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ISBN : 9791028110390
Éditeur : Bragelonne (18/10/2017)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Dans un futur proche, une intervention cérébrale a été mise au point pour améliorer la vie de couple. Briddey se réjouit quand Trent, son petit ami, lui propose cette opération avant leurs fiançailles : ils percevront les pensées l’un de l’autre et leur lien émotionnel en sera renforcé. Or les choses ne se déroulent pas comme prévu : malgré elle, Briddey se retrouve connectée à quelqu’un d’autre. Les choses empirent quand elle découvre la propension étrange de sa fa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  07 décembre 2017
Vous trouvez que nous sommes déjà trop connectés ? Trop souvent sollicités par nos smartphones et les réseaux sociaux ? Que la notion de vie privée devient de plus en plus floue ? Et bien dites-vous que ce n'est rien à côté de la société telle que dépeinte dans ce roman. Comme si les téléphones, les mails, Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram et j'en passe n'étaient pas suffisants pour communiquer, voilà qu'il est désormais possible pour les couples de subir une intervention chirurgicale qui leur permettra de percevoir les émotions de leur conjoint. Si vous voulez prouver à votre moitié que vous l'aimez vraiment, c'est LA chose romantique à faire ! Alors lorsque le beau et ambitieux Trent propose à Briddey de subir l'opération, la jeune femme s'empresse d'accepter, faisant fi des réticences de sa famille et de C. B., son étrange collègue qui, contrairement à tout le monde, semble fuir toute forme de communication. Bien évidemment, les choses ne se passent pas comme prévues, si bien qu'en plus de ne pas être connectée à son petit-ami, Briddey découvre qu'elle l'est à C. B. qui, comme elle désormais, est un télépathe. le pitch avait, à priori, peu de chances de m'attirer, de même que la couverture qui aurait plutôt eu tendance à me faire fuir. Seulement, le nom de l'auteur est Connie Willis et je n'ai tout simplement pas pu résister. A raison, puisqu'après le choc de la lecture du « Grand livre », de « Sans parler du chien », et surtout du diptyque « Blitz », voilà que je peux rajouter « Interférences » à la liste de mes coups de coeur. Les avis que j'ai pu lire jusqu'à présent n'étaient pourtant pas très enthousiastes, et, bien que je comprenne les réticences rencontrées par la plupart des lecteurs, je me suis pour ma part totalement laissée prendre au charme de ce récit.
Celui-ci ne manque pourtant pas de défauts, et je suis la première à le reconnaître. Les premiers chapitres peuvent notamment se montrer assez rédhibitoires tant ils sont oppressants. L'héroïne s'y trouve en effet prise dans un tourbillon d'informations et de sollicitations auxquelles elle (et le lecteur !) aimerait bien échapper sans jamais y parvenir. Quand ce n'est pas le téléphone qui sonne toutes les deux minutes, ce sont les mails qui s'accumulent à une vitesse folle, et quand elle parvient enfin à échapper à un collègue collant, c'est pour trouver ses soeurs et sa tante qui l'attendent de pied ferme dans son bureau ou même directement dans son salon. Pour ce qui est de l'immersion, nous voilà servi ! Peut-être même un peu trop, car difficile de ne pas se sentir oppressé devant tant de pression qui, si elle avait duré un peu plus longtemps, m'aurait sans doute complètement perdue. Étrangement, les choses se calment un peu une fois Briddey devenue télépathe : certes il y a les voix de tous les gens qu'elle croise et qu'elle ne parvient pas encore à stopper, mais le lien qu'elle entretient avec C. B. permet à l'auteur d'aménager pour ses personnages et ses lecteurs des moments de répit pendant lesquels le nombre de sollicitations venues de l'extérieur diminuent. Autre défaut soulevé à plusieurs reprise, la manie qu'a Connie Willis de toujours repousser au maximum les révélations des personnages. C'est bien simple, dès que quelqu'un commence une phrase dont on sait qu'elle va être déterminante pour la suite du récit, l'auteur s'arrange toujours pour qu'on l'interrompe, que ce soit via un coup de téléphone, un autre personnage qui rentre dans la pièce, ou une nouvelle catastrophe qui se manifeste (le procédé n'est d'ailleurs pas limité à ce roman-ci puisqu'on le retrouve dans tous les autres ouvrages de Connie Willis que j'ai pu lire). Cela en agacera beaucoup, et je comprends tout à fait pourquoi, mais pour ma part cela a pour résultat de me faire tourner les pages avec encore plus de frénésie.
