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Marcel Duhamel (Traducteur)
EAN : 9782070303915
293 pages
Éditeur : Gallimard (16/10/2003)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 288 notes)
Résumé :
The Diamond Bikini (1956) ; traduit en français sous le titre ''Fantasia chez les ploucs'', puis dans une nouvelle traduction, sous le titre ''Le bikini de diamants''.

Cette année-là, Billy passe l’été chez son oncle Sagamore. Entre les visites du shérif, persuadé que Sagamore distille de l’alcool clandestinement, et le lac où il apprend à nager, le garçon ne va pas s’ennuyer. Mais ses vacances deviennent véritablement inoubliables au moment où Choo-C... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
jeranjou
  20 septembre 2013
Oubliez le titre ringard et sa photo vieillotte... Meuuuuuhhhh ! Imaginez plutôt à la place une superbe danseuse se déhanchant en bikini serti de diamants ! Oh la vache…
Après m'être délecté il y a quelques mois de «La Fille des collines » et de « La Fille des marais », bénéficiant d'une nouvelle traduction intégrale datant de 2011 de « Bye Bye bayou », j'ai de nouveau craqué pour un roman de Charles Williams, a priori le plus connu, « Fantasia chez les ploucs ».
Publié en 1956 sous le titre original anglais de « The Diamond Bikini », je constate encore une fois que la traduction française « Fantasia chez les ploucs » bénéficie d'un titre qui dessert le livre. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
Franchement, un « bikini serti de diamants » avec une belle nana en couverture ferait davantage fantasmer le lecteur, surtout s'il s'avère être masculin (je ne vous parle même pas des lecteurs dont le prénom commence par H), qu'une grosse vache devant la ferme des ploucs.
Plus sérieusement, « Fantasia chez les ploucs » est un roman noir américain dont la particularité reste que le narrateur est un jeune garçon de sept huit ans nommé Billy, donnant un point de vue naïf et candide que j'avais déjà rencontré dans « Les Marécages » de Lansdale.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Billy a hérité d'une sacrée famille de combinards. Son père, Sam Pop est « conseiller en placements hippiques ». Traduisez, il voyage de champs de course en champs de course à travers le Texas et d'autres états du sud pour arnaquer les fans de course hippique.
Justement à cours d'oseille, Pop, débarque avec Billy et leur chien Sig Fride dans la ferme de Sagamore Noonan, l'oncle de Billy pour se refaire quelque peu. de son coté, Sagamore Noonan est soupçonné par le shérif de distiller et de commercialiser de l'alcool de contrebande. Et pour terminer, l'autre oncle Finley, prédicateur redoutable, est le plus cinglé de tous et passe son temps à construire un bateau de fortune avec des planches récupérées pour parer aux prochaines montées des eaux qui engloutiront les terres et les hommes des Etats-Unis. Quel beau tableau de famille !
Cerise sur le gateau, quelque temps après l'arrivée de Billy, le Docteur Severance et sa nièce, Miss Harrington, atteinte d'anémie très grave, débarquent dans leur somptueuse roulotte et décident de louer à Noonan un lopin de terre donnant sur le lac…
Qui dit lac dit… baignade dit… maillot de bain dit… bikini en diamants !
Je ne dévoilerai pas la suite de l'histoire plutôt déjantée et drôle mais vous pouvez imaginer qui déclenchera une sacrée pagaille dans la ferme des Noonan...
Contrairement aux précédents ouvrages de Williams écrits avec une finesse incroyable, le vocabulaire est volontairement ras de bitume et bourré d'argot. Les scènes avec le Shérif et ses adjoints sont absolument hilarantes et pleines d'humour.
Concernant le récit, l'histoire est bon enfant et se laisse racontée par le gosse avec plaisir. Néanmoins, j'ai constaté que le milieu du roman s'avérait très poussif et surtout la fin trop simpliste et pas assez travaillée au regard des efforts déployés avec succès par l'auteur en seconde partie de roman.
Si vous recherchez une lecture divertissante et délirante, n'hésitez pas avec cette histoire invraisemblable venue du sud des Etats-Unis. Pour les autres, je ne peux que vous conseiller les deux histoires sur les filles des collines et des marais, pouvant être lues dans un ordre quelconque. le premier (la fille des collines) reste mon préféré (5/5) par son caractère atypique tandis que le second relève plus d'un polar noir attendu (4,5/5).
