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ISBN : 9791033903130
Éditeur : Harper Collins (07/11/2018)

Note moyenne : 4.64/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Denny Malone est le roi de Manhattan North, le leader charismatique de la Force, une unité d’élite qui fait la loi dans les rues de New York et n’hésite pas à se salir les mains pour combattre les gangs, les dealers et les trafiquants d’armes. Après dix-huit années de service, il est respecté et admiré de tous. Mais le jour où, après une descente, Malone et sa garde rapprochée planquent pour des millions de dollars de drogue, la ligne jaune est franchie. Le FBI le ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  05 novembre 2018
Ferme les yeux, et tu y es, dans Serpico de Sydney Lumet , dans Les Affranchis de Scorsese ou le Parrain mais à l'envers ! Immersion totale dans le New-York côté flic version 2017.
Le parrain, c'est Denny Malone, un flic véreux, sévèrement testostéroné, arrogant, violent, mais terriblement attachant car doté d'une conscience. le Roi de North Manhattan : Harlem est son royaume depuis 18 ans qu'il y bosse, désormais au sein d'une troupe d'élite de la NYPD, The Force. Origine irlandaise, fils de policier , enfance à Staten Island, frère pompier mort dans une des tours le 11v septembre. Mouais, clichés, du vu et revu qui te fais dire que tu vas être sur des rails pépères à 90 sur l'autoroute.
Mais, non, ce roman est bien plus que l'itinéraire d'un flic véreux, c'est un incroyable opéra shakespearien. Ça démarre piano piano, quasiment 200 pages pour te mettre la tête dans le décor, te faire sniffer l'asphalte de Big Apple et surtout te faire aimer ce Roi ripoux qui se décrit comme un paysagiste dont le boulot serait d' "empêcher la jungle de repousser" après le coup de karcher Giuliani dans les années 90.
Et puis, ça décolle, pied au plancher. Voilà Denny pris dans des dilemmes à n'en plus finir, s'enchâssant les uns dans les autres : pourquoi les méchants seraient-ils les seuls à gagner du fric, ceux qui tuent, dealent, torturent ? Comment ne pas devenir le salaud qu'on n'a jamais voulu être une fois qu'on a franchi la ligne, un premier pas, puis un autre ? Faut-il se sacrifier pour sa famille, pour ses amis ? Jusqu'où peut-on trahir les siens sans en payer le prix fort ? Jusqu'où peut-on se trahir sans en crever ?
«  C'est comme quand tu grattes une allumette, tu ne penses pas qu'elle va faire des dégâts, puis le vent se lèvre et la flamme se transforme en incendie qui détruit tout que tu aimes ».
Et là, c'est le brasier pour Denny ! L'écriture s'accélère dans une langue brute, cru, syncopé, on n'est plus dans du Shakespeare-là ! On est en mode opéra allegro furioso dans un tourbillon de corruption à tous les étages, un peu à la James Ellroy : flics, juges, avocats, hommes politiques, mafieux, chefs d'entreprise, un cyclone ! Quand tout un système est pourri, il faut jouer selon ses propres règles. C'est ce que fera Denny. le final est scotchant. Règlement de compte à l'ancienne. Quel personnage romanesque !
Tout est terriblement contemporain dans ce roman avec en plus de toutes les thématiques évoquées, la question raciale aux Etats-Unis et le Black lives matter. Incroyable bouquin qui n'a à mes yeux qu'un seul défaut, celui de ne proposer que des personnages féminines vraiment minuscules ( l'épouse de flic entre autruche et louve, la maitresse black junkie ) ...
Lu dans le cadre d'une masse critique privilégiée.
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carre
  12 novembre 2018
Un grand merci aux Editions Harper Collins et à Babelio pour ce très beau cadeau. Car, il y bien longtemps que j'avais lu un polar aussi addictif. Don Winslow nous embarque dans les pas de Malone flic corrompu, King de l'asphalte qui se retrouve piégé par les fédéraux. Il doit prendre des décisions dont l'onde de choc risque d'être vertigineuse. Winslow mène cela avec un sens de la narration époustouflant, son écriture très cinématographique fait merveille à chaque page, dialoguiste hors pair, le récit nous prend à la gorge pour nous relâcher près de 600 pages plus tard avec le sentiment d'avoir passé un sacré bon moment de lecture. A ne pas rater.
