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EAN : 9782404010359
Éditeur : Gallmeister (03/01/2019)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Madox, un vagabond pas vraiment recommandable, arrive dans une petite ville paumée du Texas où il se trouve un emploi de vendeur de voitures.
Mais pourquoi s'échiner ainsi, alors que la banque locale paraît si vulnérable ?
Comme si de telles idées ne suffisaient pas à risquer de lui attirer des ennuis, Madox se sent vite tiraillé entre deux femmes dont l'une est merveilleusement innocente et l'autre dangereusement torride.
Très vite, les nuages ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  15 avril 2019
Pourtant fraichement débarqué dans une petite ville paumée du Texas, Harry Madox, un homme sans attache et au passé mystérieux, ne tarde pas à trouver un poste de vendeur dans une concession de voitures dirigée par George Harshaw. En ce jour d'été suffocant et torride, le jeune homme se rend à la banque et constate qu'il n'y a personne derrière les guichets. Et pour cause, un incendie ravage une maison et la plupart des gens est allée voir sur place. Ce qui, évidemment, donne des idées à Madox. Pourquoi s'embêter à travailler lorsque de l'argent frais, qui plus est sans surveillance, ne demande qu'à être cueilli ? Un plan pas si facile à mettre en place d'autant qu'il fait la connaissance de Gloria Harper qui dirige le service de prêt non loin du garage et dont il tombe sous le charme aussitôt, mais aussi de Doroles Harshaw, une femme manipulatrice et déterminée...
Bienvenue à Taylor, petite bourgade où l'on s'emmerde un peu. Mais, qu'importe pour Madox, il ne compte pas y rester bien longtemps. Son plan, à savoir braquer une banque visiblement devenue libre-service, devrait lui permettre de mettre les voiles rapidement. Mais c'est sans compter sur son beau corps d'athlète qui va faire chavirer le coeur de deux femmes au caractère diamétralement opposé : la brune et douce Gloria et la torride et sensuelle Dolores. Charles Williams nous offre ici un thriller sulfureux au scénario parfaitement huilé et à la noirceur prégnante. de par son écriture ciselée, il nous plonge dans une ambiance particulièrement oppressante et suffocante et dépeint avec finesse les failles de l'âme humaine. En ce mois d'été particulièrement chaud, les corps et les coeurs sont mis à rude épreuve. Qui a dit qu'on s'emmerdait à Taylor ?
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iris29
  29 janvier 2019
Une perfection..
Paru sous le titre The Hot Spot en 1953, ce roman est devenu un classique du genre et on comprend pourquoi… Une histoire ciselée comme une pièce de joaillerie, une mécanique bien huilée , un vrai travail de professionnel .
Charles Williams sait ce que veut dire un début , un milieu , une fin , dignes de ces noms, et entre ces trois passages obligés , toi lecteur , tu savoures, tu flippes, tu angoisses, tu kiffes et tu jubiles …
Et cet écrivain sait planter son décor : une toute petite ville paumée au Texas, où l'on s'ennuie. Il fait chaud , très chaud quand soudain " Arrive un vagabond " , Madox, trente ans, un homme dont on ne sait rien, au nez cassé . Il trouve tout de suite un emploi de vendeur de voiture. Un jour, un incendie se déclare dans la ville , et la banque est pratiquement déserte, vulnérable. Pourquoi s'embêter à travailler plus pour gagner plus, lorsqu'un braquage facile vous tend les bras ? Et c'est le début des emmerdes , des mauvaises décisions prises par Madox… Les deux autres s'appelleront Dolores et Gloria.
Il fait chaud...
A ma droite : Dolores Harshow, la femme du patron. Aussi mûre et veloutée qu'une pêche dans le péché , une garce qui s'ennuie et a jeté son dévolu sur Madox. [ " A moins qu'elle soit assez furax pour me larguer, elle. Je reviendrais sans cesse. Dans le seul secteur d'activité qui 'intéressait, elle était extraordinaire" ]
A ma gauche : un poids plume , fragile , la secrétaire : Gloria Harper, des jambes interminables, de grands yeux innocents, vingt et-un printemps au compteur , rongée par un secret .
La vierge ou la putain, le péché ou la rédemption.
Madox devra choisir entre ces deux femmes fatales , à condition que le shérif lui foute la paix .
Dés lors , a t'il vraiment le choix ?
