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Charles Williams (Autre)
EAN : 9782351785942
272 pages
Éditeur : Gallmeister (28/05/2020)
3.54/5   63 notes
Résumé :
En lune de miel, Ingram et Rae naviguent sur l’océan Pacifique, mais un calme plat immobilise leur voilier. Un canot s’approche, mené à la rame par un jeune homme à bout de force. Il raconte que son équipage est mort d’une intoxication alimentaire et que son yacht est en train de couler. Méfiant, Ingram décide d’aller inspecter le bateau en détresse. Là, une très mauvaise surprise l’attend, surtout quand il s’aperçoit que son propre voilier a levé l’ancre. Sans radi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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sur 63 notes
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marina53
  24 septembre 2020
C'est sur les eaux calmes de l'océan Pacifique que Rae et Ingram décident, quelques mois après leur mariage, de passer leur lune de miel, à bord du Saracen. Libérés des frustrations et des ennuis de la terre ferme, ils voguent depuis des jours et font cap sur Tahiti. Ils aspirent encore à de nombreux jours de tranquillité, d'amour et de calme plat. Jusqu'au jour où Ingram aperçoit au loin un yacht, encalminé lui aussi. Sans peine, il distingue alors avec ses jumelles un canot avec quelqu'un à son bord, ramant dans leur direction. Arrivé à leur hauteur, l'homme lâche les rames et monte sur le voilier, avec l'aide d'Ingram. Visiblement déboussolé, tremblant, il accepte avec plaisir l'eau que lui tend Rae et se présente, une fois ses esprits retrouvés. Hughie Warriner leur dit alors que ses compagnons de voyage, sa femme et un couple d'amis, sont morts d'une intoxication alimentaire et que le voilier prend l'eau depuis des jours. Tandis que le jeune homme se repose, Ingram, méfiant, quelque peu sceptique par rapport aux propos du rescapé, décide d'aller voir sur le bateau. Malheureusement, c'est un tout autre spectacle qui s'offre à lui et il se rend compte, lorsqu'il voit son propre voilier s'éloigner, que le jeune homme s'est bien joué de lui...
Une lune de miel qui tourne au cauchemar pour Ingram et Rae. Deux voiliers encalminés sur une mer d'huile. D'un côté Rae et ce beau jeune homme, Hughie Warriner, qui, visiblement, fuit quelque chose. de l'autre, Ingram, Mme Warriner et Bellew. D'abord surpris par leur présence à bord de l'Orpheus qui prend l'eau petitement, Ingram va peu à peu découvrir ce qui s'est vraiment passé sur ce voilier mais aussi la véritable personnalité de Hughie. Dès lors, il fera tout pour rejoindre sa femme malgré les nombreux obstacles. Sous un soleil incandescent, en plein milieu de l'océan, Charles Williams nous entraîne au coeur d'un huis clos, dans une atmosphère de plus en plus oppressante et tendue. Il dévoile, au fil des pages, le caractère de chacun et leurs motivations. Un roman haletant et terriblement efficace...
À noter que ce roman a été adapté au cinéma par Phillip Noyce, sous le titre "Calme blanc", avec Nicole Kidman et Sam Neil.
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BillDOE
  03 juin 2020
Ingram et Rae passent leur lune de miel à bord de leur voilier au milieu du Pacifique. le vent a calé. Un matin une embarcation les aborde avec à son bord un jeune homme totalement affolé. Il leur explique qu'il est le seul survivant d'un équipage que formait deux couples, décimé par une intoxication alimentaire et que le yacht sur lequel ils voyageaient prend l'eau depuis plusieurs jours. Contre l'avis du rescapé, Ingram décide d'aller vérifier de son propre chef la réalité de cette version qu'il juge douteuse, en se rendant sur le bateau de celui-ci, décision qu'il va vite regretter.
« Calme plat » est un chef d'oeuvre de suspens. Charles Williams, l'auteur du « Bikini de diamants » et de « Hot spot », éditions Gallmeister, Totem, signe ici une histoire palpitante où le lecteur ne peut que retenir son souffle de la première à la dernière page.
Un roman que je recommande vivement.
Traduction de Laura Derajinski.
Editions Gallmeister, Totem, 262 pages.
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Crossroads
  17 août 2021
♫ Il y a le ciel, le soleil et la mer ♪
Puis rajoutez-y un gros bateau pour compléter le tableau, et non l'inverse, encore que.
Ingram et Rae sont de bienheureux touristes voguant guillerettement sur l'océan Pacifique.
Ciel azuré, vent déchaîné, force 0 sur l'échelle de Richter, calme plat.
Une douce quiétude perturbée par le sauvetage d'un naufragé qui pourrait bien leur niquer leur lune de miel basiquement idyllique.
On oublie "pourrait", l'heure n'est plus aux spéculations hasardeuses mais belle et bien aux constats amers.
Hughie Warriner ne possède pas uniquement la beauté du Diable. le vice et la roublardise font également partie intégrante du coffret cadeau "entubation à volonté".
Ç'eût pu être un joli voyage de noces.
 Ç'eût pu...
Ce Dead Calm, initialement paru en 1963, tient toujours la route, enfin la mer.
Un pitch intrigant, un découpage habilement construit qui fait la part belle aux personnages féminins, Charles Williams développe un scénario original en misant essentiellement sur le non comique de situation mais surtout sur le côté psychologique de l'affaire, ce qui tendrait à expliquer certaines turbulences soporifiques rencontrées lors de la traversée.
Rien de rédhibitoire au regard de la globalité de la croisière (qui s'amusera excessivement peu).
J'en attendais cependant un peu plus.
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Christophe_bj
  08 juin 2020
Alors que John et Rae Ingram passent un voyage de noces de rêve sur un voilier qui met le cap vers Tahiti, ils aperçoivent un autre voilier, puis un jeune homme qui fonce sur eux en canot. Ce dernier, Hughie Warriner, leur dit qu'il est le seul survivant des quatre personnes qui étaient à bord, les autres étant morts de botulisme, et le bateau prenant l'eau de toutes parts. John Ingram le suspecte de ne pas leur avoir dit toute la vérité et se rend en canot sur le voilier de Warriner pendant qu'il dort. Une décision qu'il risque de regretter... ● Ce roman efficace met en scène deux huis clos sur l'Océan Pacifique. Les personnages sont complexes et profonds, loin des stéréotypes falots de certains thrillers plus contemporains (le roman date de 1963). L'intrigue tient en haleine de la première à la dernière page. Merci à BillDOE pour cette belle découverte.
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LaBiblidOnee
  29 juin 2020
Calme plat, oui, mais avant la tempête.
Ingram et Rae passent leur lune de miel sur leur nouveau bateau, en plein milieu de nulle-part sur l'océan, vers Papeete. le temps est au beau fixe, comme le bateau : pas un souffle de vent, calme plat. Quand soudain, un blondinet sur son canot perché brandit une rame. Son bateau coule, et il vient demander asile sur le leur. Rae, séduite par ce jeunot bien élevé, le prend sous son aile. Mais quand Ingram propose d'aller chercher récupérer le journal de bord du bateau, des fringues, etc, blondinet devient hystérique, pleure, refuse, dit que le bateau coule et que peu importe, il n'est pas assuré et, de toutes façons, tout le reste de l'équipage étant mort, il ne veut plus en entendre parler. Voyant qu'il n'obtiendra aucune explication du traumatisé, Ingram l'envoie dormir, et décide d'aller seul explorer le bateau, s'assurer qu'il n'y ait rien ni personne à sauver… avant d'embarquer pour de bon avec ce gamin perturbé.

