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EAN : 9782760947528
160 pages
Éditeur : Leméac (Editeur) (23/08/2017)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Osip se refuse à sa nièce. Il ne lui montrera pas comment « faire le sexe des humains », même s’il ne voit pas trop qui pourra le lui enseigner sur le rocher qu’ils habitent avec le reste du clan. Il n’a pas pitié de Mie. Elle appartient à cette plage qu’il observe depuis la plateforme du phare où il passe ses journées. Seuls l’intéressent les bateaux étrangers et la femme de l’aîné. Celle-ci n’a ni la pudeur de la Vieille, ni les manières des femmes qu’il a croisée... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
HUBRISLIBRIS
  23 avril 2018
Le Corps des bêtes.
C'est un regard braqué sur une famille ; les Borya. Dégénérescence des engeances. Une grand-mère (La Vieille). Noé (la fille sans bavardage). Osip (l'oncle à l'oeil hagard des corps féminins), et Mie (la singulière, l'enfant se faufilant sous le derme des bêtes). Une fresque familiale, un puzzle qui se compose, se décompose. C'est l'orchestration de leurs vies sur un caillou, une terre désertique mais bordée d'eau, de cette terrifiante qu'ils n'abordent pas. L'eau est leur limite, la signalétique d'une fin de monde. Où sont-ils ? Quelle époque ? L'auteure dissémine des indices, trace un chemin pour mieux le désaxer, proposer un autre itinéraire. Des noms jalonnent la lecture : Triglav, Nan Mei. Côtes québécoises ou bordure d'une ile égaré aux contrées asiatiques ? Qu'importe la localisation. Seule compte l'hostilité des lieux.
Le corps. Un mot qui revient, devient relent. Il est le sujet principal, le personnage central de ce livre qui oscille entre conte et fresque d'apocalypse. le corps, c'est avant tout Mie. La petite est en lisière de l'adolescence, en proie aux mutations de sa chrysalide enfantine. La crainte du changement se caractérise par sa volonté à fuir dans le corps des bêtes. Observer les autres plutôt que subir sa propre chair. Elle devient tantôt héron, parfois ours. L'oeil se fait avide de ce qu'elle ignore encore, de ce qu'elle souhaite partager avec l'oncle ; le sexe des humains.
Corps à prendre.
Corps à dépiauter.
Corps charpie.
Corps en découverte.
Le corps s'entremêle à la sexualité, aborde le féminin, la violence de l'autre. le corps est réceptacle de tous les maux – mots. Car l'auteure déploie son vocabulaire tranchant, sans tabou. Serpe aiguisée qu'elle manie avec élégance, ne conçoit pas le dégout, peut-être l'étonnement, la curiosité, ou l'interrogation mais jamais l'ignoble crasse ne s'injecte sous sa plume.
Un roman où l'histoire est à trouver au delà des conventions.
S'imprégner de l'atmosphère et en ressortir poisseux mais avide d'une prochaine aventure noire.
Lien : https://hubris-libris.blogsp..
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LettresItBe
  16 novembre 2017
017 : le Corps des bêtes, Leméac for ever. Une fois n'est pas coutume, le territoire est hostile, rugueux, aride. Un rocher comme habitat, une famille-puzzle ou l'oncle se refuse charnellement à la nièce, où le frère engrosse la soeur … Audrée Wilhelmy s'affranchit des bonnes morales qui n'ont aujourd'hui que trop voix au chapitre. Un petit couronnement d'une oeuvre triptyque qui, on l'espère, ne s'éteindra pas sur ce bout de caillou familial.
Tout un article dédié à Audrée Wilhelmy à découvrir sur le blog de Lettres it be
Lien : https://www.lettres-it-be.fr..
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critiques presse (2)
LeJournaldeQuebec   29 janvier 2018
Après avoir reçu un formidable accueil pour Oss (2011) et Les Sangs (2013), la talentueuse écrivaine montréalaise Audrée Wilhelmy propose pour son troisième roman une histoire basée sur le mythe de Salomé et son infâme triangle amoureux, Le corps des bêtes.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse   31 août 2017
Avec Le corps des bêtes, Audrée Wilhelmy signe un troisième roman moins «tapageur» que le précédent, mais tout aussi dérangeant. Rencontre avec une jeune auteure qui se plaît gentiment à semer le malaise en abordant de front les tabous.
Lire la critique sur le site : LaPresse

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