Il fait chaud, très chaud...
Diabolique , ce Charles Williams : intraitable avec ces personnages...
Implacable la mécanique… Une magistrale leçon d'écriture, une claque ( que dis-je) , un classique , que vous pouvez également voir sur grand écran ( The Hot Spot de Dennis Hooper, avec Don Johnson , Virginia Madsen, et Jennifer Connely.]
(Un immense merci aux éditions Gallmeister et à Babelio pour sa masse critique … )

Challenge Mauvais Genres
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nameless
  27 mai 2019
Après avoir bourlingué au propre comme au figuré, Harry Madox échoue dans un bled paumé, si petit que les habitants y vivent comme à l'intérieur d'un aquarium en verre. Là, il accepte un boulot de vendeur de voitures dans une concession appartenant à George Harshaw, qui gère également les crédits nécessaires à l'acquisition de ses véhicules. C'est dans ce secteur comptable que bosse Gloria Harper, qui ressemble à une rose jaune à longue tige. Or, justement Harry aime les roses. L'idylle pourrait se contenter d'être romantique si Dolores, la femme de son patron, ne jetait pas son dévolu charnel sur Harry, qui succombe au charme de cette autre plante, vénéneuse, tour à tour aguicheuse ou belliqueuse, folle, alcoolique mais torride. Pour Harry, résister à Dolores est aussi difficile que de bloquer le cours d'une rivière en furie avec une raquette de tennis.

Le ton est donné mais c'est encore peu pour Charles Williams. Il prête à Harry une imagination débordante pour s'emparer d'un gros tas de billets, qui semble n'attendre que lui dans une banque où le personnel est rare, surtout lorsqu'il s'absente, laissant les guichets à découvert, pour aller contempler un incendie qui fait rage à quelques pâtés de maisons. Quand il s'agit d'enfreindre la loi, ça ne sert à rien de jouer dans la moyenne car il faut gagner à tous les coups. Harry met donc le paquet pour atteindre son but, met la ville en ébullition, qui n'a pas connu une telle agitation depuis la victoire sur le Japon. Dillinger is back !

Comme l'a écrit Renod avant moi, Hot Spot, c'est la quintessence du roman noir. On y trouve, poussés à leur génial paroxysme, tous les éléments qui ont donné à ce genre littéraire ses lettres de noblesse : un style dépourvu de fioritures et chichis, visuel, dégraissé du moindre mot inutile ; une intrigue qui tique-taque sans aucun raté aussi parfaitement qu'une montre suisse ; aucune psychologie au profit d'une action dont les rebondissements se succèdent en rafales parfois de fusil à canon scié ; des dialogues cinglants ; aucune circonstance atténuante accordée aux personnages qui jusqu'au bout doivent assumer leurs actes ; une description des lieux, scieries, fermes abandonnées, bicoques délabrées, qui bien qu'épurée, est tellement évocatrice que le lecteur est plongé dans le décor ; la chaleur météorologique ou sexuelle, étouffante, suffocante, poisseuse, restituée en quelques phrases pourtant squelettiques fait transpirer durant la lecture. Et puis, il y a surtout les femmes, la pure oie blanche versus la catin arriviste, le bien contre le mal, la maman ou la putain, le péché contre la vertu. Tout est en place pour qu'Harry découvre qu'il existe plusieurs manières de prendre perpète.
Tout ce que j'aime !
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Crossroads
  05 février 2019
Madox est dans la place !
Sans véritable attache, Madox va où le vent le porte.
C'est finalement dans un bled paumé qu'il échoue, trouve un boulot démotivant de vendeur de bagnoles, s'amourache d'une banque et côtoie simultanément deux femmes au caractère diamétralement opposé. Petit coquinou, va.
Trois représente toujours un mauvais chiffre en terme de relationnel humain.
Trois ne rime pas avec emmerdes, et pourtant....
Petit mais costaud.
Ce Hot Spot dépote en dépit de son âge avancé.
Il faut croire que 1953 et récit millésimé font plutôt bon ménage.
En un peu plus de 220 feuillets, les bras levés, Charles Williams restitue parfaitement l'ambiance oppressante d'un triste patelin ricain tout en développant une dramaturgie étourdissante au tempo alerte.
Femme mariée du patron vs jeune fille en fleur. La passion ou la raison.
