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EAN : 9791026248200
608 pages
Éditeur : Librinova (21/02/2020)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 29 notes)
Résumé :
La Fin est l'histoire de William, un homme de 38 ans qui souffre. Un professeur. Alors il écrit. La fin est un premier roman dérangeant, vertigineux, un roman malade, un roman en deux faces qui, brouillant nos perceptions et nos certitudes, mise sur l'intelligence et le ressenti du lecteur. Dans un style très assuré, le cocktail détonnant - et follement original - que l'auteur a préparé mêle le récit cru, hilarant et dérangeant de la sexualité de William, la novlang... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Chroniqueuse
  23 juin 2020
Il y a quelques jours, une belle réception est arrivée à bord plus précisément au Liban avec les deux exemplaires de Marius William La fin (Face A : La malveillance) et La fin (Face B : La bienveillance).
Merci pour la confiance accordée.
Dans un premier temps, c'est avec bien sûr le premier tome qu'il est question dans cette chronique.
Il convient de préciser que ce roman s'adresse à un public averti.
Une première de couverture assez basique qui représente peut-être le bout du tunnel…, un titre qui pique la curiosité pour terminer avec un plat verso assez explosif lequel promet visiblement un ensemble de thématiques intéressantes et actuelles. de quoi inciter le lecteur à vouloir s'y mettre rapidement.
La fin (Face A : La malveillance) est une invitation à un Rallye livresque qui se lit à une cadence plutôt rythmée, qui freine sa vitesse de temps à autre sur sa frénésie de l'amour pour bondir sur des références de cinéma, de musique allant jusqu'à évoquer l'éducation nationale et même les réseaux sociaux, etc. Je pense que tout lecteur pourrait s'y retrouver avec un brin de nostalgie à soi, il y a de quoi de valser entre les pages et de quoi se projeter dans une cinémathèque. Une riche variante y est exposée…
En de courts chapitres ou plus ou moins longs, une page s'ouvre pour nous faire tressaillir et une autre se referme pour nous faire réfléchir, et ceci avec un pavé de plus 450 pages .
Marius William écrit en toute transparence sur la sexualité, sans aucune once de pudeur au risque de choquer, déstabiliser voir répugner le lecteur, mais c'est du William tout simplement en toute franchise, sans détour. Il faut juste comprendre le pourquoi de cette écriture à coeur et corps ouvert avec tout ce qu'un homme peut ressentir que ce soit de la hargne, rage, mais aussi de la douceur et humilité lesquelles trahissent son désarroi .
D'une cadence assez tonique à croire qu'on sombre avec William dans la folie tant sa plume atteint son paroxysme tantôt délicate et tantôt limite vulgaire voir bestial et répétive , déposant des MOTS et des MAUX pour ressortir sa souffrance et sa détresse tout comme sa jouissance et le plaisir qu'il en décuple parfois lors de ses rencontres.
C'est une torture qui le vide de son intérieur, un mal-être puissant, un tourbillon de pensées confuses, parasitaires qui se dévoilent nous laissant paralysés dans certains passages ne sachant que penser…
Ce livre est une palette de ressentis de toutes sortes, aucune raison de les citer à vous de les découvrir avec William Marius à la plume bien maitrisée pour un récit aussi tourbillonnant.
C'est un roman assez particulier qui s'amuse à nous dérouter, perturber, avec un partage de tendances cinémagraphiques ou musicales, mais à en rire également, car Marius William a pensé à TOUT.
À très vite pour le second avis lecture !
Lien : http://chroniqueuse6.canalbl..
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William3838
  29 juin 2020
Après avoir vu tant d'engouement concernant cet ouvrage sur la vie de William, je me décide à laisser ma propre chronique concernant les 2 faces. Bien sûr, cette chronique répond à ma compréhension des ouvrages et des chroniques, qui peut être bien erronée, je le conçois.
D'abord, félicitation à son auteur, le véritable et à son assistante. Sans rentrer dans un syndrome de Stockholm, j'apprécie le talent, l'intelligence et vous n'en manquez pas. Félicitation !!!
Je veux commencer par parler de ce William, résumer ce que j'en ai compris.
