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ISBN : 2764809158
Éditeur : Libre Expression (01/11/2013)

Note moyenne : 4/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Après des années d'errance sentimentale, une femme trouve l'amour auprès d'un homme qui la protégera, enfin. Sept mois plus tard, il s'enlève la vie. Le choc est si brutal qu'elle en perd la voix. Où vont les guêpes quand il fait froid ? raconte sa lente remontée à la surface, vers la lumière, vers ses enfants, ses amis, vers la vie qui continue. Vers le désir, surtout, impérieux, qui refuse d'abdiquer, vers la peau qui guérit.

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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
El_Gabier
  09 janvier 2018
L'être parti, ne demeure plus que le vide. Un parfum vaporeux, une voix qui s'amenuise pour devenir qu'un vague murmure, quelques lambeaux de souvenirs. Des lieux amers, antres de fantômes, devenus musées des pleurs et des douleurs. Laurent n'est plus. Il a confié sa vie à une corde. Pas de lettre d'adieu, pas de message d'explication, juste des questions en suspend. Et Julia. Elle renaissait péniblement à une nouvelle désillusion. Il semblait fort comme le bois qu'il sculptait de ses mains, confiant en leur avenir. Sept mois pour le connaître, deux saisons pour revivre, et au final l'abandon, les interrogations. L'envie de le suivre, de survivre... « Je résistais à l'envie de traverser la rue sans regarder ou de m'étendre sur un rail. J'essayais de taire, dans un bruit blanc, ces deux questions qui m'habitaient. Qu'est-ce que je n'ai pas vu ? Qu'est-ce que j'ai fait ? ». de gueuler, de se battre contre tout, contre les pourquoi qui vous assaillent, contre ses murs vides qui vous crachent son absence, contre ses images qui figent un bonheur indécent aujourd'hui disparu. Contre « cette mort que l'on décide, que l'on choisit et qui laisse derrière nous un immense chaos ». La vie, la mort, une histoire à deux, une fin solitaire. Un seul pour affronter l'abîme, les troubles cyclothymiques. « Je navigue toujours entre le désespoir et l'envie de disparaître, mais il me vient parfois des explosions de rage. Qui me brûlent les joues. Qui me font ravaler une colère doublement muette. Qui me donnent envie de faire voler en éclats, à grands coups de hache, la table de la cuisine. Cette fureur me sauvera ». Se sauver c'est le combat du rescapé, retrouver le flot bouillonnant de la vie. « En arrivant près de la rivière, j'ai vu qu'elle coulait encore, malgré le départ de Laurent. Qu'elle ne s'était pas, comme moi, complètement asséchée ». le suicide, la mort ne sont que des intermèdes douloureux dans l'existence, un long escalator que l'on tenterait de gravir dans le mauvais sens. Une ascension lente et pénible dont l'aboutissement ne serait que plus magnifique. Là où vont les guêpes quand elle meurent relate ce cheminement, la lutte de la narratrice, le combat de Laurent pour survivre le plus longtemps possible. Les détresses que l'on ne peut voir, que l'on ne peut résoudre même en tendant les mains pour les sauver. Il est des fleurs qui renaissent au printemps et d'autres qui s'étiolent et meurent malgré l'affection et les soins qui les entourent. Pascale Wilhelmy met des mots simples sur ces moments difficiles, sur cette oppressante solitude, sur ces adieux interminables et l'angoisse d'une réponse qui ne viendra jamais. « Je lui ai dit : « Joyeux Noël, où que tu sois. » Puis, j'ai refermé le coffre et, avec lui, une année de tristesse, de remords et de questions qui resteraient sans réponse. Qu'est-ce que je n'ai pas vu ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Je ne le saurais jamais. de toute façon, ça ne changerait rien. »
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mallard
  03 mai 2017
Qui sommes-nous pour juger de l'amour qu'une personne porte à quelqu'un? Qui sommes-nous pour juger de la souffrance qui habite l'autre? Que reste-t-il lorsque que le silence devient votre seul allié? Notre unique moyen de survivre à l'impensable, l'inimaginable, l'incompréhensible. Ce livre raconte avec émotions l'indicible. Il raconte la longue et lente remontée à la surface d'une femme vers la vie qui continue.
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julielitaulit
  08 février 2016
L'écriture de Pascale Wilhelmy est sensible et fait réfléchir. On constate les conséquences du suicide chez ceux qui restent et comment les épreuves nous influencent. Heureusement, avec le temps, on peut rebondir.
Lien : http://julielitaulit.com/201..
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critiques presse (1)
LaPresse   02 décembre 2013
Écrit avec limpidité et simplicité, Où vont les guêpes pèche toutefois par son côté «conte de fées» (héritage qui sauve des soucis financiers, bel amant ténébreux et habile...) et quelques maladresses. N'empêche, c'est là un premier roman plus que prometteur, sensible, sensuel et courageux.
* * *
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
El_GabierEl_Gabier   09 janvier 2018
Je navigue toujours entre le désespoir et l’envie de disparaître, mais il me vient parfois des explosions de rage. Qui me brûlent les joues. Qui me font ravaler une colère doublement muette. Qui me donnent envie de faire voler en éclats, à grands coups de hache, la table de la cuisine. Cette fureur me sauvera.
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penemavpenemav   06 août 2014
Étendue dans l'Eau tiède, elle avait oubliée sa gêne, les marques sur ses jambes et le soleil qui frappait dans la pièce. Un lumière crue qui ne pardonnait rien: l'inconnu face à elle n'aurait plus d'illusion. Seul le bruit des gouttes qui s'échappaient, lentement, une à une, du robinet brisait ce silence parfait. Elle pensa furtivement au supplice chinois, que son frère, en bon aîné cruel, lui avait raconté pour l'effrayer. Il avait vu juste. À sept ans, ce n'étaient ni les sorcières ni les monstres qui peuplaient ses cauchemars. Simplement des gouttes assassines qui tombaient, en un rythme régulier et impitoyable sur son front.
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EsmeEsme   04 août 2014
Je ne crois pas que c'est de la lâcheté. Il a sans doute été très courageux de se rendre jusqu'à ses quarante-cinq ans, m'a-t-elle envoyé solidement. Moi je l'admire, ton amoureux.
Elle m'étonnait. Je ne m'attendais pas à cet entretien. Puis je n'avais jamais envisagé le suicide comme un acte de courage.
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EsmeEsme   04 août 2014
Tu ne devines pas la douleur de se lever chaque matin et d'affronter le journée.Tu ne soupçonnes rien des nuits où l'on ne s'endors pas, épuisé d'être passé au travers des heures. Tu ne crains pas cette fatique qui t'étrangle dès le réveil en sachant qu'aujourd'hui encore il y a la vie.
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Vidéo de Pascale Wilhelmy
Samedi de lire du 21 juin 2014 avec l'auteure Pascale Wilhelmy - Partie 2 (Amelie Boivin Handfield).
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