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ISBN : 2352946336
Éditeur : Bragelonne (23/08/2013)

Note moyenne : 4/5 (sur 205 notes)
Résumé :
2060, le point de départ des voyages dans le temps. Des divergences avec les archives historiques semblent indiquer que quelqu'un a modifié le passé et changé l'issue de la Seconde Guerre mondiale. La théorie selon laquelle on peut observer le passé sans jamais l'altérer paraît tout à coup sur le point de s'écrouler. À Oxford, le directeur de thèses des historiens, M. Dunworthy, le jeune Colin Templer et son amie Polly livrent un combat acharné contre le temps
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  19 décembre 2014
Second et dernier volume du diptyque de Connie Willis consacré à la vie des Londoniens pendant le Blitz, « All clear » relate la suite et fin des aventures de Mike, Eileen et Polly, trois historiens du futur coincés en 1940. Ceux qui trouvaient le rythme déjà trop lent dans le volume précédent ne seront pas ravis d'apprendre que l'auteur prend à nouveau tout son temps et que les réponses aux nombreuses questions que l'on se pose ne seront pas apportées avant les cent toutes dernières pages. Outre le rythme on peut également reprocher au roman les sempiternels détours pris par l'histoire sans que cela soit toujours justifié, ou encore les atermoiements sans fin des personnages qui échafaudent théorie après théorie sans qu'au final cela ne fasse avancer l'intrigue d'un pouce. Et pourtant, en dépit de tout cela, j'ai passé des heures de lecture absolument passionnantes et c'est avec énormément de regret que j'ai refermé la toute dernière page qui nous apporte toutefois la satisfaction de répondre à toutes les interrogations qui commençaient à s'accumuler au fil des pages. On ne réalise qu'alors toute la maîtrise de l'auteur et la qualité de son récit. Tout ce tient et chaque détail, même infime, a son importance, un peu comme dans ces romans d'Agatha Christie dont les personnages admirent justement à plusieurs reprises la capacité à berner ses lecteurs jusqu'à la fin.
Comme dans tous les ouvrages de Connie Willis que j'ai pu lire jusqu'à présent, le plus grand atout du roman réside dans l'incroyable travail de documentation effectué par l'auteur et grâce auquel on se sent pleinement immergé dans cette époque traumatisante de l'histoire de l'Angleterre. Vie quotidienne, rationnement, réquisition des civils afin de participer à l'effort de guerre, architecture, dates et lieux des raids... : il n'est rien sur lequel l'auteur ne s'est pas minutieusement documenté afin de fournir à ses lecteurs la reproduction la plus fidèle possible de ce que pouvait être la vie de tous les Londoniens lors du Blitz. On en apprend entre autre beaucoup sur les campagnes de désinformation lancées par les autorités anglaises afin de ne pas saper le moral des Londoniens et surtout d'induire les Allemands en erreur concernant les véritables lieu et date du débarquement en France. L'auteur se plaît aussi à multiplier les points de vue, nous donnant l'occasion de revivre aussi bien les heures difficiles traversées par la capitale britannique au moment des raids, que le quotidien des ambulancières, ou encore les événements qui se déroulèrent à Bletchley Park, le principal centre de décryptage du pays.
Mais la plus grande réussite de l'auteur reste celle d'être parvenu à parfaitement retranscrire l'état d'esprit des Londoniens de l'époque. de l'humble mère de famille au pompier volontaire en passant par l'acteur de théâtre ou encore la vendeuse d'un grand magasin, chaque personnage suscite l'admiration par sa capacité à rester d'aplomb malgré les circonstances tragiques et les épreuves endurées. Nul doute que l'intensité ressentie à la lecture du roman tient en grande partie au lien très fort qui se noue entre le lecteur et les personnages. Ce ne sont d'ailleurs pas nécessairement les protagonistes qui marquent le plus durablement le lecteur (même si j'ai personnellement une petite préférence pour l'historienne Eileen), mais plutôt les figurants : Binnie et Alf, l'infernal duo de gamins qu'on voudrait souvent étrangler mais qui apportent une irrésistible touche comique à l'histoire ; sir Godfrey, acteur shakespearien renommé participant à sa façon à l'effort de guerre : sans oublier tous les réfugiés de l'abri de Saint Georges, tous les veilleurs du feuDe Saint-Paul, les gardes de l'ARP, les ambulancières... On vit ces années terribles presque au jour le jour avec chacun de ces gens auxquels on ne peut s'empêcher de s'identifier ou d'y voir une figure familière. Des héros, oui, mais de ceux que l'on est susceptibles de croiser chaque jour dans la rue et non pas au cinéma.
