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EAN : 9782351785911
238 pages
Gallmeister (07/09/2017)
3.93/5   381 notes
Résumé :
4e de couverture édition Série Noire n° 400 du 20 février 1966 :

J'ai sept ans. Ma famille, c'est Pop, qu'est conseiller en placements hippiques, mon oncle Sagamore, qu'est fermier et tanneur en même temps et qu'a toujours des histoires avec le shérif et ses hommes. Il y a aussi ma tante Bessie, qui passe son temps à faire rebâtir les cabinets que mon oncle Finley arrête pas de démolir...
Et puis, les chasseurs de lapins avec leurs mitraillette... >Voir plus
Que lire après Le bikini de diamants (Fantasia chez les ploucs)Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (75) Voir plus Ajouter une critique
3,93

sur 381 notes
Histoire de se refaire une santé, de remettre les compteurs à zéro et se faire oublier, autant que faire se peut, des combines hippiques, Pop décide d'emmener Billy, son gamin âgé de 7 ans, chez son frère Sagamore Noonan. Car, comme dit Pop, « les fermes, c'est fortifiant ». Mais, on ne peut pas dire que Sagamore soit réellement un fermier. En douce, il fabrique de l'alcool de contrebande et tanne des peaux de bêtes pour couvrir les odeurs. Bien malin pour qui a le shérif, suspicieux et habitué aux plans foireux de Sagamore, et ses deux acolytes sur le dos. Avec lui vit oncle Finley qui passe ses journées à construire un bateau en vue de la prochaine grande montée des eaux qui devrait, selon lui, engloutir tout le pays. Avec tout ce monde autour de lui, Billy est certain de passer un super été d'autant que peu après débarquent le docteur Severance et sa nièce, Miss Harrington, qui souffre d'anémie. Ces deux-là cherchent un petit coin de terrain calme et isolé, loin du tumulte de la ville, pour soi-disant se reposer...

Bourré d'humour, de situations aussi grotesques que déjantées ou d'événements improbables, ce roman à l'imagination débordante, nous emmène au fin fond de l'Amérique, chez oncle Sagamore, un expert en magouilles en tous genres. Pop et le jeune Billy vont en voir de toutes les couleurs à ses côtés et ne risquent pas de s'ennuyer à la ferme d'autant que les va-et-vient incessants ne vont pas les laisser de tout repos. Que ce soit Miss Harrington, soi-disant malade, et son bikini de diamants, le shérif qui cherche à coincer Sagamore depuis des années ou encore Finley, l'ancien prédicateur un brin fêlé. L'intérêt de ce roman réside dans le fait que Billy est le narrateur. Aussi, c'est lui qui décrit les situations, qui essaie de les analyser de ses yeux d'enfant. Un enfant naïf qui croit dur comme fer aux mensonges des adultes manipulateurs. Nul doute que beaucoup de choses lui échappent ! Truculent, incisif, au langage argotique, ce roman de Charles Williams nous fait passer un séjour fortifiant à la ferme !

À noter que ce roman a été adapté au cinéma par Gérard Pirès avec Lino Ventura, Jean Yann et Mireille Darc.
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Oubliez le titre ringard et sa photo vieillotte... Meuuuuuhhhh ! Imaginez plutôt à la place une superbe danseuse se déhanchant en bikini serti de diamants ! Oh la vache…

Après m'être délecté il y a quelques mois de «La Fille des collines » et de « La Fille des marais », bénéficiant d'une nouvelle traduction intégrale datant de 2011 de « Bye Bye bayou », j'ai de nouveau craqué pour un roman de Charles Williams, a priori le plus connu, « Fantasia chez les ploucs ».

Publié en 1956 sous le titre original anglais de « The Diamond Bikini », je constate encore une fois que la traduction française « Fantasia chez les ploucs » bénéficie d'un titre qui dessert le livre. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Franchement, un « bikini serti de diamants » avec une belle nana en couverture ferait davantage fantasmer le lecteur, surtout s'il s'avère être masculin (je ne vous parle même pas des lecteurs dont le prénom commence par H), qu'une grosse vache devant la ferme des ploucs.

Plus sérieusement, « Fantasia chez les ploucs » est un roman noir américain dont la particularité reste que le narrateur est un jeune garçon de sept huit ans nommé Billy, donnant un point de vue naïf et candide que j'avais déjà rencontré dans « Les Marécages » de Lansdale.

