AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Paule de Beaumont (Traducteur)Jacques Guicharnaud (Traducteur)Robert Postec (Traducteur)
ISBN : 2264020504
Éditeur : 10-18 (27/08/2005)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 255 notes)
Résumé :
Dans un appartement minable de La NouvelleOrléans, Stella Du Bois, descendante d'une vieille famille aristocratique, vit avec son mari Stanley Kowalsky, un Polonais pour les beaux yeux duquel elle a abandonné la plantation familiale.
Survient Blanche, la soeur de Stella : une créature de feu et de chair. Ce ménage à trois diabolique a fait le triomphe que l'on sait dans le monde entier de la plus célèbre des pièces de Tennessee Williams, adaptée à l'écr... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  09 mars 2013
Nouvelle-Orléans, quartier français. Un soir, Blanche Dubois arrive chez sa soeur, Stella, et son beau-frère, Stanley Kowalsky. La jeune femme ne peut se résoudre à la pauvreté du couple et ne cesse de rappeler la richesse qu'elle a connue. Blanche est une femme très sensible, tout en nerfs. « Il faut que je sois avec quelqu'un, je ne peux pas rester seule… parce que comme tu t'en es aperçue, je ne vais pas très bien. » (p. 30) Immédiatement, Stanley prend sa belle-soeur en grippe : il ne succombe pas à ses manières et ne supporte pas ses prétentions aristocratiques. « de la féérie ! C'est ce que je cherche à donner aux autres ! Je veux enjoliver les choses. Je ne dis pas la vérité, je dis ce que devrait être la vérité ! Que je sois damnée si c'est un péché ! » (p. 180) Et surtout, Stanley ne croit pas à son histoire. Il se renseigne et finit par découvrir le honteux secret de Blanche, qui n'est blanche que de nom.
Stanley est clairement une brute sans raffinement et tout dans sa nature s'oppose à la fragilité nerveuse et inquiète de Blanche. La rencontre entre un esprit malade et un esprit brutal ne peut qu'être âpre et violente. Blanche ne supporte pas les attaques et les contrariétés et Stanley ne supporte pas les méandres tortueux du comportement de sa belle-soeur. Tout les oppose, indéniablement, mais la tension sensuelle est palpable, voire épaisse. Blanche a beau crier son dégoût pour la brute que sa soeur a épousé, Stanley a beau se moquer des chichis de sa belle-soeur, quelque chose ne peut que s'enflammer entre eux, qu'ils le veuillent ou non.
Une fois n'est pas coutume, j'ai découvert le livre grâce au film. Marlon Brando beuglant sa rage et hurlant le nom de sa femme, ça m'a fait un petit quelque chose la première fois que je l'ai entendu ! Et l'acteur sait parfaitement magnifier un t-shirt blanc… La pièce de Tennessee Williams est superbe, mais les didascalies ont fini par m'épuiser. L'auteur a une idée très claire de son texte et de la mise en scène qu'il veut. Mais l'abondance d'indications scéniques m'a lassée puisque les dialogues y sont presque noyés. Ici se pose donc une question récurrente quand on parle de théâtre : un texte théâtral est-il fait pour être lu ou pour être vu ? Je me garde bien d'y répondre et ne peux que vous inviter à lire le texte et à voir le film de 1951.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          448
Allantvers
  19 juin 2016
Sourd malaise en ressortant de ce huit-clos moite, torride et étouffant, et c'est presque avec soulagement que l'on sent l'atmosphère s'alléger quand les médecins emportent la déglinguissime Blanche vers l'asile.
Ce malaise, Blanche l'avait d'emblée installé dès son arrivée dans le petit appartement miteux que sa soeur partage avec son mari dans le quartier français de la Nouvelle Orléans. Elle vient déranger l'ordonnancement brut et sensuel de ces deux-là : Evanescente, exaltée et capricieuse, elle envahit l'espace de ses malles, de ses crises et de ses mensonges. Des mensonges auxquels Stanley le mari ne croit pas ; il prend en grippe cette femme mythomane enfermée dans ses illusions de grandeur façon Scarlett O'Hara et ses dérisoires tentatives de manipulation. Entre eux, la tension électrique qui monte inexorablement ne peut qu'exploser…
La sexualité animale mâtiné de folie de ce drame sudiste exhale à chaque réplique, exacerbée par l'exiguité des lieux et les nombreuses (presque trop dans la mesure où elles ont un peu gêné ma lecture) indications scéniques de mouvements et de lumières.
