AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782264063847
336 pages
Éditeur : 10-18 (18/02/2016)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 164 notes)
Résumé :
À quoi bon tenter de résoudre un meurtre quand tout le monde va mourir ?

Concord, New Hamsphire. Hank Palace est ce qu’on appelle un flic obstiné. Confronté à une banale affaire de suicide, il refuse de s’en tenir à l’évidence et, certain qu’il a affaire à un meurtre, poursuit inlassablement son enquête.

Hank sait pourtant qu’elle n’a pas grand intérêt puisque, dans six mois il sera mort. Comme tous les habitants de Concord. Et comme t... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (52) Voir plus Ajouter une critique
LePamplemousse
  04 mai 2015
Que feriez-vous si vous saviez avec certitude que la fin du monde était annoncée à une date précise, dans six mois ?
C'est le postulat de départ de ce roman policier hors du commun et inoubliable à de nombreux points de vue.
Henry Palace, jeune inspecteur depuis trois mois (suite aux départs en masse de ses collègues) est appelé sur les lieux d'un suicide présumé. Mais celui-ci lui semble suspect, pourquoi cet homme s'est-il donc pendu dans les toilettes d'un MacDonald ?
Henry, bien qu'inexpérimenté est tenace et sacrément opiniâtre.
Il va fureter et tenter d'enquêter sur cette affaire, malgré un contexte très particulier où une grande partie de la population a choisi d'arrêter de travailler pour profiter des derniers moments, alors que des centaines, voire des milliers d'autres ont mis fin à leurs jours.
Henry évolue donc dans un monde où des sectes et groupes religieux tentent de trouver un sens à cette catastrophe imminente, d'autres sont persuadés de l'existence de complots gouvernementaux, des tas de gens sont démoralisés et oscillent entre la tentation de jouir de la vie tant qu'ils le peuvent, de braver les interdits, de faire des expériences limites quand d'autres tentent tout simplement de conserver un mode de vie le plus normal possible dans ce monde en bout de course.
L'enquête n'est ici qu'un prétexte pour aborder différents thèmes qui font réfléchir et nous poussent à chaque page à nous demander ce qu'on ferait soi-même dans ces circonstances.
Garderions-nous foi en la justice ? Que deviendrait l'idée du bien et du mal ?
Serions-nous tentés de devenir des délinquants ou des meurtriers pour assouvir certains besoins ou des envies ?
Aurions-nous l'envie de contacter nos proches afin de passer ensemble les derniers mois ? Retrouverions-nous nos amis ou nos amours perdus ?
Aurions-nous l'espoir que l'apocalypse ne soit finalement qu'une erreur scientifique ?
J'ai dévoré ce roman qui est le premier tome d'une trilogie, et j'ai hâte de lire les suivants, qui nous rapprochent certainement de la catastrophe annoncée.
Cette ambiance est vraiment particulière et si vous aimez terminer un livre avec autant de questions à la fin qu'au début, vous serez comblés !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          460
nadiouchka
  23 août 2019
Et si on vous annonçait la fin du monde à une date précise ? Et cela avec un astéroïde « maousse costaud », Maïa, long d'un kilomètre, prévu heurter la Terre dans six mois ?
Il s'agit de la toile de fond de « Dernier meurtre avant la fin du monde » de Ben H. Winters.
Une bien inquiétante nouvelle qui vient s'ajouter à l'enquête de Hank Palace, nouvellement arrivé dans la police et qui doit enquêter sur le présumé suicide de Peter Zell qui se serait pendu. Pour cela, il aurait fait l'acquisition d'une ceinture super-chic (en avait-il besoin ?). Tout porte à croire à un suicide, même l'autopsie du médecin légiste qui réfute une observation de Hank qui, lui, doute fortement. Et il s'obstine…
Nous sommes à Concord, dans le New Hampshire. Hank a remarqué que lorsque « la fameuse date » de la catastrophe a été connue, Peter Zell s'était mis à s'y intéresser – avait rassemblé un tas de documents – fait des calculs où apparaissait souvent un certain nombre intrigant : 12,375… Mais à quoi diable correspond-il ? « Le Pendu de Palace », ce qu'il faisait, c'était de l'évaluation des risques. » (p.177)
Le narrateur, Hank Palace en personne, nous détaille ses recherches dans cette ville de Concord surnommée « La Ville des Pendus ». Il va, en dépit de la plupart des autres, s'acharner à trouver la clef de ce qui est pour lui, un mystère et il dénotera une grande ténacité.
C'est une idée très originale que ce suspense sur quelqu'un qui serait un suicidé/trucidé. Mais encore faut-il trouver des preuves – bien mener les recherches – faire montre d'une grande patience et d'une grande logique malgré de nombreux obstacles mis en travers de son chemin.