William a connu des moments très difficiles, de grandes souffrances, il était perdu, il a pété les plombs. Il s'est retrouvé enfermé dans une bulle, sa bulle. Il s'est mal comporté vis-à-vis de Lucien son ancien copain, et il a eu des réactions étranges pour ne pas dire douteuses vis-à-vis de Paulina.
On peut voir son côté sombre. Et oui, il en a un, même plusieurs.
Il a franchi une ligne rouge. Certains diront plusieurs lignes rouges. Il a eu tort, il le sait, il le regrette. Il a longtemps voulu dire "ce n'est pas de ma faute, on m'a manipulé pour en arriver là". Même si cela est la vérité selon moi, cela ne l'excuse pas pour autant. Manipulé ou pas, on ne pas peut pas faire tout et n'importe quoi. Ce serait trop facile. Nul ne peut nier ses actes et en fuir les responsabilités. Il en est de même pour William.
C'était des erreurs, des lignes rouges à ne pas franchir, mais qu'il a franchi sans retenue. C'était des actions noires, sous l'action de la peur, moments où William a fait ressortir la partie la plus sombre de sa personnalité. Oui, William, quand il a peur, réagit de façon impulsive, désordonnée, bête, avec outrance, parfois agressivement, presque toujours en se tirant une balle dans le pied.
Oui, William le regrette particulièrement aujourd'hui. Mais il ne peut revenir sur ce qui a été dit, écrit. Car, quelle que soient les circonstances, ses actions négatives résultent malgré tout de William, de lui seul. Ce sont ses actions, pas celles d'un autre.
Après, de façon plus générale, William est un homme qui parle, qui écrit beaucoup au gré de ses pensées. C'est un homme qui pense tout haut, parfois à un interlocuteur à qui il fait confiance. Parfois un interlocuteur qui le trahit, malgré des conversations privées et consenties.
Lorsque William pense, d'autant plus en période de désordre émotionnel, comme ce fut le cas, William dit quelque chose, le contredit, le redit, le nuance (parfois après plusieurs jours). Il avance, il construit sa pensée, son opinion. Pour William, la pensée, c'est vivant, c'est un mouvement. La pensée, on peut la cloisonner ou la rendre libre. Lui s'autorise à penser tout et son contraire. Pour ne pas enfermer la pensée dans un unique schéma. Oui, il y a aussi une forme de provocation dans tout cela.
Pour William, le blanc n'existe pas, le noir n'existe pas, tout est gris, dans différentes nuances. Mais pour William, il faut s'autoriser de penser blanc, pour le contredire, de penser noire, pour le contredire et construire sa propre nuance de gris, qui pourra évoluer au cours d'une vie, d'une année, d'un mois, d'une journée.
Le problème de William, c'est de souvent penser trop fort, sans filtre, avec outrance. Cela peut parfois agacer, agresser, choquer, mettre mal à l'aise.
Mais aussi, quand William se fait des ennemis, certaines personnes peuvent se servir de cela pour lui nuire.
Dans sa pensée mouvante, si William a dit noire, celui qui veut lui nuire va le montrer du doigt "Regarder William est un connard qui pense noir". Alors, oui, il y a une part de noire dans la pensée de William, mais aussi une part de blanc. Et le cantonner à noir serait très réducteur. Et n'oublions pas qu'il s'agit souvent de discussions privées et consenties, avec des personnes à qui William fait confiance, éternel naïf qu'il est.
Oui, William est d'une naïveté maladive. Il fera part de ses pensées mouvantes à qui l'écoutera, sans réfléchir à ce que la personne ne se serve de ses errances contre lui. En temps normal, ce fonctionnement est gérable. Mais que ce passe-t-il quand William, submergé par la vie, perd pied ?
Il suffit bien souvent d'appuyer sur une touche pour mettre fin à des messages, que ce soit téléphoniques ou sur Messenger. Un simple appui en une demi-seconde. Mais là, ces appuis n'ont pas eu lieu, laissant cet homme affaibli, William, se ridiculiser, s'humilier, enfermé dans sa bulle de souffrance qui le rongeait. Au contraire, on a laissé cet homme qui a perdu pied, s'auto-détruire, puis on l'a montré du doigt. Non, William, enfermé dans sa bulle , n'était pas bienveillant.