Casse d'une banque vs casse d'une banque ? L'amour du risque, sans Jonathan et Jennifer ?
Williams ne fait pas dans le questionnement existentiel qui s'éternise mais bien dans l'efficacité brute.
Un environnement minable, comme toile de fond, sur laquelle se détache une galerie de portraits magistralement troussée, l'auteur s'appuie sur l'humain et ses innombrables failles pour torcher un page-turner aux faux airs de classique.
La psychologie contrariée de tous ces acteurs dénote de par la justesse de ton usité, la plume directe et immersive de Williams y contribuant pour beaucoup.
Sorte de Feydeau délocalisé au pays de l'Oncle Sam, ce Hot Spot n'a rien perdu de sa verve et de sa fraîcheur en dépit de ses quelques printemps au compteur, signe d'un récit à la noirceur prégnante et au charisme inaltérable.
Merci à Babelio et aux éditions Gallmeister pour cette somptueuse source de fraîcheur à laquelle je compte bien venir écluser très régulièrement.
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Renod
  18 février 2019
Quintessence. Je voulais faire mon malin et débuter cette chronique par ce mot savant mais j'ai peiné à trouver la phrase suivante. Alors je me suis dit que je glisserais un zest de pédantisme dans mon texte avec une formule du type : « Hot spot est la quintessence du roman noir », mais bon, ça tombe mal, j'ai perdu toute crédibilité sur ce réseau en saisissant des citations graveleuses. Je vais donc tâcher d'être aussi direct qu'un cadre du service marketing. Si vous appréciez ce genre (le roman noir, pour ceux qui ne suivent pas), lisez-le. Si vous n'y connaissez rien, lisez-le. Si vous ne l'appréciez pas (ce genre), offrez-le à quelqu'un qui aime ça, ça sera mieux pour tout le monde.

Ce ‘point chaud', c'est une bourgade du Texas qui se résume à quelques pâtés de maisons agglutinés le long de la route principale nommée « Main street » (les Américains aiment l'urbanisme rectiligne et la toponymie subtile). Nous sommes en été, la chaleur est écrasante. Harry Madox débarque par hasard dans cette petite ville où il ne passe pas inaperçu avec sa carrure massive et ses airs de mauvais garçon. Les tentations sont peu nombreuses mais Harry va vite se trouver écartelé entre deux femmes : Gloria, âgée de vingt-et-un ans est aussi prude que jolie ; Dolores, l'épouse de son patron, est sensuelle, provocante et vénéneuse. Un jour, Harry remarque que la petite agence bancaire de ce bourg où il ne passe jamais rien est peu sécurisée, ce qui va lui donner quelques idées. Vous l'avez compris, dans ce livre, de nombreux commandements divins vont être piétinés. le récit se compose d'une succession de machinations montées pour sortir de pièges de plus en plus étouffants, la tension ne se relâche jamais. Un jeu dangereux mené par les esprits les plus pervers.
Un comptable parlerait de roman d'excellente facture, un joaillier de petit bijou de polar. Il est étonnant que ce roman soit resté oublié si longtemps.

Clin d'oeil appuyé à Iris29 (pas évident par écrans interposés) qui m'a convaincu de lire ce livre.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   27 mai 2019
Le cocker spaniel courait çà et là sur le trottoir avec excitation.
— On peut emmener Spunky ? a-t-elle demandé. Il aime chasser les lapins.
J’ai regardé les courtes guiboles de Spunky et ses larges pattes maladroites.
— Et il en a déjà attrapé un ?
Elle a souri.
— Non. Mais il ne perd pas espoir.
p. 77
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iris29iris29   28 janvier 2019
Je me souviens de m'être trouvé debout près de la voiture quelque part sur une route de campagne sombre, à fumer et écraser mon mégot sous ma semelle de chaussure en pensant : j'ai trente ans et ce n'est qu'une gamine - rien qu'une belle gamine aux grands yeux, une gamine pas très bavarde. C'est tout ce qu'elle est. Et l'embrasser, c'était comme percuter un camion de nitroglycérine.