On lit ce thriller sans prise de tête, même lorsque les descriptions plus scientifiques du cataclysme sont décrites. En fait, j'ai apprécié les détails des calculs qui étaient faits. Par exemple : « Bien que l'objet semble extrêmement massif, avec un diamètre estimé à plus de six kilomètres et quart, les astronomes de la fondation Spaceguard estiment actuellement que son risque de collision avec la Terre est à peine supérieur à zéro... » (p.176) et bien d'autres.
Mais je vous rassure, je ne vais pas continuer sur ce domaine astronomique (qui m'intéresse énormément, je le confesse) et je quitte ces détails pour revenir à l'enquête.
Palace, donc, avec ce suicidé retrouvé dans les toilettes d'un MacDo, le royaume de la malbouffe, est presque seul à s'en inquiéter.
Il trouve tout de même un peu de soutien – peut-être un peu d'amour mais … On s'attache à ce personnage qui fait figure de « demeuré » : il vaudrait mieux, pour presque tous les autres, penser à cette future mais proche fin du monde – voir ce que l'on pourrait faire d'agréable auparavant ou tout simplement comment y parer.
On trouve un peu d'humour – une intrigue plutôt classique mais bien décrite.
J'ai lu ce livre rapidement avec cette ambiance pré-apocalyptique, guettant le moindre détail…
Au final, tous les personnages sont intéressants et l'enquête se termine sur un dénouement inattendu (un peu attendu toutefois depuis un certain moment). Je laisse planer le doute.
Ben H. Winters (qui vit à Indianapolis, dans l'Indiana – États-Unis) s'est montré, avec cet ouvrage, un excellent écrivain qui sait tenir son public en haleine, non seulement dans un univers criminel mais aussi dans l'Univers (avec un grand « U »).
Pour ma part, j'ai adoré et la critique de « La Gazette » : « Entremêlant avec virtuosité un prodigieux sens de l'intrigue et du suspense, Ben H. Winters peint une vision tragiquement crédible d'un monde proche de l'agonie », va dans mon sens et ne fait donc que comprendre mon ressenti.
Encore une bonne découverte au gré de mes flâneries dans les rayons de ma bibliothèque principale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          361
Eric76
  11 mai 2015
Excellent roman qui se lit d'une traite.
Ce livre commence avec les canons habituels du polar. On découvre un pendu dans un endroit franchement glauque. Les inspecteurs présents sur place concluent hâtivement à un suicide, à l'exception d'un jeune inspecteur, Franck Palace, fraichement nommé et plein d'ambition qui voit, lui, un meurtre déguisé.
Dans la première partie du livre, Palace passe son temps à essayer de convaincre ses collègues que le pendu a été assassiné. Mais ils restent sceptiques, et pour tout dire, ils s'en foutent royalement.
Car l'humanité est à l'aube de son anéantissement. Un astéroïde nommé Maia fonce vers la terre et la percutera le « 3 octobre, dans six mois et onze jours ». Mi- résignés, mi- désespérés, les hommes assistent à ce compte à rebours macabre. La société se délite. L'économie est en panne. Les suicides et les disparitions ne se comptent plus. L'ordre des priorités changent du tout au tout.
Les inspecteurs n'échappent pas à cette ambiance de fin du monde. Tous sont effrayés par la chute finale. Ils se lamentent, se posent des milliers questions, et abusent de la bière.
Sauf l'inspecteur Palace qui, envers et contre tous, poursuit son enquête. Dans ce monde à l'arrêt ou complètement frapadingue - c'est selon - Palace fonce, trépigne, interroge, suppute, s'emmêle les pinceaux (le passage avec le médecin légiste est hilarant), pense découvrir la vérité, se plante royalement, renifle une autre piste...
Et tout cela dans l'indifférence générale, car tout le monde a le nez en l'air à scruter les étoiles !
Le thème du type obsédé par sa mission et continue envers et contre tous dans un monde qui se désagrège, a souvent été abordé dans le cinéma ou la littérature. Je pense notamment à la « nuit des Généraux » et aux « Bienveillantes », où des flics bornés courent, en pleine seconde guerre mondiale, après des meurtriers sur une terre où tout le monde est en train de s'étriper. Franck Palace est de cette trempe. Moqué, méprisé, vilipendé, il doit faire preuve d'une grande force morale pour aller jusqu'au bout. Bref ! L'archétype du héros solitaire.
Vient enfin la grande question. Et moi ? Comment réagirais-je face à une telle situation ? Je foncerai droit vers les tropiques pour boire tout un tas de mojitos ? Je continuerai comme si de rien n'était ma vie de tous les jours ?
