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Marcel Frère (Traducteur)
EAN : 9782070406647
192 pages
Éditeur : Gallimard (05/09/2001)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Propriétaire d'une grosse agence immobilière, John Duke Warren est marié avec Frances, qui dirige une boutique de mode mitoyenne avec le magasin d'articles de sports de Dan Robert.
Un matin, on retrouve celui-ci mort au marais Crossman, dans un des affût utilisé pour la chasse aux canards.
Une voix charitable téléphone alors à Warren pour lui révéler que sa femme a assassiné Robert dont elle était la maîtresse.
La correspondante mystérieuse préc... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Renod
  18 février 2020
John Duke Warren part aux aurores chasser le canard. Après quelques heures à guetter en vain les palmipèdes, il se rend dans les locaux de son agence immobilière. A peine arrivé, il reçoit deux appels, le premier de Frances, son épouse, qui prolonge son séjour à la Nouvelle-Orléans, le second du shérif de Carthage qui lui apprend la mort d'une de ses connaissances, Dan Roberts. La victime a reçu un coup de fusil en plein visage, le matin même, à quelques mètres de son affût de chasse. John Warren et Dan Roberts étaient seuls dans la réserve de chasse au moment du meurtre. le voilà suspecté d'autant plus qu'un corbeau indique que Roberts avait une liaison avec sa femme. En rentrant du bureau du shérif, John découvre le cadavre de son épouse rentrée précipitamment gisant dans sa chambre à coucher. Une nouvelle fois, tout l'accuse, le couple se disputait 1/2 heure plus tôt. Mais mû par l'énergie du désespoir, John va enquêter pour découvrir le véritable auteur de ces crimes. Et il n'est pas au bout de ses surprises, les mauvaises, quand il va découvrir la véritable identité des gens qu'il a fréquenté pendant des années ; les bonnes, quand il pourra compter sur de précieux secours. John doit lutter pour prouver son innocence et s'extirper d'une machination subtile. Traqué par la police, il doit agir dans l'urgence, ce qui tient l'histoire sous tension. Ce récit est reserré sur moins de deux cents pages et se déroule principalement sur la journée du samedi (les deux titres en V.O. sont « The Long Saturday Night » et « Finally Sunday ». "Vivement dimanche" est un polar de facture classique avec ce qu'il faut de suspens et de mystère pour passer un bon moment.
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belette2911
  25 août 2013
"Vivement dimanche !" n'a rien à voir avec l'émission dominicale de Michel "Bonsoir, merci" Druker. D'ailleurs, en traduisant le roman, il aurait été plus judicieux de traduire à la lettre le titre original "The long saturday night" qui symbolise mieux la looongue nuit du samedi que Duke Warren va passer.
John Duke Warren, agent immobilier, avait tout pour être heureux : une agence qui marche bien, une charmante épouse et le droit d'appartenir au Club des Chasseurs de Canards (8 membres, seulement).
Or, peu après qu'il ait été tirer quelques coups sur des canards innocents, on retrouve le sieur Roberts - un autre membre - la tête emportée par un coup de fusil tiré à bout portant.
Suicide ? Impossible, il tirait avec du calibre n°6 et les plombs que les flics ont extrait de sa tête sont de calibre n°4...
Les canards n'étant pas armés, les soupçons ont pesé légèrement sur Duke (prénom prédestiné) mais il sort libre du commissariat.
Ensuite, les choses vont s'emballer :
- Un appel anonyme qu'il reçoit et qui accuse sa femme d'avoir tué Roberts car on a retrouvé son briquet chez lui;
- Duke qui commence à douter de son épouse (qui est en voyage) et qui n'était déjà plus à l'hotêl quand elle lui avait téléphoné ce matin (alors qu'elle lui certifiait qu'elle était encore dans son lit);
- de l'argent qu'elle a dépensé, mais où et pourquoi autant ?