Car en dépit de ses défauts, « Interférences » reste un formidable page-turner. Alors, certes, le roman est essentiellement constitué de dialogues (ce qui, là encore, en rebutera sûrement plus d'un), mais tout de même : qu'elles passent vite ces cinq-cent pages ! le principal intérêt de l'ouvrage réside dans l'évolution de la relation entretenue entre Briddey et C. B., deux personnages particulièrement attachants et surtout bourrés d'humour. Vous vous en doutez déjà, l'histoire d'amour entre ces deux là est au coeur du récit, même si l'auteur ne commet jamais l'erreur de tomber dans le mièvre ou de faire passer cette histoire avant l'intrigue. Si celle-ci ne paraît au premier abord pas très compliquée, l'auteur n'a pourtant pas son pareil pour enchaîner les retournements de situation qui, s'ils se devinent pour certains assez tôt, n'en demeurent pas moins bien trouvés. Au risque là encore de déplaire aux gros lecteurs de SF, Connie Willis fait le choix de ne pas trop s'attarder sur les aspects techniques de la télépathie, mais plutôt sur son impact sur les individus au niveau émotionnel et sur les moyens qui peuvent être mis en oeuvre pour limiter ses effets. On assiste ainsi pendant une bonne partie du roman à la formation éclair de Briddey à l'auto-défense mentale ainsi qu'aux tentatives de C. B. pour mettre les voix à distance. On est d'ailleurs ravi d'apprendre que les chansons irlandaises fonctionnent à merveille, de même que les livres et les lecteurs (le long passage à la bibliothèque et sa pièce secrète est franchement inoubliable). On connaît aussi l'intérêt que Connie Willis porte à l'histoire, aussi l'auteur ne se prive-t-elle pas de nous faire part de ses recherches passionnantes sur le sujet, détaillant les principaux cas référencés, les différentes expériences menées, et les exemples historiques que l'on a pas attribué à de la télépathie mais qui, dans le contexte du roman, pourrait en être. Les personnages sont pour leur part une vraie réussite, qu'il s'agisse des deux protagonistes ou des personnages secondaires : la petite Maeve est attachante au possible, les soeurs de Briddey exaspérantes et touchantes, et Trent tout simplement détestable.
« Interférences » n'est pas un roman parfait, assurément, mais j'ai malgré tout pris un immense plaisir à découvrir cette histoire d'amour et de télépathie dont je ne me suis extirpée qu'à regret. Connie Willis fait encore une fois des merveilles et consolide sa place dans mon panthéon des meilleurs auteurs, tous genres confondus. Un gros coup de coeur.
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Nyfa-Mars
  07 décembre 2017
"Plus de romance que de Science-Fiction mais le résultat m'a séduite."
⇢ Note : 16 / 20
"Interférences" : qu'est-ce ce terme vous évoque? Une radio qui grésille? Un écran Tv qui se brouille? Des éléments perturbateurs ? Un peu de tout ça? Une chose est sûre : ce livre pourrait bien vous brouiller vos connexions neuronales.
Le roman Interférences se déroule dans un futur très proche où la communication est devenue une priorité pour tous. La population est hyper-connectée grâce à la technologie: mails, sms, réseaux sociaux, etc. Bref, tous les moyens sont bons pour être connecté partout/ tout le temps/avec tout le monde. Ainsi, il n'est pas étonnant de voir apparaître une nouveauté médicale, une opération au niveau du cerveau, qui permet de rapprocher les êtres entre eux : l'AEC.
L'AEC est LA dernière mode en terme de communication pour les couples. Un moyen révolutionnaire pour les rapprocher, puisque vous ressentirez directement les sentiments de l'autre. Les plus grandes stars s'y sont mises. Alors pourquoi pas Briddey?
Briddey Flannigan, une femme hyper-connectée (et hyper-blasée par ces intrusions incessantes dans sa vie privée) travaille pour la société Commspan, spécialisée dans la communication et la téléphonie. Elle file le parfait amour avec son collègue Trent Worth qui vient de lui faire sa demande...pour une AEC. Briddey, déterminée par ses sentiments, accepte de faire l'opération pour se connecter émotionnellement à Trent. Pourtant tout ne va pas se passer comme prévu car Briddey va se retrouver connectée à un autre.
Un message d'alerte sur notre société.
