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ISBN : 2264036680
Éditeur : 10-18 (20/02/2003)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 60 notes)
Résumé :
"Combien de temps onze punaises d'un collège baptiste peuvent-elles tenir dans un car arrêté en plein soleil par 40° à l'ombre ? "
Telle est la question que se pose Shannon, lorsque le rideau s'ouvre sur le décor d'un hôtel miteux, le Costa Verde, frappé par la canicule mexicaine. Révérend défroqué, Larry Shannon s'est reconverti dans l'animation de voyages touristiques. Mais il se trouve que son groupe n'est pas prêt à accepter ses pratiques plus que douteus... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
  11 mai 2014
Femmes voluptueuses, indolentes, paysages du Sud des Etats-Unis et du Mexique, crépuscules et grandes maisons avec porche. Dans les trois pièces / nouvelles présentées dans ce recueil, on retrouve les décors de prédilection de Tennessee Williams. Les ayant lus il y a longtemps déjà, je ne me souviens plus exactement de l'intrigue, mais restent en moi des traces de ces atmosphères lourdes, moites et chargées de désir difficilement réprimé. d'ailleurs, la photo de couverture qui illustre cette édition annonce bien ces thèmes.
La Nuit de l'Iguane est bien sûr la pièce la plus connue du recueil et est encore régulièrement jouée et en France et dans le monde. Je trouve ce titre fascinant, intrigant.
Mais ce sont finalement les deux pièces / nouvelles suivantes qui m'auront le plus marquée.
Dans le Long Séjour Interrompu, on retrouve Baby Doll, celle du film éponyme que Tennessee Williams co-écrira plus tard avec Elia Kazan. Cette nouvelle est donc antérieure au film et l'aura partiellement inspiré. Baby Doll est plus charnue que dans le film, "c'est une femme indolente, aux formes amples, mais son ampleur n'est pas accueillante", "sa chevelure noire et luisante". Difficile, quand on a vu dans le film cette Baby Doll blonde et poupine, de s'y faire.
Il y a enfin et surtout -pour moi- Vingt-Sept Remorques Pleines de Coton.
Ah ce titre, rien que ce titre! Je n'ai qu'à fermer les yeux pour retrouver toute cette mythologie du sud, Steinbeck, McCullers, Faulkner, Kerouac...
J'ai aimé l'indolence des dialogues, les didascalies descriptives, l'atmosphère, "c'est le début de la soirée, et le ciel est légèrement teinté de rose par le crépuscule " - dans la nouvelle précédente, d'ailleurs, ça donnait ça: " c'est un ciel orageux, où le vent souffle avec un miaulement de chat / Un e musique à la manière de Prokofiev accompagne le lever du rideau, et contribue à créer une atmosphère de lyrisme grotesque".
Il y a aussi cette brusque brutalité de Jake qui disparaît comme elle est venue, cette violence morale et physique que les dialogues parviennent à rendre avec tant de force, de réalisme. Ce passage où Jake tord le poignet à Flora, menaçant, juste avant d'imaginer, amusé, qu'il la mangerait bien si elle était une belle meringue toute blanche.
Ces nouvelles, comme toutes celles de Tennessee Williams que je connais, frôlent la folie et la violence.
Enfin, petite anecdote, j'ai découvert en reprenant le livre que c'était Marcel Aymé, l'auteur entre autres des contes du Chat Perché, qui avait traduit la Nuit de l'Iguane (et les Sorcières de Salem d'Arthur Miller).
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bgbg
  11 novembre 2014
La nuit de l'Iguane, par Tennessee Williams. Il s'agit d'une pièce de théâtre qui se déroule en 1940 sur la côte occidentale du Mexique, alors encore sauvage. le décor est celui de la véranda d'un hôtel un peu délabré, au sommet d'une colline surplombant une plage. L'hôtel est tenu par Maxine, une femme maîtresse en volupté, devenue récemment veuve et qui est une amie du révérend Shannon, un pasteur défroqué reconverti dans le tourisme, un homme nerveux, fragile qui a fauté dans la paroisse qu'il administrait. Maxine, qui troquerait bien ses amants occasionnels pour Shanon, ne se déclare franchement qu'à la fin de la pièce. Imaginons dans les rôles de ces deux personnages, Ava Gardner et Richard Burton qui les ont interprétés dans le film de John Huston tiré de la pièce.
Dans une ambiance caniculaire et conflictuelle, les personnages s'animent. L'excitation est vite à son comble. Shannon, contesté par le groupe de touristes – des jeunes filles d'un collège baptiste – dont il a « séduit » la plus jeune, Charlotte, un canari chantant, un vrai « prodige vocal » – trouve refuge dans l'hôtel où il veut faire une halte. Ce n'est pas au programme, et la responsable du collège, Miss Fellowes, s'oppose vivement à Shannon. Surgissent alors deux saltimbanques, une jeune femme peintre, Hannah, et son grand-père Nonno, centenaire et poète, sourd et en fauteuil roulant. Maxine leur trouve « l'air un peu timbré » et rechigne à les héberger d'autant qu'ils sont complètement fauchés. Shannon s'apprête à séduire Hannah, qui est en fait un être équilibré malgré quelques fêlures intimes. Cependant, une famille allemande chante des chants nazis, l'oreille collée à un transistor qui commente la Bataille d'Angleterre.
