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Élisabeth Peellaert (Traducteur)
ISBN : 2757805797
Éditeur : Points (08/11/2007)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Deux frères ennemis, Cicero et Luther Grimes. Le premier est psychiatre et exerce dans un centre de désintoxication. Le second est un ancien du Vietnam reconverti dans le trafic de drogue. Dans la ligne de tir, Callibou Carter, une ex-prostituée en cavale avec un million de dollars appartenant à son mari, le capitaine Clarence Jefferson, un flic corrompu et sadique. Dans le décor crépusculaire de la Nouvelle-Orléans écrasée de chaleur, les deux frères vont jusqu’au ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
petiteplumeblanche
  26 avril 2014
Bad City Blues,une ville accessible aux pires humains que l'on peut approcher en littérature...malheureusement,elle doit exister,et en pire du pire...pourtant,je n'ai que très rarement lu des bouquins aussi hard(même American Psycho,que je n'ai lu qu'une fois)...ce qui m'a permis de tenir le choc:"des massages répétés" en Asie,durant la semaine de lecture(record de lenteur battu pour un bouquin pas bien épais...)...
de Tom Willocks,j'avais lu "La religion"(.En réserve sur mes étagères,"Les douze enfants de Paris").Plus de mille pages dévorées en peu de temps.
.Là,oh,misère,je me suis sentie mal, très mal(animal on est mal,private joke).
Dès les premières pages,une violence qui peut paraître soft,un mec qui achète très cher un oiseau à un petit loupiot d'Amérique du Sud,l'enfant se ravise,mais hop,étranglé l'oiseau,devant lui.Eh ben,c'est pas du soft du tout,du tout.
.Le style est là,l'intention idem.Je ne sais pas si c'est de la grande littérature,je ne saurais vraiment le dire,une explosion de sexe,de tortures,d'amour,mais quelles amours...Un vétéran du Viet-Nam,son frère psychiatre qui soigne gratos des junkies,qui se tape en même temps la nana du vétéran,passé à autres choses variées et déviantes,un flic complètement sadique,une fille/femme,Callie,qui a rendu tous ces types amoureux d'elle;je ne ferai pas étalage des seconds rôles,bien déjantés eux aussi,le tout baignant dans la fournaise du bayou,la solitude,et je le redis,une violence omniprésente.
L'objet du récit,dix millions de dollars que tous se disputent,mais qui n'est pas le réel but;le réel but est d'anéantir les valeurs supposées de la vie,et de trouver une amitié ,pour être plus d'un à croire en Bad City Blues,ville-fantôme tant qu'elle n'est reconnue que par un seul(le flic monstrueux).
Il est de ces descriptions "au scalpel",c'est le cas de le dire,qui font se demander si Willocks,de formation psychiatre,a recueilli dans ses "soignages" des infos confidentielles...Il y a de ces noirceurs sur l'âme (ou la non-âme,mais c'est pas possible,sauf que dans ce récit on se le demande),on touche du doigt l'ambiguité,la dualité de ces sentiments qui dans ce roman font qu'ils en vivent,en crèvent,trahissent,se surpassent physiquement pour atteindre la destruction de l'autre...dans son soi profond,profond...et donc si noir,si noir...
La belle Callie,sujet de scènes torridement fréquentes(c'est un peu là que je me suis demandé,un léger moment de flottement, si Willocks n'avait pas écrit le bouquin QUE pour çà,mais,bon...,j'ai peut-être pas l'habitude)mettra-t-elle la main sur la valoche aux millions?
On pense connaître la réponse,eh ben non,même là,ce n'est pas simple du tout,l'homme a des ressources d'humanité ,ou d'indifférence,c'est selon(encore très ambigu),et on se dit ,in fine,qu'on a bien eu raison de continuer "until the end"(,private joke) .
Vous l'aurez compris,la lecture de ce bouquin est éreintante!!!Y faut savoir ce qu'on veut,j'ai choisi de le continuer,et là,je vais faire une petite pause...Maso,mais pas trop!!!A lire quoi qu'il en soit!!!
( Je suis passée depuis à du très déjanté exceptionnellement drôle ,"Les artères souterraines",merci SmadJ!).
