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Charles Williams (Autre)
EAN : 9782351785942
272 pages
Éditeur : Gallmeister (28/05/2020)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Ingram et Rae passent une lune de miel idyllique sur l’océan Pacifique, même si un calme plat immobilise leur voilier. Un canot s’approche, mené par un jeune homme à bout de force. Il raconte que son équipage est mort d’une intoxication alimentaire et que son yacht est en train de couler. Méfiant, Ingram décide d’aller inspecter le bateau en détresse. Là, une très mauvaise surprise l’attend , surtout quand il s’aperçoit que son propre voilier a levé l’ancre. Sans ra... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  24 septembre 2020
C'est sur les eaux calmes de l'océan Pacifique que Rae et Ingram décident, quelques mois après leur mariage, de passer leur lune de miel, à bord du Saracen. Libérés des frustrations et des ennuis de la terre ferme, ils voguent depuis des jours et font cap sur Tahiti. Ils aspirent encore à de nombreux jours de tranquillité, d'amour et de calme plat. Jusqu'au jour où Ingram aperçoit au loin un yacht, encalminé lui aussi. Sans peine, il distingue alors avec ses jumelles un canot avec quelqu'un à son bord, ramant dans leur direction. Arrivé à leur hauteur, l'homme lâche les rames et monte sur le voilier, avec l'aide d'Ingram. Visiblement déboussolé, tremblant, il accepte avec plaisir l'eau que lui tend Rae et se présente, une fois ses esprits retrouvés. Hughie Warriner leur dit alors que ses compagnons de voyage, sa femme et un couple d'amis, sont morts d'une intoxication alimentaire et que le voilier prend l'eau depuis des jours. Tandis que le jeune homme se repose, Ingram, méfiant, quelque peu sceptique par rapport aux propos du rescapé, décide d'aller voir sur le bateau. Malheureusement, c'est un tout autre spectacle qui s'offre à lui et il se rend compte, lorsqu'il voit son propre voilier s'éloigner, que le jeune homme s'est bien joué de lui...
Une lune de miel qui tourne au cauchemar pour Ingram et Rae. Deux voiliers encalminés sur une mer d'huile. D'un côté Rae et ce beau jeune homme, Hughie Warriner, qui, visiblement, fuit quelque chose. de l'autre, Ingram, Mme Warriner et Bellew. D'abord surpris par leur présence à bord de l'Orpheus qui prend l'eau petitement, Ingram va peu à peu découvrir ce qui s'est vraiment passé sur ce voilier mais aussi la véritable personnalité de Hughie. Dès lors, il fera tout pour rejoindre sa femme malgré les nombreux obstacles. Sous un soleil incandescent, en plein milieu de l'océan, Charles Williams nous entraîne au coeur d'un huis clos, dans une atmosphère de plus en plus oppressante et tendue. Il dévoile, au fil des pages, le caractère de chacun et leurs motivations. Un roman haletant et terriblement efficace...
À noter que ce roman a été adapté au cinéma par Phillip Noyce, sous le titre "Calme blanc", avec Nicole Kidman et Sam Neil.
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BillDOE
  03 juin 2020
Ingram et Rae passent leur lune de miel à bord de leur voilier au milieu du Pacifique. le vent a calé. Un matin une embarcation les aborde avec à son bord un jeune homme totalement affolé. Il leur explique qu'il est le seul survivant d'un équipage que formait deux couples, décimé par une intoxication alimentaire et que le yacht sur lequel ils voyageaient prend l'eau depuis plusieurs jours. Contre l'avis du rescapé, Ingram décide d'aller vérifier de son propre chef la réalité de cette version qu'il juge douteuse, en se rendant sur le bateau de celui-ci, décision qu'il va vite regretter.
« Calme plat » est un chef d'oeuvre de suspens. Charles Williams, l'auteur du « Bikini de diamants » et de « Hot spot », éditions Gallmeister, Totem, signe ici une histoire palpitante où le lecteur ne peut que retenir son souffle de la première à la dernière page.
Un roman que je recommande vivement.
Traduction de Laura Derajinski.
Editions Gallmeister, Totem, 262 pages.
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Christophe_bj
  08 juin 2020
Alors que John et Rae Ingram passent un voyage de noces de rêve sur un voilier qui met le cap vers Tahiti, ils aperçoivent un autre voilier, puis un jeune homme qui fonce sur eux en canot. Ce dernier, Hughie Warriner, leur dit qu'il est le seul survivant des quatre personnes qui étaient à bord, les autres étant morts de botulisme, et le bateau prenant l'eau de toutes parts. John Ingram le suspecte de ne pas leur avoir dit toute la vérité et se rend en canot sur le voilier de Warriner pendant qu'il dort. Une décision qu'il risque de regretter... ● Ce roman efficace met en scène deux huis clos sur l'Océan Pacifique. Les personnages sont complexes et profonds, loin des stéréotypes falots de certains thrillers plus contemporains (le roman date de 1963). L'intrigue tient en haleine de la première à la dernière page. Merci à BillDOE pour cette belle découverte.
