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Critiques sur Sans parler du chien (49)
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lyoko
  10 novembre 2016
Si vous cherchez un livre d'action il faut passer son chemin avec ce roman, par contre si vous aimez l'humour et les jeux de mots ce livre est fait pour vous.

A travers des voyages dans les temps les historiens étudient l'histoire.. mais qui aurait pensé qu'un simple chat puisse être la cause de distorsions temporelles ? le paradoxe temporel bien évidemment refait l'histoire. Les choses, les objets , les gens changent.

J'ai pris un réel plaisir a lire ce roman grâce aux jeux de mots et aux quiproquo... les personnages sont simples et sympas. de plus de nombreux évenements historiques sont cités, ainsi que des personnages ou des auteurs.. et cela a été pour mon plus grand plaisir.

Bref une touche d'humour dans notre mon de brutes ça fait du bien
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Kittiwake
  03 octobre 2016
C'est bien, mais c'est long! Est-ce aussi bien que long?

Clairement c'est de la SF type voyage temporel, qui s'est parée d'attributs littéraires afin de se dénoter.

D'abord en ce qui concerne le fameux paradoxe dont Barjavel s'était fait le chantre avec Le voyageur imprudent : on connaît l'histoire, l'homme qui par maladresse tue son grand-père avant que celui ci ait une descendance , donc ne peut exister, donc ne peut pas tuer son grand-père….Ici le point d'achoppement de tous ces récits est habilement contourné, et constitue le pivot central du roman. En effet nous sommes en 2078, la technique pour se déplacer dans le temps est à peu près maitrisée, et surtout on est bien conscient des risques écologico-historiques si l'on bouleverse l'ordre des choses. Pas question de ramener des objets, de semer le doute dans l'esprit des populations visitées (encore que dans ce cas le recours aux fantômes et autres esprits errants peut faire l''affaire), la plus grande prudence s'impose. Et des spécialistes se penchent en continu sur la question, à la recherche d'incongruités, même infimes qui risquent de modifier la face du monde.
C'est ainsi qu'un chat et une potiche font l'objet d'une traque sans relâche…

Quant au style, il s'inspire ouvertement et librement de Trois hommes dans un bateau. Dès le titre des chapitres, qui fait 10 lignes et résume en phrases sibyllines le contenu des pages à venir. Les allusions au roman culte de Jerome K. Jérome abondent , et la période la plus fréquentée par nos « chrononautes » se situe peu ou prou fin 19è (le narrateur se demande s'il peut le citer dans la conversation, ne sachant pas exactement si le livre a été publié….). Même le titre du roman est une allusion puisqu'il s'agit du sous-titre de Trois hommes dans un bateau

Les péripéties ne manquent pas, tant l'univers chaotique qui est le nôtre est sensible aux infimes variations : on assiste à d'innombrables démonstrations de l'influence de faits anodins qui se déroulant différemment vont modifier considérablement la face du monde.
Et en toile de fond la question de la prédestination : y a t-il une auto-régulation qui en fin de compte corrige spontanément les incongruités pour ce que qui doit arriver arrive inéluctablement?

Beaucoup d'humour tout au long de ces pages : lié aux personnages, aux situations de décalage, au déphasage temporel (une sorte d'ivresse), aux dialogues et aux quiproquos.

C'est cependant un peu trop long. On finit par s'y perdre, et la potiche de l'évêque est à deux doigts de nous monter au nez. C'est dommage, la lecture aurait pu être un pur bonheur.
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boudicca
  17 mai 2015
Après avoir été bluffée par « Le grand livre » et le diptyque « Blackout »/« All clear », c'est pleine d'entrain que je me suis plongée dans un autre des romans de Connie Willis mettant en scène des historiens envoyés dans le passé grâce au voyage temporel. Et une fois encore je ressors de cette lecture à la fois ravie mais aussi et surtout frustrée de ne plus rien avoir de l'auteur à me mettre sous la dent. Car avec « Sans parler du chien » Connie Willis témoigne à nouveau de toute l'étendue de son talent et nous offre un roman captivant de bout en bout, bourré d'humour et de références littéraires, historiques et culturelles. Certains reprocheront à l'auteur la trop grande lenteur de son récit, ou bien sa tendance à faire tourner le lecteur en bourrique pour ce qui peut s'apparenter à des détails, mais au final tout cela ne fait que peu le poids face au brio avec lequel elle parvient à totalement nous déconnecter de notre monde pour nous faire entrer dans le sien. Manquer louper son arrêt de bus ou découvrir qu'on a passer la majeure partie de la nuit à lire plutôt qu'à dormir sont des choses auxquelles il faut savoir s'habituer quand on lit du Connie Willis ! Après le Moyen Age et la ville de Londres à l'heure du blitz, c'est dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle que vont cette fois devoir se rendre une poignée d'historiens afin de réparer une incongruité temporelle causée par l'acte d'une collègue qui pourrait bien changer le cours de l'histoire : le sauvetage imprévu d'un chat...