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encoredunoir
  28 mars 2012
De Tim Willocks, je n'avais lu jusqu'à présent que le monumental La Religion. Je n'aime en général pas particulièrement le roman historique et j'ai encore plus de mal quand on y mêle de l'ésotérisme. Pourtant, Willocks m'a très vite emporté dans son histoire, parfaitement maîtrisée et particulièrement addictive. J'étais donc curieux de découvrir sa facette d'auteur de roman noir et, tant qu'à faire, j'ai décidé de commencer par ce Bad City Blues dont on m'avait dit beaucoup de bien.
Bad City Blues, c'est une histoire de famille. Callie, une ex-prostituée accro à la cocaïne s'est mise à la colle avec Luther Grimes, un ancien militaire reconverti dans le trafic de drogue vivant au fin fond du bayou, afin de braquer la banque appartenant à son bigot de mari. Mais Callie n'est pas à une trahison près et fréquente aussi Cicero Grimes, psychiatre torturé qui rêve de se venger de son frère. Tout aurait sans doute pu se passer relativement sans accro, pour reprendre les préceptes d'Hannibal Smith (on a les références que l'on peut), si le capitaine Jefferson, le flic le plus pourri et le plus sadique de la Nouvelle-Orléans, n'avait eu vent de la combine et ne désirait faire main-basse sur le pactole.
En fin de compte, Bad City Blues accumule les poncifs du bon vieux thriller : une femme fatale, des frères ennemis qui sont de véritables machines à tuer (l'un est un vétéran du Vietnam, l'autre une espèce de psy champion de karaté), une ordure de première particulièrement cruelle, un lourd passé… de quoi enchaîner les rebondissements et, pourquoi pas, une bonne demi-douzaine de twists finaux.
Intelligemment, Tim Willocks se défait de ce carcan et évite l'écueil du thriller vu et revu. En se concentrant sur la haine que Cicero Grimes porte à son frère et sur le quasi huis-clos dans lequel, pendant une bonne partie du livre, il est opposé à Jefferson, il passe l'intrigue autour du braquage et du partage du butin en second plan. Cette intrigue n'est en fait que prétexte à présenter cette galerie de personnages perturbés et à les opposer au mieux les uns aux autres. Une opposition violente jusqu'à l'écoeurement. Car Willocks, s'il se penche en bon psychiatre sur la psyché de ses « héros » ne nous épargnera rien non plus des l'influence des circonstances et de cette psyché sur leurs corps et leurs fonctions organiques. Foutre, pisse, sang, merde, chirurgie improvisée (dans une scène à la fois saisissante et difficile à lire tant elle s'attarde sur les détails les plus écoeurants), sont au rendez-vous du début à la fin.
Willocks mène plutôt bien sa barque et arrive dans une certaine mesure à captiver le lecteur pour peu qu'il ait l'estomac assez bien accroché. Toutefois, il ressort aussi un certain sentiment de vacuité à cette lecture. Cela tient sans doute au fait que, malgré une apparente plongée dans l'âme noire de ces personnages, on a au bout du compte l'impression que l'auteur reste à la surface et camoufle cette carence par le biais, justement, de cette utilisation à outrance de la description des corps et de ce qu'ils produisent. Finalement, si la lecture s'avère tout à fait agréable, il n'en demeure pas moins que le tout manque de fond et apparaît comme un exercice un peu vain malgré cette trame relativement prenante.

Lien : http://encoredunoir.over-blo..
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Arale
  22 septembre 2012
Dérangeant. Voici le terme qui conviendrait le mieux pour décrire ce roman atypique d'où émanent une multitude de mauvais sentiments. L'amour n'a pas sa place, l'amitié non plus. Il n'y a que l'individu, seul, qui survit dans la jungle humaine. Et pourtant… Impossible de refermer ce livre avant d'en avoir terminé la dernière ligne.
Quel bien fou ça fait de découvrir des personnages qui ne sont pas pleins de bons sentiments.