Mais, lorsque la vie fait craquer celui qui a été votre ami, le pousse au burn-out comme l'a écrit l'auteur, que fait-on de cette personne ? Que devient-elle pour vous ? Un ennemi à abattre ? Un homme à lyncher sur la place publique ? Que fait-on de cet homme qui a craqué à en devenir puant ? On le dénonce ? On l'aide à s'en sortir ? On le laisse juste en l'ignorant le temps qu'il se calme ? On l'éloigne, parce que c'est pas beau quelqu'un qui sent le vomi, quelqu'un qui vous a éclaboussé de son vomi ? À chacun sa personnalité, à chacun sa réponse.

Sorti de William, il y a 3 choses qui m'ont particulièrement gêné dans cet ouvrage :
1. La première, c'est 1100 pages pour un type comme ça, sans grande envergure.
Quand on voit les 320 pages de Valérie Trierweiler face à François Hollande, humiliée devant 67 millions de Français, je trouve que ces 1100 pages, c'est un peu trop, beaucoup trop. Est-ce vraiment nécessaire ? Quel est le but ?
Pourtant Valérie était considérée par certains comme rancunière. Que dire de cet auteur, le vrai ?
2. Ensuite, dans ce livre, tout est à charge contre William. C'est un livre contre William.
Pour décrire son côté sombre, sans concession. Même si certaines choses sont vraies, j'ai l'impression qu'on en rajoute un peu, même beaucoup. Dans ces relations sentimentales, on montre sa part qui a pu indisposer la personne en face. Mais je trouve qu'on ne voit pas l'interaction réelle. On ne voit pas la part sombre de l'autre. On ne voit que William en connard. La part sombre d'en face n'est pas montrée. Et cela fausse la perception qu'on peut avoir.
William a connu des échecs avec des femmes. On ne voit que cela. Mais on ne voit pas : des femmes ont connu des échecs avec William mais aussi avec d'autres hommes avant ou après lui. Hors, une séparation, c'est un échec des 2. Les femmes qui ont échouées avec William ont connu des échecs avant lui, après lui pour celles dont la séparation date. Hors, ce livre est auto-centré sur William, à charge, et cela donne l'impression qu'il serait responsable de tout, qu'il serait LE connard de ces dames. On ne voit pas assez selon moi, le côté gris de chacun. Ce livre s'évertue à montrer que William est noir face à une blanche colombe.
Que diraient les ex de Paulina, Charlotte, et des autres femmes s'ils étaient interrogés ?
(En lisant entre les lignes, on pourrait dévoiler ici des mots de Patrick, l'ex grand amour de Paulina, mais restons discret. C'est fini le temps de régler ses comptes, même si cela était dans le cadre d'une discussion privée et consentie.)
On ne le sait pas, parce qu'il est très rare d'entrer dans une telle démarche de faire parler les ex. Pourquoi une telle démarche ici, d'un côté seulement ?
3. Il y a tant de choses ajoutées, sans doute pour meubler, donner de la consistence à une vie bien plus pauvre en réalité. L'art pour l'auteur, le vrai de ce roman, d'en faire un roman.
Je suis surpris de voir tant de femmes citées dans ce livre. Je dois avouer ne pas m'y retrouver. William ne me semble pas avoir tant aimer, avoir connu tant de relations. William me semble n'avoir connu que 2 vraies relations, Charlotte et Paulina. Et une relation de transition, pansement comme on dit, consentie de part et d'autre. Je n'ai même pas compris le prénom de cette relation.
J'ai l'impression que de simples interactions, rencontres, ont été transformées en relation pour agrémenter ce roman, pour donner de la consistance au héro.
Je vois aussi évoqué un viol. Mon dieu. Qu'appelle t-on viol ? Peut-être est-ce une image qui parle d'autre chose. Je ne sais pas, je reste interloqué, sans comprendre.
Je vois aussi évoqué, de façon crue, sale, la sodomie. Pourtant, j'ai le ressenti que William n'a jamais apprécié cette pratique, et qu'il ne l'a que très peu pratiqué, plus pour répondre à une demande.
