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EAN : 9782021213119
320 pages
Éditeur : Seuil (19/03/2015)
3.62/5   129 notes
Résumé :
Frank Decker, sergent de police à Lincoln, Nebraska, capte sur sa radio de service un « Code 64 », soit un avis de disparition : Hansen, Hailey Marie. Afro-américaine. Âgée de cinq ans. Un mètre six. Seize kilos huit. Cheveux bruns, yeux verts.
Personne n’a rien vu, rien remarqué, rien entendu.
Près de la moitié des enfants assassinés par leur ravisseur sont tués dans l’heure qui suit leur enlèvement et Decker sait juste que Hailey s’est volatilisée av... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
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Yassleo
  06 mai 2016
Et allez, encore une fillette kidnappée. Encore aux USA. Encore avec une mère célibataire ex-paumée qui rame. Et pompon sur le béret du suspense, encore une gamine métisse dont tout le monde se fout. Je parie deux paquets de coquillettes que les flics ne vont pas la chercher bien longtemps. Bingo, gagné. Super, je vais enfin pouvoir me faire un beau collier.
On aurait pu en rester là de l'histoire. Mais Don winslow a accouché d'un nouveau-né : le héros sauveur de fillettes disparues dont tout le monde se fout. Alias Frank Decker. Ni une ni deux, on sort la vieille Corvette, on embarque le fidèle Springsteen en fond sonore, et voilà notre ex-engagé-en-Irak, ex-flic, ex-mari-gavé-du-mariage qui sillonne le pays. Mission : filer le train aux ravisseurs et ramener à sa mère, s'il est encore temps, la fillette dont tout le monde se fout. du Nebraska à New-York, le jeu de piste est lancé.
Du déjà vu me direz-vous. C'est pas faux. Mais au-delà d'une intrigue réchauffée, cela reste un policier plutôt réussi. Pas trop d'hémoglobine au programme, mais une tension psychologique bien pensée. Et surtout l'occasion de faire la connaissance de Deck, le dernier-né de l'auteur destiné à grandir et s'épanouir dans la smala winslowienne. Sous ses airs de vieux briscard solitaire et de dur à cuire sommeille un fin psychologue, habile et ingénieux quand il s'agit de tirer les vers du nez des petites frappes comme des témoins plus timorés. Mais faudrait voir à pas trop titiller le bonhomme quand même. Chantage, manipulation, usage de la force, tous les coups sont alors permis pour chasser le prédateur.
En utilisant la narration à la première personne et le regard de Deck, Winslow permet au lecteur de le connaître mieux que personne en pénétrant l'intimité de ses pensées. Un gars plein de coeur et sensible l'ami Deck.
En outre, le voyage à New-York mettra en lumière la dualité de la Big Apple qui ne dort jamais. On déambule aussi bien dans les Hamptons que les quartiers défavorisés, côtoyant les réceptions chics, shooting photos ou le big business autant que les milieux de la prostitution, mafia ou trafic en tout genre.
Don Winslow sort le scalpel et dissèque méthodiquement cette société américaine aux apparences parfois trompeuses.
Reste plus qu'à ouvrir le livre pour savoir ce qu'est devenu Hailey, la fillette dont tout le monde se fout. Tout le monde sauf Decker.
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bilodoh
  14 avril 2016
On peut aisément pardonner à l'enfant qui a peur de l'obscurité ; la vraie tragédie de la vie, c'est lorsque les hommes ont peur de la lumière. (Platon)

Après une telle citation en page liminaire, l'auteur s'efforcera de braquer une lumière crue, un regard sans complaisance sur les travers de son pays.

Un point de départ, une petite fille disparue au Nebraska et, comme l'éditeur le révèle en couverture, un policier décide de tout quitter pour la retrouver. Force est d'admettre qu'il s'agit d'un scénario improbable, mais cela vaut le coup de suivre l'agent Franck Decker dans sa traversée de l'Amérique qui l'amènera jusqu'aux beaux quartiers de New York.

Dans son odyssée, il fera face à toutes sortes de pourriture. À partir des psychopathes pédophiles jusqu'au crime organisé, en passant par le trafic de drogue et le blanchiment d'argent, la prostitution et l'exploitation des mineurs, toutes les tares de la société seront évoquées.