Je n'en sais rien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          323
gruz
  12 février 2015
Un suicide. Rien ne semble faire douter de cette version des faits. Et pourtant, un flic va se lancer dans une enquête et tirer les fils de cette mort qu'il est seul à trouver suspecte.
Voilà une trame de polar bien classique. Mais non, nous sommes dans un roman de l'éditeur Super 8, et le titre du roman nous aiguille déjà vers un tout autre chemin.
Oui effectivement, l'enquête utilise tous les codes du polar traditionnel et c'est ce qui rend cette lecture si particulière. Parce que cette investigation se déroule dans un monde au bord de l'extinction, alors que l'humanité attend qu'une énorme météorite vienne s'écraser sur notre bonne vieille terre.
Un monde en pleine déliquescence où chacun, où presque, se laisse aller, perd ses repères et ses valeurs. A quoi bon, alors que l'on va mourir bientôt ?
Seul reste un jeune flic obstiné, obsédé par une enquête qui ne devrait pas en être une. Un homme psychorigide, qui a une confiance aveugle dans les règles et la loi (devenue bien plus contraignante dans l'attente de l'Événement).
Ce mélange des genres donne un roman particulier, à l'ambiance singulière. Moi qui suis un habitué des deux genres littéraires (polar et SF), je dois admettre que la mixture est pour le moins inattendue. Et globalement, elle prend bien.
Le ton général du roman est à la mélancolie, une brume désenchantée qui imprime une ambiance loin d'être idiopathique (on sait que la fin est proche avec certitude).
L'obsession de ce flic pour sa victime (qui, de son vivant, était tout aussi obsessionnelle que lui) en est d'autant plus surprenante, dans cette société qui ne pense plus qu'à vivre au quotidien.
Les touches de SF sont vraiment appliquées de manière parcimonieuse, c'est l'intrigue policière qui prend toujours le dessus. Un sentiment de frustration m'a donc accompagné durant cette lecture, tant j'avais l'impression que l'auteur pouvait pousser davantage son univers. Est-ce dû au fait que c'est le premier tome d'une trilogie ?
Un roman original donc, prenant et frustrant à la fois, une atmosphère à part qui me donne en tout cas l'envie d'en savoir plus. Je suis curieux et interrogatif pour la suite que je lirai avec intérêt.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          346
belette2911
  25 mars 2015
Ça y est ! La malbouffe a encore frappé chez MacDo… On a retrouvé un homme mort, pendu par sa ceinture dans les W.C de cet établissement de haute gastronomie industrielle.
Je savais que leur cuisine était infecte, mais de là à aller se pendre, il y a une marge. À la limite, pendre le dirigeant du fast-food, oui !
Mais en ces temps de fin du monde annoncée, les suicides sont nombreux. La fin du monde ? Oui, dans 6 mois, un astéroïde de six kilomètres de long va percuter la terre, réduisant l'espèce humaine et tout le reste comme à l'époque des dinosaures.
Tous les flics veulent classer l'affaire. Tous ? Non, un inspecteur résiste encore et toujours. Son nom ? Hank Palace qui, lui, est persuadé que c'est un crime déguisé en suicide.
Si vous êtes à la recherche d'une enquête trépidante, passez votre chemin et allez manger chez Quick, se sera plus rapide (jeu de mot facile) car ici, le temps qui leur reste à vivre à beau être compté (on connait la date de l'impact), notre inspecteur va tout de même mettre une semaine pour résoudre cette affaire.
Patiemment, il va remonter les pistes, se tapant régulièrement la main sur le front en s'exclamant « Bon sang, mais c'est bien sûr ! » et en se disant que sur ce coup là, il a été un crétin fini.
Hank Palace n'a rien à voir avec un Sherlock Holmes, lui, c'est un ancien policier patrouilleur monté en grade. Il n'est pas le meilleur mais il est tenace.
L'atmosphère de ce roman est étrange, nous sommes dans une ambiance pré-apocalyptique. La fin du monde est prévue pour le mois d'octobre et les gens ont un peu tendance à devenir zinzin. Bref, le récit est teinté de mélancolie et quelques grains de folie venant de la part de certains personnages (dont les collègues de Palace). Mais jamais l'auteur ne pousse le bouchon trop loin, tout est amené par petites touches.
Un roman étrange de par la perspective de l'astéroïde, des personnages simples et une enquête qui réserve son lot de surprise parce que si Palace n'avait rien vu venir et a mit du temps pour comprendre, moi, j'avais vu que dalle alors que tous les éléments étaient sous mes yeux.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          290


