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Geneviève Blattmann (Traducteur)
ISBN : 2070306399
Éditeur : Gallimard (02/02/2006)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 62 notes)
Résumé :
Il est là, au-dessus d'eux depuis un an, ombre menaçante, sourde et muette. Tous attendent un signe, un message de ses occupants. Vont-ils envahir la Terre, sont-ils bienveillants ou hostiles ? Nul ne le sait. Le vaisseau ne part pas, et les Voyageurs se taisent...
Jusqu'à cette étrange nuit. La nuit du rêve. On apprend alors pourquoi ils sont venus. Ils proposent aux hommes ce que seuls les dieux possèdent : l'éternité.
L'éternité... mais à quel pr... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Le_chien_critique
  22 juin 2017
"La mort de la Mort"
Un thriller serein sur le crépuscule de l'humanité.
On reconnait tout de suite la patte de Wilson : un vaisseau luminescent d'origine extraterrestre apparait dans le ciel et rien ! (Comme dans le début du film génial District 9). Des années lumières de voyage et pas de contact.
L'auteur a souvent un regard différent sur nos thématiques, ici celui du contact et de la post humanité.
Ici vous ne "verrez" pas d'aliens, les raisons de leur arrivée restent assez floue, quand à leur(s) motivation(s)... Pas d'action proprement dite, juste le récit de quelques personnes qui ont refusé la proposition. La narration s'attarde sur leur point de vue. Il est donc logique d'en connaître peu sur ces voyageurs. Cela est un peu frustrant, mais permet aussi à l'imagination du lecteur de fonctionner à plein régime.
Mais même sans méchants aliens, l'auteur parvient à créer la tension. le casse d'une maison se terminant par une non poursuite avec la police glace les sang. Certains passages m'ont fait penser au film le Village des damnés, celui de 1960.
Et les voyageurs sont-ils aussi altruistes qu'ils le laissent penser ? N'est ce pas un piège vicelard pour corrompre et soudoyer l'humanité ?
Et l'humanité dans tout ça ?
Plus que la thématique du contact, c'est l'humanité et la post-humanité qui intéresse Robert Charles Wilson. Car la question est : qu'est ce qu'être humain.
On suit le petit groupe de personnes ayant refusé la proposition, on vit leur décision, leur doute, leur peur... en se demandant qu'est que j'aurais fait à leur place ? Difficile de répondre...
Qu'est ce qu'être humain au fond ? Qu'est ce qui nous différencie de l'Autre ? Qu'en est-il de notre soi-disant humanité en tant que nature humaine ? Les voyageurs semblent bien plus humains que certains de nos compatriotes. Est-ce humain de saccager notre planète ?
Difficile de faire la distinction langagière entre ceux qui ont accepté (les non humains, les plus humains) et ceux qui ont refusé. Wilson s'en amuse aussi et trouve l'expression la moins discriminatoire : "Les personnes demeurées sceptiques devant l'expérience que tant de nous ont partagée le dernier vendredi du mois d'août"
Un peu moins de 600 pages, cela peut refroidir les ardeurs. Mais ne vous arrêtez pas à cela. Robert Charles Wilson a une plume plaisante et facile d'accès. Pas de jargons techniques. Une pléthore de personnages, certains pour quelques lignes mais toujours bien croqués, esquissés, même si le militaire à la solution finale facile est un peu caricaturale (mais moi, un militaire schizo et assassin, ça me fait rire) L'auteur évite le manichéisme en adoptant une pluralité de points de vues.
Des monolithes qui annonceront Les chronolithes, des extra terrestres ressemblent fortement à ceux de Spin.
Des regrets : les conséquences sociétales de l'apparition des aliens sont vites traités et de manière assez légère; les relations entre ceux qui ont accepté et les autres manquent aussi d'explications : pourquoi une cassure si nette? (Bien que dans la relation du jeune bidasse et de la fille qui ne dit pas son nom, on peut comprendre que c'est juste la différence nommée qui fait peur). Pas de version électronique légale (Eh oh Folio SF, à quand une version numérique de l'ensemble des romans de l'auteur ?)
Le titre original The harvest (La moisson) est plus fidèle au contenu du bouquin et à un sens équivoque plus adapté
Pour moi, la SF est surtout une littérature de l'Autre, Robert Charles Wilson enfonce le clou : l'autre, c'est moi.
