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ISBN : 2081223341
Éditeur : Flammarion (03/04/2010)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Andrei Mayerov, un Russe passionné de dessins et conservateur au musée de l'Ermitage, traverse l'Allemagne en ruines pour récupérer les oeuvres volées pendant la Seconde Guerre mondiale. Il découvre une collection d'esquisses de la Renaissance dans une maison dévastée dont le propriétaire a été exécuté. Quelques mois plus tard, à Berlin, il rencontre la fille de ce dernier, qui attend désespérément des nouvelles de sa famille.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
nadejda
  13 janvier 2011
Le récit débute à Berlin en 1955 : Anna, une jeune femme se rend à une exposition de dessins pour laquelle elle a reçu une invitation «Dessins allemands des collections publiques et privées» qui présente des oeuvres emportées en Russie par la Commission des trophées en 1945. Et il se terminera toujours à Berlin en 1955.
Entre temps , les horreurs, les destructions de la fin de la guerre avec l'avancée des russes à travers la Prusse orientale jusqu'à Berlin sont vues par les yeux d'Andreï conservateur de dessins au musée de l'Hermitage. Ce dernier essaye de sauver de la destruction des dessins ou oeuvres d'art qui auraient été dissimulés ou oubliés dans les châteaux de Prusse Orientale abandonnés par leurs anciens propriétaires. On le suit alors qu'il part rechercher des dessins qui seraient restés dans le château de la famille Wallenburg. Il risque sa vie en compagnie de François un français qui a vécu dans cette famille pour laquelle il a travaillé en temps que prisonnier.
Une famille dont il garde un souvenir ému....,
Le récit se poursuit à Berlin en 1945 où Anna tente d'avoir des nouvelles des siens auprès de ceux qui ont réussi à atteindre Berlin .... Elle essaye aussi de survivre au milieu des ruines.
Tous ces dessins qui jalonnent le récit qu'il soit ceux de l'album de Menzel ou ceux des carnets d'Andreï, où il ne cesse de dessiner, représentent les seuls points d'ancrage qui demeurent pour ces êtres qui ont tout perdu. 
Dessiner permet à Andreï de juguler sa peur, de supporter l'indicible. 
Pour Anna, l'album de Menzel c'est l'évocation de son enfance, le retour à la maison, avec le rituel instauré par son père avant que les enfants puissent en feuilleter les pages. Toute la vie de la maison renaît en se les remémorant. Ils sont pourtant si fragiles face à la tourmente qui les environnent....
Ce livre est très bien mené. Il est empreint de douleur et d'émotion mais aussi de beaux moments préservés, volés, au milieu de l'apocalypse. Ils n'en prennent que plus de valeur.

Je remercie Dominique, ivredelivres qui m'en a permis la découverte.
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ivredelivres
  11 août 2010
Dans la profusion des sorties littéraires il y a chaque année des livres que l'on voudrait voir sur le devant des présentoirs et qui passent un peu inaperçus faute de relais médiatiques. Parfois ces livres contre toute attente trouvent leur public par la grâce du bouche à oreille et c'est ce que je souhaite à Béatrice Wilmos et à son Album de Menzel.
A la fin de la guerre en 1945 les troupes russes avancèrent à travers la Prusse Orientale, les domaines, les fermes, tout est dévasté. Anna enfant a grandi dans cette région, sur un de ces domaines, elle s'est réfugiée à Berlin et est sans nouvelle de sa famille qui vit encore sur le domaine. Elle exerce une profession rare, elle est restauratrice de dessins anciens. Un métier tout de patience et d'habileté que lui a enseigné Sebastien Uhlworn lorsqu'il passait de longues semaines l'été dans sa famille.
Avec les troupes russes avance aussi Andreï Mayerov, conservateur du musée de l'Hermitage, il cours après les oeuvres d'art volées, cachées par les Allemands et tout particulièrement des dessins De La Renaissance allemande, des aquarelles de Dürer. Il en a trouvé une et il a l'intention de visiter toutes les demeures de cette région pour mettre la main sur d'autres dessins.
Anna et Andreï vont se rencontrer, elle cherche sa famille, il a trouvé des dessins.
l faut préserver la découverte et l'émotion que Béatrice Wilmos dépose sur chaque page, chaque description, je n'en dirai donc pas plus.
Elle a l'art de la construction, une belle et élégante écriture, mais par dessus tout elle restitue les paysages, les objets avec un très beau talent. Il y a quelques années j'avais lu Une enfance en Prusse Orientale de Marion Dönhoff, celle-ci retraçait l'histoire de cette région et de sa famille avec chaleur et nostalgie, j'imagine parfaitement les personnages de Béatrice Wilmos dans les décors de ce livre tant elle sait les rendre vivants.

