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Critique de troisouquatrelivres


troisouquatrelivres
  13 février 2017
Le far-west, la ville formée d'une seule rue principale, la poussière qui se soulève sous les pas des bottes... le décor du bon vieux film de wertern se vit dans Butcher's Crossing, le quotidien des chasseurs de l'époque est parfaitement transcrit. Amis des animaux, passez votre lecture si vous n'avez pas le coeur bien accroché : les scènes de tuerie des bisons sont le coeur de ce roman. Dans les années 1870, ils sont chassés pour leurs peaux et leurs carcasses sont laissées sur place, laissant le soin à la nature de blanchir leurs os.

Le périple de la chasse, le chemin parcouru sans même être sûr de trouver un troupeau de bêtes, tout cela donne lieu à un roman épique, dans lequel un jeune homme tente de se connaître. Roman initiatique ? Butcher's crossing l'est un peu : pendant un an, on suit en effet le périple d'un chasseur en herbe qui pense se trouver et apprendre des choses sur lui-même dans cette aventure en pleine contrée sauvage. Andrews change, ses mains deviennent caleuses à force de travail, mais son caractère, lui, n'est finalement guère développé. Andrews est un jeune homme qui apprend de ses aînés, qui suit leurs conseils pleins d'expérience sans jamais les remettre en question. Jamais, par exemple, il ne s'interrogera sur l'utilité de tuer un troupeau entier, comprenant des milliers de bisons : cela représente pourtant beaucoup plus de peaux qu'ils ne peuvent en ramener pour les vendre. Un massacre gratuit, par honneur de chasseur. Sensible, il s'accoutume néanmoins au travail de dépeçage des bisons. Dégoûté au début sous l'effet des sensations, des odeurs, il s'habitue à travailler la chair encore chaude des animaux, devient habile au maniement des couteaux.

Plus qu'un roman de chasse ou un roman d'apprentissage, ce livre est surtout un roman montrant un profond amour pour la nature. Les descriptions de paysages sont légions et souvent magnifiques. L'écriture est poétique mais aussi assez visuelle pour nous mettre sous les yeux les plaines et les montagnes de l'ouest américain.

"Une brise légère frémissait entre les branches, et les aiguilles de pin chuchotaient, frottées les unes contre les autres. de l'herbe s'élevait le bourdonnement d'innombrables insectes qui s'affairaient en secret à des tâches invisibles. Tout au fond de la forêt, une brindille craqua sous le coussinet d'un animal. Andrews inspira profondément l'air parfumé, épicé de l'odeur d'aiguilles de pins écrasées, musqué par la lente décomposition qui remontait de la terre, à l'ombre des grands arbres."

La nature est sauvage et souvent sans aucune pitié pour les personnages. L'écriture de J. Williams sait retransmettre ces conditions : le lecteur vit la soif, vit le froid d'une tempête de neige. Aux côtés des personnages, j'ai ressenti le déchaînement des éléments. Butcher's Crossing est un roman puissant, une belle surprise pour moi !


A lire pour découvrir le far-west et pour une nature belle et sauvage !

Lien : http://troisouquatrelivres.b..
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