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ISBN : 2207116441
Éditeur : Denoël (04/09/2014)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Alors que l’Amérique se prépare à fêter les cent ans de l’Armistice de 1914, un siècle de paix mondiale, d’avancées sociales et de prospérité, Cassie n’arrive pas à dormir. Au milieu de la nuit, elle se lève et va regarder par la fenêtre. Elle remarque alors dans la rue un homme étrange qui l’observe longtemps, traverse la chaussée… et se fait écraser par un chauffard. L’état du cadavre confirme ses craintes : la victime n’est pas un homme mais un des simulacres de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Le_chien_critique
  23 octobre 2017
Le paradis est présent et l'auteur nous annonce que ces derniers jours sont arrivés. Fichtre !
Bienvenue en uchronie.
Une nuit, une fenêtre , une jeune s'aperçoit qu'elle est épiée. La chose s'avance sur la route et meure dans une collision avec une voiture. La chose saigne vert. La jeune fait partie de la Correspondance Society qui sait qu'il existe un autre monde imbriquée dans le notre.
Un début qui fait étrangement penser à de la fantasy pour adolescents, avec compagnie secrète, monde caché et tout le toutim. Mais c'est un roman de Robert Charles Wilson, les apparences peuvent être trompeuses. Ce texte est surtout l'histoire d'une invasion extra terrestre cachée. C'est aussi l'histoire d'un symbiotisme entre alien et humain, les derniers ne sachant cependant pas qu'ils participent à cet échange. Et même si la société secrète ressemble a une "blague grotesque", elle a cependant eu parmi ses membres quelques éminences scientifiques : Dirac, von Neumann, Fermi, ...
Nous sommes en pleine uchronie mais cette dernière est au service de l'intrigue, donc mineure pour ceux qui aime ce genre. Dans ce monde autre, l'utopie est là : La société des nations (l'ancêtre de notre ONU) existent et offre une paix relative au monde depuis 1914 et la fin de la grande guerre. La société des nations veillent au grain, à moins que ce ne soit autre chose. Pas un monde meilleur, des altercations, la violence ou le racisme existent, mais pas de grand barnum incendiaire et ses cortèges de mort. "Cela n'avait été le siècle de la Paix qu'en comparaison avec les précédents." La conquête de l'espace n'a pas eu lieu, l'homme reste ancré sur sa bonne vielle terre. Les avions à réaction montrent timidement le bout de leurs ailes, les ordinateurs à carte perforée existent encore.
On pourrait presque penser ici à une réécriture de Spin, du moins à une autre piste qui n'avait pas été exploré. En poussant le bouchon un peu plus loin, on pourrait mème dire que dans cette uchronie, les hypothétiques (les aliens de Spin) ont suivi un chemin différent, la mise en abime est alors prodigieuse. Cette impression de réécriture est d'autant plus présente que ce roman a été écrit juste après cette fameuse trilogie. Lors de ma première lecture à sa sortie, ce roman ne m'avait pas convaincu, j'avais trop d'attente : un futur Spin ? Cette relecture était dans un autre registre, du style vas y Robert, divertit moi.
D'un pessimisme assez virulent sur la nature humaine, Les derniers jours du paradis, qui portent très bien son nom, vous fera réfléchir à la notion de libre arbitre, de morale, de la violence, de la surveillance des communications et de l'asservissement des moutons médiavores. Et surtout, vous fera réfléchir à cet alien souvent trop semblable à l'homme. Avec Wilson, l'autre est différent, parfois incompréhensible, le concept de Bien et de Mal leur est totalement étranger mais cela reste la vie.
Mieux qu'un long discours, voici ce qu'en dis l'auteur dans une interview accordé à ActuSF :
"Le paradis cité dans le titre n'est pas une utopie littérale, c'est simplement un meilleur monde que le nôtre. Un monde qui s'est tourné vers la paix et le bon sens à la fin du XXe siècle. le personnage principal est une jeune femme qui apprend qu'il y une force non humaine derrière ce long et plaisant siècle « idéal », que cette paix a été construite pour une raison. Plusieurs questions apparaissent alors : comment évalue-t-on l'autonomie humaine ? Devrions-nous rejeter une puissance extraterrestre manipulatrice, même si elle contribue à un bénéfice tangible pour nous ? Avons-nous un devoir moral de « brûler ce paradis » ?"