Tim Willocks nous fait partager un monde vrai ; un monde où les hommes ne sont pas des héros, mais bien des êtres humains ; un monde où l'animalité présente en chacun de nous se révèle plus forte ; et enfin, un monde où la haine et la violence sont les compléments presque permanents de l'amour.
J'aime être bousculée dans mes habitudes, et ce roman est une merveille en la matière. En espérant que sa suite, Les rois écarlates, soit dans la même veine. Affaire à suivre.
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klagg36
  26 décembre 2012
Bad city blues est le premier livre que je lisais de Tim Willocks.
Je dois tout d'abord prévenir que je ne suis pas un adepte des policiers ou thrillers. Je trouve les histoires souvent assez ennuyeuses tant les clichés se succèdent et les ressorts se ressemblent. Celui-ci est un thriller qui n'échappe pas vraiment à la règle. Des gentils pas vraiment gentils, des méchants très méchants mais qui le sont parce qu'ils ont beaucoup souffert dans leur enfance... Bien entendu, l'histoire finit dans un bain de sang. Heureusement, une pointe d'immoralité sauve la mise au bouquin.
Pour ceux qui aiment le genre, il s'agit sans doute d'un bon livre, pour les autres, il y a beaucoup d'autres livres à découvrir.
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ketupa
  20 janvier 2019
Whaouh. Je referme ce livre encore tremblant et remué, et je me félicite d'avoir persisté au-delà des premières pages, âpres, sinueuses, denses. le roman noir dans toute sa splendeur, dur, cru, sans concession. Où on se fiche de savoir comment ça va finir, parce qu'on le sait très bien, mais où on veut tout vivre jusqu'au bout. Pendant la lecture, je me figurai le film fantastique que ça pourrait donner ; mais il existe depuis 1999, petit imbécile ! Et maintenant la dernière question que je me pose est : avec quel nouveau livre de cet auteur vais-je poursuivre la sorcellerie ?
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AraleArale   18 juin 2012
Rappelez-vous bien ça. Il faut dire aux gens qu'ils sont de la merde. Il faut briser les icônes. On ne peut pas les laisser continuer à être contents d'eux-mêmes. Ils sont de la crasse incarnée. Mon boulot consiste à leur faire prendre conscience de ça.
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rkhettaouirkhettaoui   06 septembre 2018
Sans parler, il la tira jusqu’au lit et la baisa violemment par-derrière sous le ventilateur qui soufflait doucement, au plafond. Elle fit entendre tous les bruits qu’il attendait d’elle, ces grognements de femme composés de satisfaction sans joie et de détresse muette, ces bruits qu’il avait émis lui-même à l’occasion, mais pas depuis une éternité, et jamais avec une femme. Il l’envia profondément, tout en sachant qu’il ne comprendrait jamais. En son for intérieur, il lui pardonnait parce qu’elle était jeune, mais il avait trop souvent lutté contre lui-même dans le con mou d’une amante indifférente et égoïste, et des pointes de mépris l’aiguillonnaient.
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rkhettaouirkhettaoui   06 septembre 2018
Douce et soumise, aussi sexy que toutes les damnées de l’enfer, elle s’était même inclinée devant les caprices plus célestes auxquels Cleve cédait en tant que pasteur de l’Église évangéliste du Seigneur. Le jour de leur mariage, obéissant à une de ses inspirations et devant tous les fidèles, elle lui avait lavé les pieds avec ses cheveux. Les dévots avaient hoché la tête en signe d’approbation et proclamé que c’était un mariage exemplaire.
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rkhettaouirkhettaoui   06 septembre 2018
Son visage noir était lisse : la vie ne lui avait imprimé aucune cicatrice. Les cicatrices se trouvaient à l’intérieur, où nul ne pouvait les voir, pas même Jefferson. Si la présence du policier dans le bar inquiétait Sweetbread – et c’était forcément le cas, parce que ce n’était pas un trouduc – il n’en laissait rien paraître.
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rkhettaouirkhettaoui   06 septembre 2018
La paix et la tranquillité qui ont longtemps béni cette maison ont été brisées par une femme inique et sa bande de scélérats. C’est une histoire si sordide que même vous, un spécialiste en la matière, allez être choqué par ce que j’ai à vous dire.
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