Comme de bien entendu, c'est là que les emmerdes ont commencé. Seuls, sur l'océan à perte de vue… et désormais sur deux bateaux différents ! Mais combien de fois devra-t-on le répéter ? On ne doit JAMAIS se séparer ! Vous regardez jamais de films policiers ou quoi ?!

*****
J'avais tellement envie de prendre le large avec Charly ! Je me voyais déjà dans le paysage de la couverture, hypnotisée par ses mots, dans une ambiance de rêve nimbée d'angoisse et pimentée d'aventures. Ça commençait tellement bien, avec les descriptions campant le décor marin, les reflets du soleil dans une eau rougeoyante, et un blondinet annonçant bien des mystères…

Et puis… calme plat. Ou presque. On a deux bateaux, deux huis presque clos. Alors on calcule qu'on a sept heures pour trancher entre deux solutions comme entre la peste et le choléra. On cogite, on tergiverse, on essaye, on recule. On n'ose pas, si on se loupe, sur un bateau… Je comprends. Vraiment, je serais morte de peur moi aussi à la place de Rae. Sauf que je le suis pas. Je suis assise là, sur mon canapé, à ressasser ses doutes, lui criant des conseils dans ma tête parce que je suis sûre qu'elle peut la jouer plus fine (oui je sais, c'est facile à dire)… A ce moment-là, les manipulations techniques qui, au départ, donnaient son réalisme à l'histoire, achèvent de me sortir un peu de l'aventure.