Et le moins que l'on puisse dire, c'est que Billy a hérité d'une sacrée famille de combinards. Son père, Sam Pop est « conseiller en placements hippiques ». Traduisez, il voyage de champs de course en champs de course à travers le Texas et d'autres états du sud pour arnaquer les fans de course hippique.

Justement à cours d'oseille, Pop, débarque avec Billy et leur chien Sig Fride dans la ferme de Sagamore Noonan, l'oncle de Billy pour se refaire quelque peu. de son coté, Sagamore Noonan est soupçonné par le shérif de distiller et de commercialiser de l'alcool de contrebande. Et pour terminer, l'autre oncle Finley, prédicateur redoutable, est le plus cinglé de tous et passe son temps à construire un bateau de fortune avec des planches récupérées pour parer aux prochaines montées des eaux qui engloutiront les terres et les hommes des Etats-Unis. Quel beau tableau de famille !

Cerise sur le gateau, quelque temps après l'arrivée de Billy, le Docteur Severance et sa nièce, Miss Harrington, atteinte d'anémie très grave, débarquent dans leur somptueuse roulotte et décident de louer à Noonan un lopin de terre donnant sur le lac…

Qui dit lac dit… baignade dit… maillot de bain dit… bikini en diamants !

Je ne dévoilerai pas la suite de l'histoire plutôt déjantée et drôle mais vous pouvez imaginer qui déclenchera une sacrée pagaille dans la ferme des Noonan...

Contrairement aux précédents ouvrages de Williams écrits avec une finesse incroyable, le vocabulaire est volontairement ras de bitume et bourré d'argot. Les scènes avec le Shérif et ses adjoints sont absolument hilarantes et pleines d'humour.

Concernant le récit, l'histoire est bon enfant et se laisse racontée par le gosse avec plaisir. Néanmoins, j'ai constaté que le milieu du roman s'avérait très poussif et surtout la fin trop simpliste et pas assez travaillée au regard des efforts déployés avec succès par l'auteur en seconde partie de roman.

Si vous recherchez une lecture divertissante et délirante, n'hésitez pas avec cette histoire invraisemblable venue du sud des Etats-Unis. Pour les autres, je ne peux que vous conseiller les deux histoires sur les filles des collines et des marais, pouvant être lues dans un ordre quelconque. le premier (la fille des collines) reste mon préféré (5/5) par son caractère atypique tandis que le second relève plus d'un polar noir attendu (4,5/5).
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Séquence humour et roman noir dans l'Amérique profonde, je découvre Charles Williams grâce à Babélio et ses lecteurs.
Un récit vu par les yeux du jeune Billy, sept ans et fils de "Pop", un arnaqueur patenté qui décide d'aller voir son frère "Sagamore" à la campagne dans sa ferme, un arnaqueur qui lui va se révéler carrément "hors concours"...
Donc pour résumer, des flics crétins, des arnaqueurs malins et retors, une femme fatale (et son bikini de diamants), un zeste de prohibition et une histoire complètement déjantée, mi- sérieuse et souvent un peu "barrée".
A sept ans on voit les choses d'une façon plutôt innocente, ce qui va ajouter pas mal de décalages savoureux côté narration, j'avoue que j'ai souvent bien rigolé, il faut dire que cela a parfois un peu des faux airs de "Shérif fait moi peur", le genre d'histoire où il y a des meurtres, mais de façon anecdotique vu que l'essentiel est ailleurs dans cette comédie dont la seule ambition est de nous amuser, objectif atteint, cela se lit tout seul.
Pour conclure il s'agit d'une bonne récréation, un bon moment de lecture sans prise de tête.
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Les éditions Gallmeister continuent d'exhumer des pépites oubliées de la littérature américaine, et nous offrent l'occasion de redécouvrir des chefs-d'oeuvre au charme suranné mais intact. Paru en 1956, sous le titre original « The Diamond Bikini », traduit sous le titre « Fantasia chez les ploucs », le roman iconique de Charles Williams bénéficie d'une nouvelle traduction de l'excellente Laura Derajinski, et d'un titre plus conforme au titre originel, « Le bikini de diamants ».