On le devine à la lecture du pitch, ce roman ci sera moins dramatique et moins intense émotionnellement que ne pouvait l'être « Le grand livre », et l'on découvre sans surprise que l'auteur est aussi à l'aise avec la comédie que la tragédie. On suit donc le sourire aux lèvres les efforts colossaux et sans cesse contrecarrés fournis par Ned et Verity, deux historiens chargés de « remettre l'histoire en ordre », afin de ramener un chat à son époque d'origine et de faire épouser le bon mari à une parfaite caricature des petites écervelées capricieuses et superficielles du XIXe, tout en tentant de résoudre le mystère de la disparition de l'un des « trésors » de la cathédrale de Coventry, bombardée lors d'un raid allemand en 1940. Car oui, aussi surprenant que cela puisse paraître, tout est lié. « Parce qu'il manquait un clou, un fer fut perdu. Parce qu'il manquait un fer, un cheval fut perdu. Parce qu'il manquait un cheval, une bataille fut perdue. Parce qu'il manquait une bataille, un Royaume fut perdu ». Connie Willis construit son récit à la façon d'un de ces romans policer des années 1930 dont elle vante tant les mérites et, si on finit par se douter du tournant que vont prendre les événements, on en tourne par moins les pages avec la même avidité que celle dont on ferait preuve avec un roman d'Agatha Christie tant on est pressé d'enfin découvrir la réponse à toutes les énigmes posées.

Connie Willis signe avec « Sans parler du chien » un roman passionnant tant par le soin apporté à la construction narrative que par l'intérêt que l'on porte aux protagonistes ou encore par la qualité de la reconstitution historique de cette Angleterre du XIXe siècle dans laquelle on se serait bien attardé un peu plus longtemps. A mettre entre toutes les mains.
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tousleslivres
  17 février 2013
Après avoir tellement aimé Black Out lu dans le cadre d'une LC en novembre dernier, je m'étais dite que lire « Sans parler du chien » serait une très belle idée. Et bien j'en ressort avec un avis beaucoup moins enthousiaste qu'avec ma première lecture.

Nous sommes toujours dans le thème des voyages dans le temps à but d'observation et de versifier l'histoire, comme ici aller dans le passé pour récolter un maximum d'informations sur un édifice détruit par un raid aérien nazi en 1940.

L'histoire : Après plusieurs voyages temporels, Ned Henry, se voir être obligé de se reposer, en effet, plusieurs semaines se sont passées et pas moins de 18 voyage temporels l'on totalement épuisé. Contre toute attente, Ned va aller se reposer, sur le bon conseil du professeur Dunworthy à l'époque victorienne. le thé servi sous un saule dans de tasses fines en compagnie de filles en robe blanche, servi par un majordome obséquieux prêt à satisfaire le moindre de ses caprices.
Ned arrive comme convenu, mais comme il n'est pas dans une forme olympique, à son arrivée, il s'aperçoit qu'il ne se rappelle plus le nom de son contact en 1888. de plus, il doit avoir une mission avant de prendre son congé forcé, mais là aussi, ses souvenirs sont très flous. Il ne sait plus ce qu'il doit faire... Par le plus grand des hasard, il va tout de même retrouver Verity Kindle, ils sont tous 2 historiens et effectuent de nombreux voyages dans le temps. Elle a sauvé un chat de la noyade et rapporté de cette époque victorienne, une chatte : Princesse Arjumand, ce qui est tout à fait impossible. Il est interdit de transférer quoi que se soit du passé vers l'avenir...

On s'aperçoit assez vite que Ned va devoir remettre l'histoire dans l'ordre étant donné que la disparition du chat à fait que sa propriétaire n'a pas rencontré son futur mari. le seul indice sur lequel Ned va pouvoir appuyer sa recherche est la lettre C du début du nom de ce futur « Monsieur C » que cette femme doit absolument rencontrer, si non la faille temporelle ne se refermera pas. Mais, Ned s'aperçoit aussi qu'à cause de cette faille, il n'est pas arrivé le 8 juin, mais le 10 juin, 3 jours en retard et avec 40 milles de décalage avec son lieu de destination et avec encore plus de déphasage. Il s'aperçoit aussi le court de l'histoire peut changer jusqu'à faire gagner la guerre à Hitler...