- Sa femme qui rentre en avance : ils se disputent;
- le policier vient le rechercher parce que le shérif veut lui reposer des questions suite à un appel anonyme qu'il a reçu lui aussi;
- À son retour, quand il monte dans la chambre, il découvre sa femme morte... Et pas de mort naturelle : sa tête est défoncée !
Duke aurait pu appeler les flics, mais non, c'est trop tard, il a raté le coche !
Le voici en cavale pour trouver le fin mot de cette histoire. Mais il n'est pas seul, il pourra compter sur une personne qui le croit innocent...
"Amusant", voilà ce que je pourrais dire de ce livre car le pauvre Duke n'est pas au bout de ses peines ! Ce ne sera pas facile d'arriver à démêler cet écheveau afin de prouver son innocence.
Amusant, mais terriblement intelligent, notre Duke, quand il mène une enquête sur sa femme morte, faisant appel à des détectives privés et mettant au point une technique pour ne pas devenir le choux que la chèvre de shérif dévorerait en une bouchée.
Rusé aussi, parce que se planquer ensuite dans son bureau, fallait avoir les couilles de le faire ! Duke les a eues.
182 pages sans temps mort, mené tambour battant, une enquête à suivre en même temps que notre agent immobilier, reconvertit en Sherlock Holmes le temps d'une nuit d'un samedi long comme un jour sans pain !
Personnage que l'on apprécie, Duke n'est peut-être pas le meilleur détective, mais il fait ce qu'il faut pour y arriver.
Mention "Napoléonienne" à son aide qui se comportera comme un renard plus que rusé !
L'écriture est simple, mais pas simpliste, Charles Williams nous a concocté un agréable polar qui se lit tout seul tant il est savoureux, nous réservant quelques surprises de son cru.
Sans oublier les nombreux traits d'humour...
François Truffaut a réalisé un film sur le livre en 1983, avec Fanny Ardent et Jean-Louis Trintignant dans les rôles phares. L'action ne se déroule pas aux États-Unis dans le film.

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Sharon
  23 avril 2017
Nous sommes dimanche, donc ce livre était vraiment fait pour être chroniqué aujourd'hui. Oui, j'ai un fait un micro-effort parce que j'avais un peu la flemme d'écrire un article aujourd'hui.
Nous sommes dans un roman noir sans être trop noir. John Duke Warren a tout pour être heureux. Il est fortuné, son agence n'a aucune difficulté, sa femme est certes parfois un peu dépensière mais vu sa fortune, ce n'est pas si dramatique. Warren est membre d'un club très select de chasse aux canards (Donald, tiens toi sur tes gardes) et un matin, alors qu'il est lui-même à l'affût, il entend des coups de fusil. Rien de très surprenant, si ce n'est qu'il pensait être seul ou tout du moins, le premier arrivé. Plus tard, il découvre le corps de Dan Roberts – et comprend mieux l'origine des coups de fusil.
La situation aurait pu être assez simple, finalement, si une bonne âme anonyme ne lui avait téléphoné pour l'accuser de meurtre, puisque madame folâtrait avec la victime, en plus d'être sa voisine de boutique. Depuis que les appels peuvent difficilement être anonymes, certain(e)s ont dû se trouver d'autres occupations, comme se défouler tout aussi anonymement sur internet. Force est de constater que Warren n'est pas aussi naïf qu'il y paraît, puisqu'il questionne Frances dès son retour, et sa réaction prouve assez que sa conjointe a quelque chose à cacher, si ce n'est plusieurs choses.
Tout aurait pu s'arrêter là ou presque si Warren n'était convoqué par la police – après tout, il a trouvé le corps – et s'il ne retrouvait lui même sa femme assassinée à son retour. Que faire ? A la suite d'un tout petit mensonge à la police, le voilà coincé.
