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Frank Reichert (Traducteur)
ISBN : 225312849X
Éditeur : Le Livre de Poche (08/09/2010)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 105 notes)
Résumé :
Frank Machianno tient une boutique d'appâts sur la plage de San Diego, fournit en linge de table et en poisson frais les grands restaurants du coin, surfe chaque matin avec sa bande et s'occupe d'immobilier l'après-midi - un gars bosseur, sympa et sans histoire. Mais dans une vie antérieure, il a été l'homme de main le plus dangereux de la mafia de la côte Ouest. Une vraie machine à tuer, d'où son surnom, Frankie Machine. C'est connu, on n'échappe pas à son passé. T... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
jeranjou
  03 septembre 2014
Si vous ne voulez pas vous tuer à la tâche, faites appel à la machine… la Frankie machine !
Vers 4 heures du matin, après un bon café, Frankie ouvre sa boutique d'appâts pour les lève-tôt qui s'apprêtent à partir pécher. Quelques heures plus tard, Frankie fournit pour le déjeuner divers restaurants de San Diego en poissons et autres linges de table (lavés, repassées en machine bien sûr). Enfin, Frankie s'occupe de biens immobiliers l'après-midi. Heureusement, lorsqu'il dispose d'une pause, Frankie profite des spots pour aller surfer comme s'il était encore jeune. Une vraie machine à tout faire ce Frankie…
Ha ! J'oubliai une dernière activité de Frankie désormais révolue, liquider pour le titre de la mafia locale… une vraie machine à tuer le Frankie. Bref, ne vous avisez jamais de crier dans son magasin « Mais, où elle est machine ? » !
Mais la soixantaine passée, Frankie reçoit un jour la visite d'un fils d'un patron local de la mafia pour un boulot qui tourne mal. Très mal.
Adieu veau, vache, cochon... appâts, poissons et autres liges de maison. Frankie doit faire machine arrière toute et se planquer illico presto pour sauver sa peau et celle de sa famille.
Comme dans « La griffe du chien », à une échelle moindre évidemment pour un roman deux fois moins long, Don Winslow prend le temps d'étaler la vie de son personnage principal Frankie et ainsi de passer en revue les différentes étapes de son existence.
Sans jamais vraiment savoir où cela va nous emmener, le lecteur embarque avec le sympathique mais non moins tueur professionnel Frankie Machine pour un voyage vers l'enfer mafioso sans retour. Comme Don Patillo et ses pâtes, Don Winslow ne mégote jamais sur le ketchup !
Au final, on a affaire à un polar pas vraiment reposant mais terriblement intelligent et surtout haletant ! Et méfiez du vieux Frankie, c'est une véritable machine de guerre…
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Crossroads
  23 janvier 2015
Prénom : Frank dit Frankie. On sent déjà le mec à la franche bonhomie.
Nom : Machianno dit Machine pour sa propension et sa célérité à exécuter les contrats de son ex-employeur, la mafia. Oups, son capital sympathie vient d'en prendre un p'tit coup là.
Turbin : tient une boutique d'appâts, alimente en poiscaille les restos alentours, gère son capital immobilier entre deux sessions de surf entre potes.
Hum, quelque chose me dit que ses habitudes vont devoir très rapidement adopter une toute nouvelle orientation professionnelle, la survie en milieu pratiqué mais hostile. Car c'est bien connu, la mafia, tu l'aimes ou tu la quittes...les pieds devant !
Affranchi un jour, affranchi toujours. Rien à voir avec un quelconque slogan de la poste. Frankie va se retrouver sollicité par l'un des anciens caïds du milieu. Après avoir pesé le pour et le contre, il accepte finalement cette dernière mission. Il fonce tête baissée dans ce vilain traquenard, en réchappe miraculeusement pour être désormais voué à la clandestinité, bien décidé à faire payer au centuple les commanditaires.
Un bon Winslow, bien loin cependant des coups de griffes ravageurs de son célèbre chien.
S'il est moins punchy, ce Frankie Machine fait malgré tout valoir de très bons arguments.
Une écriture expressive et vivante bannissent tout ennui de cette chasse à l'homme où pisteurs et proies se confondent très rapidement.