Avant toute chose je tenais à vous préciser que je ne m'attendais clairement pas à autant aimé ce livre, j'étais même très loin de me douter que ce serait un coup de coeur, et si je devais traduire ma lecture en une petite phrase explicative ce serait : "comment j'ai frôlée la fracture neuronale". Ce livre est une véritable cacophonie de dialogues, pensées et de digressions qui vont faire travailler votre cerveau à plein régime.
Dès le départ, j'ai été submergée -tout comme notre personnage principal Briddey- par l'abondance de sollicitations. Briddey est une femme active et elle a une famille ultra envahissante qui ignore le concept de vie privée. Les SMS, Emails, les appels téléphoniques pleuvent sans arrêt.
Notre héroïne est tout le temps dérangée quelque soit l'heure ou le lieu...Et ce n'est pas prêt de s'arrêter car Briddey va découvrir un nouveau moyen de communication qui va lui faire perdre la tête.
J'ai été tout d'abord surprise par le rythme de ce roman, car rapidement nous sommes confrontés à la vague de sollicitations que reçoit Briddey au quotidien et franchement c'est épuisant. le roman m'a plongé avec brio dans la journée type d'une personne très "connectée" au quotidien. Certains d'entre vous vivent probablement cela et je vous tire mon chapeau.
Le roman parle évidemment de cette addiction à la technologie et aux moyens de communication, il nous pousse à nous interroger sur l'excès d'information quotidien et les dérives de notre société actuelle. Jusqu'où ira la technologie et la recherche du profit au détriment de la vie privée? Ce roman propose une réponse assez effrayante.
Par ailleurs, l'écriture d'Interférences est à l'image de son sujet : difficile à suivre. Je pense sincèrement que l'écriture de ce roman a dû être un sacré casse-tête, pour jongler entre les personnages et différents moyens de communications il faut une sacrée organisation. Dans l'ensemble le roman est une réussite, même si j'ai failli me perdre à plusieurs reprises dans la narration, tout comme Briddey je me suis accrochée, et j'ai adoré.
Des situations comiques.
Voici un autre aspect d'Interférences qui m'a énormément plu durant ma lecture: l'humour. Il faut dire que le personnage lié à Briddey grâce à l'AEC (pas de spoils non) a énormément d'humour, je suis tombée amoureuse de lui. Et il y a bien sûr la famille de Briddey : au départ, la jeune femme nous présente sa famille avec une vision négative et elle cherche un maximum à s'éloigner de cette famille qu'elle juge envahissante. J'ai trouvé son jugement assez cruel dans un premier temps, le récit m'a fait changé d'avis rapidement car les membres féminins de sa famille sont partout. Dans cette cacophonie, les interactions entre Briddey et les femmes de sa famille deviennent totalement comiques. Par exemple, Mary Clare, la soeur paranoïaque de Briddey a une fille qu'elle surprotège et imagine toutes sortes de scénarios concernant les occupations de sa fille.
Kathleen, l'autre soeur de Briddey est une célibataire désespérée et demande conseil à Briddey et lui raconte ses déboires. Et bien sûr Tante Oona et sa fixette sur les bons hommes Irlandais qui feraient de parfaits maris pour Briddey et ses soeurs. Heureusement qu'ils sont ici pour mettre le bazar dans la vie de Briddey. Aussi j'ai adoré le parcours de la jeune femme avec sa famille parce qu'elle va changer de point de vue sur celle-ci et nous faire craquer pour ces filles/femmes si exceptionnelles.
Une romance qui m'a transportée.
Venons en au dernier sujet -et pas des moindres- de ce roman : la romance. Interférences nous permet de plonger au coeur des relations entre individus. Briddey et Trent veulent faire un AEC : leur couple est-il assez solide pour cela?
Briddey reçoit des conseils de toute part concernant sa vie amoureuse. La jeune femme doit toujours se battre, au quotidien, pour affirmer ses choix, car sa relation avec Trent est loin de faire l'unanimité. Elle est enviée par certaines collègues féminines, attise la jalousie autour d'elle, sa famille n'apprécie pas son compagnon, etc. Tout le monde se mêle de sa vie, tout le temps. Et c'est épuisant, autant pour elle que nous lecteurs.