Comédie ou tragédie ? Les effets comiques de cette pièce n'effacent pas le cheminement inéluctable de chacun – et chacun de son côté, avec une personnalité unique – vers une destinée dominée selon les cas par la culpabilité, la solitude, des petites satisfactions, de grandes justifications. Et malgré tout quelques espérances, comme l'iguane « qui tire sur la corde qui le tient attaché. Il essaie d'aller plus loin que le bout de sa corde. Comme vous. Comme moi. Comme votre grand-père. » dit Shannon à Hannah.
Délires et réflexions, dans cette pièce, existentialiste façon Oncle Sam.
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Nadouch
  08 mars 2017
Un hôtel un peu miteux au Mexique. Une galerie de personnages au caractère bien trempé, un peu paumés. Pas vraiment d'intrigue, si ce n'est autour de Shannon, guide touristique, pasteur défroqué, séducteur de ces dames...
Lire cette pièce de théâtre a été un véritable pensum pour moi, je n'ai apprécié ni le style, ni les personnages. J'ai dû passer à côté de quelque chose...
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liratouva2
  28 juin 2011
La Nuit de l'iguane de Tennessee Williams, (The Night of the Iguana, 1961), Version française de Pierre Laville
La Nuit de l'iguane est le dernier grand succès populaire de l'auteur. Inspirée d'un voyage personnel, la pièce se déroule dans un hôtel au Mexique, où l'écrivain a réellement séjourné pendant l'été 1940
Pièce en trois actes, le titre indique la nuit passée par les personnages dans un hôtel perdu de la côte mexicaine. Tous ont atterri là malgré eux. Tous s'y sentent comme prisonniers, au bout du monde et de leur propre vie. L'iguane est un animal pris au piège et retenu par une corde à un rocher près de l'hôtel pour être engraissé avant d'être mangé.
Shannon est un pasteur défroqué en raison de sa mauvaise conduite. Devenu guide touristique, il accompagne un groupe de paroissiennes révoltées contre lui pour avoir séduit Charlotte, la plus jeune d'entre elles qui maintenant est folle de lui et le poursuit de ses avances. Pour apaiser les tensions, il confisque les clés du bus et oblige tout le monde à passer la nuit dans l'hôtel miteux de Maxine, une ancienne amie. Melle Fellowes, la responsable du groupe est furieuse. Arrivent alors Hannah et son grand-père. Elle est peintre et vit chichement de la vente de ses peintures partout dans le monde. Lui est un grand poète très vieux, très pauvre et très malade. Voilà vingt ans qu'il cherche à écrire un dernier poème. Ce sera justement : «La Nuit de l'iguane
La soirée s'organise. Chacun se dévoile. Des touristes nazis exultent en apprenant les bombardements de Londres. Shannon, de plus en plus fiévreux est harcelé par les quatre femmes qu'il intéresse pour des raisons très variées. Un orage éclate finalement.
(...)
Lien : http://liratouva2.blogspot.c..
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Pachy
  27 novembre 2017
Là, adieu le psychodrame, place à du plus léger. Un conducteur de bus, révérend Shannon, ex pasteur défroqué, emmène un groupe excursionniste (essentiellement féminin) le long de la côte mexicaine. Il stoppe au pied d'une colline ou se trouve un hôtel délabré tenu par Maxime, une veuve de caractère et ancienne connaissance.
Cet arrêt n'est pas du goût de Miss Fellowes qui est chargée d'emmener ce groupe de jeunes filles d'un collège baptiste.
Vont débarquer une jeune femme peintre, Hannah, et son grand-père Nonno, des fauchés qui cherchent à poser leur misère.
Une ambiance s'installe et bientôt, tous vont s'entrechoquer dans un decor et une histoire ubuesques. Maxime qui se verrait bien remplacer son défunt mari par le révérend, qui lui décide qu'il ne prolongera pas l'excursion malgré les vociférations de Mme Followes et enfin deux paumés de la vie qui s'incrusteraient bien sous la véranda de ce lieu.
Toute cette pagaille est drôle et grinçante. Rien à voir avec la noirceur d'une pièce comme ‘un tramway nommé désir ‘.
Le film, adapté de la pièce est également à voir.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   27 janvier 2014
HANNAH : Monsieur Shannon est pasteur de l'Église épiscopale, Nonno.
NONNO : Un homme de Dieu ?
HANNAH : Un homme de Dieu, en vacances.
NONNO : Hannah, dis-lui que je suis trop vieux pour être baptisé et trop jeune pour recevoir l'extrême-onction, mais que je ne refuserais pas d'épouser une veuve riche, grasse, séduisante, dans la quarantaine.

Acte II.
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Alice_Alice_   30 mai 2014
Shannon : Ah! oui... demain... (...) Combien de temps onze punaises d'un collège baptiste peuvent-elles tenir dans un car arrêté en plein soleil par quarante à l'ombre?
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Myriam3Myriam3   28 avril 2014
Beaucoup de gens voyagent dans l'espoir de fausser compagnie à leurs spectres, mais c'est un mauvais calcul. Voyager sans aucune obligation professionnelle, c'est se rendre justement disponible pour les pires entreprises des spectres.
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Videos de Tennessee Williams (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tennessee Williams
Micha Lescot lit 'Matin sur Bourbon Street' de Tennessee WILLIAMS.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature américaine en anglais>Littérature dramatique américaine (40)
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