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celindanae
  28 septembre 2017
Ayant beaucoup apprécié les deux romans de Robert Charles Wilson que j'ai lus récemment, j'ai eu envie de poursuivre ma découverte de l'auteur. Aussi, quand j'ai vu ce roman à la médiathèque, j'ai sauté sur l'occasion et l'ai emprunté. Même si le roman reste d'un assez bon niveau, j'ai été plutôt déçue, surtout par rapport aux précédents que j'avais lus.
L'idée de base du roman est très intéressante et on entre très vite dans le récit, comme toujours chez l'auteur. Un jour, il y a un an environ, un vaisseau extraterrestre est arrivé dans le ciel et depuis aucun signe, rien, le vaisseau se contente d'être au dessus de la terre sans communiquer. Enfin si, des monuments apparaissent sur Terre, un peu comme dans Les Chronolithes du même auteur, mais sans les effets dévastateurs ni le lien avec le voyage dans le temps. Puis, un an après l'arrivée du vaisseau, un étrange phénomène se produit touchant la planète entière: tout le monde s'endort et fait le même rêve induit par les extraterrestres, dans ce rêve une question est posée à chaque individu.
Cette question et la réponse donnée vont affecter l'humanité: chaque être humain se voit proposer l'immortalité mais sous certaines conditions. Une très grande majorité de la population répond par l'affirmative mais environ une personne sur dix mille refuse. Comme c'est le cas de Matt Wheeler, le principal protagoniste de l'histoire. Comme à son habitude, Robert Charles Wilson raconte l'histoire d'un homme simple pour narrer ce qui arrive au monde. Je trouve que cette façon de raconter va très bien à ce roman et rajoute un aspect intimiste important.
Les personnages sont intéressants et bien construits, comme toujours chez l'auteur qui prend son temps pour les présenter et les rendre attachants dans leur simplicité. le problème est qu'il y en a beaucoup, sans doute trop et certains ne servent à rien. Je pense en particulier à Rosa Perry Connor que l'auteur met plusieurs pages à nous présenter et qui n'apporte quasiment rien à l'histoire. J'ai beaucoup aimé le personnage de Matt et celui de l'ermite que j'ai trouvé intéressant et original. Par contre, le colonel Tyler est trop caricatural, c'est un militaire borné et fou, qui tire sur tout ce qui bouge. Même si l'auteur passe du temps (beaucoup d'ailleurs) à expliquer les raisons de sa folie, le personnage est antipathique et correspond tout à fait à ce qu'on a l'habitude de voir dans les films concernant les militaires.
L'auteur utilise également certaines idées sans vraiment y donner suite, notamment les monuments en pierre, idée qu'il reprendra dans les Chronolithes et il en est un peu de même pour certains personnages qui sont très peu utilisés comme le meilleur ami de Matt ou encore Annie sa petite amie. Les relations entre les personnages qui ont répondu par l'affirmative et ceux qui ont fait le choix inverse manquent aussi d'explications, tout semble se passer très vite sans que l'on comprenne vraiment les raisons de cette cassure. Cette scission entre les personnages et le thème de la fin de l'humanité font un peu penser au roman le fléau de Stephen King.
Le style de Robert Charles Wilson est toujours aussi plaisant et immersif. On rentre très vite dans l'histoire et le roman se lit très bien malgré les 560 pages. du moins au début, malheureusement, trop de longueurs viennent entacher la seconde partie du roman et on a l'impression que le récit s'enlise sans vraiment avancer.
Les thématiques du roman sont vraiment intéressantes et traitées de façon intelligente par l'auteur. Les extraterrestres sont mystérieux, et on ignore quelles sont leurs motivations. L'écologie est aussi abordée, par le biais du saccage de la planète. le thème principal est celui de l'humanité, comment nous définit-on réellement? comment se différencie t'on de créatures venues d'ailleurs? Toutes ces questions sont vraiment intéressantes tout comme la façon de les traiter par l'auteur. Cependant, il est dommage que la construction du roman ne soit pas à la hauteur du reste.
Je ressors assez mitigée de cette lecture: le style de Robert Charles Wilson est toujours aussi prenant et les thématiques du roman passionnantes, mais certains faits sont non expliqués, des longueurs donnent une impression que le roman s'enlise et ne va pas au bout de ses idées sur certains points. L'auteur a repris certaines thématiques depuis dans d'autres romans en les détaillant, peut-être y avait-il trop de choses pour un seul roman. Cette semi déception ne m'empêchera pas de poursuivre ma lecture des romans de cet auteur.
Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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Munin
  06 septembre 2011
Après les Chronolithes, Spin et Darwinia, j'entame 2009 avec la suite de mon exploration de l'oeuvre de cet auteur canadien, qui est en fait relativement prolifique si j'en juge par sa bibliographie sur Noosfere.
Ce qui est drôle, à lire son oeuvre à rebours en partant de Spin, c'est de discerner dans chaque roman ce qui fait la permanence de son style, et les scories dont l'auteur se débarrassera pour aboutir à l'équilibre qui est celui de Spin.
Le pitch, tout d'abord : un jour, un vaisseau extra-terrestre grand comme une petite lune arrive et se met en orbite autour de la Terre. Tout le monde s'interroge sur les motivations de ces visiteurs, qui n'émettent pas un signal vers la surface. Jusqu'à ce que tous les habitants de la Terre fassent simultanément le même rêve, qui leur propose un choix. Ils ne seront que 1 sur 10.000 à refuser la proposition des visiteurs, et le roman va suivre des représentants de cette minorité, dans une petite bourgade de l'Oregon, et détailler leurs doutes, leurs peurs, leurs espoirs et leurs conflits.
On retrouve là ce qui fait l'intérêt des romans de Wilson : l'opposition entre une situation totalement incroyable et des personnages ordinaires dont la psychologie est détaillée avec une attention naturaliste qui parfois, comme c'est le cas ici, surpasse la cohérence de l'intrigue générale. Ce gros roman est en effet très bavard, et les personnages, bien que très détaillés, n'échappent pas tous aux stéréotypes. Au fil des discussions pour savoir qui dirigera le groupe de "survivants", on perd un peu de vue les Voyageurs qui donnent leur nom au roman, au point qu'on se demande si leur présence est autre chose q'un prétexte pour placer des hommes devant un choix cornelien. Ca pleurniche en outre beaucoup, et j'avoue ne pas avoir éprouvé beaucoup de sympathie pour les protagonistes un peu geignards.
Au final, le roman est loin d'être mauvais : même dans ses mauvais moments, Wilson, par son ambition et sa plume, tient la dragée haute à beaucoup d'écrivaillons. Mais, encore une fois, ce roman fait pâle figure auprès de son magnum opus, Spin.
Lien : http://hu-mu.blogspot.com/20..
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kedrik
  07 septembre 2011
Or donc, Robert Charles Wilson ne raconte pas ici une histoire d'invasion extraterrestre mais au contraire une histoire d'évasion extraterrestre. Et ça fait toute la différence. Il se désintéresse pratiquement de ses Voyageurs pour suivre une poignée de gens qui refusent la proposition de cette race avancée. C'est comme si on venait ouvrir les portes d'une prison et que quelques rares prisonniers refusaient de sortir de leur cellule pour continuer à expier ou ne pas à avoir à affronter la société. Au lieu d'impressionner le lecteur avec des grands concepts et du spectacle intersidéral, Wilson raconte l'hommerie.
Bon, c'est parfois maladroit (un militaire schizophrène et assassin, vraiment ?) et c'est parfois long comme toutes les histoires de survie où l'on décrit en détail comment les hommes trouvent du matériel et de quoi manger. Il est difficile de se sentir concerné par ces adeptes du refus aux motivations parfois défaillantes. Ils refusent le cadeau des Voyageurs, et une part de moi n'avait tout simplement aucune empathie pour eux. C'est comme si quelqu'un de malade refusait les médicaments à cause de ses croyances religieuses : y'a des limites à ma compassion. Et là, ces gens se montent le bourrichon entre eux, nient la réalité, s'enferment dans une paranoïa typiquement américaine où la cohésion de la petite ville du fin fond du trou du cul du monde doit être plus forte que les épreuves. Alors leur survie m'indiffère, surtout quand ils font des choix collectifs incohérents.
Ça reste un roman très intéressant qui préfigure les livres suivants de Wilson où il sera arrivé à maturation de son écriture.
Lien : http://hu-mu.blogspot.com/20..
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Henri-l-oiseleur
  07 novembre 2015
Ce sera une impression personnelle que je livrerai ici. J'ai bien aimé ce roman parce qu'il ne s'y passe pas grand chose, sinon une fin du monde comme on en voit tant dans la littérature. Mais le devant de la scène, apparemment occupé par les humains qui s'accrochent à la terre et à leur ancienne condition mortelle, est plutôtla fuite générale, le sauve-qui-peut global de la plupart des gens hors de leur mortalité, loin de leur lieu d'origine, vers un ailleurs global et vague. C'est ce côté "migration de lémuriens" qui m'a bien plu et beaucoup touché dans ce roman symptomatique.