Néanmoins, Briddey va avoir de nombreuses surprises dans ce roman. La jeune femme se laisse un peu trop marcher sur les pieds au quotidien par sa famille, malgré son tempérament, et elle fonce tête baissée bien trop souvent dans les situations de la vie quotidienne. L'aventure de l'AEC va apprendre à Briddey le sens du mot amour et respect. J'ai complètement craquée pour la romance, même si elle très prévisible, parce qu'elle est très belle et que les deux personnages se complètent parfaitement. Au final, j'ai été un peu triste de terminer ma lecture et quitter les personnages hauts en couleur d'Interférences.
~•~
Les points positifs :
- Une très belle romance
- Des rebondissements
- Un sujet d'actualité
Les points négatifs :
- Une narration difficile à suivre
Bilan : J'ai passé un bon moment avec Interférences.
Le roman évoque avec intelligence notre utilisation des moyens de communications, même si certains aspects auraient pu être plus développés, et nous plonge dans ce qu'il se fait de pire en terme de sollicitations quotidiennes. Au final, j'ai aussi adoré la romance et l'humour présent dans le roman. Mon plus gros bémol est que la lecture est un peu "sportive" à cause des nombreux dialogues, pensées, etc. le roman mérite donc un bon 4 coeurs (étoiles).
Lien : https://masquedutemps.wordpr..
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coquinnette1974
  06 décembre 2017
J'ai lu Interférences grâce à net galley et les éditions Bragelonne, que je remercie beaucoup malgré un avis très mitigé !
Que cette lecture fût compliquée !
J'avais envie de changer de genre, et je souhaitais lire un peu de science-fiction. Mais ai je vraiment lu un roman de SF ?? Pas vraiment ! C'est plus de la chick lit que de la SF !
Une nouveauté qui n'a pas cours de nos jours se prénomme l'AEC, il s'agit d'une opération permettant de renforcer les liens affectifs avec une autre personne.
Briddey doit faire cette opération avec son petit ami Trent, avant leurs fiançailles.
Malheureusement pour la jeune femme, rien ne se passe comme prévu et Briddey se retrouve... télépathe !
De plus, elle découvre que son petit ami a d'autres intentions, comme se servir des conséquences de l'opération pour concurrencer la marque Apple et créer un nouveau type de téléphone.
Nous sommes dans un futur très proche, si proche qu'on se croirait de nos jours car l'auteure parle de célébrités existants réellement, ou de la marque Apple et de ses fameux téléphones.
Briddey est une jeune femme a laquelle je n'ai pas réussie à m'attacher. Je n'ai pas non plus apprécié Trent. Heureusement j'ai bien aimé deux personnages secondaires qui finalement prennent plus de place que prévu, ouf ça sauve un peu le roman.
L'histoire est bonne au départ, cette histoire d'opération pour renforcer les liens affectifs entre deux personnes est plausible. Mais ça part en cacahuète rapidement avec cette histoire de télépathie, d'innovation.. C'est compliqué par moment. En fait, ça part dans tous les sens et je me suis vite perdue dans Interférences.
On a évidemment une romance très prévisible, j'avais deviné assez rapidement ce qui allait finalement se passer.
Je suis déçue car je n'ai pas aimé les personnages, pas aimé l'histoire, seule la couverture est vraiment réussie :)
Je vais mettre deux étoiles et demie, pas plus car honnêtement ça ne mérite pas plus.
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Le_chien_critique
  30 octobre 2017
Un livre bruyant, frénétique et survolté, certes.
Un page turner efficace sans aucun doute.
Mais un roman non destiné aux amateurs de SF.
Une nouveauté biomédicale fait son apparition : il est désormais possible de renforcer le lien empathique entre deux amoureux via une intervention chirurgicale. Les deux tourtereaux peuvent dès lors connaitre intimement leurs émotions.
Un pitch qui m'a laissé assez dubitatif car cela ressemble étrangement à de la chick lit, la couverture renforçant mon impression.
Mais le résumé a aussi un petit goût de la série Black mirror et j'ai pu bénéficier de ce livre via un service de presse. Et l'auteure derrière ce roman n'est autre que Connie Willis, une petite dame qui a gagné onze fois le prix Hugo, sept fois le prix Nebula et douze fois le prix Locus excusez du peu. D'elle, j'avais déjà lu Sans parler du chien qui m'avait emballé et son diptyque Blitz dont j'ai lu le dernier opus en diagonale ! Alors...
On entre dans le livre en pleine furie : des personnages en veux tu en voilà, des dialogues sans interruption. Bref, on est dans le bain de suite pour dénoncer le trop de communication.