Peut-être cela était-il imagé ? Je n'ai sans doute pas tout compris.
Je n'ai sans doute compris qu'une partie de cet ouvrage, et surtout de ces chroniques, et encore y ai-je compris quelque chose ?
Difficile de se défendre d'accusations pas clairement ennoncées, devant un jury pas clairement défini. Juste l'auteur et pleins de faux pseudos ? Différents proches de William ? Impossible de savoir.
Pour conclure, je trouve que La Fin n'est pas très belle, d'où 3 étoiles. William a commis des erreurs, des fautes, a révélé une part sombre de sa personnalité. Mais il garde un sentiment amer de trahison, de plusieurs personnes, mais surtout d'une en particulier qui le touche profondément.
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charleneliterrerature
  19 juin 2020
L'auteur a l'art et la manière de retourner le cerveau.
C'est perturbant, la fin.
J'en suis parfois venue à me demander ce qui me poussait à bûcher autant sur ce style de lecture originale.
La structure des débuts est déroutante (échanges de messages sur Messenger). J'avoue m'être demandée à plusieurs reprises qui était qui dans ces échanges. Et puis qui est cette femme à qui William écrit dans la première partie : la même que lors du prologue, une autre, plusieurs autres ?!
J'ai décidé de me laisser porter, lire simplement.
On découvre beaucoup de personnages féminins. On en apprend à chaque fois plus sur des relations antérieures, mais de façon totalement découpée. On passe de Charlotte à Caroline en évoquant Emeline et Elsa pour ne citer qu'elles. Notre conception de l'espace-temps est mise à mal. Désordonné mais volontaire. Désordonné comme l'est l'esprit humain, dans lequel La Fin est une plongée dans les profondeurs. Une anecdote commence et finit par faire écho à tout autre chose, dans la même phrase. On laisse passer quelques lignes (voire pages) puis on revient apporter la fin de l'anecdote. Il faut s'accrocher et ne pas survoler, c'est exigeant, mais cela en vaut la peine, tant il est bon de se laisser perdre (parfois totalement, mais je ne suis pas sûre d'être certaine d'avoir envie de me retrouver en fait) par l'auteur.
Pardon, j'en viens à ne pas vous prévenir : le sexe est ici exposé de manière très brute. Jeune fleur bleue ne saura apprécier ce roman.
Oui, c'est perturbant, la fin.
J'en suis donc venue à me demander ce qui me poussait à bûcher autant sur ce style de lecture si prise de tête, si original aussi, si inhabituel pour moi. J'en arrive à me rendre compte que finalement la sexualité débridée (oui oui !) de William attise une folle curiosité, un petit côté voyeur. Nombre de lectrices risquent de s'offusquer de l'image sexualisée de la femme. La scène avec Paulina leur sera sans doute insupportable. Pour ma part, l'indignation n'est pas au rendez-vous : chacun d'eux semble y prendre du plaisir.
Mais pourquoi la sexualité est un sujet si gênant ?
J'ai quand même tout au long du récit eu du mal à comprendre l'obstination de William. Il m'apparaît comme un peu dérangé, forçant au dialogue une femme semblant le rejeter. Son insistance est inquiétante (sans spoiler, la fin de cette face A est donc capitale). Il passe aisément comme un connard je pense, mais simplement pour le langage qu'il choisit pour parler de la chose (assez cru et vulgaire à de nombreux moments, magnifique à d'autres). Et pourtant au travers des ébats, et du reste (car il n'y a pas que ça, c'est un roman très riche), je sens quelqu'un de plus tendre et affectif, l'être qu'il est (William ou l'auteur ?) est suggéré par l'auteur, du moins c'est mon ressenti.
Les dernières pages apportent un éclairage déroutant. J'ai dû revoir mon jugement premier sur le personnage principal. Une surprise presque aussi géniale que celle de la fin du sixième sens pour qui se souviendra du début. Quel exercice de dingue !
Je finis ce roman avec l'envie de le relire afin de mieux comprendre et apprécier certains passages (c'est un roman à relire, c'est certain).