Ce roman tient une place particulière dans l'oeuvre de Charles Williams. Une oeuvre essentiellement consacrée aux romans noirs, dans laquelle on retrouve notamment les remarquables « Calme plat » et « Hot Spot », qui furent adaptés au cinéma. Porté à l'écran sous le titre de « Fantasia chez les ploucs », « Le bikini de diamants » nous est narré par Billy, un enfant de sept ans et évoque davantage un monument de drôlerie qu'un roman noir.

Toujours en vadrouille avec son paternel, conseiller en placements hippiques, Billy va, le temps d'un été, s'installer chez son oncle Sagamore Noonan. Un fermier haut en couleur, qui tanne du cuir pour masquer l'odeur de son activité prohibée de distillation de bourbon. Son épouse Bessie vient de lever les voiles pour une durée indéterminée, et l'oncle Finley, aussi sourd qu'illuminé, continue inlassablement de clouer des planches pour construire la nouvelle arche de Noé.

Si Sagamore s'adonne joyeusement à son passe-temps favori qui consiste à faire tourner en bourrique le shérif et ses hommes, c'est l'arrivée de Choo-Choo Caroline, strip-teaseuse pourchassée par des gangsters, qui rendra les vacances de Billy inoubliables. La plantureuse jeune femme, s'installe en compagnie du « docteur » Severance sur la propriété de Sagamore.

« Mlle Harrington a agité sa cigarette vers lui.
- Salut, vieux, elle a dit. Rentrez donc votre langue. Vous êtes en train de mouiller votre chemise. »

Caroline n'a pas sa langue dans sa poche et ne se gêne pas pour se moquer des hommes qui la reluquent avec un peu trop d'entrain. Elle noue en revanche une relation teintée de tendresse avec le jeune narrateur, à qui elle entreprend d'apprendre à nager dans le lac situé sur la propriété.

L'été magique de Billy se corse lorsque Caroline disparaît, seulement vêtue de son bikini de diamants. L'oncle Sagamore organise une chasse à l'homme (ou à la strip-teaseuse en l'occurrence) démesurée et orchestre une fête foraine pour accueillir les milliers de participants qui se sont portés volontaire pour voler au secours de la jeune femme en péril.

---

L'originalité du « Bikini de diamants » tient évidemment à l'âge de son narrateur. L'intrigue nous est contée à hauteur d'un enfant de sept ans, qui croit que son oncle est vraiment un tanneur de cuir, ignore tout de son activité illicite de distillation de bourbon et porte un regard innocent sur la beauté spectaculaire de la délicieuse Choo-choo Caroline.

En confiant la narration à Billy, Charles Williams délaisse les tropes du roman noir « hard boiled », et nous propose une intrigue facétieuse et décalée, dont la drôlerie est tout simplement irrésistible.

« Je sais pas pourquoi mais un homme a beau essayer de toutes ses forces, il risque pas d'être au mieux de ses performances si sa femme déblatère vingt-quatre heures sur vingt-quatre sur son foutu calcul biliaire. »

Les oncles Sagamore et Finley, le père de Billy qu'il appelle affectueusement Pop ainsi que le shérif et ses adjoints peu dégourdis évoquent un cirque joyeux qui tourne en roue libre. Lorsqu'une fête foraine s'installe sur la propriété de Sagamore, Billy évolue dans un monde étrange qui suggère une forme de rêve enfantin, où il n'est jamais l'heure d'aller se coucher.

Le tour de force de l'auteur est de nous proposer un double niveau de lecture, le regard porté par Billy sur la succession d'événements qui viennent pimenter l'été de ses sept ans, et l'intrigue « noire » que reconstruit le lecteur en lisant entre les lignes. le plaisir ressenti à la lecture du roman tient d'ailleurs en grande partie à cette reconstruction constante d'une réalité que ne fait qu'entrevoir le jeune narrateur.

« Le bikini de diamants » est pourtant plus ambitieux que la farce drolatique qu'il évoque au premier abord. Malgré son innocence et sa jeunesse, Billy est sans doute le personnage le plus raisonnable d'une intrigue truculente. Comme si par une troublante inversion de paradigme, les adultes, roués tel Sagamore, malins tel Pop ou fous tel Finley, incarnaient une faune bigarrée, tout droit sortie de l'Âge de pierre, tandis que Billy incarne une forme de mesure et d'honnêteté qui font cruellement défaut à ses aïeux. Derrière un roman noir en forme de farce, se dissimule une critique acerbe de ces adultes dont le seul horizon semble être l'appât du gain ainsi qu'une attirance incontrôlable pour une jeune beauté très légèrement vêtue.