Cela rend bien l'idée d'un des maux du siècle : entre les sms, les coup de fils, facebook, twitter, difficile d'avoir un peu d'intimité. La personnage principale est prise dans un engrenage de choix, de décisions, de tentatives d'échappatoires entre son travail et une famille pour le moins invasive. le lecteur entre dans l'histoire rapidement, mais on est sur les rotules.
L'immersion est d'autant plus forte que l'auteure parsème son récit de banalités de notre quotidien comme ce chirurgien qui tapote le lit du patient avant de partir. Dès le début, l'auteure nous indique que l'amour entre les deux protagonistes est fondé sur des bases assez meubles. On a envie de connaitre le fin mot de l'histoire, les pages se tournent très rapidement. le récit, bien que "sérieux", est ponctué de touches d'humour, c'est ce que j'ai le plus apprécié.
Cependant,
Les dialogues participent certes au rendu, mais trop c'est trop, le livre étant composé essentiellement de dialogues. Résultat, j'étais épuisé à la fin de ma lecture. Ajouter qu'aucun personnage ne dort plus de 3 heures par nuit, vous êtes rincé.
En outre, l'action se déroule sur quelques jours seulement, rendant peu vraisemblable certaines choses, tel cet apprentissage express pour contrer les voix télépathiques.
L'auteure a fait le choix d'ancrer son récit dans le réel et dans le présent, mais ici ça coince. Elle cite des people abonnés aux pages Voici, comme Brad et Angelina qui ont fait l'opération. Pas de bol, l'actualité nous a tristement apprit (j'en pleure encore) que leur histoire était terminée. Un des écueils du réel... le résumé parle d'un futur proche, mais au vue du nom des people et des marques, j'avais plus l'impression d'être dans notre présent. Dès lors, difficile de croire à la possibilité d'un lien empathique chirurgical.
Pour finir, l'auteure tire à la ligne assez régulièrement, les révélations sont sans cessent repousser aux calendes grecques du fait de l'irruption d'un personnage ou d'un coup de téléphone. cela arrive régulièrement et m'a très vite énervé.
La romance n'est pas trop présente, mais l'happy end que l'on voit venir depuis le début est bien sûr de la partie
Connie Willis, c'est la SF pour tout public. Les explications scientifiques, même si fondées historiquement, sont reléguées à la portion congrue et/ou relèvent de la suspension de l'incrédulité à son apogée. Bref, à réserver aux lecteurs aimant le style dialoguiste de l'auteure, et à ceux qui voudraient s'interroger, brièvement, sur la thématique de la communication
Bref, pas un roman pour moi, ni pour les amateurs de SF, mais cela se lit toutefois vite et bien.
Roman chroniqué dans le cadre d'un service de presse.
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PopcornandGibberish
  12 décembre 2017
Interférences est un roman qui m'avait fait envie alors que je ne suis pas du tout science-fiction. C'est la thématique du couple qui m'a vraiment botté. Qu'en ai-je pensé ? Réponse.
Dans ce roman, nous suivons Briddey, une jeune femme qui sort avec le plus bel homme de sa boîte : Trent. En secret, ils ont décidé de subir une AEC, intervention chirurgicale qui améliore l'empathie dans un couple avant de se fiancer. Briddey travaille pour un constructeur de smartphone et elle est sans cesse solliciter par ses collègues. Sa famille est sans-gêne, appelant à n'importe quelle heure, s'invitant à son bureau et/ou chez elle. Si je comprends qu'elle en ai ras-le-bol de ces sur-sollicitations, j'avoue avoir eu énormément de mal avec ce personnage. Je l'ai trouvé mesquine par rapport à ces personnes qui lui veulent que du bien. Même si je leur aurais bien claqué le beignet de temps en temps. de plus, j'ai eu la sensation par moment qu'elle jetait les gens quand ils ne l'intéressait plus. Cette sorte d'hypocrisie ne m'a pas plu du tout. Si je n'ai pas lâché le roman, c'est bien parce que l'univers et l'intrigue me tentaient plus que son personnage.
En effet, Connie Willis nous amène assez vite au coeur du sujet : l'AEC et le déclenchement qu'il va avoir sur Briddey, à savoir la télépathie. La sur-communication devient le thème principal de son roman et Briddey va en payer les frais. En effet, alors qu'elle pense être en lien avec Trent, il va se révéler qu'elle télépathera (yes, nouveau verbe !) avec C.B. , le geek de la boîte. Coup dur pour notre Briddey ! Nous avons également le Docteur suspicieux qui ne la lâche pas d'une semelle et on se rend compte qu'il y a une véritable machination derrière tout ça. On sent la critique dure de Connie Willis et de sa non-approbation sur cette société sur-connectée, soit-dit en passant notre proche futur.