Commenter  J’apprécie          600
kielosa
  13 novembre 2018
Je tiens à remercier l'équipe de HarperCollins France et Babelio pour l'aimable envoi de cette "épreuve non corrigée" de "Corruption" paru dans la collection "Noir" de cet éditeur. Cela me permet de faire connaissance avec Don Winslow, dont j'avoue n'avoir encore rien lu. Il est vrai que je me méfie un peu des thrillers américains, lancés avec beaucoup de pub sur le marché et dans lesquels des explications savantes sur toutes sortes d'armes et des récits d' actions de pure violence remplacent souvent l'aspect psychologique de leurs personnages, si cher aux auteurs de thrillers européens et surtout scandinaves.
Vu le succès croissant de cet auteur et les commentaires parfois dithyrambiques d'autres auteurs, comme James Ellroy, Stephen King, Linwood Barclay etc. ainsi que des critiques professionnels, je lui ai accordé le bénéfice du doute et je ne le regrette pas, en dépit des 575 pages.
Comme l'ouvrage compte déjà une dizaine de critiques sur Babelio et plus particulièrement celle de mon amie Kirzy/Marie-Laure, qui est exemplaire et à laquelle je vous renvoie, je ne vais pas synthétiser l'intrigue policière mais me limiter à quelques observations et remarques.
Selon l'auteur, à la première page de son roman, le NYPD (New York City Police Department - prononcez : "ènweipiedie") compte "38.000 types en uniforme bleu". Selon des statistiques officielles de début d'année leur nombre serait, en fait, de 55.304 ! Ce n'est pas bien important, mais curieux. Est-ce que la différence s'explique par une augmentation considérable des effectifs en un an (2017, parution du livre) ou est-ce que 17.000 bonshommes ne portent pas d'uniforme et ne sortent guère de leur bureau pour chasser les criminels ? En tout cas, pour une population de 8,623 millions d'habitants, cela fait un beau paquet. Les derniers chiffres de densité policière disponibles par 100.000 habitants donnent : 356 pour la France, 338 pour mon pays et 220 pour la Suisse. Les records viennent de la Serbie 631 et la Russie 546 d'un côté et de la Chine à l'autre extrême, seulement 121 ! Pour New York cela revient donc au score éloquent de 641,3.
Lorsque j'étais adolescent, à cause de mes lectures, New York et avant tout les secteurs de Harlem et de Brooklyn me paraissaient les endroits les plus dangereux du globe. Des romans comme "The Compound" (= l'enceinte) de William Gale et d'autres écrivains dont j'ai, hélas, oublié le nom. Un livre plus récent (de 2004) et intéressant est sans doute "Street Justice : A History of Police Violence in New York City" de Marilyn S. Johnson.
Depuis les attentats du 11 septembre 2001 et, selon Winslow, grâce à Rudy Giuliani, maire de 1994 à 2001, la situation se serait sensiblement améliorée, malgré l'abondance de drogues et d'armes. C'est sûr que le Pakistan et le Yémen par exemple sont aujourd'hui des "hot spots" autrement redoutables.
Don Winslow a évidemment 100% raison lorsqu'il note que : "Les armes et la drogue sont les éléments de base de la criminalité américaine" (page 59) et un peu plus loin "Imaginez Amazon version héroïne". Pour ce qui est des armes, les États-Unis sont particulièrement gâtés de compter parmi leurs nombreuses associations humanitaires la NRA, la "National Rifle Association" , une association qui défend le libre commerce des armes à feu, et qui grâce à énormément de sous pèse scandaleusement lourd sur la politique américaine. Je ne vais pas m'énerver de nouveau sur la NRA et me limiter à rappeler tout simplement mon billet virulent du 10 mars 2018 à propos de l'ouvrage débile de la sexy coryphée de la NRA, Dana Loesch : "Hands Off My Gun !" ou ne touchez pas à mon arme, un monument de bêtises !