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Ayant cite ce livre dans mon precedant billet, je me devais de lui consacrer quelques lignes.

C'est le compte-rendu des mefaits d'un bouseux picaresque qui, avec son frere venu le visiter, roule les autorites du lieu, prenant un malin plaisir a les ridiculiser. Avec beaucoup de panache et une verve qui coule a flots. C'est d'un burlesque desopilant.

En plus ca a un cote charmant parce que c'est raconte par un enfant de 7 ans. Tres degourdi l'enfant, pas bete pour un sou, tres eveille, rien ne lui echappe, mais evidemment s'il voit et rapporte le comment, il ne comprend pas le pourquoi des actions. Qu'a cela ne tienne, pour le lecteur les manigances sont clarissimes et son plaisir est double par les etonnements et les emerveillements de l'enfant.

Du cote du bouseux arrive un malfrat cachant une charmante danseuse de music-hall qui se baigne vetue d'un minime bikini de diamants (voir le titre original). D'autres gangsters vont vite arriver a sa recherche et ca va mitrailler tres serieusement. Des macchabees partout. Mais la jeune danseuse, a-t-elle ete atteinte? C'est la que notre cul-terreux (pas du tout plouc, malgre le titre choisi par Marcel Duhamel, son insigne traducteur) va afficher son genie: il va organiser des recherches a l'echelle du comte, en fait attirer toute sa population masculine vers une enorme kermesse qui va lui rapporter gros.

Comment tout ca va finir? Je vais spolier: magnifiquement pour le gosse. Pour tous les autres, flics ou bouseux, danseuses ou gangsters, vous n'avez qu'a lire le livre si vous voulez le savoir.

Et vous feriez bien de le lire, parce que derriere cette franche partie de rigolade, Williams infiltre la situation de misere des campagnes americaines pendant la grande depression americaine des annees 30, stimulant des tentatives de s'en sortir pas toujours “tres catholiques", et la corruption generalisee des administrations et de la police. Il est vrai que d'autres ont developpe cela avant lui et meme mieux que lui. Mais en faire le sujet d'une farce? Je crois qu'il n'y a que lui qui ait ose. Et qui en ait produit une telle reussite dans son genre.