Le canevas est habile, bien structuré et ne souffre d'aucune faiblesse notoire. Parfait équilibre entre le présent d'un fuyard en sursis et un passé pas si révolu qu'il se remémore entre deux rafales de calibre douze.
Une évocation de la mafia toujours aussi jubilatoire. Oubliez la version Dreamworks de Gang de Requins, bienvenue aux Studios BloodyNightmare, ne faites confiance à personne !
L'Hiver de Frankie Machine sera particulièrement long, ténébreux et funèbre mais devrait réchauffer le coeur de tous les amateurs du genre !
3,5/5
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carre
  19 mars 2012
Frankie Macchiano, la soixantaine mène une vie tranquille entre sa boutique d'appats et d'hameçons, la fourniture de poissons et de linge pour un restaurant, les bons rapports qu'il entretient avec sa fille et son ex femme, et le plaisir de pratiquer le surf. Mais car il y a un mais, le sympathique Frankie va voir resurgir un passé qu'il croyait à jamais enterré. Machine était un tueur pour le compte de la mafia, or ces ex employeurs ont décidé de le supprimer. Frankie va devoir reprendre du service pour sauver sa peau et comprendre les
raisons de ce contrat.
L'ambiance du livre de Winslow s'incrit dans la lignée des films de Scorsese dont je suis un grand fan, alors autant dire que ce brillant polar m'a emballé de bout en bout. Winslow rend sympathique et crédible un ex tueur mafieux, et nous emballe dès les premières pages avec un savoir-faire et une maitrise enthousiasmante. Avec une écriture extrèmement cinématographique, il ne serait pas étonnant que le bouquin de Winslow devienne un film. Un polar sur mesure élégant , haletant, sans temps mort. Epatant.
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Thyuig
  13 décembre 2014
Voilà un roman au titre doublement évocateur : l'hiver de Frankie Machine renvoie à la fois à un fameux rôle au cinéma de Frank Sinatra et à la métaphore de la fin de la vie.
Qui dit Sinatra dit Italo-Américain, et qui dit Italo-Américain dit mafia.
Dans ce roman de Don Winslow, on y est en plein. Frankie Marcchianno est retiré des combines. Il cumule quatre jobs dans sa bonne vieille San Diego. Il est vendeur d'appâts sur la jetée, livreur de serviettes et linges de table pour les restaus, il fournit en poisson ces mêmes établissements et ajoute à cela un petite entreprise de location, la pire de toute selon lui.
"L'unique solution, c'est de s'en tenir à une routine stricte, ou du moins d'ssayer.
Il a bien tenté -avec un succès mitigé- d'expliquer au jeune Abe cette méthode de travail relativement simple.
- Quand on se fixe une routine, l'a-t-il sermonné, on peut toujours y déroger quand un problème se présente. Mais, si on ne s'en fixe pas, alors tout ce qui se présente devient un nouveau problème. Tu as compris ?
- Compris.
Mais Abe ne saisit pas, puisqu'il s'y refuse. Frank le sait. Lui s'y emploie religieusement."
Voilà notre Frankie Machine, ancien malfrat sur la descente, à l'hiver de sa vie, s'arrangeant pour que son ex-femme, sa copine et sa jeune femme de fille puissent vivre sans manquer de rien Or, son quotidien va changer dramatiquement au retour d'un rencard avec Donna et la Machine va devoir remettre le bleu de chauffe et se coltiner à tous ses souvenirs pour déterminer qui serait assez dingue pour lui en vouloir, et surtout pourquoi.
C'est le seul véritable écueil du roman qui se perd souvent en name-dropping infinis et on finit par mélanger tous les protagonistes. Ce qui parait clair à l'écran, chez Scorsese ou Coppola ou même dans les Soprano devient ici fastidieux tant il est compliqué de retenir les implications des uns et des autres, entre les mafias de LA, de Chicago, Cleveland, de Floride ou de San Diego. Don Winslow nous paume à cet endroit.
Dommage parce que certains passages, surtout contemporains, sont écrits dans une langue à la classe folle., claire et efficace.
