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EAN : 9782749942308
Éditeur : Michel Lafon (09/01/2020)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Nous savons que pour nous il n'y a qu'une issue, qu'un moyen d'échapper à cet enfer barbelé : la mort. Déporté à Auschwitz en 1943, Eddy de Wind, médecin et psychiatre néerlandais, est affecté au baraquement 9 où officie le Dr Mengele, l'Ange de la mort. Dans le Block voisin, de prétendus scientifiques conduisent d'abominables expériences sur les prisonnières, parmi lesquelles la femme qu'il aime, Friedel.
En 1944, quand l'armée russe approche et que les Alle... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
bibiouest
  15 juillet 2020

Un témoignage d'une grande rareté car écrit immédiatement après le départ des Allemands, dans l'enceinte même du camp.
Ce livre est donc précieux, publié en 1980, il paraît en 2020 en France!!!
L'enfer des camps n'est plus à démontrer mais comme le dit lui-même l'auteur, «Si je consigne ça maintenant et que tout le monde l'apprend, ça ne pourra plus jamais se reproduire».
Hélas cela c'est reproduit après, ailleurs, autrement...L'humanité me désespère...

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LePamplemousse
  03 mars 2020
Avant toute chose, je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Michel Lafon pour cet envoi.
Il n'est jamais facile de juger d'un témoignage, il ne s'agit pas, comme pour un roman, de noter l'originalité de l'histoire ou la qualité d'écriture, mais plutôt la force du récit, sa capacité à faire comprendre ce qu'à vécu l'auteur, à faire partager une palette d'émotions et parfois comme ici, à servir de preuve et à permettre si possible aux lecteurs de faire en sorte que les atrocités racontées ne se reproduisent plus jamais.
L'auteur a été déporté au camp d'Auschwitz avec sa femme, leur profession, lui était médecin elle infirmière leur a peut-être permis de survivre, car ils ont ainsi évité les travaux physiques les plus difficiles et ont vécu dans des conditions quelque peu meilleures, même si cela est relatif, que beaucoup d'autres.
La particularité de ce témoignage, c'est qu'il a entièrement été rédigé au sein du camp, et non des mois ou des années plus tard, les souvenirs des jours passés et des sévices vécus par lui-même ou par ses compagnons d'infortune sont donc encore bien présents à son esprit, les émotions sont intactes et la peur encore terriblement présente, puisqu'il n'était pas encore certain de pouvoir sortir vivant de cet enfer.
Il est intéressant de voir quelle sorte de « médecine » était réellement pratiquée à Auschwitz, que ce soit les quelques malheureux premiers soins apportés aux déportés ou les expériences pseudo-scientifiques barbares pratiquées sur des détenus non consentants.
A la lecture de ce témoignage on comprend aussi les ravages que les camps ont laissé dans l'esprit des survivants, sur leur état psychique des mois et des années après.
L'auteur a très longtemps souffert psychologiquement de ce passage dans le camp d'Auschwitz et sa femme, quant à elle, en sortira vivante mais stérile à cause d'expérimentations pratiquées au sein du camp, leur couple n'y résistera pas.
On ne ressort jamais indemne d'une telle lecture, mais la lecture de ces atrocités peut peut-être servir de « piqûre de rappel » pour tous ceux qui n'ont pas connu cette époque et qui n'imaginent même pas les horreurs que les hommes sont capables de s'infliger les uns les autres.
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Guiindo
  18 mai 2020
Ce livre qui est un récit d'un survivant de toutes les horreurs commises durant cette période permet d'avoir un témoignage "direct", de par la date de rédaction qui est à la fin de la Seconde Guerre Mondiale après la fuite du camp par les SS. de plus, la structure du livre est intéressante car elle permet de voir les différents rouages de ce camp, par son fonctionnement, ces composantes, la présence de nombreux termes allemands renforcent ce plongeon au coeur de ce lieu malgré nous. Mais peut-être que la rédaction du glossaire en fin de livre aurait pu être mieux agencé ? Devoir aller d'un bout à l'autre du livre pour chaque terme, cependant les mots restent assez simples et très accessibles au fil du livre.
Le fait que le récit soit raconté à la troisième personne et sous un autre nom m'ont interrogé puis grâce à l'épilogue j'ai pu "comprendre" la nature de ce choix et de par cet épilogue nous pouvons aussi comprendre qui sont certains personnages du livre qui dans le récit paraissent assez anodins mais qui par le biais des témoignages, récits, faits commis ont par la suite été traité à leur juste valeur de véritables monstres notamment avec par exemple Mengele qui dans le livre parait simplement sous la mention de son poste et donc il semblerait ne pas être connu par les détenus du camp du moins pas par tous ses actes. Dans ce livre, surtout dans les dernières pages nous avons aussi le récit de plusieurs autres détenus du camp aussi bien des hommes que des femmes qui racontent durement le chemin qu'ils ont parcouru durant ces années de détention au seins de différents camps, "kommandos".
Ce livre est absolument inévitable en tout point car nous voyons littéralement l'histoire de cet homme à travers son récit qui est dur, froid, horrible par moment ce qui est totalement justifié bien évidemment mais aussi avec certains moments de tendresse qu'ils échangent avec sa femme qui leurs permettent de "se libérer" l'espace d'un instant sans pour autant oublier leurs incessantes persécutions.
Ce récit permet de véritablement comprendre une partie de notre histoire commune qui de par la rareté des témoignages en fait un ouvrage d'exception.
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LourseLit
  14 mars 2020
Autant on lit beaucoup de romans sur la seconde guerre mondiale, autant les témoignages sont bien évidemment plus rares.