Au final, nous avons un thriller angoissant, paranoïaque : les personnages sont-ils ce qu'ils disent ou des simulacres. Une variation du livre Les enfants d'Icare ou du roman le vaisseau des voyageurs. Parsemé de références, le Village des damnés, L'Invasion des profanateurs, The thing pour le test ou encore aux grands anciens avec l'hypercolonie "une force très ancienne et en réalité cosmique ", Les derniers jours du paradis se lit vite et de manière très plaisante. Nous avons ici des personnages adultes et adolescents à la psychologie bien caractérisée. Une bonne porte d'entrée à son univers pour les plus jeunes qui pourront se reconnaitre avec les personnages de Cassie et de ses camarades.
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gruz
  04 septembre 2014
Un nouveau roman de Robert-Charles Wilson est toujours un événement. Les derniers jours du paradis ne dépare clairement pas dans la bibliographie du romancier, et est une nouvelle pierre de taille dans son oeuvre de SF humaniste.
Ce récit brille une fois de plus par son intelligence, sa subtilité et son coté profondément humain. Avec ces caractéristiques et son sujet, on peut même lui trouver quelques accointances avec Spin.
Oui, la belle idée de base est traitée avec une formidable subtilité, à travers cette uchronie astucieuse. Wilson est passé maître pour construire ses univers par petites touches délicates.
Une fois de plus, les personnages sont au centre de cette intrigue, où une entité extraterrestre plutôt originale est mise en lumière. Robert-Charles Wilson est, en effet, très fort pour avoir des idées lumineuses et rendre l'improbable totalement crédible.
Le comportement de cette entité est absolument fascinant et permet à l'auteur une fois de plus de nous proposer une peinture de notre société à travers le prisme de cette histoire science-fictionnesque. le romancier y traite de destins individuels confrontés au destin de l'humanité, à travers une parabole (sans mauvais jeu de mots) des dérives des moyens de communication (TV, radio). Il y parle aussi de la capacité de percevoir et de ressentir de l'être humain (avec de ce que cela implique face à une autre forme de vie). On s'interroge sur le libre arbitre aussi.
La nouveauté cette fois-ci, dans ce récit à l'ancienne, est que Wilson nous propose un véritable road trip, où l'action est globalement plus présente qu'à l'accoutumée, tout comme une certaine violence d'ailleurs. A l'image de la troisième partie ébouriffante de rebondissements franchement inattendus.
Il faut dire que le bellicisme de l'Homme est au coeur du sujet. Comme l'auteur le dit lui même : « La violence est le grand attracteur de l'histoire de l'humanité. Une force presque aussi irrésistible que la gravité ».
Les derniers jours du paradis est un récit un peu paranoïaque, mais si profondément humain, qu'il a de quoi ravir un large public ; public qui ne pourra qu'être fasciné par la capacité qu'a Wilson à si bien imbriquer divertissement et discours profond.
Une fois de plus, ce roman est une belle réussite de ce formidable romancier qu'est Robert-Charles Wilson. Éblouissant d'humanité !
Remarque postliminaire : je n'aime pas la couverture (qui est pourtant totalement en phase avec l'histoire), c'est un avis tout personnel. Alors, si jamais vous réagissez comme moi, surtout ne vous arrêtez pas à ce détail et foncez lire ce roman !
Lien : http://gruznamur.wordpress.c..
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Philemont
  18 août 2014
2014. le monde s'apprête à fêter le centenaire de la paix universelle. Car 100 ans auparavant a été signée l'Armistice mettant un terme à la Grande Guerre et démarrant un lent, mais inexorable, processus de croissance sereine. Ainsi la société des hommes s'affranchira de la grande dépression et de la Seconde Guerre mondiale ; les Etats-Unis eux-mêmes aboliront la ségrégation dans les années 1930.
Ce Paradis sur Terre est rendu possible par la présence d'une « main invisible » tout autour de la planète, une intelligence extraterrestre qui occupe la radiosphère (la couche radiopropagatrice située au-dessus de l'atmosphère terrestre) et qui préside à la destinée de l'humanité toute entière dans la plus grande discrétion.
D'ailleurs le commun des mortels ignore totalement l'existence de cette présence extraterrestre. Seule une poignée d'hommes et de femmes en a conscience et a compris que sous le vernis de la bienveillance se trouvait systématiquement de l'indifférence et souvent de la cruauté, parfois meurtrière ; c'est pourquoi ces hommes et femmes combattent clandestinement cette intelligence au sein de la Correspondence Society.
