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ISBN : 275786758X
Éditeur : Points (16/02/2017)

Note moyenne : 4.36/5 (sur 296 notes)
Résumé :
L'agent de la DEA Art Keller, Seigneur de la frontière americano-mexicaine, a juré sur la tombe de son adjoint d'employer tous les moyens, légaux ou illégaux, pour mettre un terme au trafic qui inonde son pays. Le Seigneur de la drogue Miguel Angel Barrera, puis ses neveux Adan et Raul répliquent dans le sang et écrasent quiconque, ami ou ennemi, leur barre le chemin. Callan, un Irlandais né au cœur de la mafia new-yorkaise, devenu tueur, puis mercenaire presque mal... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  28 novembre 2014
Vous vous souvenez de l'émission hautement tuturelle Vis ma vie ?
Mais si, chacun se mettait dans la peau de l'autre histoire d'être confronté à la dure réalité des métiers respectifs exercés.
Qui de se transformer alors, sous nos yeux ébaubis, en gracile danseuse étoile histoire d'échapper à son dur quotidien de déménageur. Qui de revêtir sa peau de bête 100 % mouflon histoire d'aller accompagner son cheptel de gigots sur pattes dans les verts pâturages plutôt que d'aller entuber, hem, conseiller d'honnêtes petits boursicoteurs. Etc, etc...
Rien vu d'aussi bouleversifiant à part Confessions Intimes, et encore...
Ici, le pari est autrement plus osé .
Vous vous êtes toujours rêvés en caïd international de la dope ( c'est Walter White qui va faire la gueule ), en flic déterminé et pugnace, en prostituée de luxe, ben quoi , y a pas de sot métier, alors pas l'ombre d'une hésitation à avoir, La Griffe du Chien va vous vendre du rêve en barre mais surtout vous mettre une méchante droite et le pire, c'est qu'il va récidiver encore et encore et que vous allez en redemander...
Première impression, la vache, le morceau !
Dernière impression, la vache, c'était du gâteau ! du space cake pour être précis ;-)
La Griffe du Chien ne se lit pas, non m'sieurs dames. Il se dévore littéralement.
Les personnages fourmillent, certes, mais trouvent tous légitimement leur place. Aucun qui n'ait l'épaisseur d'un sandwich SNCF ni le charisme fou d'un énième postulant pour télé-réalité décérébrante. J'ignorais qu'en ce pays, on lobotomisait encore et toujours par paquets de douze...Pour dix effectuées, deux offertes, c'est vrai que c'est tentant...
Denses, complexes, charismatiques, tous bien décidés à devenir les meilleurs dans leur branche quitte à en éclabousser quelques-uns au passage. de sang, majoritairement, les éclaboussures...
Et que dire de la Winslow's touch.
Un style précis, ramassé, percutant, cinématographique en diable avec de vrais morceaux d'anthologie à l'intérieur. Cependant attention, âmes sensibles s'abstenir. Certains passages auraient poussé, de source sûre, trois Bisounours à commettre l'irréparable. Grosfarceur, Grostaquin et Grosdodo, à jamais dans nos coeurs...
Il est des pavés dont on vante les mérites pour caler les bonnes vieilles armoires normandes puis il y a ceux que l'on enferme précieusement à l'intérieur, bien à l'abri de la poussière du temps, en espérant pouvoir se redire le jour où la mémoire se sera fait la malle : et si je me refaisais un must-have !
Finalement, découvrir La Griffe du Chien, c'est juste confirmer qu'en matière de flair, largement orienté par bon nombre de Babeliautes élevés dès le berceau au genre, il est vrai, on est pas trop à la ramasse...
6/5
incontournable...
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carre
  26 août 2012
Avec "La griffe du chien", Don Winslow signe une éprouvante et passionnante plongée au coeur des narco trafiquants et de la lutte menée par une poignée de flics incorruptibles. Des années 80 aux débuts du XXIème siècle, il montre, dissèque, explique avec une effarante véracité cette guerre (car s'en est une) d'une cruauté insoutenable.
Tous les coups sont permis, les plus vils, les plus abjects, les plus sanglants. Il n'y a qu'une loi, celle du plus fort, qu'un code celui de l'honneur. A travers une galerie de personnages d'une complexité remarquable : d'Art Keller, flic idéaliste et vengeur, aux frères Barrera, Adan le torturé et Raul le sanguin, en passant par le cardinal Parada humaniste et tolérant, Nora Hayden femme fatale, Callan l'irlandais, l'homme des basses besognes ou bien Hal Scachi manipulateur et implacable, Winslow réussit de main de maitre cette descente infernale. Si l'enfer existe sur terre, il se trouve près de la frontière américano-mexicaine. Winslow sonde les arcanes du mal avec une efficacité terrifiante. A la manière d'un Puzo ou d'un Ellroy mais surtout à la même hauteur.
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Marple
  14 juillet 2014
Magistral et terrifiant, deux mots pour qualifier cette grande saga de la drogue en Amérique. C'est à dessein que j'écris 'saga' et pas 'roman' car pour moi ce livre tient plus du documentaire romancé qu'autre chose, tant sont crédibles l'histoire, les situations, les personnages et les enjeux. Malheureusement.
Drogue, guerre des gangs, ultraviolence, intérêts diplomatiques et géopolitiques supérieurs, juntes militaires sud-américaines, police corrompue, petits voyous pris dans l'engrenage... c'est tout ça qu'Art Keller, agent américain de la Drug Enforcement Agency au Mexique, doit affronter pendant 25 ans, après avoir lancé une opération d'éradication des champs de pavot en 1977.
Ça fait beaucoup pour un seul homme, forcément, même pour un flic tenace, intelligent, courageux et intègre comme Art. D'autant que ses adversaires n'attachent pas beaucoup d'importance à la vie humaine, c'est un euphémisme, et utilisent allègrement torture, armes de guerre, trahison, corruption, jeux de pouvoir et bien sûr meurtre, sans discrimination d'âge, de sexe ou de catégorie socio-professionnelle...
En cela, et malgré quelques personnages lumineux, le livre est profondément dérangeant, à désespérer des hommes et à préférer les chiens et leur griffe (rien à voir avec le titre, juste le plaisir de faire un mauvais jeu de mot). Mais c'est tellement bien écrit, bien décrit, tellement juste et tellement intéressant qu'on touche au chef d'oeuvre.