Néanmoins, je n'ai pas ressenti le côté témoignage en lisant Terminus Auschwitz, c'est une lecture que je referme avec de nombreuses zones d'ombre. D'abord, je n'ai absolument pas compris pourquoi ce témoignage d'Eddy de Wind relate en fait l'histoire d'Hans van Dam. Une histoire relatée en plus à la troisième personne. Si ces 2 hommes ne font qu'un (ce qui semble évident), j'aurais aimé qu'on nous explique pourquoi nous sommes quand même en présence de 2 noms. le récit à la troisième personne est peut être là aussi un choix qu'a fait Eddy pour se raconter en mettant de la distance avec son histoire ? Mais là de nouveau, nous lecteurs, on achève la lecture sur l'incompréhension.
Enfin, la traduction du roman a également rendu ma lecture ardue. Par choix, le traducteur a souhaité conserver les termes de vocabulaire allemand au sein du récit, ne les traduisant qu'en fin d'ouvrage dans un glossaire. Mais naviguer entre le glossaire et la lecture est assez compliqué surtout sur des mots de vocabulaire si particuliers. J'ai vite décroché, ne passant même plus par la case glossaire pour chercher à comprendre. C'est là bien évidemment la différence entre roman et témoignage car autant un auteur peut romancer, simplifier les choses pour le lecteur, autant ce n'est pas là la vocation d'un témoignage. Et malheureusement, j'ai beau lire beaucoup de choses sur cette période de l'histoire, je n'ai pas assez de connaissances pour bien comprendre cette lecture.
Et pourtant, c'est une lecture riche, qui nous montre une facette globale de cet Auschwitz tant décrié. Je n'avais pas imaginé l'ampleur de ce camp, ce côté vraie ville, très complète dans l'horreur. En lisant Eddy de Wind, qui va évoluer de bloc en bloc au cours de sa déportation, j'ai mesuré la taille réelle de ce camp de concentration, l'organisation folle que les Allemands ont dû mettre en place pour commettre ces crimes contre l'humanité. Sur ce point, cette lecture choque bien évidemment.
Au cours de sa déportation, Hans va croiser de très nombreuses personnes. Je me suis parfois perdue dans les nombreux noms. J'ai regretté aussi que les Allemands ne soient pas connus sous leur nom. Mengele par exemple dont il est question dans la quatrième de couverture, pour Hans il n'était qu'un allemand comme un autre. Ce n'est qu'après la guerre que Mengele a été connu comme Ange de la mort mais sur place, les personnes ayant affaire à lui ne pouvaient pas mesurer son rôle. J'aurais aimé que la traduction nous permette de faire le lien entre l'allemand dont parle Hans sans le nommer et Mengele. Cela aurait eu plus de poids dans ma lecture.
Vous l'aurez compris, j'ai été plutôt déçue par cette lecture complexe. C'est dommage parce que le contenu unique du témoignage d'Eddy de Wind est vraiment important mais le travail de traduction et de présentation du livre par l'éditeur ne le rend pas facilement abordable, à mon grand regret.
Lien : https://liseusehyperfertile...
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emilie31
  01 avril 2020
Etrange lecture que celle de Terminus Auschwitz en cette période de confinement. Lire ce qu'est le pire des confinements fait plus que relativiser la période que nous vivons…
Comme vous le savez, la littérature de la Shoah m'intéresse et lors de la dernière masse critique Babelio, j'ai sélectionné Terminus Auschwitz d'Eddy de Wind, un des rares témoignages d'un déporté ayant vécu et survécu à Auschwitz I.
Ce témoignage est authentique mais la particularité est que le protagoniste – Eddy de Wind – ne porte pas le nom de l'auteur mais se nomme Hans. Il nous y raconte la vie dans le camp, dans le block 9, la lutte pour survivre plus que pour vivre, la folie des hommes, leur cruauté et leur barbarie.
Aujourd'hui, 75 ans après la libération d'Auschwitz par l'armée russe, lire ce témoignage nous rappelle cette époque horrible, inimaginable.
Nous avons beau savoir que l'auteur a survécu puisqu'il témoigne à travers ce récit, nous tremblons avec lui chaque fois que sa vie ou celle de Friedel sa femme est en danger . Ce témoignage est là pour nous rappeler que des hommes ont subi la furie des SS, le pouvoir abusif de petits chefs, des coups et des mises à mort.
« Mais il se souvint des paroles de la jeune fille qu'ils avaient recueillie à No Pasaran : « Je dois continuer, vivre pour raconter, pour en parler à tout le monde, pour convaincre les gens que ça s'est vraiment passé… » »
Tel et le rôle de ce récit, faire de nous tous lecteurs, des passeurs de mémoire.
En résumé : un récit essentiel, nécessaire
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
hibou_caillou_chouhibou_caillou_chou   31 mai 2020
Nous avons le sentiment d'être le centre de l'Univers, avec ceux que nous aimons. Mais que nous soyons heureux ou crevions dans la neige, l'Univers s'en moque éperdument.
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boudoirlivresqueboudoirlivresque   27 mai 2020
- Vous ne voulez pas repartir d'ici ? Demanda Hans
- Vouloir est une chose. Dehors non plus c'est pas très drôle. Je suis menuisier, est-ce que je vais me remettre à travailler pour un patron, à mon âge ? Au camp je suis mon propre patron.
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boudoirlivresqueboudoirlivresque   27 mai 2020
L'instinct de cruauté qui, chez tout être civilisé, est systématiquement reprimé dès la prime enfance par la famille et l'école avait été réveillé chez le peuple allemand.
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boudoirlivresqueboudoirlivresque   27 mai 2020
Les croque-morts s'amusaient à lancer les cadavres directement sur Hans et Van Lier, qui dansaient d'un bout à l'autre de la benne.
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