L'auteur dans le chapitre du début "Le dernier homme au monde" explique que l'inspecteur-chef Denis "Denny" Malone, le héros de cette saga et le véritable maître de la "Force" (titre anglais) de police du Nord Manhattan en sait tellement long sur la face cachée des procureurs, juges, politiciens et "milliardaires de l'immobilier" (sic !) qu'il pourrait les dénoncer pour toutes sortes de méfaits. C'est dommage qu'il s'agisse d'un roman et que nous ne pourrons pas lire prochainement dans nos quotidiens l'entête : "Le chef de police new-yorkais Malone met officiellement Donald Trump en accusation pour malversations graves et répétées !"
Je me rends compte que je suis en train de rêver et de m'éloigner de l'ouvrage de Don Winslow, qui a écrit une belle histoire de suspense. Pour avoir confirmation de ses talents, il me faudrait lire un autre livre de lui. J'hésite entre "La griffe du chien", "Cartel" ou "Savages". Il y a parmi vous certainement des grands amateurs de Winslow qui pourront éclairer ma lanterne.
Pour ce policier-ci, je souscris entièrement aux conclusions pertinentes de Kirzy/Marie-Laure.
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Renod
  05 décembre 2018
Le sergent Dennis Malone avale un café et deux comprimés d'amphétamine pour chasser les relents de Jameson. Il revêt son blouson en cuir noir, chausse ses Dr Martens coquées et glisse deux armes dans son jean. Le voilà prêt à partir au combat. Sa routine : lutter contre la violence qui règne dans les rues de New York.
Malone est un officier de la « Manhattan North Special Task Force », une unité d'élite du NYPD qui lutte contre la criminalité sous toutes ses formes : gangs, drogues, armes à feu. Malone est Irlandais et travaille avec trois coéquipiers : Russo un Italien, Montague, un Afro-américain et Levin, le petit nouveau, de confession juive. Leurs méthodes de travail sont… particulières. Elles reposent sur la violence, le chantage et les entorses à la loi. Mais surtout, le roi du Nord de Manhattan et ses preux chevaliers maîtrisent l'art de la corruption sous toutes ses formes. Par exemple, lors d'une intervention dans une fabrique d'héroïne, ils n'hésitent pas à voler des liasses d'argent liquide et la moitié des stocks de drogue.
La corruption semble être ici la norme, elle gangrène toutes les sphères de la «Grosse pomme» : l'administration de la ville, son système judiciaire, ses responsables politiques, ses promoteurs immobiliers… Tout s'achète tant qu'on est prêt à y mettre le prix. Quant aux rues de New York, elles sont aux mains des cartels, des gangs et des familles mafieuses. Policiers, notables et criminels, tous nagent dans la collusion et se tiennent les uns les autres dans un fragile équilibre jusqu'au jour où… S'ensuit alors une fuite en avant dans la violence, la trahison et la manipulation pour tenter de garder la tête hors de l'eau quand tout le monde plonge.
« Corruption » se lit vite : le style est journalistique, les phrases sont brèves, les paragraphes ne font jamais plus de cinq lignes. L'analyse psychologique et l'écriture ampoulée sont écartées au profit du rythme d'un récit soutenu par une tension permanente. Les scène d'action s'enchainent sans temps mort. Aussi n'ai-je pas été surpris d'apprendre que les droits du livre ont été achetés par la Twentieth Century Fox et Ridley Scott avant sa publication. L'auteur met quelques coups de patte sur des sujets brûlants outre-Atlantique : le commerce des armes à feu, les violences policières ou la politique sécuritaire basée sur le culte des statistiques. Si Don Winslow se permet quelques facilités et livre une fin trop spectaculaire à mon goût, «Corruption» reste un ‘page turner' d'excellente facture signé par un (le?) maître du genre.
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JIEMDE
  14 novembre 2018
Ah que j'aime ce sentiment rare de frustration qui jaillit en terminant un pavé de près de 600 pages tout en regrettant parallèlement qu'il n'en fasse pas davantage, pour prolonger le plaisir avec quelques centaine d'autres !
Corruption de Don Winslow, traduit par Jean Esch, est à ranger dans cette catégorie : polar noir magistral, addictif, remarquablement construit et écrit par un auteur décidément surdoué du genre et au top de son art.
Denny Malone, sergent du NYPD est à la tête de la Force, unité d'élite régnant sur le nord de New-York, créée pour prolonger les effets de l'opération « fenêtres brisées » du maire Giuliani après les années 80. Ou plutôt, Denny Malone EST La Force.