Les derniers jours du Paradis est donc avant tout une uchronie. Sur sa toile de fond à contre-temps Robert Charles WILSON nous fait suivre deux personnages principaux, apparentés tout deux à une même famille, membre de la Society, et massacrée en 2007 par les simulacres, ces agents extraterrestres garants de l'impunité de leurs congénères. C'est d'abord la jeune Cassie qui fuit quand elle est convaincue d'avoir été retrouvée par les sims ; c'est ensuite son oncle Ethan qui, dans la clandestinité toujours, découvre que la communauté extraterrestre a ses propres dissidents, lesquels lui ouvrent de nouvelles perspectives de lutte. Bien entendu les deux caractères convergent l'un vers l'autre accompagnés de quelques personnages secondaires.
Par bien des aspects Les derniers jours du Paradis rappellera le roman de WILSON qui demeure à ce jour son chef-d'oeuvre [Spin]. C'est notamment la fuite en avant désespérée et vaine sur les routes américaines, du Nord des Etats-Unis au Chili. C'est aussi la quête scientifique d'une arme pour venir à bout de créatures que l'on ne comprend pas. C'est bien sûr ce qui caractérise systématiquement les écrits de WILSON, à savoir l'humanisme de sa prose.
Cette impression de « déjà-lu » est en outre renforcée par l'hommage à peine dissimulé à la science-fiction des années 1950, celle dans laquelle l'envahisseur extraterrestre avait tendance à se fondre dans la masse et à oeuvrer de manière pour le moins ambigüe. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que l'un des personnages secondaires du roman est appelé Wyndham (est-ce d'ailleurs un hasard que Denoël ait réédité récemment l'écrivain britannique homonyme ?).
Cela contribue à faire des Derniers jours du Paradis un roman de pur divertissement dans lequel le contexte uchronique demeure au second plan au profit d'une intrigue simple et rythmée. WILSON étant l'auteur que l'on connaît, la réflexion est néanmoins présente (liberté versus sécurité) et les idées intéressantes (comme le parallèle entre le comportement des insectes et l'intelligence collective des extraterrestres) ; reste que ce roman n'est pas aussi abouti que bien d'autres dans sa bibliographie, et que dans celle-ci il ne sera certainement pas impérissable.
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Aaliz
  25 août 2014
Nous sommes sur Terre, dans une réalité parallèle où les télécommunications sont régies par une couche propagatrice d'ondes entourant le globe terrestre et appelée la radiosphère.
Une société secrète composée d'éminents scientifiques découvrent que la radiosphère est en réalité un organisme vivant qui intervient dans les relations humaines en modifiant les communications et les informations transmises et permet ainsi d'éviter tout conflit.
En effet, depuis la première guerre mondiale, date à laquelle la radiosphère s'est installée, la paix règne sur Terre.
Mais en 2007, une série d'assassinats touchant les membres de la société secrète révèle l'existence de « simulacres », composants de la radiosphère créés à l'image humaine. Pourquoi la radiosphère s'attaque-t-elle aux hommes ? Quelles sont ses véritables intentions ?
Bien que déçue par ma lecture du roman Spin, j'ai décidé d'offrir une deuxième chance à Robert Charles Wilson. Si tous les amateurs de SF l'encensent, c'est qu'il doit bien y avoir une raison.
Me voilà donc avec son tout nouveau roman à paraître aux éditions Denoël le 4 septembre.
Eh bien autant ne pas vous faire attendre plus longtemps, j'ai détesté et je ne lirai plus jamais cet auteur.
La liste des reproches est longue, je vais donc me contenter des plus rédhibitoires :
- le manque d'originalité :
Soyons honnêtes, la radiosphère, son fonctionnement, sa raison d'être, sont quand même largement inspirés du fameux Spin dans le roman du même nom. Ajoutez à cela un soupçon d'envahisseurs à la sauce David Vincent et vous obtenez un plat réchauffé insipide sans aucune surprise.
- Des idées sous-exploitées :
Depuis que la radiosphère existe, le monde est en paix. On pouvait donc s'attendre à une large part uchronique dans ce roman qui décrirait comment a évolué le monde depuis la première guerre avec des progrès technologiques probablement différents des nôtres puisque les télécommunications par satellite n'existent pas, la recherche spatiale semble restreinte aux observations télescopiques. Bref, la radiosphère a normalement profondément modifié et influencé les domaines scientifique et technique et donc la vie quotidienne. Mais l'auteur a complètement négligé cet aspect. Quelques exemples plus détaillés d'interventions de la radiosphère dans les relations internationales auraient été également les bienvenus.
