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ISBN : 2290134457
Éditeur : J'ai Lu (21/10/1999)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 56 notes)
Résumé :
"Je tombai derechef amoureuse de la vie. J'aimais le ciel. J'aimais les fenêtres et leurs vitres dans lesquelles je pouvais me dire bonjour ! Je me tirais les cheveux et, miracle, je ressentais quelque chose. Je me mordillais les bras et goûtais le sel de ma peau. C'était moi."

On la croit folle, retardée, méchante mais Donna Williams n'est rien de tout cela. Elle vit seulement dans son monde, un monde à part où les êtres dont elle cherche désepéremen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
brigittelascombe
  29 juillet 2011
Le monde de l'autisme est un monde clos auquel peu ont accés. Dans ce témoignage exceptionnel de son vécu (avec en avant propos quelques notes du Professeur Anthony Clare et du docteur Lawrence Bartok spécialistes de l'autisme) écrit en 1992, Donna Williams nous ouvre grand ses portes pour parler de sa souffrance,de l'incompréhension de l'entourage et de la façon dont elle s'en est sortie.
Je cite quelques lignes de sa préface :"Tout au long de cette guerre personnelle, j'ai été successivement 'elle','toi',Donna, puis cette créature qui aurait du être moi, et finalement moi-même.Nous tous raconterons les choses telles qu'elles furent et telles qu'elles sont."
Elle explique ici sa propre théorie de l'autisme qui résulterait d'un dysfonctionnement de l'un des mécanismes cérébraux contrôlant les émotions, lequel entraverait l'expression d'une intelligence par ailleurs normale et retentirait sur un organisme par ailleurs en parfaite santé(propos rapportés par le professeur Anthony Clare).
Trois ans, premiers souvenirs de duvets de couleur qui traversent l'espace blanc et la gifle qui tombe pour l'extirper de cet état contemplatif.
La névrose familiale d'une mère qui met des barreaux à ses fenêtres, l'appelle Dolly et se dit en droit de la casser puisqu'elle a été sa poupée, puis la nomme Marion comme la soeur haïe et enfin Maggots(asticot),d'un père qui l'appelle Polly et injurie la mère qui à son tour l'humilie, le frère ainé qui la brocarde. Willie, ce double qu'elle se crée pour contrecarrer sa mère, qui pique des crises de nerfs. Son absence de communication, lutte intérieure insupportable.L'école spécialisée et son adaptation par le biais d'une autre dans le moule de laquelle elle pénètre:Carol.L'arrivée de Tom six ans après sa naissance, innattendue.Sa socialisation peu à peu.La passion pour la musique. Chris le premier amoureux avec lequel elle est Carol.La thérapie, le livre exutoire et salvateur.
Personnalités multiples ou véritable autisme? On s'y perd dans tous les personnages qu'incarne Donna et on pousse un ouf de soulagement lorsqu'elle arrive enfin à être "je" et non "toi" ou "nous".
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CaroleBouchut
  24 décembre 2017
Voici un livre que j'aurai pu écrire, si j'avais su ; des mots qui pourraient être les miens. Des verbes au passé que je conjugue malheureusement encore au présent. Beaucoup de propos tenus dans ce livre rejoignent mes propres chemins de pensées. À un moment donné, en fin de livre, tout un passage rejoignait parfaitement ce que j'avais tenté de dire dans ma critique des Vilains Petits Canards de Boris Cyrulnick. Un style à la fois clair, précis, et poétique, imagé rend ce livre d'autant plus abordable intellectuellement qu'esthétiquement. Il retrace tellement bien ces moments de « protection » que nous offre la dissociation. Il retranscrit si bien cette douleur d'être conscient de ce qui nous manque tant pour pouvoir vivre comme tout le monde.
Ce livre m'a énormément aidé à me comprendre. Et m'a fait souffrir, mais pas autant que L'empereur, c'est moi de Hugo Horiot (livre que je n'ai toujours pas pu relire pour le moment, trop difficile encore). Les dernières pages du dernier chapitre (juste avant l'épilogue) m'ont donné de sérieuses pistes de réflexions. À méditer.
Les « Quelques suggestions » en fin d'épilogue auraient pu m'être bien utiles pour me faire comprendre (et pourraient l'être encore), si j'avais pu les porter autour du cou. LOL à la fois triste et hilare !
Si vous hésitez à lire ce livre, et que vous souhaitez vous faire une idée plus précise de son contenu, vous pouvez aller voir les très (trop ?) nombreuses citations que j'en ai tirées et partagées dans la rubrique dédiée à ça pour ce livre sur Babelio ; elles sont choisies très personnellement, je vous le concède volontiers, mais elles sont suffisamment variées pour vous donner une idée plus précise du contenu de ce récit si instructif, clair et agréable à lire.
Il va de soi que je recommande plus que chaudement la lecture de ce livre ainsi que les réflexions qui en découleront inévitablement. Il pourrait être le point de départ à de productives discussions autour de l'autisme, et de la différence en général. Pour ceux qui savent faire.
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khawlakarmi7
  26 juillet 2017
Jaime
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
brigittelascombebrigittelascombe   29 juillet 2011
Ce n'était pas tant les paroles des gens qui me posaient problème que leur attente d'une réponse de ma part.Celà aurait exigé de comprendre ce qu'ils disaient.Mais j'éprouvais un plaisir trop intense à chercher à me dissoudre dans l'espace pour consentir à rétrogader vers une pauvre chose à deux dimensions comme la compréhension verbale.
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MeuraieMeuraie   09 décembre 2013
"J'ai senti une petite voix dans mon âme chuchoter que le tout n'est rien et que le rien est tout
Car la mort est dans la vie et la vie dans la mort des impostures."