Au final, on retiendra un roman inutilement verbeux par moment et sans doute trop hésitant entre ses sujets, tout le passage sur "l'écrémage" des casinos de Vegas renforçant cette idée de "trop vaste" ou "trop chargé". Il est d'ailleurs éloquent que le cinéma se soit intéressé au livre dès sa parution tant l'écriture renvoie ici aux diverses icônes cinématographiques.
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jeandubus
  06 juillet 2014
L' hiver de Frankie machine
Après une longue intro nous décrivant la vie de Frankie machine à San Diego. Une vie réglée au cordeau. Une ex et une fille dont il assure le quotidien et l'avenir. Une maîtresse jeune et douée.
Lui est Frank, l'homme aux appâts sur la côte où il retourne parfois surfer, la soixantaine entamée, avec David son pote policier. Il donne aussi dans la cuisine, la location de linge d'hôtellerie et la location d'appartements pour assurer l'avenir des autres et le sien qu'il imagine tranquille.
Et puis voilà que la journée bien organisée débouche sur un micmac (le traducteur a le vocabulaire de Frédéric Dard) obligeant Frankie à faire le point (longs et savoureux flash-back) et à se tirer d'où il est et où il pensait finir peinard.
Le destin ne souhaite pas çà pour lui dans l'immédiat et Frankie retrouve ses réflexes de tueur professionnel qu'il a été et qu'il reste au fond de lui sachant qu'il souhaite éviter les victimes innocentes et qu'il respecte ce contrat-là.
S'en suit un sacré road moovie parmi la mafia et ses sbires plus ou moins malins (plutôt moins que plus et c'est bien normal pour ceux qui ne savent même pas écrire correctement le mot « gang » sic)
Parfaitement agencé on est donc conduit dans ce récit à devenir pote avec un tueur à gage sympa et tout et tout.
Pas de différence entre les politiques et les gangsters, à ceci près que les politiques ramassent plus en deux heures dans un resto chic, qu'un malfrat en un mois de risques bêtes.)
(Que faire ? Voter pour le facteur ? Sûrement pas.)
Très divertissant en tout cas ce roman-là.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
jeranjoujeranjou   03 septembre 2014
- Tu ne vas jamais à l’église, lui a-t-elle fait observer ?
- Pourquoi est-ce que j’irais à l’église ? Pour écouter un curé qui schtupps les petits garçons me faire un sermon sur la morale ?

(Schtupps en italique dans le texte)
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tamara29tamara29   23 juillet 2017
La vie est comme une grosse orange, se dit Franck. Quand on est jeune, on la presse vite et fort pour essayer d'en extraire en vitesse tout le jus. En vieillissant, on la broie plus doucement pour en savourer chaque goutte. D'une part parce qu'on ne sait pas combien il vous en reste et, d'autre part, parce que les dernières gouttes sont toujours les meilleures.
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kathelkathel   01 novembre 2010
Tout le monde aime Frank, le gars aux appâts. Les habitués parce qu’il sait toujours quels poissons nagent ces temps-ci dans les parages et ce qu’ils vont pêcher, et qu’il ne leur fourgue jamais des appâts inadaptés. Les pêcheurs occasionnels pour les mêmes raisons, et aussi parce que, quand on amène son gamin un samedi, on sait que Frank l’équipera convenablement et, même s’il doit pour ce faire déloger un habitué pour un petit moment, lui trouvera un coin où ça mordra vraisemblablement. Les touristes adorent Frank parce qu’il est toujours souriant, qu’il a toujours la plaisanterie aux lèvres et, pour ces dames, un compliment qui frise le flirt mais jamais le rentre-dedans.
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tamara29tamara29   31 juillet 2017
Un homme condamné gobe pratiquement n'importe quoi pourvu que cela lui redonne un peu d'espoir.
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ThyuigThyuig   06 décembre 2014
Il pense beaucoup à Herbie Goldstein ces temps-ci, et surtout ce matin.
Peut-être est-ce la tempête ? songe-t-il. Les tempêtes ravivent des souvenirs comme elles déposent du bois flotté sur le sable. Des pensées que tu croyais à jamais perdues te reviennent subitement... délavées, écornées, mais bel et bien présentes.
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Videos de Don Winslow (33) Voir plusAjouter une vidéo
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