J'ai trouvé que ce livre, écrit en 1999, pouvait être un préliminaire à Black Out... Je ne voulais pas faire de comparaison, mais je suis obligé de la faire. J'ai comme l'impression que l'auteur, Connie Willis, a fait un premier essai avec « Sans parler du chien » et qu'elle a revue sa copie avec Black Out. Quoi que, on pourrait tout à fait dire que Black Out pourrait être une suite...

Ce que je reproche à cet opus c'est le manque d'explication. En effet, si on n'a pas lu Black Out et qu'on ne connaît ni le style de l'auteur, ni le milieu dans lequel elle va nous conduire, l'acclimatation au contexte ne doit pas être évident. Dans Black Out, Connie Willis passe pas mal de temps à explique à quoi servent les voyages dans le temps. Elle donne plus de temps au lecture pour s'habituer au thermes utilisés comme : continuum, incongruité … de plus, j'ai trouvé que l'histoire était assez complexe, de plus nécessite une attention très forte et assidue, si non, vous serez vite largué.

Si non, j'ai aimé le contexte et l'époque victorienne. J'ai totalement adoré les personnages animaliers comme le bouledogue Cyril, la chatte Princesse Arjumand, des ryunkins nacrés, des cygnes belliqueux et des pigeons revanchards. Mon préféré va vers Cyril !!! je l'ai adoré !!!
Lien : http://tousleslivres.canalbl..
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Davalian
  31 mars 2015
Cette fois-ci, Connie Willis nous plonge, au travers de ce Pavé, dans un récit dans lequel les voyages dans le temps servent véritablement le fil rouge. le roman est une véritable pépite. le rythme est rapide, l'humour omniprésent, les personnages (tant principaux que secondaires) sont attachants, les surprises sont nombreuses, malgré quelques épisodes convenus.

Ces petites déceptions viennent hélas ternir un ensemble pourtant très bien composé. Les dénouements proposés ici sont plus travaillés que dans le Grand livre mais ils restent décevants et prévisibles. Celui qui concerne la cathédrale est d'ailleurs franchement surfait. Dommage, car d'un autre côté, l'auteur parvient à préserver son suspens (notamment pour la potiche de l'évêque).

Mais cela n'ôte rien au plaisir de cette lecture. L'Angleterre victorienne sert ici de cadre à un récit de toute beauté caractérisé par un humour pour le moins mordant. Les adeptes de la saga Retour vers le futur seront ici comblés. L'ambiance très particulière du canotage sur la Tamise, de la vie dans la bourgeoisie est un régal et l'on songe tout de suite aux nouvelles De Maupassant. D'ailleurs mêmes les sous-titres des chapitres sont des clins d'oeil habiles au XIXème siècle...

Outre les voyages dans le temps, le livre est truffé de références qui vont plaire à un très large public. Promis, vous ne verrez plus jamais un chat de la même manière. Idem si vous appréciez les polars et de manière générale la littérature policière du XIXème. A côtés de plusieurs auteurs, Agatha Christie et Arthur Conan Doyle sont assez souvent cités et influent l'histoire à leur manière.