p.45 :" On m'expliquera qu'une fille souffrant d'un handicap moteur m'avait frappée sur la tête. C'est possible. Je portais si peu d'attention à ce qui ne m'intriguait pas ni ne m'importunait que je ne m'en étais pas aperçue. L'incident n'avait pas atteint ma conscience."

p. 76 :"J'adorais copier, fabriquer et mettre en ordre tout et n'importe quoi ... C'était ma façon de créer de l'ordre à partir du chaos."
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CaroleBouchutCaroleBouchut   24 décembre 2017
Imaginez une adulte piégée dans l'insécurité d'une enfant
Dont la détresse semble complète, mais ne l'est pas vraiment
Il lui faut ouvrir les yeux sur un monde jamais vu
Il lui faut entendre le bruit que font les gens
Comme si c'était la première fois,
Quand elle n'a pas encore eu le temps d'avoir peur.
Il lui faut exprimer sa gratitude avec ses propres mots,
Et sentir dans son cœur cette sécurité si ardemment désirée.
Vient alors le temps du bonheur véritable.
Car n'est-ce pas le plus beau présent qu'on puisse faire,
Que d'offrir à quelqu'un tout son être ?
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brigittelascombebrigittelascombe   29 juillet 2011
Tu regardes l'autre monde passer
Du monde sous verre qui est le tien,
Et tu te crois en sécurité
Toi que personne ne peut toucher.
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CaroleBouchutCaroleBouchut   24 décembre 2017
Dans cette pièce aveugle où tu t'es cachée
En compagnie des ombres,
Tu sais qu'Ils ne t'oublient pas
et qu'ils viendront te chercher.
Ne demande pas pourquoi tu as le cœur brisé,
Ravale tes larmes et relève-toi.

Tu regarde l'autre monde passer
Du monde sous verre qui est le tien,
Et tu te crois en sécurité
Toi que personne ne peux toucher
Mais prends garde, il souffle un vent glacé
Dans les profondeurs de ton âme,
Et il sera déjà trop tard
Quand tu te croiras hors d'atteinte.

Fuis, ne t'arrête pas même si tu trébuches.
Contente-toi d'un signe d'adieu quand on passe près de toi.
Tous ces gens qui te sourient,
Et te prennent pour une enfant,
Ne songent même pas au mal qu'ils t'ont fait
Quand ils te voient pleurer.

Alors, suis ce conseil, crois-en un expert.
N'y réfléchis pas à deux fois, mais ouvre tes oreilles :
Cours te cacher dans les recoins de ton âme,
Retrouve la solitude,
Toi qui n'est personne nulle part.
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Video de Donna Williams (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Donna Williams
All Be Happy; A gothic autism story by Donna Williams
>Maladies du système nerveux. Troubles psychiques>Névroses et troubles apparentés>Troubles de la personnalité (43)
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