Vite, revoir le film !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          441
MarcoPolo85
  03 janvier 2013
Quelle peste cette Blanche Dubois! C'est une nana de la pire espèce, transmettant son malheur à tout le monde qu'elle rencontre. Pourtant, celle dont l'avenir paraissait prometteur, une famille aisée, un bon métier (enseignante), un mari,... a vu tout à coup sa vie s'écrouler comme un château de cartes.
Tout n'est pas de sa faute, certes, mais quand même, Blanche a une fâcheuse tendance à la jalousie et à la manipulation. Et à force de mentir, elle finit par se trouver dos au mur.
Et c'est là qu'on la trouve, au début de la pièce, arrivant comme un volcan chez Stanley Kowalsky, l'ami de sa soeur Stella à la Nouvelle Orléans.
Et quelle surprise ce fut pour Blanche d'arriver dans cet appartement glauque, elle qui avait l'habitude de lieux plus fastueux. Et que d'inquiétude de voir sa soeur, enceinte, vivre avec pareil type, tout juste débarqué en Amérique, violent et vulgaire à souhait.
Dans cette vie où Stella a trouvé un relatif équilibre, grâce à son amour immodéré pour Stanley, Blanche va arriver ici comme dans un jeu de quilles.
Cette pièce de théâtre, bien connue pour son interprétation au cinéma, n'est pas toujours aisée à lire (au vu des nombreuses didascalies) , mais elle apporte sa quantité d'émotions.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
Acerola13
  01 mai 2012
Lecture proposée dans le cadre scolaire, j'ai lu cette pièce dans sa langue d'origine, à savoir l'anglais.
Tennessee Williams nous fait ici le portrait d'une petite communauté de basse extraction vivant dans un quartier de la Nouvelle Orléans, près d'une rue nommé « A Streetcar Named Desire ». Dans un appartement mitoyen vivent Eunice et Steve, ainsi que Stanley et Stella. Cette dernière a la particularité d'être issue d'une riche famille du Mississipi dont les origines remontent aux Huguenots français. Stanley Kowalski est lui de parents immigrés polonais, et tout dans ses manières transpire le manque de culture et de tenue qu'il compense par une agressivité et un comportement bestial sans pareil. Malgré tout, Stanley et Stella vivent heureux, jusqu'à l'arrivée de Blanche Dubois, soeur de Stella et parfait modèle de la Southern Belle.
Obsédée par son âge et son apparence, sujette à des crises d'hystérie, Blanche apporte une mauvaise nouvelle : la perte de la plantation de Belle Rive, héritage familial désormais disparu. S'indignant devant les conditions modestes de vie de sa soeur, elle mettra un certain temps à s'apercevoir des liens qui unissent Stella et Stanley : basés sur l'amour brut et l'attirance physique, leur relation est passionnée et pleine de désir.
Dans cet environnement et se sentant vieillir, Blanche cherche par tous les moyens à trouver un homme qui veuille d'elle pour se poser enfin et oublier son passé chaotique et son premier mariage fini tragiquement.
A travers onze pièces prenant pour la plupart place dans l'appartement des Kowalski, Tennessee Williams nous montre une femme totalement désespérée par ses premiers échecs, qui tente de respecter l'étiquette de la parfaite femme du Sud, plongée au milieu d'un océan de désir qui la terrifie puisque c'est ce même sentiment qui l'a brisée. Entre passions et sentiments bestiaux, cette pièce est véritablement prenante, profonde et complexe ; le triangle Stella-Stanley-Blanche explosif, qui mène sans déviation possible au dénouement final, attendu et cruel, mêlant à leurs paroxysmes désir et dédain, sexualité et violence.
Je noterai également pour les cinéphiles que le film tiré de la pièce est excellent et vaut vraiment le détour.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Kenehan
  28 décembre 2015
Challenge Variétés 2015
Catégorie : Une pièce de théâtre
"A Streetcar Named Desire" est le premier Pulitzer de Tennessee Williams (1948).