Merci donc à Jeranjou et aux autres babelionautes auteurs de critiques élogieuses qui m'ont permis de le découvrir.
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belette2911
  03 août 2013
MAGNIFICOS !! MARAVILLOSO ! Voilà un roman qui ne laisse pas son lecteur indemne. J'en ressors secouée, dégoûtée, ébranlée, et ma vision, déjà assez sombre sur les États-Unis, n'en ressortira pas blanchie, mais assombrie, une fois de plus.
Ce roman est une véritable plongée au coeur des narcotrafiquants et de la lutte, perdue d'avance, menée par quelques flics incorruptibles mais qui ne sortiront pas grandis de leur combat.
Oui, Art Keller veut éradiquer le clan Barrera, narcotrafiquants en puissance, surtout depuis la mort atroce de son collègue... Oui mais... La fin justifie-t-elle les moyens ? A force de vouloir la peau de quelques gars (qui le méritent amplement, hein), on finit par se retrouver avec des dégâts collatéraux qui ne feront qu'ajouter des spectres aux nuits de Keller. L'enfer est pavé de bonnes intentions, c'est bien connu.
Et notre Art Keller, de par son comportement un peu borderline et sa soif de vengeance, deviendra presque cet homme qu'il n'aurait jamais voulu devenir. On est loin de l'image du chevalier Blanc et à force de traquer les chiens Barrera, il a chopé leurs puces.
Pas de manichéisme. Ici, les méchants ne font pas QUE dans la drogue, le mal ou la torture, ils construisent aussi des hôpitaux, des écoles pour les défavorisés, et les gentils Américains ne sont pas des anges, mais possèdent un côté obscur à faire pâlir Lucifer en personne.
La quête du pouvoir les rend fous et ils sont prêts à tout pour l'assouvir ou la conserver. Personne n'est ni tout noir ni tout blanc, tout est nuancé et c'est au lecteur à juger.
Oui, les Américains ont créé la Bête et l'ont nourrie avant de vouloir l'éradiquer. Pire, en voulant l'éliminer, ils ne font que la renforcer ! Vous brûlez nos champs de pavots ? On s'en moque, on passe à la culture de coca (et pas cola) ailleurs. A force de vouloir arrêter la coulée de cocaïne, les Américains ne font qu'augmenter le prix de la dose et enrichir les cartels qui peuvent soudoyer des politiciens, des flics, et tutti quanti.
Dilapider des millions de $ pour lutter contre les cartels de drogue, mais pas un "cent" pour aider les drogués qui voudraient s'en sortir et qui ne possèdent pas une assurance santé digne de ce nom... Construire plus de prison pour enfermer les dealer, mettre plus de flics... Noyer les champs de coca sous du défoliant à triple dose, foutant en l'air tout l'éco système du coin, empoisonnant les nappes phréatiques, empoisonnant les hommes, les enfants, les bêtes... Tout le paradoxe américain est là !
Les Américains dépensent du fric à ne pas guérir les symptômes et ignorent tout de la maladie. Les futiles non-solutions... Là, ils sont forts !
Oui, ce pavé que j'ai pris en pleine gueule m'a retourné les tripes. Oui, j'ai apprécié certains personnages qui auraient dû être détestables (Callan, O-Bop, Nora, Adán et Art Keller) parce tout en eux n'était pas méprisable.
J'ai aimé ce mélange entre personnages de fiction et réalité (le tremblement de terre au Mexique, le scandale de l'affaire Iran-Contra, la guérilla en Amérique du Sud, les FARC, les références à plusieurs politiques américains dont le tristement célèbre Bush Sr. - là, sûre que je vais être fichée ! - , la mafia dans le quartier de Hell's Kitchen).
Cette alternance entre l'enquête de Keller sur 25 années - et pas facile quand on ne sait pas qui est est clean ou pourri dans le système Américain - l'incursion dans le clan des Irlandais à Hell's Kitchen, la présence de la mafia, d'un évêque, d'une belle prostituée de luxe... Toutes ces histoires séparées et ce brassage de personnages qui, à priori, n'ont rien à voir entre eux, avant qu'on ne les retrouve tous impliqués dans le bazar,... Magnifique !
Une leçon à tirer ? Dans cet Enfer, tout le monde est susceptible de se faire baiser un jour où l'autre...
Quand les Américains pensent avoir niqué les gomeros en faisant partir en fumée leurs champs de pavots, en fait, ils se font eux-mêmes baiser (hampe du drapeau comprise) par les gomeros qui ont tout prévu. "Mhouahahaha, la sécheresse allait tout détruire" fait-il... Ah tiens, non... L'arroseur est arrosé... avec des balles ! Par celui qu'il avait soudoyé... qui un jour tombera à cause de... La roue tourne et vous écrasera sous elle, qui que vous soyez.
Non, dans ce monde infernal là, vaut mieux pas mettre les pieds : aujourd'hui, vous êtes craint, vous êtes dans le cartel régnant, le Seigneur du quartier ou dans la "Famille" et demain... paf, paf, deux balles dans la tête, la nuque, la bouche, le bide, les corones,... Au choix !
Les 600 premières pages se lisent à leur rythme, c'est pas du page-turner en puissance, mais je ai les tournées sans problème, passionnée que j'étais pas cet univers de la drogue et cette vaine lutte; transportée par "cette vision grandiose de l'Enfer et de toutes les folies qui le bordent" (dixit James Ellroy).
Il faut s'imprégner de ces pages, les aspirer lentement, les laisser se diffuser dans vos veines, dans tous les pores de votre peau, dans votre esprit. On ne commence pas cette lecture par-dessus la jambe, comme un quelconque roman. C'est du lourd !
Les 200 dernières pages ? Waw ! No répit ! Tout se met en place et oui, une fois de plus, certains vont se faire couillonner... À force de se croire invincible, on finit par trébucher et on se fait écraser par la roue qui tourne toujours...
Mais n'allez pas croire que vous aurez du Happy End, on est dans un chef-d'oeuvre certes, mais dans du Noir !
Pour ma 700ème critique ici, je ne pouvais pas publier une critique sur un roman moyen, il me fallait du costaud, du chef-d'oeuvre. Voilà qui est fait.
Me reste plus qu'à lire un "Mickey" pour me remettre de mes émotions grandioses ressenties à la lecture de ce pavé et remercier ceux qui m'ont donné envie de le lire grâce à leurs critiques dithyrambiques.

