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ISBN : B0000DOQWU
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Les conventions ne sont rien d'autre que les règles du jeu de la vie en société, mais il arrive qu'elles deviennent trop contraignantes pour les joueurs et qu'elles faussent le sens de la partie, En a-t-elle seulement un ? La question s'inscrit en filigrane dans la plupart des nouvelles de ce recueil et, notamment, dans celle qui lui donne son titre : La Statue mutilée. A quoi rime de créer un homme pareil à une sculpture antique, d'en faire un boxeur pour, ensuite,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
tristantristan
  03 décembre 2017
L'Amour tel que dépeint dans "Tristan et Iseult" ou Qayès et Leïla" existe-t-il dans la réalité ou seulement sur le papier?
L'amour "humain" prend, de toute évidence, beaucoup de formes , sans atteindre la perfection absolue (à cause des contingences de la vie en société? à cause d'Eve et de sa pomme?)
LE MASSEUR NOIR, nouvelle inclue dans le recueil "La statue mutilée" de TENNESSEE WILLIAMS nous présente une forme d'amour absolu. Et si c'était la plus accomplie?
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JLM56
  31 janvier 2012
moiteur torpeur chaleur torride sexualité exacerbée : l'atmosphère de T Williams
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   30 mai 2018
Lorsque des groupes d'étudiants, à moitié ivres, excités comme elle après le bal, s’arrêtaient devant la maison pour lui offrir une sérénade, elle allumait sa lampe de chevet et se penchait à sa fenêtre ; elle battait des mains, mimant de silencieux applaudissements, pour exprimer sa joie, et lorsqu’ils s'en allaient, elle éteignait sa lumière et restait à sa fenêtre à regarder dehors - et c'était triste, d'entendre leurs voix braillardes disparaître le long des avenues plantées d'arbres et baignées par le clair de lune. Elle les écoutait décroître et mourir dans la nuit, noyées parfois par le bruit d'un moteur qui démarrait dans un grincement de gravier, puis se changeait en doux murmure musical, suivi bientôt par le profond silence de la nuit.
Toujours assise à sa fenêtre, elle attendait, la gorge serrée, le début des sanglots. Et lorsqu'elle avait sangloté, elle se sentait mieux. Lorsque les sanglots ne venaient pas, elle prolongeait sa veillée, parfois jusqu'à l'aube, et son agitation s’apaisait d'elle-même.

Le champ des enfants bleus
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MusardiseMusardise   20 mai 2018
L’établissement se trouvait au sous-sol d'un hôtel, presque au centre commercial de la ville. Cependant, ces bains étaient un petit monde à part. Il y régnait une atmosphère de secret qui était sa raison d'être. La porte d'entrée était faite d'un ovale en glace dépolie, à travers lesquels on percevait une lueur confuse. Et, lorsque le client entrait, il se trouvait dans un labyrinthe de corridors et de cabines séparées par des rideaux, de chambres fermées de portes opaques ; des globes laiteux brillaient à travers des brouillards de vapeur. Partout, on sentait une volonté de dissimulation. Les clients, dévêtus, s’enveloppaient dans des draps blancs, en épaisse toile de tente, qui flottaient autour d'eux. Ils allaient pieds nus le long du carrelage blanc et humide, tels des fantômes qui respiraient, qui portaient sur leur visage une expression vide. Ils semblaient aller à la dérive, comme si aucune pensée ne les dirigeait.

Le masseur noir
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MusardiseMusardise   14 mai 2018
Lucio trouva du travail à l'usine, grâce à ce nommé Woodson. C'était le travail qu'il avait toujours fait : un truc qu'on fait avec les doigts et sans beaucoup penser. Une chaîne claque au-dessus de vous, vous ajustez quelque chose et la chaîne continue. Mais chaque fois qu'elle passe devant vous, elle vous prend un peu de vous-même. L'énergie dans vos doigts s'écoule doucement, remplacée par une autre force qui vient du fond du corps et qui s'écoule, elle aussi. À la fin de la journée, vous vous sentez vide. Qu'est-ce qui est parti de vous ? Où est-ce allé ? Pourquoi ? Vous achetez les journaux du soir qu'on crie dans les rues, devant vous. Il y a peut-être la réponse à toutes ces questions. Peut-être la dernière édition vous dira-t-elle pourquoi vous travaillez ainsi ? Mais non !

Malédiction
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MusardiseMusardise   13 mai 2018
Oliver n'aurait pu exprimer par des mots le changement qui s'était produit en lui avec cette mutilation. Il savait qu'il avait perdu son bras droit, mais il n'était pas conscient d'avoir été diminué dans son être même. Il s'était opéré, dans les profondeurs de sa pensée, une transformation obscure et et radicale, et en moins de temps qu'il n'en fallut à son moignon pour se cicatriser. Jamais il ne se dit : "Je suis fichu." Il ne disait rien, il s’efforçait de ne pas penser, mais à peine eut-il quitté l'hôpital qu'il rechercha tous les moyens de se détruire lui-même.

La statue mutilée
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MusardiseMusardise   29 mai 2018
Les logeuses sont des malades, qui passent leur temps à suspecter leurs pensionnaires. De les avoir longtemps fréquentées, il m'en est resté un vague sentiment de culpabilité, dont je ne me débarrasserai jamais.

L'ange dans l'alcôve
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Vidéo de Tennessee Williams
Micha Lescot lit 'Matin sur Bourbon Street' de Tennessee WILLIAMS.
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