À Harlem et alentours, il est le roi, au même titre que les caïds, mafieux et chefs de gangs, dont il tolère ou combat les trafics d'armes et deals de cocaïne, meth et autres substances illicites. C'est selon…
Car paraphrasant Shakespaere, il y a quelque chose de pourri au royaume de la Force. Dans un système de l'ordre new-yorkais où tout est définitivement corrompu, chacun joue à « Je te tiens, tu me tiens… » : du chef de la police au plancton de base, des cadors du FBI au service des affaires internes, du chef de gang à l'indic de quartier, de l'avocat star au businessman immobilier en vogue, tout le monde en croque… Alors pourquoi pas La Force ?
Au même titre que d'autres, Malone est loin d'être tout blanc. Mais n'est-ce pas le prix à payer pour que le système tienne et que la corruption et le crime qui l'accompagne ne s'étendent pas davantage ? Il faut juste une opportunité pour que tout démarre, puis une seconde fois, et après tout s'enchaîne pour devenir système. Jusqu'au coup de trop qui fait s'effondrer le château de cartes et menace chacun, tout le monde, la ville entière.
« - Mais comment en en est arrivé là, bordel de merde ?
- Un pas après l'autre… »
Dans un décor new yorkais formidablement restitué, Winslow nous décrit cette chute, en profitant pour livrer de solides réflexions sur la responsabilité, la culpabilité, la délicate frontière entre le bien et le mal… En même temps que les ethnies évoluent, que les asiatiques taillent des croupières aux latinos en rognant peu à peu les limites de territoires jusque-là bien figés, c'est la balance du pouvoir new yorkais qui oscille, le fragile équilibre entre paix arrangée et guerre incontrôlée qui se joue.
Comme toujours avec Winslow, c'est magistral ! Avec une mention spéciale pour la précision de la documentation. Quant à l'écriture, au style, au rythme, c'est un régal d'efficacité.
Alors un dernier conseil si vous aimez un tant soit peu le polar noir : prenez un Jameson et 2-3 go pills, « achetez vous une paire de couilles et bouclez votre ceinture, parce que ça va secouer encore plus », et ne passez pas à côté de Corruption !
Un grand merci à Harper Collins et à Masse Critique pour cette belle lecture en avant-première.
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critiques presse (3)
LeMonde   23 novembre 2018
Sur un mode très dialogué, électrique, le roman se présente comme une histoire d’écoutes, de chantages, de mutuelles manipulations et de trahisons – jusqu’au tragique, dans la noble tradition des grands récits mafieux, épiques et désespérés.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Liberation   23 novembre 2018
Don Winslow est de retour avec un nouveau roman, plus policier que noir, toujours aussi bien documenté et percutant.
Lire la critique sur le site : Liberation
Liberation   19 novembre 2018
Don Winslow est de retour avec un nouveau roman, plus policier que noir, toujours aussi bien documenté et percutant.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   05 décembre 2018
Il ne supporte pas cette mode débile autour du café. Faire la queue derrière un connard de millénial qui met dix minutes à commander le latte parfait pour pouvoir faire un selfie avec.
Commenter  J’apprécie          110
Amnezik666Amnezik666   05 décembre 2018
C’est comme quand tu grattes une allumette, tu ne penses pas qu’elle va faire des dégâts, puis le vent se lève et la flamme se transforme en un incendie qui détruit tout ce que tu aimes.
Commenter  J’apprécie          70
Amnezik666Amnezik666   03 décembre 2018
Les flics éprouvent de la peine pour les victimes et de la haine pour les criminels, mais ils ne peuvent pas avoir trop de peine car ils ne pourraient plus faire leur travail, et ils ne peuvent avoir trop de haine car ils se transformeraient en criminels.
Commenter  J’apprécie          60
Amnezik666Amnezik666   05 décembre 2018
C’est comme quand tu grattes une allumette, tu ne penses pas qu’elle va faire des dégâts, puis le vent se lève et la flamme se transforme en un incendie qui détruit tout ce que tu aimes.
Commenter  J’apprécie          00
RenodRenod   03 décembre 2018
La vérité et la justice, à l’américaine.

À l’américaine, ça signifie que la vérité et la justice peuvent se dire bonjour dans le couloir et s’envoyer des cartes de vœux à Noël, mais leurs relations s’arrêtent là.
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