Sa situation est désespérée, parce que tout policier normalement constitué et ayant aussi reçu un appel anonyme additionnera 2 et 2, en déduira que Warren a tué l'amant de sa femme, puis sa femme elle-même. Que faire ? (Oui, je l'ai déjà dit). Anticiper ! S'assurer des alliés, même si ceux-ci fulmineront à un moment ou à un autre. Enquêter. Se cacher – posséder un vaste local en terme d'agence est toujours utile. Et avoir une secrétaire qui n'est pas bête, qui est même beaucoup plus fine que Warren ne l'aurait cru est un atout certain : il faut une femme à poigne pour contrebalancer une femme fatale telle que sa défunte femme. Divorcée, n'ayant pas l'habitude de se laisser faire (son ancien patron pourrait en témoigner), Barbara fera de son mieux pour tirer son patron de ce très très mauvais pas. Elle suscite d'ailleurs l'admiration de celui-ci, et de l'enquêteur également.
– Voulez-vous me faire plaisir ? lui dis-je en soupirant. Si jamais vous décidez de vous faire gangster, donnez-moi deux ou trois heures de préavis. Je quitterai le patelin illico.
Elle sourit.
– Scanlon m'a dit la même chose, voyez-vous.
Vivement dimanche, un roman noir à la fin heureuse, à lire avant ou après avoir vu le film que François Truffaut en a tiré.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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pit31
  02 avril 2020
Que se passe-t-il dans la tête des gens qui donnent des coups de téléphone anonymes ? La voix que j'entendais était celle d'une femme, et elle m'accusait tout bonnement d'avoir assassiné son petit ami par jalousie.
- Quelqu'un a perdu un briquet chez lui. Un briquet plaqué or avec des initiales de fantaisie F. et W. C'est un Dunhill. Ca ne vous rappelle rien ?
Elle raccrocha. Je frissonnai. le briquet qu'elle venait de décrire était celui de Frances, ma femme.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   22 août 2013
- Mais... mais pourquoi l'avez-vous giflé ?
- Ma foi, c'était un peu ridicule, à vrai dire, mais sur le moment ça m'a paru le moyen le plus simple de l'obliger à sortir sa main de mon soutien-gorge.
- Vous ne voulez pas dire... pas Georges ?
- Je vous assure qu'il a des mains.
- Eh bien ! Bon Dieu ! Ah ! le vieux cochon ! L'hypocrite ! C'est donc la raison de votre démission ?
- Oui. Pas à ce moment là, mais plus tard.


(Duke Warren qui apprend de Barbara, sa secrétaire, que son ancien patron, qui est une de ses connaissances, avait la main baladeuse).
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pit31pit31   02 avril 2020
L'artère principal s'appelle Clebourne Street et le centre des affaires s'étire sur plusieurs centaines de mètres. Warren Immobilier se trouve au début de cette rue, entre le bureau de J.C. Penney d'un côté et le café Fuller de l'autre. A ce détail près que l'affaire m'appartient, ça ressemble aux agences immobilières de tous les petits patelins : la vitrine où j'affiche les bonnes affaires du moment, un ou deux philodendrons aux feuilles crénelées, deux bureaux de démarcheurs perpétuellement encombrés de paperasses et, tel un foyer d'attraction, ou plutôt telle la moelle épinière du système nerveux de l'homme, un autre bureau doté d'une machine à écrire, de plusieurs téléphones et d'une fille qui sait où trouver touts les papelards, même ceux qui n'ont plus aucun intérêts. La file, en l'occurrence, c'est Barbara Ryan, si toutefois ce mot de fille peut s'appliquer à une divorcée âgée de trente ans. Elle a des cheveux rouge acajou qui ont toujours l'air un peu ébouriffés, une grande bouche, un visage assez étroit, de calmes yeux bleus, sans compter un air de cynisme indulgent, comme si le genre humain l'attirait toujours, même si elle n'en attendait plus rien. Au moment où j'entrai, elle était seule dans le bureau et parlait dans le cornet d'un téléphone.
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belette2911belette2911   25 août 2013
-Vous a-t-elle dit pourquoi je suis allée la voir ?
- Elle a dit que vous aviez essayé de la violer.
- C'est tout ?