J'avais fait le même reproche à l'auteur pour son roman Spin alors que, pourtant, il avait alors un peu plus poussé la réflexion de ce côté. Mais ici, c'est le néant absolu.
- Un sentiment de bâclé :
Non seulement, l'auteur est passé à côté d'une large partie de son roman, mais il m'a en plus donné l'impression de vouloir en finir au plus vite, de ne pas savoir quoi dire et de « meubler ». C'est hallucinant le nombre de répétitions contenues dans ce texte. Des pages et des pages pour nous dire et redire encore et encore comment fonctionne la radiosphère, qu'il y a eu des assassinats en 2007 etc etc… J'ai eu l'impression de lire toujours la même chose !
- Des personnages inintéressants :
L'intrigue n'étant déjà pas super originale, il a fallu qu'en plus, les personnages soient à son image, creux, caricaturaux et sans intérêt. Je me serais crue dans un mauvais roman jeunesse. Des personnages au passé larmoyant, des amourettes auxquelles on ne croit pas un seul instant, des personnalités ridicules voire absentes.

Je me suis beaucoup ennuyée pendant cette lecture et j'ai du me faire violence pour aller jusqu'au bout. Il n'y a rien à en tirer, le pire c'est qu'il y avait matière à faire quelque chose donc je ne comprends pas. Décidément, Robert Charles Wilson et moi ne sommes pas faits pour nous entendre.
Lien : http://cherrylivres.blogspot..
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celindanae
  29 octobre 2017
J'ai été intriguée par la quatrième de couverture de ce roman de Robert Charles Wilson et comme il entrait dans deux challenges, je me suis dit banco. Même s'il n'arrive pas à la hauteur de Les Chronolithes, ce roman offre une bonne lecture intéressante sur de nombreux points.
Les derniers jours du paradis est un roman que l'on pourrait classer dans plusieurs catégories: on y trouve du thriller, de la science fiction et de l'uchronie. On ne sait pas vraiment précisément quand le monde décrit dans le roman a dérivé vers un autre monde. Au premier abord, les deux mondes se ressemblent mais on s'aperçoit vite d'une différence notable: la paix règne depuis 100 ans soit depuis 1914. Exit la seconde guerre mondiale et toutes les guerres depuis 1914. La société des nations semble arriver à maintenir la paix depuis 100 ans et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Autres différences, les technologies ont évolué différemment, on a un peu l'impression d'être entre 1960 et 1980. Cependant, même si l'auteur nous donne des petits détails sympathiques comme le nom de l'aéroport de Paris (aéroport Louis Blériot), on sait somme toute assez peu de choses sur le monde en général, les questions de politique, de démographie, de pays dominants : tout ces choses sont passées sous silence et c'est dommage. J'aurais aimé en savoir un peu plus sur l'univers parallèle servant de base au roman, surtout que peu de pages supplémentaires auraient été nécessaires pour cela et que cet aspect donne un côté moins abouti au roman.
Si la paix a été maintenue depuis autant d'année, ce n'est pas grâce au formidable travail de la société des nations, c'est en réalité dû au travail dans l'ombre de créatures étrangères à notre planète. En effet, l'uchronie sert de base à une histoire d'invasion extra terrestre qui est au coeur du roman. Cependant, les extraterrestres ne sont pas des petits hommes verts, ils sont bien plus complexes que cela et c'est ce qui fait la richesse du roman. Ils sont plus proches d'une espèce de ruche, d'un fonctionnement d'insectes. D'ailleurs, l'auteur utilise le parallèle avec des espèces d'insectes pour les définir. Cela est fait de manière claire et on comprend assez vite la façon de fonctionner de L'Hypercolonie. J'ai beaucoup aimé ce concept pour les extraterrestres, un peu à la alien par certains aspects, fonctionnant en unité unique où les individus sont au service de tous.
L'Hypercolonie est le nom utilisé pour définir les extraterrestres qui utilisent la radiosphère pour intervenir dans les relations humaines et modifier les communications afin d'éviter les guerres. Peu de personnes dans le monde sont au courant de l'existence de L'Hypercolonie, elles se sont regroupées en une société secrète qui essaye de lutter contre ces entités. Les extraterrestres grâce à leur technologie et en se servant des humains à leur insu sont arrivés à créer des simulacres: des créatures ressemblant à des humains mais avec du sang verdâtre.