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marina53
  23 mai 2019
Histoire de se refaire une santé, de remettre les compteurs à zéro et se faire oublier, autant que faire se peut, des combines hippiques, Pop décide d'emmener Billy, son gamin âgé de 7 ans, chez son frère Sagamore Noonan. Car, comme dit Pop, « les fermes, c'est fortifiant ». Mais, on ne peut pas dire que Sagamore soit réellement un fermier. En douce, il fabrique de l'alcool de contrebande et tanne des peaux de bêtes pour couvrir les odeurs. Bien malin pour qui a le shérif, suspicieux et habitué aux plans foireux de Sagamore, et ses deux acolytes sur le dos. Avec lui vit oncle Finley qui passe ses journées à construire un bateau en vue de la prochaine grande montée des eaux qui devrait, selon lui, engloutir tout le pays. Avec tout ce monde autour de lui, Billy est certain de passer un super été d'autant que peu après débarquent le docteur Severance et sa nièce, Miss Harrington, qui souffre d'anémie. Ces deux-là cherchent un petit coin de terrain calme et isolé, loin du tumulte de la ville, pour soi-disant se reposer...
Bourré d'humour, de situations aussi grotesques que déjantées ou d'événements improbables, ce roman à l'imagination débordante, nous emmène au fin fond de l'Amérique, chez oncle Sagamore, un expert en magouilles en tous genres. Pop et le jeune Billy vont en voir de toutes les couleurs à ses côtés et ne risquent pas de s'ennuyer à la ferme d'autant que les va-et-vient incessants ne vont pas les laisser de tout repos. Que ce soit Miss Harrington, soi-disant malade, et son bikini de diamants, le shérif qui cherche à coincer Sagamore depuis des années ou encore Finley, l'ancien prédicateur un brin fêlé. L'intérêt de ce roman réside dans le fait que Billy est le narrateur. Aussi, c'est lui qui décrit les situations, qui essaie de les analyser de ses yeux d'enfant. Un enfant naïf qui croit dur comme fer aux mensonges des adultes manipulateurs. Nul doute que beaucoup de choses lui échappent ! Truculent, incisif, au langage argotique, ce roman de Charles Williams nous fait passer un séjour fortifiant à la ferme !
À noter que ce roman a été adapté au cinéma par Gérard Pirès avec Lino Ventura, Jean Yann et Mireille Darc.
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Foxfire
  13 février 2020
Les histoires de rednecks sont quasiment un genre à part entière dans la culture américaine, que ce soit en littérature, au cinéma ou à la télé. C'est un registre que j'apprécie beaucoup et qui a donné lieu à de très bons romans noirs. En effet, de « 1275 âmes » de Thompson à « La bouffe est chouette à Fatchakulla » de Crabb en passant par les romans de Crumley, les réussites sont nombreuses. Même si je suis friande de ce registre, je n'avais pas encore lu « Fantasia chez les ploucs » de Charles Williams, pourtant un des grands classiques du genre. Lacune que j'ai enfin comblée avec un grand plaisir.
« Fantasia chez les ploucs » est un bijou du polar redneck humoristique, vraiment le haut du panier. C'est inventif, bien écrit et surtout très drôle. Une des bonnes idées de l'auteur est de raconter l'histoire du point de vue du gamin qui porte sur les choses un regard naïf et innocent. Voir les Noonan à travers le regard du petit Billy renforce la sympathie à leur égard tout en créant une connivence avec le lecteur. En effet, le lecteur n'est pas dupe et on sait bien que ceux que Billy voit comme de braves paysans sont d'invétérés magouilleurs. Et d'ailleurs, quels personnages ces Noonan ! Ce sont des escrocs certes mais ils ne sont jamais animés de méchanceté, ils sont sacrément sympathiques, à tel point qu'on a envie qu'ils s'en sortent. Et ils hissent la magouille à un tel niveau que ça en devient du grand art. Les personnages secondaires ne sont pas en reste et constituent une réjouissante galerie, de l'adorable Billy à l'incendiaire Caroline Tchou Tchou en passant par le shériff et ses adjoints, totalement dépassés par les événements, ils sont tous formidables.
Il n'y a pas que le décalage amené par le regard du gamin qui fait de « Fantasia chez les ploucs » un sommet de drôlerie. Williams concocte une intrigue, d'ailleurs impossible à résumer, qui enchaîne les passages hilarants en un crescendo parfaitement maîtrisé qui culmine dans la seconde moitié du roman où une chasse à l'homme, ou plutôt à la femme, atteint des sommets de dinguerie.