Lien : http://asautsetagambades.hau..
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Chris974
  19 août 2015
Ce roman, lors de sa parution, m'avait totalement échappé.
Il est venu à moi un peu par hasard et je suis très heureuse, cinq ans après sa sortie, de le faire ressurgir à travers cette chronique et de partager avec vous un vrai COUP DE COEUR.
La question que m'évoque ce texte est celle-là. Y a-t-il une place pour l'art en période de guerre qui ne soit déplacée?
Béatrice Wilmos y répond à travers ses personnages, dont certains devraient être opposés et qui pourtant sont liés entre eux par un mystérieux carnet de croquis et par la passion du dessin.
La quête d'une jeune Allemande, Anna, pour retrouver sa famille à la fin de la guerre est au coeur du récit.
Les différents personnages, Andrei Mayerov, un conservateur Russe, François, un prisonnier français, Sebastien Uhlworm, un restaurateur allemand d'oeuvres d'art, à travers leurs souvenirs, leurs récits et Anna par le biais de son journal, révéleront une partie de l'histoire de cette famille, sous des angles différents et nous feront découvrir le drame.
L'analyse des sentiments est très fine , l'écriture de Béatrice Wilmos est extrêmement sensible et visuelle. Elle semble peindre avec sa plume. Malgré l'horreur de la guerre, le livre est traversé aussi de moments de bonheur et de lumière. La fin est poignante.
C'est un livre qui m'a bouleversée.
Lien : http://leslivresdechris.blog..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
ivredelivresivredelivres   11 août 2010
Il avait si souvent vu, dans les champs qui bordaient ces routes, les moissonneurs et les femmes qui ramassaient les gerbes, les envols de perdrix, comme un éparpillement gris dans l’air tremblant, les enfants pieds nus qui le hélaient et lui offraient, riant et se bousculant, de gobelets de kvas glacés. Puis, la fraîcheur sous le couvert des arbres et le blanc argenté des bouleaux, le tapis de mousse et les fleurs des sous-bois, les marais jaunes et le sifflement des alouettes. Tout cela avait passé.
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nadejdanadejda   13 janvier 2011
Son carnet était toujours dans sa poche, il ne s’en séparait jamais. En quittant Leningrad, il avait gardé cette habitude et il lui semblait parfois qu’il ne pourrait plus jamais voir les paysages et les hommes autrement qu’à travers les noirs et les blancs de ses propres dessins. Il savait que c’était une manière, un peu dérisoire, de se protéger de l’absurdité de la guerre et de tenir la peur à distance. D’oublier la douleur aussi, une certaine forme de douleur, celle dans laquelle l’avait plongé la destruction d’une beauté qui lui était familière.
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nadejdanadejda   13 janvier 2011
Un été et un automne, la faim et la peur avec, pourtant, la sensation d’une sorte de bonheur, par à-coups, comme une décharge dans le coeur, brève, intense. Une façon d’être ensemble dans le malheur, de rire de nous-mêmes, d’aimer la tache de couleur d’un bouquet d’arroches dans les pierres ou une gorgée de vin de Moselle. Au milieu des ruines, celles de la ville et celles de nos existences, la moindre petite chose qui surgissait, imprévue, bienfaisante, nous émerveillait.

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Cath36Cath36   12 août 2011
Pour que je cesse de le juger et de le détester, il avait fallu du temps encore, et les mots d'Uhlworm, sa tristesse, son affection intacte pour Andrei et le regard désemparé qu'il posait sur moi, quand il essayait de m'expliquer -ce que je savais mais que je n'étais plus capable d'entendre- que la frontière du mal ne rejette pas d'un côté ou de l'autre les bons et les mauvais mais partage l'âme de chacun en d'invisibles territoires. "Et n'oublie jamais que le poids de la souffrance de l'un d'entre nous ne pèse pas lourd dans la balance de notre faute à tous" m'avait-il dit.
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Cath36Cath36   12 août 2011
J'ai attendu d'être seule dans ma chambre pour pleurer.Maintenant j'écris ces lignes et je me surprends à être calme.Je croyais ne jamais supporter d'apprendre la mort de ceux que j'aime. Je l'ai supporté pourtant et sans doute dois-je encore souffrir, et je le supporterai aussi. Me suis-je endurcie ? Mais quel choix nous est-il laissé dans cet excès de souffrances ? Nous sommes comme absents de nous-mêmes, contemplant les débris de notre vie, déjà étrangers à ce qu'il en reste et qui, bientôt, va s'effacer à son tour.
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Video de Béatrice Wilmos (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Béatrice Wilmos
Le cahier des mots perdus de Béatrice Wilmos .Voir l'émission : http://www.web-tv-culture.com/le-cahier-des-mots-perdus-de-beatrice-wilmos-453.htmlMarseille, septembre 1940. Blanche est prise dans une rafle et sa fille Jeanne se retrouve seule dans une chambre d'hôtel, attendant le retour hypothétique de sa mère. Les souvenirs et les images affluent mais un cahier retrouvé dévoile une autre réalité. « Le cahier des mots perdus » de Béatrice Wilmos.Après « La Dernière Sonate de l'hiver » et « L'Album de Menzel », le nouveau roman de Béatrice Wilmos.Le regard poignant d'une enfant sur le monde des adultes et un amour impossible balayé par l'Histoire.« Le cahier des mots perdus » de Béatrice Wilmos aux éditions BelfondBéatrice Wilmos est sur WTC.
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