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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koalas
  07 mai 2015
"La chose la plus difficile au monde n'est pas de s'empêcher de commettre un mal, c'est de se dresser pour en arrêter un."
Art Keller ancien agent de la CIA se reconvertit dans la DEA (Drug Enforcement Administration) au Mexique pour mener une guerre sans pitié contre les narcotrafiquants. Il a vu de ses yeux les ravages de l'héroïne - la boue mexicaine - du crack, de la cocaïne, un putain de merdier qui salit et détruit tout ceux qui la touchent. Il va participer à la chute du parrain local au coté de Miguel Angel Berrara et ses neveux, Adan et Raul qui en profitent pour devenir les grands distributeurs mexicains de cocaïne des cartels de Colombie.
Infatigable et presque seul, Art Keller va mener, à travers les états d'Amérique centrale et du sud, pendant un quart de siècle, une traque impitoyable contre tous ces pourvoyeurs de la mort. Un jeu du chat et des souris entre la griffe du ...chien.
Un réussite totale. Un polar qui aurait pu être indigeste vu le sujet mais c'est sans compter la plume, le talent de conteur et la myriade de personnages qui donnent vie à cette fresque infernale, celle du trafic de la drogue à la frontière américano-mexicaine de la fin du XXe siècle au tout début du XXIe siècle .
Sous la forme romanesque, Don Winslow nous livre donc une passionnante étude géopolitique de la drogue en Amérique latine où les trafics transitent des frontières mexicaines vers l'Amérique. Il met le doigt sur le rôle des gouvernements américains de l'époque qui préfèrent donner des moyens à la lutte anticommuniste en Amérique centrale et du sud, les traités de libre échange (ALENA) qui favorisent la libre circulation de la drogue, le rôle de la mafia, de la CIA, de l'Eglise, de la police, de l'armée, des milices d'extrêmes droites et décrit le terrible tremblement de terre de Mexico en 1985 qui met le pays à genoux. Une description apocalyptique.
Au final
Une plongée vertigineuse dans l'univers des narcotrafiquants, une écriture fluide au service d'une construction diabolique et des personnages inoubliables plus vrais que nature comme Art l' incorruptible, Tio, l'intouchable, Adan le gestionnaire qui amasse l'argent tandis que son frère Raul distribue du plomb. Des affranchis comme Scal Schachi, Fabian, le bellâtre, une réplique de Scarface. Des dingues d'Irlandais de Hell's Kitchen, les nouveaux rois du West-Side dont Callan tueur à gage, Mickey, O-Bop, Jimmy les pêches, un évêque plutôt gauche et Nora Haydenla une "call girl" magnifique au grand coeur.
Et une fin qui décoiffe.
Du grand Art !
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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
belette2911belette2911   31 août 2013
[...] Et nos solutions sont toujours les mêmes futiles non-solution : construire de nouvelles prisons, engager plus de policiers, dépenser de plus en plus de milliards de dollars à ne pas guérir les symptômes pendant que nous ignorons la maladie.