Au moment de la célébration de la victoire et de la fin de la guerre en 45, l'un des protagonistes explique qu'elle « avait voulu venir là, pour assister à ça, depuis sa première année d'étude. Mais si elle l'avait étudié à ce moment là, elle ne l'aurait jamais apprécié à sa juste valeur. Elle aurait découvert les foules joyeuses, et les Union Jack, et les feux de joie, mais elle n'aurait pas imaginé ce que représentaient ces lumières allumées après tant d'années à se frayer un chemin dans l'obscurité, ce que signifiait de lever la tête vers un avion en approche sans être terrorisé, ni le plaisir d'entendre les cloches des églises après des années de sirènes. Elle n'aurait pas imaginé les années de rationnement, de vêtements pauvres, de peur tapie derrière les sourires et les acclamations, ni ce qu'avait coûté l'avènement de ce jour ». Or c'est exactement la même expérience que vit le lecteur : oui il y a des longueurs, oui il y a peut-être des détails dont on aurait pu se passer, mais ce sont justement tous ces détails, ces heures passées auprès de tous ces gens qui font que le lecteur prend véritablement conscience de l'épreuve qu'ils ont du traverser et de l'immense soulagement ressentie par cette population sinistrée mais invaincue.
Je comprend sans mal les défauts qui sont reprochés à ce roman et que je n'ai moi-même pas manqué de remarquer, pourtant cette lecture représente en ce qui me concerne un véritable coup de coeur. On ressent à la fois beaucoup d'émotion à l'égard de tous ces hommes, femmes et enfants qui ont enduré avec détermination et courage ces terribles années, et aussi de l'admiration devant la qualité de la reconstruction de cette époque dans laquelle je me suis sentie pleinement immergée. « Le grand livre » en était déjà la preuve, et ce diptyque ne fait que le confirmer : Connie Willis est une très, très grande auteure. Polly, Eileen, Mike, Alf et Binnie, Sir Godfrey et tous les autres vont me manquer...
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BlackWolf
  09 octobre 2013
En Résumé : Tout comme la première partie je ressors de ma lecture avec un avis plutôt mitigé. J'ai eu l'impression que l'auteur n'a pas pu maîtriser l'ampleur de ce qu'elle voulait mettre en place. On sent bien qu'elle s'est fortement renseignée et documentée sur la seconde guerre mondiale, offrant une toile de fond vraiment détaillée, complexe et passionnante, mais elle cherche à faire passer tellement d'informations sur le sujet qu'elle en oublie de soigner son intrigue principale de voyage dans le temps qui souffre d'incohérences et donne parfois plus l'impression d'avoir un livre d'histoire dans les mains. Les personnages principaux manquent de consistance et parfois d'intelligence, de plus quand on me présente un historien qui s'y connait moins que moi en histoire j'émets des réserves. Les personnages secondaires sont eux, pour le coup, vraiment intéressants, mais auraient mérités d'être moins nombreux et plus développés, surtout pour un roman de près de 1300 pages. Heureusement la seconde partie du roman se révèle beaucoup plus efficace. le style se révèle simple et efficace même si parfois il tombe un peu trop dans la simplicité et même le caricatural.
Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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basileusa
  09 décembre 2018
Bon maintenant je comprends les récompenses qu'à pu avoir ce roman !
Si il y a encore quelques longueurs au début de cette deuxième partie, c'est assez vite oublié car enfin les choses bougent pour nos trois héros !