Apprécions enfin le fait que l'auteur fasse souvent référence à des oeuvres tant cinématographiques que musicales. C'est souvent un gros plus, y compris pour celui ou celle (dont moi) qui n'est pas calé du tout dans ces domaines, et ce n'est en rien gênant de ne pas avoir toutes ces références car Marius les fait vivre, et nous les donne, mieux encore, le garçon est suffisamment fou pour avoir deux playlists de malade, aussi copieuses que son roman (une par face). Allez voir sa page Facebook si vous me croyez simple groupie écervelée.
J'ai une tendresse particulière pour William, vous l'aurez compris ! La face b m'apportera, j'en suis convaincue, encore plus de flou, mais aussi des précisions voire des surprises, j'espère !
Pour ce genre de découverte, les réseaux sociaux sont un outil précieux : si Marius se montre insistant et très intrusif pour vous convaincre d'acheter son roman, laissez-vous faire malgré votre absence de consentement, car vous allez vivre une expérience littéraire (et le style est envoûtant en plus) et, je vous le souhaite (enfin pas trop quand même, j'ai la jalousie facile), comme pour moi, humaine, une expérience qui changera votre vie à jamais, qui vous révèlera à vous même, qui vous fera accepter votre côté sombre et inavoué, pas pour devenir dangereux, mais pour le maîtriser, le structurer, pour faire votre vie plus belle encore.
J'ai tellement hâte que la face B sorte, si vous saviez...
Ne passez pas à côté de la Fin !
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alaintriangle
  01 mars 2020
Au coeur des ténèbres
Il arrive que, par le conseil d'un proche, on se sente obligé de lire un livre, et souvent de le trouver formidable, en apparence, pour ne pas vexer. C'était donc avec les plus grands doutes que je m'attaquais à cette fin, conseillée par mon fils qui me disait que ce livre l'avait étonné, qu'il n'avait rien lu de tel depuis bien longtemps… sans me dire s'il avait aimé ou non.
Vierge de toute critique, je commençais la lecture (et en plus sur support numérique, c'est vous dire mon enthousiasme tout relatif au début de la fin…).
Et aujourd'hui, je décide d'écrire à l'auteur :
Cher Marius William, je viens de lire - puis de relire certains passages - votre livre : un livre décapant comme un cocktail vodka-eau écarlate !
Un livre très référencé - mais accessible pour les néophytes de toutes ses références - sur le cinéma, les séries, la musique, l' éducation nationale, la politique.
Un livre ou le lecteur est dérouté, un livre plein de vigueur et d'humour où le héros se met à nu, exprime sa colère, sa mélancolie, sa folie. Un livre à la sexualité crue qui peut choquer le lecteur mais que le héros doit exprimer dans son outrance (on n'en dira pas plus afin de ne pas "spoiler").
Un livre par lequel il faut se laisser porter : vous savez où vous voulez nous emmener (nous manipuler ?) et le faites avec talent. Un livre puzzle, donc, foisonnant, passionnant, aussi choquant qu'émouvant, qui, en l'espace d'une phrase, nous fait passer par de multiples émotions.
Un livre qui nécessite probablement une seconde lecture tant votre travail d'orfèvre (d'obsessionnel compulsif ?) mérite que l'on revienne sur la multitude de détails dont vous parsemez votre récit (et dont certains ne seront que pleinement compréhensibles qu'après avoir lu le - voir les - twist final).
A la lecture, une image n'est venue c'est celle d'Arlequin avec son costume fait de bouts de tissus cousus, aux couleurs multiples, que William (le personnage principal) doit recoudre, peu à peu, pour trouver la sortie du labyrinthe dans lequel il est enfermé.
Une mise à nu du héros afin de revêtir ce costume aux mille caractéristiques qui habitent chacun d'entre nous.
William (vous ?) se tient devant nous avec son costume multicolore une certaine tristesse sur son visage, une certaine douceur sur son visage, il est là avec ses petites chaussures vernies, il nous regarde droit dans les yeux, et nous demande : et vous, comment vous la traversez, la tempête de votre vie ?
On essaie non pas de l'éviter, mais précisément de passer au travers, comme le disait Jung, auquel vous faites référence dans votre roman.
Marius, j'ai été ravi de traverser cette tempête avec vous.
Marius, s'il-vous-plait, restez fou !