La plupart des gens de mon quartier qui veulent lâcher la dope n'ont pas les moyens de suivre un programme de traitement, parce que la plupart ne disposent pas d'une assurance-santé digne de ce nom. Et il y a une file d'attente de six mois à deux ans pour obtenir un lit dans les programmes de traitement de substitution.

Nous dépensons pratiquement deux milliards de dollars à empoisonner les cultures de cocaïne et les enfants de cette région, et il n'y a pas suffisamment d'argent au pays pour aider qui veut arrêter sa dépendance à la drogue.
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carrecarre   09 août 2012
Il tend la main.
-Juan Parada.
-Nora.
Nora, rien de plus, remarque-t-il. Pas de nom de famille.
-Vous vivez au Mexique, Nora ?
-Non, je suis ici pour affaires.
-Et vous êtes dans qu'elle branche ?
Elle le regarde droit dans les yeux.
-Je suis call-girl.
-Je crains de ne pas ...
-Je suis une prostituée.
-Ah.
-Et vous, vous faites quoi ?
-Je suis prêtre, répond-il avec un sourire.
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CrossroadsCrossroads   23 novembre 2014
Voilà pourquoi le .22 est l'arme de prédilection de Callan. Elle n'est pas suffisamment puissante pour expédier une balle traversante. Au contraire, le plomb danse la gigue à l'intérieur de la boîte crânienne en cherchant frénétiquement une sortie, il allume toutes les lumières avant de les éteindre.
Game over.
Et pas de bonus.
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belette2911belette2911   01 août 2013
Je suis une prostituée.
- Ah.
- Et vous, vous faites quoi ?
- Je suis prêtre, répondit-il avec un sourire.
- Vous n’êtes pas en tenue de prêtre.
- Vous n’êtes pas en tenue de prostituée. En fait, je suis même pire qu’un prêtre. Je suis évêque. Archevêque, en fait.
[...]
- Eh bien, ç’a été très agréable de bavarder avec vous, dit-il. Il faudrait rester en contact.
- L’évêque et la putain ?
- De toute évidence, vous n’avez pas lu la Bible. Le Nouveau Testament ? Marie-Madeleine ? Ça vous évoque quelque chose ?
- Non.
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belette2911belette2911   31 juillet 2013
- Et dans l’intimité de votre chambre ? Me permettez-vous de vous poser la question ? Les relations conjugales...

Adan parvient à réfréner un ricanement de dédain. Ça l’amuse toujours que des prêtres, ces eunuques auto-castrés, cherchent à vous donner des conseils sur les choses du sexe. À l’image d’un végétarien qui vous proposerait de vous griller un steak au barbecue.

Il comprend néanmoins que, de toute évidence, Lucia a parlé de sa vie sexuelles au prêtre; sinon le bonhomme n’aurait jamais eu le cran de soulever la question.

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