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LaBiblidOnee
  29 juin 2020
Calme plat, oui, mais avant la tempête.
Ingram et Rae passent leur lune de miel sur leur nouveau bateau, en plein milieu de nulle-part sur l'océan, vers Papeete. le temps est au beau fixe, comme le bateau : pas un souffle de vent, calme plat. Quand soudain, un blondinet sur son canot perché brandit une rame. Son bateau coule, et il vient demander asile sur le leur. Rae, séduite par ce jeunot bien élevé, le prend sous son aile. Mais quand Ingram propose d'aller chercher récupérer le journal de bord du bateau, des fringues, etc, blondinet devient hystérique, pleure, refuse, dit que le bateau coule et que peu importe, il n'est pas assuré et, de toutes façons, tout le reste de l'équipage étant mort, il ne veut plus en entendre parler. Voyant qu'il n'obtiendra aucune explication du traumatisé, Ingram l'envoie dormir, et décide d'aller seul explorer le bateau, s'assurer qu'il n'y ait rien ni personne à sauver… avant d'embarquer pour de bon avec ce gamin perturbé.

Comme de bien entendu, c'est là que les emmerdes ont commencé. Seuls, sur l'océan à perte de vue… et désormais sur deux bateaux différents ! Mais combien de fois devra-t-on le répéter ? On ne doit JAMAIS se séparer ! Vous regardez jamais de films policiers ou quoi ?!

*****
J'avais tellement envie de prendre le large avec Charly ! Je me voyais déjà dans le paysage de la couverture, hypnotisée par ses mots, dans une ambiance de rêve nimbée d'angoisse et pimentée d'aventures. Ça commençait tellement bien, avec les descriptions campant le décor marin, les reflets du soleil dans une eau rougeoyante, et un blondinet annonçant bien des mystères…

Et puis… calme plat. Ou presque. On a deux bateaux, deux huis presque clos. Alors on calcule qu'on a sept heures pour trancher entre deux solutions comme entre la peste et le choléra. On cogite, on tergiverse, on essaye, on recule. On n'ose pas, si on se loupe, sur un bateau… Je comprends. Vraiment, je serais morte de peur moi aussi à la place de Rae. Sauf que je le suis pas. Je suis assise là, sur mon canapé, à ressasser ses doutes, lui criant des conseils dans ma tête parce que je suis sûre qu'elle peut la jouer plus fine (oui je sais, c'est facile à dire)… A ce moment-là, les manipulations techniques qui, au départ, donnaient son réalisme à l'histoire, achèvent de me sortir un peu de l'aventure.

Heureusement, ça ne dure pas : mon souffle d'agacement a fait repartir l'histoire, juste à temps pour un final en bouquet. Les révélations finissent par arriver et elles partent de loin, on comprend l'enchainement d'un millier de minuscules décisions qui mène à de si graves conséquences, on admire la confiance complice de Rae et Ingram même quand ça vire au drame. Au total, le gros atout de ce roman demeure son ambiance très particulière. Ce ne fut pas le coup de coeur que j'attendais, mais j'avoue avoir quitté à regret ce thriller, écartelé entre deux bateaux, auréolé d'une mer sanguinolente et ensoleillée, sur laquelle un blondinet, qui a un grain, souffle un vent de folie. Sans rancune Charly, je remonterai à bord avec toi : j'ai vu que tu avais d'autres histoires marines en stock ! (En revanche, choisissez cette nouvelle édition et non « Calme blanc », qui d'après les commentaires précédents était moins bonne !). Bon vent, les amis !
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JIEMDE
  11 juin 2020
Bonne pioche pour Gallmeister que cette nouvelle traduction signée Laura Derajinski de Dead calm de Charles Williams, classique devenu Calme blanc dans sa première version française et aujourd'hui Calme plat : ce huis-clos en haute mer avalé d'une traite - ou plutôt d'une nuit – ne fait pas son âge et s'avère prenant et intrigant d'un bout à l'autre de ses 260 pages.
Passant leur lune de miel à naviguer en amoureux sur leur ketch avec cap sur Papeete, le manque de vent ne gêne pas vraiment Rae et Ingram, tout occupés à profiter l'un de l'autre. Surgit une voile puis un canot et Hughie, naufragé exténué, monte à bord : son bateau est en train de couler et sa femme et le couple qui les accompagnaient sont morts noyés. Un peu gros pour Ingram qui profite d'un temps de repos pour monter à bord du bateau en perdition. Mais il voit bientôt le sien s'éloigner, emmenant au loin sa femme et l'inconnu détraqué…
Raconté à travers les deux voix d'Ingram et de Rae tous deux en danger sur deux bateaux différents, Calme plat révèle peu à peu les détails du drame qui s'est joué sur le bateau d'Hughie tout en montant en intensité sur celui qui s'annonce pour Ingram, isolé dans un bateau qui se remplit d'eau, et pour Rae, à la merci d'un déséquilibré imprévisible. Après le calme, la tempête est annoncée…
Intrigue solide, suspense tenu du début à la fin, style rythmé et efficace : ne cherchez pas plus loin les ingrédients qui font d'un livre un classique ! Ils montrent que le Williams du Bikini savait décidément naviguer avec aisance dans tous les genres. Et qu'il n'a pas eu besoin de potasser son Cours des Glénans pour restituer à bon escient toute l'ambiance et l'univers des voileux qui boiront ici du petit lait !