En plus des personnages irrésistibles, de l'histoire complètement folle, le roman est très agréable à lire grâce à un style qui coule tout seul et des dialogues aux petites oignons. Au passage, je salue la traduction de Marcel « série noire » Duhamel qui est formidable.
« Fantasia chez les ploucs » procure un énorme plaisir de lecture. On rigole souvent, on sourit tout le temps. Un vrai bonheur !
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Zebra
  26 juin 2015
Né au Texas à San Angelo en 1909, Charles Williams ne se consacre à l'écriture qu'à partir des années 1950 ("La Fille de la Colline" et "L'Ange du Foyer"). Il est l'auteur d'une bonne vingtaine de romans noirs, dont le truculent "Fantasia chez les Ploucs" (en V.O., The Diamond Bikini), édité chez Gallimard en 1957 dans la collection Série Noire.
L'histoire ? Une fantastique chasse à l'homme ; une confusion indescriptible avec ruée de volontaires pour empocher une prime de 500 dollars à celui qui mettra la main (oh!) sur Caroline Tchou-Tchou, ravissante strip-teaseuse s'étant enfuie presque nue (oui, oui!) dans les marais ; un roublard -l'oncle Sagamore- soupçonné de produire de l'alcool de contrebande sur fond malodorant de tannage de peaux de vache ; un gosse -Billy- qui raconte avec ses mots d'enfant l'histoire à laquelle il est mêlé ; un shérif qui tente -avec ses 2 acolytes incompétents mais obéissants- de coffrer le producteur d'alcool ; et une fin … pour le moins surprenante.
L'ouvrage est servi par une panoplie de personnages haut en couleurs : Billy, 7 ans, venu prendre l'air à la ferme de son oncle ; Sam, le papa de Billy, fana de courses de chevaux et bookmakeur à son heure ; Gimerson, éleveur de cochons à ses heures ; Sagamore, l'oncle de Billy, trafiquant d'alcool notoire et réel héros de Fantasia chez les Ploucs ; Finley, ancien prédicateur marron et sourd comme un pot, toujours occupé à voler les planches du voisinage pour construire son arche de Noé ; le shérif et ses acolytes -Booger et Otis- qui tentent de coincer l'oncle Sagamore pour production d'alcool de contrebande et qui s'essaient à maintenir l'ordre ; le docteur Severance qui souhaite manifestement que le shérif ne soit pas mis au courant de ses combines ; Miss Harrington, danseuse de strip-tease, plus connue sous le nom de scène de Caroline Tchou-Tchou, recherchée par le FBI, par la police de 23 États et par tout plein de gangsters pour être le seul témoin à charge de la plus grosse affaire de meurtre jamais connue à la Nouvelle-Orléans, jeune femme aguichante « protégée » par Severance, dotée d'un liseron tatoué, avec de petites feuilles bleues, grimpant sur un de ses seins, portant avec beaucoup de grâce un nouveau modèle de bikini orné de diamants (d'où le titre original de l'ouvrage) ; Siegfried, le chien de Billy et d'autres personnages plus secondaires.
"Fantasia chez les Ploucs" fait partie des romans « terriens » de Williams : il contient donc les arnaques, les pièges à gogos, les doubles ou triples jeux habituels dans ces romans. L'ouvrage, particulièrement noir, cynique et désabusé, met en scène des braves gars un peu perdus mais aux prises avec une société qui ne leur fait pas de cadeaux (en gros, il y a d'un côté des fermiers qui triment mais qui crèvent la faim et de l'autre côté des fonctionnaires qui se la coulent douce mais qui encaissent le fric). Situations hilarantes, humour, franche rigolade, intrigue, peinture sans complaisance du milieu social et de l'époque, style clair, familier (trop d'argot?) et incisif, voilà la marque de fabrique de l'auteur. Un polar déjanté à souhait. Je mets cinq étoiles et recommande.
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Magenta
  15 mai 2013
Une partie de plaisir chez les bouseux!
C'est un babéliote qui m'a conseillé de lire Charles Williams et comme j'ai trouvé ce bouquin au fin fond de ma PAL (monumentale), j'ai décidé de commencer avec celui-ci.
Et quel plaisir dans cette lecture! Une histoire totalement déjantée, racontée par un enfant de sept ans pas trop déluré...contrairement à son père mais surtout à son oncle!
Un vocabulaire riche, truffé d'argot (merci mon dico), un écriture fluide et bourrée d'humour. Tout ce que j'aime!
Ce qui m'a étonnée, c'est que ce livre date de 1956 et qu'il fait partie de la littérature jeunesse malgré ce vocabulaire et cet humour assez décalé, quand on sait ce que l'Amérique pouvait, et peut encore, être puritaine malgré tout ce qu'il s'y passe et tout ce qu'on peut y trouver!