- Elle a sans doute estimé que ça suffisait. Vous avez fait irruption dans sa chambre à trois heures du matin et vous vous êtes mis à lui arracher ses vêtements. Si vous cherchiez seulement à obtenir sa recette de ragoût de veau, vous l'auriez dit.


(Non, ce n'est pas l'audition de DSK, mais le shérif Scanlon qui interroge Duke Warren sur son interrogation musclée qu'il a eue avec une protagoniste de l'affaire).
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belette2911belette2911   22 août 2013
- Cessez donc de vous comporter comme un sanglier affligé d'une rage de dent, autrement vous aurez vraiment besoin d'un avocat.


(L'avocat à Duke qui a fait appel à lui car interrogé par le shérif).
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belette2911belette2911   25 août 2013
- Je vois. Mais ça me paraît bien du temps de perdu à blaguer et à bavarder, pour un homme qui s'apprête à tuer une fille dans un immeuble habité, alors que les gens dorment de l'autre côté du mur. On aurai plutôt pensé qu'il se mettrait au boulot sans vous laisser le temps de crier. Et, au fait, pourquoi n'avez-vous pas crié ? Non... attendez donc... à ce moment là vous ne saviez pas qu'il avait l'intention de vous tuer. Vous pensiez seulement qu'il allait vous violer.
- Euh... Oui. C'est ça.
- Pourquoi ? Il ne vous avait pas encore empoignée.
- Ben... je ne savais pas vraiment ce qu'il voulait.
- Mais vous avez dû vous le demander ? En principe, ce n'était pas l'arrêt du bus qu'il cherchait, ni un bouquin qu'il voulait vous emprunter. De quoi avez-vous parlé, alors ?

(Le shérif Scanlon qui interroge la femme qui accuse Duke Warren d'avoir voulu la violer alors qu'il ne faisait que lui poser des questions pertinentes sur le double meurtre dont il est accusé).
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Video de Charles Williams (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Charles Williams
Nous avons rencontré Thomas Chatterton Williams, qui nous explique comment il a eu l'idée d'écrire UNE SOUDAINE LIBERTÉ
Description du livre : En 2011, Thomas C. Williams est encore inconnu du public américain lorsqu'il publie Une soudaine liberté. le jeune journaliste y décrit son enfance dans le New Jersey, celle d'un garçon né d'un père noir et d'une mère blanche qui a décidé de se fondre dans la masse des jeunes afro-américains de son âge grâce aux cultures urbaines, et notamment au hip-hop. Un vocabulaire cru, une démarche spécifique, une façon de s'habiller, un rapport trouble à l'argent et aux filles reproduisant l'imaginaire des clips qui se succèdent à la télévision. Une vision de l'histoire et de l'art aussi, lorsqu'on respecte une minute de silence pour l'anniversaire de la mort d'un rappeur assassiné mais qu'on ne connaît pas la date du décès de Martin Luther King, qu'on célèbre Jay-Z mais qu'on n'a jamais entendu parler de Toni Morrison. La littérature et l'imaginaire n'ont plus leur place lorsqu'on cherche à reproduire des codes au nom d'une identité, tournant le dos à la culture. Une adolescence aux teintes « gangsta » donc, également marquée par l'obsession du père de Thomas pour les livres et les échecs. Grâce à l'éducation parallèle que ce dernier s'obstine à donner à ses fils, Thomas réussit finalement à entrer à l'université de Georgetown, à Washington. Il réalise alors qu'une autre voie est possible, il découvre de nouvelles manières de penser le monde, de nouvelles musiques, et les voyages qui lui permettront d'aller vers des cultures radicalement différentes. Puis Thomas passera plusieurs mois à Paris avec l'impression d'avoir fait exploser le carcan des cultures urbaines, cette "colle invisible". Une soudaine liberté est un texte qui pointe avec justesse les dérives de certaines cultures qu'il est aujourd'hui difficile de critiquer, malgré leur violence et leur misogynie. Un récit d'une grande sensibilité sur le métissage, les identités noires et la possibilité de s'affranchir de son milieu.
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Colin Reingewirtz.
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