Bien que les passages dédiés au Londres bombardé de la Seconde Guerre Mondiale semblent annoncer le prochain livre, Sans parler du chien peut se lire de manière tout à fait indépendante. Une lecture tout à fait originale qui devrait redonner le sourire à quiconque désire entreprendre cette lecture !
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AgatheDumaurier
  04 mars 2016
Ahh pourrais-je encore lire un jour quelque chose de plus délicieux ? J'espère mais j'en doute... Heureux ceux qui ne l'ont pas encore lu, car ils pourront le découvrir !
C'est bon pour tous ceux qui aiment la science fiction (enfin, celle qui ne se prend pas trop au sérieux), pour les amateurs d'Angleterre victorienne, ceux qui aiment les chats, les bouledogues anglais, les héros espiègles, l'histoire, et encore beaucoup d'autres ...
Alors à Oxford en 2060, le département d'histoire organise des voyages dans le temps...C'est toujours à peu près la même équipe que dans le Grand Livre (voyage tous frais payés au XIVème siècle hmmmm) ou Black-Out (voyage sympa pendant le Blitz), mais ce coup-ci : voyage sous le règne de Victoria, car une Lady du futur cherche la "potiche de l'évêque", pour la remettre à sa place dans sa reconstruction d'une cathédrale détruite...
Le problème est toujours le même : attention à ne pas briser le continuum espace-temps (ces livres s'adressent donc aussi aux fans de" Retour vers le Futur") ... et le continuum a peut-être été brisé à cause d'une jeune historienne qui a ... chuut...car en 2060 horreur de l'horreur il n' y a plus de ... chuuut.... Mais c'est épouvantable, un monde pareil !!!
Bref, il faut la retrouver et la ramener (l'historienne et ...) le département envoie en renfort un autre jeune historien charmant en plein déphasage temporel (mal des transports des voyages dans le temps, apparenté à une bonne cuite )
Nos deux historiens sont assez incompétents dans pas mal de domaines. Il faut retrouver la potiche, ramener la ... qui est très très ...enfin ceux qui fréquentent ce genre d'individus comprendront ...
Et quand le chien s'en mêle !!!
Et que le jeune historien de 2060 se trouve intégré dans une famille typique de grands bourgeois victoriens ... Avec la jeune fille type de roman du XIXème...Et la mother ! Et le father et ses poissons ! La princesse les aime beaucoup...
Mais où donc est passée la potiche ?
Vraiment lisez-le, heureux qui ne l'avez pas lu. Je l'ai déjà lu deux fois, et ça me donne envie de le reprendre encore.
Merci Connie Willis ! Et aussi pour "Le Grand Livre" et "Black-Out" !
J'en veux d'autres, s'il vous plaît !
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Masa
  03 septembre 2016
Je fais une pause dans mes lectures Fantastiques et Horrifiques pour me tourner vers la Science-Fiction. Je laisse le monde viril de ces chers messieurs pour la sensibilité d'une auteure prolixe et talentueuse. Quand je pense à Connie Willis, j'ai envie de faire des bonds sur place. C'est impressionnant le nombre de distinctions qu'elle a obtenues. À chaque ouvrage, c'est lune pluie de récompenses. À elle seule, elle totalise 11 prix Hugo, 13 prix Locus, 7 prix Nebula, 5 prix Asimov's, 4 prix Science-Fiction Chronicle, 1 prix analog, 1 prix Bob Morane et 1 prix Ozone. C'est un monstre littéraire. Certainement la plus capée.
« Sans parler du chien » est un de ses romans primés. Quatre titres obtenus pour ce millésime (Hugo/Locus/Ozone/Bob Morane).

Après la claque – et quelle claque – reçue avec « Le grand livre » (qui porte bien son nom), je voulais impérativement poursuivre mes lectures avec Connie Willis. Mon dévolu s'est donc jeté sur « Sans parler du chien ». Ce gros pavé entre mes mains, j'en frissonnais d'avance sur les heures à passer dessus.

Je lance un petit résumé vite fait : L'action se situe durant la Seconde Guerre mondiale. Des historiens fouillent une ruine dans l'espoir de retrouver une relique afin de contenter une milliardaire rombière. Ces archéologues ne sont autres que des voyageurs temporels qui viennent du futur.

Le roman s'étale principalement sur trois parties de l'histoire : la Seconde Guerre mondiale (Coventry, 1940), l'époque victorienne (1888) et le futur (2057).
Il y a tant à dire sur ce livre, que j'avoue avoir du mal à savoir où commencer. « Sans parler du chien » est en quelque sorte un hommage littéraire affiché par Connie Willis à ses paires, notamment « Trois hommes dans un bateau » de Jerome Klapka Jerome – qui fera même une courte apparition dans le livre –. Ainsi notre personnage principal se retrouve donc mêlé à deux autres hommes à bord d'une barque sur la Tamise en compagnie d'un bouledogue. N'ayant pas lu le livre de référence, je n'ai pu comprendre les nombreux clins d'oeil de Connie Willis. D'autres auteurs, dont Agatha Christie (et son célèbre Hercule Poirot), sont mentionnés ainsi que des oeuvres littéraires.
Connie Willis se passionne pour l'histoire. Durant tout le roman elle nous fait part de nombreuses anecdotes (Napoléon, Henri III d'Angleterre…). Parfois intéressant, mais souvent agaçante quand la moindre insignifiance (météo, par exemple) provoque une remarque du narrateur sur un fait historique.

En début de chaque chapitre, on y retrouve les faits qui s'y dérouleront sous forme laconique.

À l'instar de « Le grand livre », l'auteure a effectué de nombreuses recherches en y apportant des coutumes, moeurs, tenues vestimentaires, le tout très pointu. Les personnages sont bien développés, mais il manque ce quelque chose pour qu'on s'y prenne de compassion comme dans le roman suscité.

Toutefois, plus j'avance dans l'histoire et plus je trouve que l'auteure se contrarie ou bien qu'il y ait des paradoxes.