C'est toujours difficile d'en parler sans rien dévoiler mais tout va s'éclairer enfin et avancer surtout ! Car j'avais une impression de stagnation . Et on va enfin comprendre l'importance des deux personnages qui se trouvent en 1944 et le lien avec Polly, Eileen et Matthew! ça donne presque envie de tout relire ^^ En tout cas je suis ravie de la suite de l'histoire et cette immersion totale pendant le Blitz , qui m'a beaucoup éclairée sur comment on pouvait continuer à vivre sous les bombes. Instructif, passionnant, où les petits détails ont leur importance , c'est vraiment une super idée et j'ai hâte de lire ses autres romans sur les voyages dans le temps .
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Phoenicia
  28 octobre 2018
Suite et fin de ce diptyque que j'aie beaucoup aimé. Comme dans le tome 1, on retrouve nos trois historiens perdus dans le Blitz. L'auteure choisit également de nous faire découvrir d'autres moments, pour la plupart pendant la Seconde Guerre mondiale et ce avec d'autres historiens. J'ai émis pas mal d'hypothèses, il s'avère que beaucoup se sont trouvées justes mais Connie Willis m'a encore bien surprise dans ce pavé. J'ai tout autant apprécié les détails historiques sur le Blitz, les ambulancières, les V1 et V2, Bletchley Park et la campagne de désinformation dans le cadre de Fortitutde South et le VE day.
Quelques bémol tout de même : des longueurs sont présentes, notamment autour de la paranoïa des historiens qui revient sans cesse. Connie Willis aurait pu faire le choix d'en réduire certains selon moi. de plus, les explications sur le voyage temporel et notamment la raison des décallage m'a un peu embrouillée mais c'est quelque chose qu'il m'est déjà arrivé avec d'autres livres sur le voyage dans le temps donc on peut en déduire que ce n'est en aucunement la faute de l'auteure.
En définitive plutôt emballée par cet univers créé par Connie Willis et les romans de cet univers vont selon moi très vite arrivés dans ma PAL.
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Imkal
  22 novembre 2013
Cette ambiance particulière du blitz me manque mais...
Si le premier tome surprenait par ses détails et anecdotes sur la guerre 40-45, le deuxième n'a plus le même attrait. Les héros restent par contre enfermés dans leur atermoiements paranoïaques et s'enlisent dans des comportements dignes du Club des 5. Une expression de chez nous dit "avec des si, on met Bruxelles en bouteille et Liège comme bouchon". Nous n'en sommes pas loin meme si audelà des délires conditionnel, certaines personnalités attachantes se dégagent.
Les incohérences deviennent par contre flagrantes et nous gâchent tout notre plaisir. J'ai fait l'effort de lire jusqu'au bout mais la fin ne justifie en rien la débauche de moyen (700 pages).
Finalement, j'ai l'impression d'avoir lu un premier jet, une esquisse pleine de potentiel mais noyée dans la masse des improbabilités. Une autre expression plus personnelle et dont je l'espère vous me passerez la vulgarité mais qui à mon avis s'applique bien à ce livre, en tout cas à sa structure, c'est "Tortiller du c.l pour ch..r droit".
Je ne regrette pas ma lecture car il y a plein de bonnes idées, je reste avec l'impression aussi d'un beau gachis.
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critiques presse (1)
Telerama   13 mai 2015
Depuis Wells et Barjavel, le voyage dans le temps est l'un des thèmes phares de l'anticipation. L'Américaine Connie Willis renouvelle le genre.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
TeaSpoonTeaSpoon   24 août 2013
La foule les heurtait, les contournait, les dépassait, bouillonnant autour d'elles, mais Paige en était inconsciente. Les mains serrées sur sa poitrine, elle restait figée de stupeur et d'admiration.
- Ah! regarde: les lumières !
Les magasins, le fronton d'un cinéma et les vitraux de Saint-Martin-In-The-Fields ruisselaient de lumière électrique. Le socle du monument de Nelson était illuminé, tout comme les lions et la fontaine.
