2014
Ce texte n'a jamais été considéré comme étant d'Oscar Wilde. La manière dont tout le monde s'approprie un texte totalement inconnu par le simple fait que le projet gutenberg l'ait publié est abhérant.
Ce texte signé "Oscar Wild", paru en 1888, est écrit en français (alors qu'on nous explique souvent qu'il est traduit par Albert Savine!). On ne trouve aucune autre info. Il est évident, si c'est un texte écrit par Wilde, qu'il ne s'agissait pour lui que de s'essayer à écrire en français.
Il est à noter qu'aucune collection des oeures intégrales De Wilde ne mentionne ce texte.
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raton-liseur
  16 mars 2012
Euh… C'est quoi cette nouvelle ? Aucun intérêt, rien. Rien de l'ironie qui est tellement délicieuse chez Wilde, rien de son dandisme exaspérant. peut-être que dans un recueil de nouvelles ce texte passerait comme une erreur de parcours, mais publié seul ainsi, je m'interroge sur son intérêt et son sens. Est-ce un véritable souvenir de son voyage en Australie, mais alors quel est l'intérêt de cette scène de chasse. On est bien loin des souvenirs virils et brûlants de soleil d'Hemingway ou des observations sagaces de Gheerbrant.
J'attendais une petite distraction wildienne, j'ai eu une vingtaine de pages qui ne me laisseront aucun souvenir.
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raynald66
  05 décembre 2013
Petit roman de Dorian Gray sur la chasse à l'opossum en Australie
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Erik35Erik35   01 juin 2017
- Me diras-tu maintenant, Robert, quel genre de gibier nous venons chasser dans ces solitudes ?
- Oui mon ami, j'ai voulu te procurer le plaisir d'une chasse à l'opossum.
- Maigre proie, si j'en crois ce que j'ai lu dans les livres d'histoires naturelles.
- On chasse ce que l'on peut, mon cher.
- Il est bien certain qu'en fait de gibier, l’Australie laisse à désirer.
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MissSherlockMissSherlock   23 septembre 2013
Les opossums que j'avais là devant moi, étaient de la grosseur d'un fort lièvre ; le plus lourd pesait environ huit à dix livres.
Le pelage était, brun fauve et bien fourni ; le dessous du corps et l'intérieur des pattes, gris clair ; la queue, aussi longue que le reste du corps, était garnie, en dessus, de longs poils, en dessous, absolument nue ; c'est sans doute ce qui permet à l'opossum de s'en servir pour s'accrocher ou se soutenir ; les pattes, d'inégale grandeur, celles de devant un peu plus courtes que celles de derrière, étaient armées de griffes longues et acérées. La tête fine, le nez pointu, les yeux très grands et surmontés d'une tache brun clair qui chez les chiens s'appellent : feu. Cette particularité l'a fait nommer quatre-œils, dans certaines contrées de l'Amérique du Sud, où il est très abondant.
En résumé, ce charmant petit animal m'a bien paru faire partie de la famille des sarigues et kanguroos et, par conséquent, être un marsupiau.
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raynald66raynald66   05 décembre 2013
Un jour, cependant, un indigène lui dit, que si lui, Dick, voulait aller se placer à dix mètres derrière lui, il lancerait le boomerang en avant, atteindrait un but déterminé, et qu'en revenant, il irait frapper Dick en pleine poitrine.
«Mon vieux bushman rit beaucoup de la prétention du «sauvage» et accepta résolument sa proposition. Debout, à quelques pas, en arrière, les bras croisés sur la poitrine, avec la tranquillité d'un homme sûr de son fait, il attendit... pas longtemps.
«Le sauvage prit d'un coup d'oeil ses mesures, lança son boomerang, et le morceau de bois, après avoir touché le but désigné, revint avec une telle vélocité, un tel bruit sinistre que mon pauvre Dick serait sorti de cette expérience fêlé de tous les côtés et la poitrine brisée, s'il ne se fût vivement et prudemment jeté le nez dans le gazon.
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raton-liseurraton-liseur   16 mars 2012
C’est véritablement étonnant, et je me demande par quel hasard, par quelle intuition, des sauvages d’un degré de civilisation infime ont pu découvrir [le boomerang,] un instrument à la fois si peu compliqué et d’une telle puissance d’action que toute la science moderne a peine à s’en rendre compte. (p. 23).
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MissSherlockMissSherlock   23 septembre 2013
Figure-toi, dans les plaines, des bandes de kanguroos qui procèdent par bonds au, lieu de courir et emportent leurs petits dans une poche ; des autruches, qu'ils nomment ici émeus, couvertes de poils, au lieu de porter des plumes comme leurs congénères d'Afrique ; sur le bord dés rivières et des lacs, des mammifères amphibies, avec un corps de loutre et un bec de canard ; c'est l'ornithorynque.
Dans les forêts, des perroquets gros comme des serins, criards et bavards, et sur les arbres, des quadrupèdes, des opossums.
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Videos de Oscar Wilde (58) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Oscar Wilde
L'émission complète : https://www.web-tv-culture.com/emission/joseph-denize-quand-on-parle-du-diable-51689.html
Voilà un auteur prometteur. Franco-italien de naissance, installé à Florence en Toscane, depuis plus de vingt ans, Joseph Denize, après des études littéraires, s'est spécialisé dans l'écriture publicitaire et cinématographique. Mais l'envie du roman était là depuis longtemps. Et c'est dans le fantastique qu'il a choisi d'ancrer son premier livre, « Quand on parle du diable ».
Nous voici donc à Paris, en 1917. Dans cette période charnière de la première guerre mondiale, nous allons suivre un jeune homme, Aimé Grandin, dont l'oncle, fantasque artiste peintre faussaire, est mort dans des conditions bien énigmatiques. Et notre jeune homme d'être embarqué dans un imbroglio où un tableau sème la mort, où les personnalités se dédoublent, où des sociétés secrètes cherchent à prendre le pouvoir quand les hommes meurent au front par milliers.
Allégorie de la guerre, ce roman à énigmes, foisonnant s'inscrit dans la tradition des grands feuilletonistes de la littérature tels Edgar Alan Poe mais aussi Oscar Wilde et son « Portrait de Dorian Gray », Balzac et sa « Peau de chagrin » ou Boulgakov avec son oeuvre maitresse « le maître et Marguerite » lu et relu par Joseph Denize au fil des années.
Si je cite volontairement ces grands noms de la littérature, c'est, qu'au-delà de l'intrigue, des rebondissements, de la fantasmagorie imaginée par l'auteur, on est aussi enthousiasmé par sa plume. Une écriture soignée, riche, travaillée sans être ampoulée, ne s'interdisant pas quelques traits d'humour et ne cédant pas à la facilité des dialogues à outrance.
Dans ce Paris de 1917, parfaitement dépeint dans les moindres détails, les forces du mal mènent un combat à faire froid dans le dos. Sur les pas du jeune Aimé, du prestidigitateur Vikto Tombo et de la belle mais énigmatique Mérie, nous sommes embarqués avec délice dans une histoire cauchemardesque à souhait qui nous entrainera dans les entrailles de la Ville-lumière.
Amateurs de fantastique, voilà l'une des pépites de ce début d'année, « Quand on parle du diable », le premier roman de Joseph Denize, publié chez Julliard.
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