Toutes ces choses dont on ne veut rien savoir, qu'on préfère garder dans l'obscurité, de peur peut-être d'en reconnaître les clients…
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Sylviegeo
  24 novembre 2016
Missing et la naissance d'un policier/civil qui travaille en indépendant ou en marge des services de police. Oui c'est la première enquête de Franck Decker, Deck pour les amis, et celle-ci porte sur la disparition d'une petite fille afro-américaine. Decker est policier à Lincoln et lorsque les services de police, le FBI et le procureur semblent vouloir freiner l'ardeur des recherches, Decker abandonnera sa carrière pour poursuivre, seul . Depuis un an qu'il traque et chasse les indices, qu'il sollicite tous ses contacts, qu'il sillonne le pays, qu'il suit la moindre piste...y arrivera-t-il ? Se découragera-t-il ? Où nous mènera-t-il ? Chose certaine, cette année de chasse aux voleurs d'enfants est venue à bout de son mariage...Deck devient un homme seul, sans attaches, un chasseur solitaire. Une histoire déjà vu bien sûr, mais Winslow a une plume tranchante ici, incisive, qui dit ce qu'il faut sans passer par quatre chemins. C'est direct et sans relief. Bref, cette première enquête se lit bien, c'est clair, c'est concis, c'est rapide. Decker se consacrera-t-il toujours aux disparitions ? La deuxième enquête nous le dira...
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ibon
  09 février 2019
Premier de la série. Encore une. Au départ réticent à entrer dans un nouveau feuilleton sans fin, j'ai découvert Franck Decker et j'ai apprécié ce flic pas trop speedé, pas trop dépressif, pas trop alcoolique, pas trop violent, un flic presque extraordinaire, pédagogue et compréhensif, qui écoute la pauvre mère qui a perdu sa fille.
La quête du graal, pour ce chevalier du bitume, devient la petite Hailey qui allait vers ses six ans. Une métisse d'une famille défavorisée dont on aurait vite enterré le dossier s'il n'y avait pas ce Franck Decker.
Il y a le rythme plaisant d'un road moovie dans les grands espaces des Etats Unis d'Amérique. La suite est plus convenue dans les milieux de la haute société américaine mais le scénario est habile!
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JIEMDE
  31 décembre 2015
Aaaaah... Quel plaisir de terminer l'année avec un tel livre ! Car c'est peu de dire que je me suis régalé à la lecture de ce Missing : New York.
J'y ai retrouvé tout ce que j'aime :
Une intrigue qui se tient et se suffit à elle-même, ne cherchant pas les complications inutiles pour le seul plaisir de perdre son lecteur ou de jouer la surenchère dans la cour de récréation des auteurs de polars. Une (en fait plusieurs) fillette est enlevée, la police la recherche puis abandonne, un flic continue seul et part sur les routes suivre une improbable piste...
On entre alors dans une forme de road movie policier particulièrement bien réussi. C'est une sorte de fuite en avant dans les états du nord-est des USA, à la campagne, dans de petites villes paumées et enfin à New York. L'espoir et Bruce Springsteen accompagnent Deck dans sa quête. Dans sa fuite ?
New York, parlons-en. Don Winslow la décrit superbement, sans cacher la fascination qu'elle exerce sur Deck qui la découvre pour les première fois, loin de son Nebraska : les balades interminables à pied à travers ses quartiers, la diversité de ses habitants, junkies paumés et friqués attendant le vendredi pour filer dans les Hamptons, les restos si chers, mais où les steaks sont incomparables.
Et puis il y a Decker, qui parle et que l'on suit tout au long du livre. Il n'est pas un héros. Pas un anti-héros. Pas un paumé non plus. Quelqu'un qui se cherche. Et qui s'est un peu trouvé, mais pas complètement. Ce qui augure bien de la suite puisqu'il semble que Deck est appelé à devenir récurrent. Tant mieux.
Enfin, j'ai particulièrement apprécié l'écriture de Winslow qui donne à ce livre cette atmosphère si particulière, qui tient beaucoup au rythme choisi : à une juste distance entre le sprint des page-turner et l'endormissement des concept-writers. le traducteur a manifestement bien oeuvré. Une fois n'est pas coutume pour un polar, soulignons-le.
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critiques presse (1)
LeFigaro   07 avril 2015
On imagine que ce diable de Winslow nous réserve encore quelques belles surprises avec ce Franck Decker.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   14 avril 2016
En Amérique, cinq enfants sont tués chaque jour. Un taux cinq fois plus élevé que dans les vingt-cinq pays les plus développés du monde réunis,
et je me demande ce que cela révèle de nous en tant que pays.
(Seuil policiers, p.21)
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rkhettaouirkhettaoui   30 juin 2015
Contrairement à ce qu’on voit dans les films ou lit dans les livres, la plupart des enfants enlevés sont des cibles d’opportunité. Le plus souvent, les assassins ne sont pas des prédateurs – ils ne repèrent pas soigneusement leur proie, ne la suivent pas et ne planifient rien avant de passer à l’acte. Leur préparation est intérieure – quoi qu’il se joue dans leur tête. Appelons-les des « tueurs en attente », si vous préférez. Puis un jour, ils voient une opportunité et la saisissent. C’est ce qui les rend si difficilement repérables : ils agissent au hasard. Ce que je vais dire va vous paraître évident, poursuivit-elle, mais les ravisseurs d’enfants sont ce que les manuels appellent des « marginaux ». Il est vrai qu’enlever et tuer un enfant est très en marge de la société, mais les textes décrivent le ravisseur avant le passage à l’acte. Le profil – quoi que vous puissiez penser de ce concept, il s’agit de cela – est étonnamment constant : deux tiers de ces types sont blancs ; âge moyen : vingt-sept ; trois quarts d’entre eux ont entre vingt et un et quarante ans. Donc, le « vieux pervers », on laisse tomber.
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LUKE59LUKE59   10 juillet 2015
Nous avons un fichier national des voitures volées. Nous n' en avons pas pour les enfants volés. Ce qui en dit long , je suppose, sur notre échelle des valeurs. ( p 264 )
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Corboland78Corboland78   10 décembre 2018
- Voilà ce que je te propose, dis-je à Kelly. Je te donne le signalement, des photos et une courte interview. Tu diffuses les photos aussitôt pendant un flash infos et les deux journaux du soir. En échange, tu ne t’approches pas de la maison. – Tu mettras la mère à ma disposition ? – Ca dépend d’elle. Je voyais le tableau. Nous l’avons tous vu – trop souvent. Les parents angoissés devant les caméras et les micros, en larmes, lançant un appel à la communauté – et au ravisseur. S’il vous plaît, laissez notre enfant rentrer à la maison auprès de nous. S’il vous plaît, laissez-la rentrer à la maison. Ce qu’ils ne comprenaient pas, c’est que, par définition, un sociopathe est incapable de ressentir la douleur d’autrui. Ou pire, ça l’éclate.
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rkhettaouirkhettaoui   30 juin 2015
L’espoir ne meurt pas d’un seul coup, comme une branche qui se casse sous le poids de la neige.
Il se flétrit comme une plante qui meurt de mort lente et sale sous la sécheresse.
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