Dans la chaleur de la Nouvelle-Orléans, Blanche DuBois débarque chez sa jeune soeur et son mari. Un séjour durant lequel deux fortes personnalités vont se confronter et se débattre jusqu'à la domination de l'une d'elle et la destruction de l'autre…
Une pièce remarquable dans la construction complexe de ses protagonistes et le glissement de ceux-ci dans des postures diamétralement opposées. D'un côté, Blanche DuBois, délicate trentenaire maniérée qui joue sur l'ombre et la lumière pour camoufler une beauté qui se fane. Elle est la représentante typique d'une époque révolue, celle d'un vieux Sud agricole, traditionnaliste, conservateur, dont les racines familiales sont bien ancrées. de l'autre, Stanley Kowalski, un jeune homme rustre, ancien soldat devenu ouvrier. Il représente la nouvelle génération, celles de valeurs libérées, brutes, vulgaires parfois violentes. Il est le mâle tout puissant, viril et franc, issu de l'immigration, qui aime boire et jouer.
Puis, petit à petit tout bascule et l'on découvre une Blanche manipulatrice. Séductrice vénéneuse qui se joue des hommes, en use à outrance. Femme à l'équilibre vacillant entre un imaginaire où elle attire ses proies et une réalité qui ne lui convient pas et qu'elle veut fuir par tous les moyens. A l'inverse, la sensibilité de Stanley se dévoile petit à petit. Un homme amoureux fou, passionné (un peu trop parfois), bien plus cultivé que ne le laisse paraître son attitude et le seul qui ne soit pas dupe de sa belle-soeur.
Enfin, un ultime basculement où la bataille entre les deux prend fin.
Au milieu, prise en étau, Stella est déchirée par son amour pour ces deux personnalités dont la réunion ne peut faire que des étincelles.
J'avais adoré le film avec Marlon Brando et Vivien Leigh qui poursuit les oppositions jusque dans le jeu des acteurs. Je crois que j'aime encore plus la pièce. Cette dernière va plus loin dans les thèmes abordés qui sont assumés jusqu'au bout. La symbolique me semble y être plus forte également, en tout cas plus visible. Un chef d'oeuvre sur lequel il y aurait tant à dire mais je me contenterai de ceci : à découvrir d'urgence !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
JoohJooh   01 juillet 2015
La vie d'un homme peut être considérablement enrichie par la présence d'une femme intelligente, cultivée, bien élevée. Je peux lui offrir tout ça, le temps n'use pas ces choses: la beauté est passagère, c'est un bien provisoire... mais la beauté de l'esprit, la richesse de l'intelligence... et la tendresse du coeur... j'ai tout ça... ça ne flétrit pas, au contraire; ça s'améliore... avec les années...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          430
Alice_Alice_   12 février 2012
Ce dont tu parles, c’est du désir bestial, simplement du désir, comme le nom de ce vieux tramway qui bringuebale à travers tout ce quartier, grimpant une petite rue étroite, dégringolant une autre.
Commenter  J’apprécie          190
benabdennebibenabdennebi   18 août 2016
La vie d'un homme peut être considérablement enrichie par la présence d'une femme intelligente, cultivée, bien élevée. Je peux lui offrir tout ça, le temps n'use pas ces choses: la beauté est passagère, c'est un bien provisoire... mais la beauté de l'esprit, la richesse de l'intelligence... et la tendresse du cœur... j'ai tout ça... ça ne flétrit pas, au contraire; ça s'améliore... avec les années..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
LiliGalipetteLiliGalipette   09 mars 2013
« Il faut que je sois avec quelqu’un, je ne peux pas rester seule… parce que comme tu t’en es aperçue, je ne vais pas très bien. » (p. 30)
Commenter  J’apprécie          200
KanelbulleKanelbulle   30 janvier 2012
Stanley :
Vous n'avez pas vu le tire-bouchon ? J'avais un cousin qui pouvait ouvrir une bouteille de bière avec ses dents. C'était la seule chose dont il était capable... Il était simplement un tire-bouchon humain... Un jour, à un mariage, il a cassé ses deux dents de devant... Après, ça a été fini, il avait honte et s'éclipsait furtivement chaque fois qu'il y avait du monde.
Commenter  J’apprécie          60
Videos de Tennessee Williams (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tennessee Williams
Micha Lescot lit 'Matin sur Bourbon Street' de Tennessee WILLIAMS.
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature américaine en anglais>Littérature dramatique américaine (40)
autres livres classés : théâtreVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Tennessee Williams, en VO !

Un tramway nommé désir

A Streetcar Named Desire
A Tramway Named Desire

5 questions
44 lecteurs ont répondu
Thème : Tennessee WilliamsCréer un quiz sur ce livre
. .