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Citations & extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   22 juin 2017
Il avait fallu des années à Matt pour apprendre à vivre dans un monde où tout ce qu’il aimait risquait de disparaître. Et encore n’avait-il jamais pu supporter cette idée. Toutefois, il avait appris à s’y résigner. Il avait en quelque sorte passé un contrat avec elle. On ne lésine pas sur l’amour, même si ceux que l’on aime vieillissent ou s’éloignent. On sauve une vie quand on le peut, même si tout le monde est destiné à mourir. On ne gagne rien à se restreindre. Vivre au jour le jour est l’unique récompense.
Mais le prix, songea Matt. Mon Dieu, le prix.
Le chagrin. La douleur. La souffrance infligée par un univers indifférent : les blessures de l’âge, les cruautés de la maladie. Ou la souffrance qu’on s’inflige à soi-même. La mort qui tombe en pluie du ventre des bombardiers ; la mort qui s’abrite sous l’uniforme des jeunes militaires. La mort qui se tapit dans les ruelles sombres, au bout d’un couteau, ou sous des électrodes dans les sous-sols des locaux gouvernementaux. La souffrance dispensée par les salauds convaincus, par les salauds occasionnels, ou par les cerveaux vides ambulants.
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   16 octobre 2015
- Je leur ai dit ... je leur ai dit oui.
- Oui, Mary, moi aussi.
Elle fut manifestement surprise.
- Vous, mon père ? Pourtant vous êtes religieux ! (...) comment avez-vous pu leur répondre oui ? (...)
Une question très épineuse. Beaucoup de ses convictions religieuses avaient été remises en cause au cours de ces trente dernières heures. Certaines avaient même purement et simplement disparu. Avait-il été tenté ? Avait-il succombé à la tentation ?
Il visualisa le temple de Tenochtitlan, vit l'arc décrit par les poignards d'obsidienne.
- A cause des Aztèques, répondit-il.
- Pardon ?
- Parce qu'il n'y aura plus d'Aztèques de par le monde, répéta le recteur. Ce temps est bel et bien révolu, désormais.

p.111
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   22 juin 2017
J’en connais plus sur notre passé qu’avant. C’est une vraie galerie des horreurs. Infanticides, guerres, sacrifices humains… Le pire, c’est que ce ne sont pas des exceptions. Et l’histoire moderne n’est pas la plus belle. À l’école, on nous apprenait la civilisation romaine et on trouvait ça affreux. Les Romains abandonnaient les enfants non désirés sur le bord des routes, tu le savais, ça ? C’est abominable. Mais notre siècle n’a rien à leur envier. On a eu Auschwitz, Hiroshima et les Khmers rouges. Aller dans l’espace ne nous aurait pas rendus plus civilisés. Nos robots ne se seraient pas gênés pour étriper les musulmans et les communistes qu’ils auraient rencontrés sur Mars.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   22 juin 2017
Matt Wheeler avait trois raisons de vivre : sa fille, son travail et la ville de Buchanan, dans l’Oregon.
Les yeux rivés sur cet engin lactescent aux dimensions inconcevables qui glissait au-dessus des arbres, qui quittait Orion pour filer vers la constellation des Gémeaux, il éprouva une brusque certitude : Ces trois choses sont en danger.
Il s’évertua à repousser cette pensée née de la peur animale que lui inspirait cet engin inconnu.
Mais elle revenait. Tout ce qu’il aimait était fragile. Tout ce qu’il aimait pouvait être détruit par cette nouvelle lune sans nom.
La pensée s’enracina. Angoissante. Menaçante.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   22 juin 2017
— Et maintenant que j’en ai l’occasion, y a rien à voir. Rien que les infos.
— La dernière fois que je l’ai allumée, dit Matt, il n’y avait même pas d’informations. En tout cas, pas celles auxquelles j’étais habitué. Tous les militaires sont rentrés chez eux et personne n’a braqué l’épicerie du quartier.
— Je crois que c’est ça, les nouvelles, en fait.
— On dirait bien que le monde est plus pacifique.
— Mon cul, oui. Y a que le cimetière qu’est pacifique.
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