Je trouve en tous cas que ça n'a pas pris une ride!
J'ai trouvé aussi quelques similitudes avec les livres de Tom Sharpe, côté burlesque et déjanté!
Je ne sais si tous les livres de cet auteur sont du même acabit mais si c'est le cas, nul doute qu'il tiendra désormais une place de choix dans ma bibliothèque! Je ne devrais pas trop tarder à m'en faire une idée...

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critiques presse (3)
Actualitte   28 novembre 2018
Le Bikini de diamants est un roman à suspense savoureux et comique. Le jeune narrateur, Billy, avec sa vision d’enfant, est le témoin d’événements plutôt exceptionnels, d’une inventivité folle. Avec un langage familier, ponctué de jargon, Charles Williams peint le portrait de personnages comme de vrais génies de la manipulation et de l’arnaque, pour une lecture jubilatoire.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeFigaro   11 septembre 2017
Un roman culte pour un film culte des années 1970. Gallmeister a pris la judicieuse initiative de retraduire et de rééditer l'œuvre de Charles Williams qui inspira le film Fantasia chez les ploucs à Gérard Pirès.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox   07 septembre 2017
On retrouve dans ce livre tout l'univers de Charles Williams : de pauvres blancs du Sud, des gangsters, des flics bornés et des arnaqueurs en tous genres.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   23 mai 2019
Mon oncle Sagamore se penche pour regarder de plus près le premier chasseur. Ensuite, il s'avance vers l'autre, le fait rouler un petit coup sur lui-même et l'examine aussi. Après quoi, il revient vers nous, s'accroupit et sort sa carotte de tabac. Il l'essuie sur sa jambe de pantalon, en détache une grosse chique d'un coup de dents et secoue la tête :
- Sacré nom de nom, ça devait être pénible à voir. Les pauvres bougres se sont tiré dans le dos.
Le docteur Severance approuva d'un signe de tête :
- Exactement, et c'est pour ça que c'était si pénible. Ils ont vu venir le coup, les malheureux, mais c'était trop tard. Au moment même où ils appuyaient sur la détente, ils se sont rendu compte de ce qu'ils venaient de faire. Ils se sont retournés pour essayer d'esquiver, mais macache.
+ Lire la suite
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ZebraZebra   25 juin 2015
page 98 - "Mon oncle Sagamore se penche pour regarder de plus près le premier chasseur. Ensuite, il s'avance vers l'autre, le fait rouler un petit coup sur lui-même et l'examine aussi. Après quoi, il revient vers nous, s'accroupit et sort sa carotte de tabac. Il l'essuie sur sa jambe de pantalon, en détache une grosse chique d'un coup de dent et secoue la tête :
- Sacré nom de nom, ça devait être pénible à voir. Les pauvres bougres se sont tirés dans le dos.
Le docteur Severance approuva d'un signe de tête :
- Exactement, et c'est pour ça que c'était si pénible. Ils ont vu venir le coup, les malheureux, mais c'était trop tard. Au moment même où ils appuyaient sur la détente, ils se sont rendus compte de ce qu'ils venaient de faire. Ils se sont retournés pour essayer d'esquiver, mais macache.
Mon oncle Sagamore expédie une giclée de chique dans la nature et s'essuie la bouche d'un revers de main :
- M'est avis que c'est chose pitoyable et cruelle que voir ces gars de la ville venir chasser le garenne dans les bois. Ils sont empotés comme il n'est pas permis. Et dangereux, pas seulement pour les autres, mais pour eux-mêmes ; ils ont des armes à feu entre les mains et ils ne savent même pas s'en servir. [...] Ce qu'il faut faire maintenant, c'est aviser le shérif que ces deux pauvres bougres se sont occis l'un l'autre, et qu'il les embarque le plus tôt possible ; par cette chaleur, ce serait plus sain.
Le docteur Severance approuve d'un signe de tête :
- Hé! oui. C'est le moins qu'on puisse faire.
Et puis, tout d'un coup, il se ravise, se gratte le menton l'air tout pensif :
- Hum ... Messieurs, je viens de me rappeler quelque chose.
Il sort son portefeuille de sa poche de derrière et commence à en tirer des tas de trucs. Moi, je l'observe à travers les feuilles, en me demandant ce qu'il peut bien chercher. Finalement, il en sort un paquet de billets assez gros pour étouffer un cheval et le laisse négligemment tomber sur ses genoux comme s'il s'agissait d'un paquet de vieilles chaussettes ..."