Heureusement, ça ne dure pas : mon souffle d'agacement a fait repartir l'histoire, juste à temps pour un final en bouquet. Les révélations finissent par arriver et elles partent de loin, on comprend l'enchainement d'un millier de minuscules décisions qui mène à de si graves conséquences, on admire la confiance complice de Rae et Ingram même quand ça vire au drame. Au total, le gros atout de ce roman demeure son ambiance très particulière. Ce ne fut pas le coup de coeur que j'attendais, mais j'avoue avoir quitté à regret ce thriller, écartelé entre deux bateaux, auréolé d'une mer sanguinolente et ensoleillée, sur laquelle un blondinet, qui a un grain, souffle un vent de folie. Sans rancune Charly, je remonterai à bord avec toi : j'ai vu que tu avais d'autres histoires marines en stock ! (En revanche, choisissez cette nouvelle édition et non « Calme blanc », qui d'après les commentaires précédents était moins bonne !). Bon vent, les amis !
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
LaBiblidOneeLaBiblidOnee   22 juin 2020
Machinalement, son esprit recevait, enregistrait et évaluait chaque son du concert de craquements et d’infimes collisions autour de lui, sans écouter la mélodie d’ensemble, mais capable de se mettre en alerte au moindre soupçon de fausse note. Rien ne roulait ou ne cognait sur le pont ; tout y était bien sécurisé. Le tintement métallique à côté de ses pieds, dans la petite cuisine, provenait de la bouilloire qui frottait le rail de protection installé sur la gazière. Le cliquetis et les chocs intermittents provenaient de la vaisselle qui se déplaçait contre la cloison de leur arrimage au-dessus de l’évier. Les craquements n’étaient dus qu’au bois qui travaillait normalement tandis que le bateau tanguait ; si un bateau n’avait pas un minimum de souplesse, il se brisait au moindre gros temps, comme une voiture qui s’écraserait contre un mur. Ce bruit de roulement était celui d’un crayon qui s’agitait dans un tiroir. La pendule sonna l’heure. Il s’étira avec volupté. Six heures. La chaleur. Le calme plat.
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IsidoreinthedarkIsidoreinthedark   22 juillet 2020
Loin au nord, un orage brillait et grondait à l’horizon, mais ici, sous le soleil brûlant, ils étaient comme suspendus dans un néant tandis que la mer tranquille s’agitait doucement depuis le sud. L’air, pareil à une toile de coton humide, se pressait sur eux, moite, saturé, immobile. La transpiration ne s’évaporait pas. Elle s’agglutinait sur le corps, pareille à une fine pellicule, une pellicule qui se muait en ruisselets, qui coulait, s’arrêtait momentanément, coulait à nouveau avec cette sensation irritante d’insectes rampant sur la peau.
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marina53marina53   24 septembre 2020
Elle se demanda combien de crimes l'espèce humaine avait bien pu perpétrer au nom de ces nobles causes qu'étaient la liberté, la religion et l'amour.
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marina53marina53   24 septembre 2020
Les choses tapies dans l'obscurité au-delà du feu de camp étaient toujours bien plus terrifiantes que les autres, celles qu'on pouvait voir.
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JIEMDEJIEMDE   11 juin 2020
Assez parlé de moi, vous ne m'avez encore rien dit à propos de vous. À part que vous veniez du Texas, ce qui est plutôt banal, admettez-le. Quand ils iront sur la Lune, ils découvriront qu'il y a déjà un Texan là-bas, qu'il l'a déjà achetée, qu'il y a installé la climatisation et une succursale de la société John Birch.
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Video de Charles Williams (1) Voir plusAjouter une vidéo

Charles Williams : vivement dimanche
Attablé avec Pierre TCHERNIA à La Closerie des lilas, à Paris, Olivier BARROT présente le livre de Charles WILLIAMS "Vivement dimanche", édité par Folio (collection Folio Policier). Pierre TCHERNIA lit un passage du livre dont François TRUFFAUT s'était inspiré pour son film "Vivement dimanche". - Banc-Titre : photo du film "Vivement dimanche" avec Fanny ARDANT et Jean-Louis TRINTIGNANT.
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