J'aurais pu mettre 4 étoiles tant le livre mérite amplement, mais les petits détails que j'ai mentionnés juste au-dessus ainsi que certains passages longs (le chapitre vingt-trois est à la limite de l'indigeste, la scène du malaise de la vieille dame qui dure 4 pages et cette fin qui n'en finit plus), m'aient déçu. Pourtant ce roman révèle de bonnes choses comme l'humour bien présent – bien que je n'aie pas été aussi sensible à l'humour so british –. Les événements autour de Cyril – le bouledog – m'ont bien fait rire. Une histoire plutôt plaisante malgré quelques lourdeurs, lenteurs, qui se lit très facilement grâce au talent de conteuse de Connie Willis. J'ai eu peur un moment que la Science-Fiction soit insignifiante pour une histoire pompeuse dans le style victorien, mais au final j'ai bien aimé suivre les péripéties de nos personnages centraux.
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IreneAdler
  24 septembre 2012
Ou comment un chat faillit changer le cours de l'Histoire.
Ned Henry et Verity Kindle sont tous 2 historiens et effectuent de nombreux voyages dans le temps. Dont l'un pour ramener son chat à une écervelée victorienne et lui permettre d'épouser un mystérieux Monsieur C. Mais c'est sans compter sur les hasards et de libre arbitre de chacun...
Donc, oui. Les voyages dans le temps sont possibles sans que le cours de l'Histoire ne s'en trouve affecté, car elle a les moyens de se défendre. Mais ce n'est pas de théorie dont je veux parler.
C'est un très bon roman de SF (sans vaisseaux spaciaux, mais avec une machine à remonter le temps, donc), drôle , fin, vivant. Même s'il est parfois un peu difficile de suivre les théories sur le continuum, le chaos...l'intrigue coule, rebondit, atterrit, repart et aboutit.
Une auteur qui mérite les prix dont elle est gratifiée outre-Atlantique. Dommage que certaines ses oeuvres ne sont plus disponibles en France.
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VIRGINIE34
  03 septembre 2016
La SF réserve définitivement de très bonnes surprises. "Sans parler du chien" en est une.
Dans le futur, les historiens travaillent directement aux prises avec leur sujet, ils voyagent dans le temps. Et même si toutes les précautions sont prises pour éviter les accidents temporels, les erreurs, ça arrive. Et l'erreur, dans le cas présent, c'est un chat, ramené par erreur au XXIè siècle.
Ned Henry est donc envoyé en 1888 pour corriger le futur, et se retrouve embarqué dans une aventure pleine de fantaisie, aux côtés de trois hommes, dans un bateau.
Pour ceux qui n'auraient pas encore lu le succès de Jerome K. Jerome "Trois hommes dans un bateau (sans parler du chien)" pas de panique, le titre de Connie Willis est un régal en lui-même!
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Walktapus
  06 mars 2012
Sans parler du chien est une comédie d'abord, un livre écrit sur un ton léger, avec un personnage au regard candide évoluant dans une série de situations comiques, entouré d'une galerie de portraits hauts en couleur qui n'exclut pas les animaux à forte personnalité. Une série de "sketches" souvent hilarants qui exploitent à fond les caractéristiques de la société bourgeoise victorienne, y compris le spiritisme et le croquet. Mais, si le gros du roman se déroule en 1888, on passe aussi à Coventry en 1940 sous les bombes, et en 2057, date d'origine du narrateur.

Car c'est une histoire de voyages temporels, et une enquête tortueuse dont les morceaux se mettent progressivement en place et ne se résolvent complètement qu'à la fin de l'ouvrage. Sauf qu'il ne s'agit pas ici d'élucider un meurtre mais de retrouver un vase hideux à l'importance mystérieuse. le côté SF semble à première vue un peu prétexte, ce qui risque de décevoir ceux qui s'attendent à de la SF plus classique, mais pourra du coup plaire à ceux qu'elle rebuterait. La problématique temporelle au centre de l'intrigue est assez convenue et ne m'a pas vraiment rempli d'excitation, mais elle est exposée par touches homéopathiques au gré des allers et retours temporels et des propos d'un professeur excentrique.

L'hommage à Trois hommes dans un bateau, dont on on croise même brièvement l'auteur sur la Tamise, n'est que la principale des nombreuses références littéraires qui apparaissant à plusieurs niveaux tout au long du livre, d'Hercule Poirot à Jeeves ou Alice, en passant par une myriade d'amants malheureux.

Au final c'est un cocktail étonnant que j'ai trouvé très savoureux. Un exercice complexe qui donne une impression de simplicité de par la manière dont il est traité. Je ne lui ai trouvé qu'un seul vrai défaut : celui du rythme qui est très lent.
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