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LaBiblidOneeLaBiblidOnee   18 avril 2020
Et pourquoi pas ? Dans ce monde on prend ce qu’on veut ; on ne reste pas planté là à attendre que quelqu’un vous l’apporte sur un plateau. J’étais assis au bord du lit, tout nu dans la nuit étouffante, à écouter la voix rauque et sans âge de l’autre côté du mur qui racontait comment Machin avait enfanté Bidule, et je pensais à quel point ça pourrait être simple. Il devait y avoir dix ou quinze mille dollars, peut-être même davantage, dans cette banque d’opérette, qu’un homme assez audacieux pourrait ramasser. Et avec tout cet argent, on pouvait se mettre au vert un sacré moment, en compagnie d’une femme aux yeux marrons sur une plage des Caraïbes, à faire voguer un voilier catboat, à pêcher dans les récifs et à boire des Cuba Libre là où l’après-midi dure toujours.
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Corboland78Corboland78   20 janvier 2019
Ne savais-je pas ce qui allait arriver, aussi sûr que le soleil se lève chaque matin, si je restais dans la même ville que cette aguicheuse ? Oh oui, bien sûr, j’allais garder mes distances, c’était certain. Est-ce que je ne le faisais pas à chaque fois ? Quelle était ma moyenne générale quand il s’agissait d’éviter les ennuis avec les traînées de tous genres ? Un zéro pointé, et je ne voyais rien dans la situation actuelle qui présageait d’une amélioration de mon score. Et vu la façon dont elle engloutissait l’alcool, dont elle devenait dingue une fois ivre, c’était aussi prudent de la fréquenter dans une ville comme celle-ci que de fréquenter un crotale. Impossible de savoir ce qu’elle risquait de faire. Le plus sage était de se tailler d’ici, et de la laisser prendre ses risques par un autre gars.
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AbyssiniaAbyssinia   04 février 2019
On aurait beau vouloir décrire sa chevelure avec précision, on finirait invariablement par la comparer à un toit de chaume, alors que ça n’y ressemblait pas. C’était peut-être parce qu’ils étaient si raides, sans aucune raie. Ils avaient une couleur de miel ou de paille, striés de mèches blondies par le soleil, et ils cascadaient depuis le sommet de son crâne en un carré court qui donnait un effet de casque de foot américain, et ils dessinaient sur son front une frange en forme de V, ou allez savoir comment ça s’appelle.
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Videos de Charles Williams (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Williams
Nous avons rencontré Thomas Chatterton Williams, qui nous explique comment il a eu l'idée d'écrire UNE SOUDAINE LIBERTÉ
Description du livre : En 2011, Thomas C. Williams est encore inconnu du public américain lorsqu'il publie Une soudaine liberté. le jeune journaliste y décrit son enfance dans le New Jersey, celle d'un garçon né d'un père noir et d'une mère blanche qui a décidé de se fondre dans la masse des jeunes afro-américains de son âge grâce aux cultures urbaines, et notamment au hip-hop. Un vocabulaire cru, une démarche spécifique, une façon de s'habiller, un rapport trouble à l'argent et aux filles reproduisant l'imaginaire des clips qui se succèdent à la télévision. Une vision de l'histoire et de l'art aussi, lorsqu'on respecte une minute de silence pour l'anniversaire de la mort d'un rappeur assassiné mais qu'on ne connaît pas la date du décès de Martin Luther King, qu'on célèbre Jay-Z mais qu'on n'a jamais entendu parler de Toni Morrison. La littérature et l'imaginaire n'ont plus leur place lorsqu'on cherche à reproduire des codes au nom d'une identité, tournant le dos à la culture. Une adolescence aux teintes « gangsta » donc, également marquée par l'obsession du père de Thomas pour les livres et les échecs. Grâce à l'éducation parallèle que ce dernier s'obstine à donner à ses fils, Thomas réussit finalement à entrer à l'université de Georgetown, à Washington. Il réalise alors qu'une autre voie est possible, il découvre de nouvelles manières de penser le monde, de nouvelles musiques, et les voyages qui lui permettront d'aller vers des cultures radicalement différentes. Puis Thomas passera plusieurs mois à Paris avec l'impression d'avoir fait exploser le carcan des cultures urbaines, cette "colle invisible". Une soudaine liberté est un texte qui pointe avec justesse les dérives de certaines cultures qu'il est aujourd'hui difficile de critiquer, malgré leur violence et leur misogynie. Un récit d'une grande sensibilité sur le métissage, les identités noires et la possibilité de s'affranchir de son milieu.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Colin Reingewirtz.
ACHETER LE LIVRE : https://www.grasset.fr/une-soudaine-liberte-9782246819967
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