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   24 septembre 2020
Les choses tapies dans l'obscurité au-delà du feu de camp étaient toujours bien plus terrifiantes que les autres, celles qu'on pouvait voir.
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marina53marina53   24 septembre 2020
Elle se demanda combien de crimes l'espèce humaine avait bien pu perpétrer au nom de ces nobles causes qu'étaient la liberté, la religion et l'amour.
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marina53marina53   24 septembre 2020
On ne pouvait pas rationaliser le meurtre d'un homme à coups de fusil, et on ne se résolvait pas à un tel acte au terme d'un processus de réflexion, en soupesant le pour et le contre.
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LaBiblidOneeLaBiblidOnee   22 juin 2020
Machinalement, son esprit recevait, enregistrait et évaluait chaque son du concert de craquements et d’infimes collisions autour de lui, sans écouter la mélodie d’ensemble, mais capable de se mettre en alerte au moindre soupçon de fausse note. Rien ne roulait ou ne cognait sur le pont ; tout y était bien sécurisé. Le tintement métallique à côté de ses pieds, dans la petite cuisine, provenait de la bouilloire qui frottait le rail de protection installé sur la gazière. Le cliquetis et les chocs intermittents provenaient de la vaisselle qui se déplaçait contre la cloison de leur arrimage au-dessus de l’évier. Les craquements n’étaient dus qu’au bois qui travaillait normalement tandis que le bateau tanguait ; si un bateau n’avait pas un minimum de souplesse, il se brisait au moindre gros temps, comme une voiture qui s’écraserait contre un mur. Ce bruit de roulement était celui d’un crayon qui s’agitait dans un tiroir. La pendule sonna l’heure. Il s’étira avec volupté. Six heures. La chaleur. Le calme plat.
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IsidoreinthedarkIsidoreinthedark   22 juillet 2020
Loin au nord, un orage brillait et grondait à l’horizon, mais ici, sous le soleil brûlant, ils étaient comme suspendus dans un néant tandis que la mer tranquille s’agitait doucement depuis le sud. L’air, pareil à une toile de coton humide, se pressait sur eux, moite, saturé, immobile. La transpiration ne s’évaporait pas. Elle s’agglutinait sur le corps, pareille à une fine pellicule, une pellicule qui se muait en ruisselets, qui coulait, s’arrêtait momentanément, coulait à nouveau avec cette sensation irritante d’insectes rampant sur la peau.
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Video de Charles Williams (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Williams
Nous avons rencontré Thomas Chatterton Williams, qui nous explique comment il a eu l'idée d'écrire UNE SOUDAINE LIBERTÉ
Description du livre : En 2011, Thomas C. Williams est encore inconnu du public américain lorsqu'il publie Une soudaine liberté. le jeune journaliste y décrit son enfance dans le New Jersey, celle d'un garçon né d'un père noir et d'une mère blanche qui a décidé de se fondre dans la masse des jeunes afro-américains de son âge grâce aux cultures urbaines, et notamment au hip-hop. Un vocabulaire cru, une démarche spécifique, une façon de s'habiller, un rapport trouble à l'argent et aux filles reproduisant l'imaginaire des clips qui se succèdent à la télévision. Une vision de l'histoire et de l'art aussi, lorsqu'on respecte une minute de silence pour l'anniversaire de la mort d'un rappeur assassiné mais qu'on ne connaît pas la date du décès de Martin Luther King, qu'on célèbre Jay-Z mais qu'on n'a jamais entendu parler de Toni Morrison. La littérature et l'imaginaire n'ont plus leur place lorsqu'on cherche à reproduire des codes au nom d'une identité, tournant le dos à la culture. Une adolescence aux teintes « gangsta » donc, également marquée par l'obsession du père de Thomas pour les livres et les échecs. Grâce à l'éducation parallèle que ce dernier s'obstine à donner à ses fils, Thomas réussit finalement à entrer à l'université de Georgetown, à Washington. Il réalise alors qu'une autre voie est possible, il découvre de nouvelles manières de penser le monde, de nouvelles musiques, et les voyages qui lui permettront d'aller vers des cultures radicalement différentes. Puis Thomas passera plusieurs mois à Paris avec l'impression d'avoir fait exploser le carcan des cultures urbaines, cette "colle invisible". Une soudaine liberté est un texte qui pointe avec justesse les dérives de certaines cultures qu'il est aujourd'hui difficile de critiquer, malgré leur violence et leur misogynie. Un récit d'une grande sensibilité sur le métissage, les identités noires et la possibilité de s'affranchir de son milieu.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Colin Reingewirtz.
ACHETER LE LIVRE : https://www.grasset.fr/une-soudaine-liberte-9782246819967
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