Les personnages principaux du roman font partie de la société secrète. La société fonctionnant souvent en famille, on trouve dans les protagonistes du roman des personnages adultes et adolescents, ce qui a le mérite de pouvoir plaire à différents publics. Comme toujours chez Robert Charles Wilson, les personnages sont très travaillés, complexes et bien construits. Leur psychologie correspond bien à ce qu'ils ont vécu et à leur situation particulière.
La première partie du roman pose les bases de l'intrigue et de l'univers puis la suite bascule vite vers le thriller angoissant à souhait avec une ambiance étouffante où tout le monde se méfie de tout le monde. Cela va crescendo et c'est très bien fait. le roman amène aussi son lot de questionnement sur l'humanité, sur les notions de choix, de la violence inhérente à l'homme et de contrôle des communications. Rien n'étant blanc ou noir comme toujours chez Robert Charles Wilson.
Ce roman de Robert Charles Wilson fut une agréable lecture. On y retrouve toutes les caractéristiques communes aux autres romans de l'auteur. J'aurai aimé que l'univers créé par l'auteur sous forme d'uchronie soit un peu plus développé, cela aurait apporté une belle profondeur à l'ouvrage. Cependant, le concept des extraterrestres est bien amené et original. L'ambiance angoissante du roman fait un peu penser aux films des années 60 (ambiance Invasion des Profanateurs, les envahisseurs, le village des damnés…).
Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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critiques presse (1)
Chro   09 septembre 2014
Si une telle super-intelligence gouvernait la Terre à son insu, assurant une paix perpétuelle au prix d'un contrôle subtil de l'information, faudrait-il la détruire ? C'est l'une des questions, cruciales, que pose ce roman mené de main de maître, d'un néo-classicisme bluffant.
Lire la critique sur le site : Chro
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   23 octobre 2017
Quelles sont les limites de l’intelligence sans esprit ? Ou alors, question encore plus troublante, une intelligence sans esprit pourrait-elle réussir à imiter celle d’un esprit ? Une entité (un organisme, une ruche, un écosystème) pourrait-elle apprendre à parler une langue humaine, peut-être même nous faire croire qu’elle est comme nous et nous amener à la laisser nous exploiter pour ses propres besoins ?
Une telle entité n’aurait pas vraiment conscience de sa propre existence. Elle n’aurait pas cette vie intérieure dont nous avons discuté dans un chapitre précédent. Mais avec un échantillon suffisamment large de comportement humain à imiter, il est presque certain qu’elle arriverait à nous dissimuler ces carences-là.
Pourquoi une entité de ce genre voudrait-elle nous abuser ? Peut-être ne le voudrait-elle pas. Mais le mimétisme est une stratégie classique pour prendre l’avantage sur les espèces concurrentes. On peut espérer que la question reste à jamais hypothétique. La possibilité existe malgré tout bel et bien.
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lutiniellelutinielle   11 octobre 2014
Elle ne savait rien ni sur elle ni sur son environnement, tout comme une carotte ne comprend ni le concept d'agriculture biologique ni la couleur orange. Elle ne faisait que vivre et croître, exploitant sans réfléchir les ressources à sa disposition: vide, roche, lumière du soleil, autres êtres vivants. Ses pouvoirs approchaient à certains égards ceux d'un dieu, mais d'un dieu insecte : sans esprit et potentiellement mortel.
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ACdeHaenneACdeHaenne   07 janvier 2017
Entamer une conversation avec une telle créature était tout aussi inutile qu'essayer de repousser un scorpion en citant Voltaire.
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ChtiSuisseChtiSuisse   31 mars 2016
C’était comme si elles avaient appris un tour de magie silencieux : comment puiser de la force l’une dans l’autre en étant ensuite plus fortes l’une et l’autre.
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Le_chien_critiqueLe_chien_critique   23 octobre 2017
— je me souviens que tu détestais les armes à feu. »
Il les détestait toujours. En tenir une lui donnait l’impression d’assumer une responsabilité dont aucun être humain sain d’esprit ne devrait vouloir. Mais une fois installé dans cette ferme, il avait pris des cours de maniement et de tir du côté de Jacobstown et s’était découvert plutôt bon tireur. Il s’était habitué au poids du pistolet dans sa main tout comme à la puanteur de contreplaqué brut et d’acier brûlant caractéristique du centre de tir. Chasser le cerf au fusil avait été plus difficile à encaisser. Tuer l’écœurait.
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