- As-tu jamais vu quelque chose de plus beau? soupira Paige.
C'était réellement magnifique, quoique pas tout à fait autant pour elle que pour les contemporains, qui venaient de vivre cinq années de black-out.
- Oui, acquiesça-t-elle en contemplant Trafalgar Square.
Des banderoles drapaient les piliers de Saint-Martin et, sous le porche de l'église, une petite fille agitait un cierge magique crépitant d'étincelles. Les faisceaux des projecteurs se croisaient dans le ciel, et un feu de joie géant brûlait sur le coin le plus éloigné de la place. Deux mois, et même deux semaines plus tôt, ce feu aurait annoncé terreur, mort et destruction pour ces Londoniens, mais il ne leur inspirait plus d'effroi. Ils dansaient autour, et quand ils entendaient le bourdon soudain d'un avion, ils poussaient des vivats et brandissaient leurs mains en formant le V de la victoire.
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boudiccaboudicca   14 novembre 2014
[A propos du VE Day de mai 1945] Elle avait voulu venir là, pour assister à ça, depuis sa première année d'étude. Mais si elle l'avait étudié à ce moment là, elle ne l'aurait jamais apprécié à sa juste valeur. Elle aurait découvert les foules joyeuses, et les Union Jack, et les feux de joie, mais elle n'aurait pas imaginé ce que représentaient ces lumières allumées après tant d'années à se frayer un chemin dans l'obscurité, ce que signifiait de lever la tête vers un avion en approche sans être terrorisé, ni le plaisir d'entendre les cloches des églises après des années de sirènes. Elle n'aurait pas imaginé les années de rationnement, de vêtements pauvres, de peur tapie derrière les sourires et les acclamations, ni ce qu'avait coûté l'avènement de ce jour : la vie de tous ces soldats, marins, aviateurs et civils.
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Charybde2Charybde2   30 novembre 2015
Il la regardait, rayonnant.
– C’est une magnifique soirée, n’est-ce pas ?
– Oui, convint-elle, en observant la cohue.
Elle avait voulu venir là, pour assister à ça, depuis sa première année d’études. Constater que M. Dunworthy avait attribué l’événement à quelqu’un d’autre l’avait mise en rage.
Mais si elle l’avait étudié à ce moment-là, elle ne l’aurait jamais apprécié à sa juste valeur. Elle aurait découvert les foules joyeuses, et les Union Jack, et les feux de joie, mais elle n’aurait pas imaginé ce que représentaient ces lumières allumées après tant d’années à se frayer un chemin dans l’obscurité, ce que signifiait de lever la tête vers un avion en approche sans être terrorisé, ni le plaisir d’entendre les cloches des églises après des années de sirènes. Elle n’aurait pas imaginé les années de rationnement, de vêtements pauvres, de peur tapie derrière les sourires et les acclamations, ni ce qu’avait coûté l’avènement de ce jour : la vie de tous ces soldats, marins, aviateurs et civils.
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VanceVance   16 mai 2015
Elle s'était toujours demandé comment les Londoniens avaient trouvé le courage de continuer à vivre après que les corps de leurs maris, mères, enfants, amis avaient été extraits des décombres, mais ce n'était pas du courage. Il y avait tant de choses à régler que lorsque vous en terminiez enfin, le temps du désespoir était passé.
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BigDreamBigDream   19 décembre 2014
Tu m'as toujours dit que tu t'appelais Constant. C'est sous le nom de Constant que je t'ai présenté à tout le monde. (...) Tu es la personne la plus constante que j'ai rencontree de ma vie. Me declarer maintenant que ton nom n'est pas Constant est parfaitement absurde.
Oscar Wilde
L'Importance d'être Constant
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Vidéo de Connie Willis
Blitz : L'intégrale de Connie Willis aux éditions Bragelonne
Oxford, futur proche. L'université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement. Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d'enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein coeur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n'importe où, n'importe quand, pour Polly... Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que L Histoire elle-même est en train de dérailler. Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?
Vous pouvez commander Blitz : l?intégrale sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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