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jeranjoujeranjou   20 septembre 2013
Miss Harrington ? Eh bien ! C’est elle qui avait le liseron qu’a été la cause de tout ce raffut. […]
Un liseron tatoué, avec des petites feuilles bleues, qui grimpait tout autour d’une de ses poitrines, comme un sentier grimpe après la montagne, avec une rose en plein milieu.

Billy, huit ans…Miss Harrington vingt trois !
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Clio1989Clio1989   20 août 2019
- Qui c'est ça, Caroline Tchou-Tchou ?
- Personne, pour ainsi dire, répond le shérif. Rien qu'une danseuse de strip-tease qui fait les premières pages de tout le pays depuis plus de trois semaines, qui est recherchée par le FBI et par la police de vingt-trois Etats, et je ne sais pas combien de bandes de gangsters. Paraît qu'on a déjà donné son nom à une nouvelle danse, à un programme de télévision, à trois ou quatre variétés de cocktails, à un nouveau modèle de soutien-gorge décoré de roses, à je ne sais combien de culottes et de combinaisons, d'indéfrisables, de pommades et de rouges à lèvres. Et à part ça, elle est le seul témoin à charge de la plus grosse affaire de meurtre qu'on ait jamais connue à la Nouvelle-Orléans, et ça fait trois semaines qu'elle a disparu et que toute l'Amérique la recherche.
La seule chose que j'arrive pas à comprendre, c'est qu'ils ne se soient jamais avisés que le seul endroit logique où elle pouvait se trouver, c'était dans la ravine à Sagamore Noonan en train de vadrouiller toute seule, en pleine nuit et en bikini.
+ Lire la suite
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MagentaMagenta   15 mai 2013
Pop ôte son chapeau et s'évente avec, en toussant comme un poussif. Et au bout d'une minute, ça se dégage et on peut respirer. Avec un peu de vent qui se met à souffler, ça se passe.
-Ça vient de là-bas, dit Pop. Tout droit de la maison.
-Qu'est-ce qu'est mort, à ton idée? je lui demande.
Il secoue la tête :
-Rien ne pourrait êt'mort à ce point-là.
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Videos de Charles Williams (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Williams
Nous avons rencontré Thomas Chatterton Williams, qui nous explique comment il a eu l'idée d'écrire UNE SOUDAINE LIBERTÉ
Description du livre : En 2011, Thomas C. Williams est encore inconnu du public américain lorsqu'il publie Une soudaine liberté. le jeune journaliste y décrit son enfance dans le New Jersey, celle d'un garçon né d'un père noir et d'une mère blanche qui a décidé de se fondre dans la masse des jeunes afro-américains de son âge grâce aux cultures urbaines, et notamment au hip-hop. Un vocabulaire cru, une démarche spécifique, une façon de s'habiller, un rapport trouble à l'argent et aux filles reproduisant l'imaginaire des clips qui se succèdent à la télévision. Une vision de l'histoire et de l'art aussi, lorsqu'on respecte une minute de silence pour l'anniversaire de la mort d'un rappeur assassiné mais qu'on ne connaît pas la date du décès de Martin Luther King, qu'on célèbre Jay-Z mais qu'on n'a jamais entendu parler de Toni Morrison. La littérature et l'imaginaire n'ont plus leur place lorsqu'on cherche à reproduire des codes au nom d'une identité, tournant le dos à la culture. Une adolescence aux teintes « gangsta » donc, également marquée par l'obsession du père de Thomas pour les livres et les échecs. Grâce à l'éducation parallèle que ce dernier s'obstine à donner à ses fils, Thomas réussit finalement à entrer à l'université de Georgetown, à Washington. Il réalise alors qu'une autre voie est possible, il découvre de nouvelles manières de penser le monde, de nouvelles musiques, et les voyages qui lui permettront d'aller vers des cultures radicalement différentes. Puis Thomas passera plusieurs mois à Paris avec l'impression d'avoir fait exploser le carcan des cultures urbaines, cette "colle invisible". Une soudaine liberté est un texte qui pointe avec justesse les dérives de certaines cultures qu'il est aujourd'hui difficile de critiquer, malgré leur violence et leur misogynie. Un récit d'une grande sensibilité sur le métissage, les identités noires et la possibilité de s'affranchir de son milieu.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Colin Reingewirtz.
ACHETER LE LIVRE : https://www.grasset.fr/une-soudaine-liberte-9782246819967
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