La romance est cousue de fil blanc dans ce roman. On sent dès le départ que Trent cloche quelque part et que C.B. va se révéler le Prince Charmant. Un peu comme dans les téléfilms de Noël où la nana est avec le mec qui a l'air super, mais qu'en fait celui qui ressemble à un bouseux est mieux pour elle. Mais que « oh magie ! », celui-ci devient super canon en cours de route. Oui, mesdames, messieurs, c'est exactement ce que nous avons ici. Mais comme pour les téléfilms de Noël, j'ai marché dans le truc et je me suis attachée à C.B. au fur et à mesure du récit. #PopcornLaSentimentale
Bref, c'est un roman que j'ai beaucoup apprécié même si il y a pas mal de défauts. Les 500 pages se lisent quand même hyper rapidement et j'ai été prise au jeu de cette intrigue passionnante. A découvrir.
Lien : https://popcornandgibberish...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Nyfa-MarsNyfa-Mars   08 décembre 2017
-Je suis tellement contente que tu fasses une AEC! Greg et moi, on vient d’en faire une, et c’est encore mieux que ce que dit la pub. Maintenant, on a une relation ouverte et honnête. On a plus de secrets l’un pour l’autre, et on ne se dispute jamais. Quand au sexe, c’est fantastique! Greg….
-Excuse-moi, mon rendez-vous de 9h45 vient d’arriver, l’interrompit Briddey.
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Nyfa-MarsNyfa-Mars   08 décembre 2017
Le semaine dernière, Mary Clare s’était convaincue que sa fille envoyait trop de textos et, la semaine d’avant, qu’elle mangeait trop de céréales sucrées, ce qui ne collait pas vraiment à l’anorexie. Ce jour-là, c’étaient sûrement les selfie nus. Ou le hantavirus. .
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Nyfa-MarsNyfa-Mars   08 décembre 2017
Maintenant que tu as dit oui, nos problèmes se sont envolés.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   30 octobre 2017
Ce téléphone te prévient donc quand ton ex ou ton patron appelle…
Ou ma famille, songea-t-elle.
— … et te propose toutes sortes d’options. Tu peux bloquer l’appel et renvoyer un message à ton interlocuteur disant : « Votre appel ne peut aboutir. » J’ai appelé cette fonction la « ZoneMorte ». Ou tu peux choisir d’être coupée après deux phrases. Ou encore, si tu détestes vraiment la personne, tu peux avoir recours à la fonction « Blackbouler », qui renvoie automatiquement l’appel au service des cartes grises, ou au menu d’accueil de Commspan : « Tapez “1” si vous souhaitez parler à quelqu’un qui ne saura absolument pas vous renseigner. Tapez “2” si vous voulez rester là toute la journée à vous demander sur quel bouton appuyer. » (Il cliqua pour faire apparaître une nouvelle fenêtre.) Quant à cette fonction, que j’ai baptisée « l’appli SOS », elle permet, en touchant discrètement le côté du téléphone, de le faire sonner. Ainsi, tu peux prétendre qu’on cherche à te joindre et que tu dois prendre cet appel.
— J’ai appelé ce modèle de téléphone « le Sanctuaire »
[...]
— J’ai trouvé d’autres idées pour le Sanctuaire, reprit-il.Comme une appli qui permet, quand les gens t’envoient des photos de leur bébé ou de leur chat intolérablement mignon, de les faire disparaître.
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boudiccaboudicca   23 novembre 2017
Ce ne sont pas les livres, rectifia C. B. Moi aussi, j'ai cru que c'était ça, la première fois. Ce sont les pensées des gens qui lisent. La lecture est un processus complètement différent des pensées ordinaires. C'est plus rythmique, plus concentré. Toutes les idées parasites sont chassées. On dit toujours que les livres sont des refuges. Rien n'est plus vrai.
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Blitz : L'intégrale de Connie Willis aux éditions Bragelonne
Oxford, futur proche. L'université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement. Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d'enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein coeur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n'importe où, n'importe quand, pour Polly... Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que L Histoire elle-même est en train de dérailler. Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?
Vous pouvez commander Blitz : l?intégrale sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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