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EmileRoyer
  06 juin 2020
Et voilà qu'arrive ce livre brutal, perturbant...
Un texte loin de cette littérature aseptisée où tout doit être politiquement correct ! Oui c'est un livre dérangeant, cru, un héros qui crie sa colère, un livre plein de fulgurances pornographiques. De fulgurances tout court.
Un héros blessé par les femmes avec qui il a vécu, un héros complexe. Des moments où nous, lecteurs, nous devons nous accrocher !...
Le jeune petit vieux que je suis a bien sûr été choqué, énervé, et en colère contre certains propos de l'auteur ! ...
On pourrait quitter le texte ! Mais on est pris par cette spirale vertigineuse où on se perd, un peu, on ne comprend pas tout, on est ballottés comme dans un grand huit à la foire !
Mais il n'y a pas que ça... derrière toutes ces outrances, une âme écorchée se cache ainsi qu'une timidité, un désir d'amour vrai et, oui, aussi une certaine mélancolie...
Un héros qui n'est pas en harmonie avec le monde dans lequel il vit.
Son métier d'enseignant l'amène vers des propos tant cinglants qu'hilarants sur l'Education Nationale.
De belles critiques de film musicales, de beaux textes poétiques qui parlent entre les lignes d'amour ponctuent aussi ce livre !
Au terme de cette petite critique, j'invite les futurs lecteurs à oser plonger dans cette littérature déroutante, passer au travers, et accueillir toutes ces outrances, puis découvrir enfin ce que cet auteur montre : son héros tel qu'il est, dans sa nudité, avec ses blessures.
En ce temps de l'immédiateté, prenons le temps de lire ce gros et dense ouvrage, d'y revenir et d'accepter d'être bousculés, mais surtout d'être portés par une écriture pleine de fougue, de poésie. Et d'humour.
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
lyanealyanea   26 juin 2020
Vingt ans plus tard, elle se jetterait de ce même balcon, en ayant préalablement pris soin de rendre son appartement impeccable.
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lyanealyanea   26 juin 2020
Lui qui aimait lire entre les lignes des choses qui n’existaient pas, pensant à tort que tout le monde avait une communication aussi subtile et alambiquée que la sienne, il ne voyait rien ici qui puisse nourrir un espoir, aussi mince aurait-il pu être.
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lyanealyanea   26 juin 2020
Un regard s’attardant un dixième de seconde de trop, celui durant lequel il faut comprendre, sinon après c’est trop tard.
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highflyingbirds77highflyingbirds77   21 juin 2020
Ça vous coûtera 700 € de frais de rapatriement du véhicule d’un autre pays.

William se demanderait longtemps quels étaient les apports de l’Union Européenne à leur problématique d’alors, mais ce n’était, pour l’heure, pas le sujet. Il fallait trouver une solution pour la nuit, et même trouver un taxi avec deux euros dans les poches, car le distributeur automatique de billets de l’aéroport n’était pas en panne pour la simple et bonne raison qu’il n’y en avait pas.

Un peu comme les meilleurs prédateurs sachant flairer leur proie, attendant des heures, planqués dans les hautes herbes de la savane, un chauffeur de taxi restait encore à attendre devant l’aéroport. William lui expliqua leur problème en lui demandant, dans un premier temps, de les arrêter devant un distributeur afin qu’ils puissent honorer le prix de la course devant les mener à un hôtel pour y passer une nuit paisible ou même coquine pour faire oublier la précédente, entachée par le souvenir du fils de la mariée. Il accepta et, après avoir fait trois fois le tour de la ville pour trouver un distributeur, les mena, après quatre tours de Charleroi By Night, dans l’hôtel d’un très bon ami.
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highflyingbirds77highflyingbirds77   21 juin 2020
L’évaluation, pour certaines épreuves de BTS Comptabilité et Gestion, doit s’effectuer en grande partie au fur et à mesure de la formation par les professeurs en charge des enseignements concernés, ce qui est appelé l’évaluation « au fil de l’eau ». William avait passé des centaines d’heures à essayer de comprendre cette innovation dans l’évaluation, puis de la mettre en œuvre de la manière la plus pertinente, et surtout juste, ce qui était bien évidemment impossible.
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