Je dirai meme plus: vous feriez bien de le lire dans la vieille traduction de Marcel Duhamel, celle au titre ringard de Fantasia chez les ploucs, vieille mais immortelle; il explose, le Duhamel!
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critiques presse (3)
Actualitte
28 novembre 2018
Le Bikini de diamants est un roman à suspense savoureux et comique. Le jeune narrateur, Billy, avec sa vision d’enfant, est le témoin d’événements plutôt exceptionnels, d’une inventivité folle. Avec un langage familier, ponctué de jargon, Charles Williams peint le portrait de personnages comme de vrais génies de la manipulation et de l’arnaque, pour une lecture jubilatoire.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeFigaro
11 septembre 2017
Un roman culte pour un film culte des années 1970. Gallmeister a pris la judicieuse initiative de retraduire et de rééditer l'œuvre de Charles Williams qui inspira le film Fantasia chez les ploucs à Gérard Pirès.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox
07 septembre 2017
On retrouve dans ce livre tout l'univers de Charles Williams : de pauvres blancs du Sud, des gangsters, des flics bornés et des arnaqueurs en tous genres.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
Mon oncle Sagamore se penche pour regarder de plus près le premier chasseur. Ensuite, il s'avance vers l'autre, le fait rouler un petit coup sur lui-même et l'examine aussi. Après quoi, il revient vers nous, s'accroupit et sort sa carotte de tabac. Il l'essuie sur sa jambe de pantalon, en détache une grosse chique d'un coup de dents et secoue la tête :
- Sacré nom de nom, ça devait être pénible à voir. Les pauvres bougres se sont tiré dans le dos.
Le docteur Severance approuva d'un signe de tête :
- Exactement, et c'est pour ça que c'était si pénible. Ils ont vu venir le coup, les malheureux, mais c'était trop tard. Au moment même où ils appuyaient sur la détente, ils se sont rendu compte de ce qu'ils venaient de faire. Ils se sont retournés pour essayer d'esquiver, mais macache.
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page 98 - "Mon oncle Sagamore se penche pour regarder de plus près le premier chasseur. Ensuite, il s'avance vers l'autre, le fait rouler un petit coup sur lui-même et l'examine aussi. Après quoi, il revient vers nous, s'accroupit et sort sa carotte de tabac. Il l'essuie sur sa jambe de pantalon, en détache une grosse chique d'un coup de dent et secoue la tête :
- Sacré nom de nom, ça devait être pénible à voir. Les pauvres bougres se sont tirés dans le dos.
Le docteur Severance approuva d'un signe de tête :
- Exactement, et c'est pour ça que c'était si pénible. Ils ont vu venir le coup, les malheureux, mais c'était trop tard. Au moment même où ils appuyaient sur la détente, ils se sont rendus compte de ce qu'ils venaient de faire. Ils se sont retournés pour essayer d'esquiver, mais macache.
Mon oncle Sagamore expédie une giclée de chique dans la nature et s'essuie la bouche d'un revers de main :
- M'est avis que c'est chose pitoyable et cruelle que voir ces gars de la ville venir chasser le garenne dans les bois. Ils sont empotés comme il n'est pas permis. Et dangereux, pas seulement pour les autres, mais pour eux-mêmes ; ils ont des armes à feu entre les mains et ils ne savent même pas s'en servir. [...] Ce qu'il faut faire maintenant, c'est aviser le shérif que ces deux pauvres bougres se sont occis l'un l'autre, et qu'il les embarque le plus tôt possible ; par cette chaleur, ce serait plus sain.
Le docteur Severance approuve d'un signe de tête :
- Hé! oui. C'est le moins qu'on puisse faire.
Et puis, tout d'un coup, il se ravise, se gratte le menton l'air tout pensif :
- Hum ... Messieurs, je viens de me rappeler quelque chose.
Il sort son portefeuille de sa poche de derrière et commence à en tirer des tas de trucs. Moi, je l'observe à travers les feuilles, en me demandant ce qu'il peut bien chercher. Finalement, il en sort un paquet de billets assez gros pour étouffer un cheval et le laisse négligemment tomber sur ses genoux comme s'il s'agissait d'un paquet de vieilles chaussettes ..."
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Miss Harrington ? Eh bien ! C’est elle qui avait le liseron qu’a été la cause de tout ce raffut. […]
Un liseron tatoué, avec des petites feuilles bleues, qui grimpait tout autour d’une de ses poitrines, comme un sentier grimpe après la montagne, avec une rose en plein milieu.

Billy, huit ans…Miss Harrington vingt trois !
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- Qui c'est ça, Caroline Tchou-Tchou ?
- Personne, pour ainsi dire, répond le shérif. Rien qu'une danseuse de strip-tease qui fait les premières pages de tout le pays depuis plus de trois semaines, qui est recherchée par le FBI et par la police de vingt-trois Etats, et je ne sais pas combien de bandes de gangsters. Paraît qu'on a déjà donné son nom à une nouvelle danse, à un programme de télévision, à trois ou quatre variétés de cocktails, à un nouveau modèle de soutien-gorge décoré de roses, à je ne sais combien de culottes et de combinaisons, d'indéfrisables, de pommades et de rouges à lèvres. Et à part ça, elle est le seul témoin à charge de la plus grosse affaire de meurtre qu'on ait jamais connue à la Nouvelle-Orléans, et ça fait trois semaines qu'elle a disparu et que toute l'Amérique la recherche.
La seule chose que j'arrive pas à comprendre, c'est qu'ils ne se soient jamais avisés que le seul endroit logique où elle pouvait se trouver, c'était dans la ravine à Sagamore Noonan en train de vadrouiller toute seule, en pleine nuit et en bikini.
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Pop ôte son chapeau et s'évente avec, en toussant comme un poussif. Et au bout d'une minute, ça se dégage et on peut respirer. Avec un peu de vent qui se met à souffler, ça se passe.
-Ça vient de là-bas, dit Pop. Tout droit de la maison.
-Qu'est-ce qu'est mort, à ton idée? je lui demande.
Il secoue la tête :
-Rien ne pourrait êt'mort à ce point-là.
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Vidéo de Charles Williams
8 mai 2023 François Guérif (directeur de la collection "Rivages Noirs") parle de l'écrivain Charles Williams, adapté de nombreuses fois au cinéma.
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