critiques presse (1)
SciFiUniverse   19 novembre 2019
C'est un vrai roman noir, sur une base d'anticipation catastrophe, avec un flic désabusé mais tenace, une jolie fille, et une musique de fond qui nous serine que tout cela va mal finir - et pour cause. L'enquête est palpitante, les personnages bien campés et les multiples intriguent secondaires donnent envie de lire la suite.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   22 août 2019
Même aux yeux de Voltaire, pourtant rationaliste s’il en était, un suicide purement rationnel était chose prodigieuse, voire quelque peu grotesque, à l’issue d’une comète ou d’un mouton à deux têtes.
A. Alvarez
Le Dieu sauvage : Essai sur le suicide

And there’s a slow, slow train comin’, up around the end.
Bob Dylan, Slow Train
Commenter  J’apprécie          120
MaksMaks   27 mars 2016
McGully, le front plissé, renversé en arrière sur sa chaise, fait rouler sa bouteille de bière matinale, déjà vide, entre ses paumes. Culverson est à son bureau. Dans son impeccable costume gris, il boit lentement son café en réfléchissant. Andreas, là-bas dans son coin sombre, à la tête baissée, les yeux fermés : il dort. La brigade criminelle, quoi.
Commenter  J’apprécie          70
valuniversvalunivers   22 mars 2016
Qu’est-ce qui t’arrive, Derek ?

Il hausse les épaules d’un air absent, comme si la question ne le concernait pas vraiment.

-Je suis comme tu me trouves. Je profite de l’hospitalité du complexe militaro-industriel…

Je crois qu’on m’accuse d’avoir conduit un véhicule tout-terrain dans une zone militaire.

-C’est ça, le chef d’accusation ? ou tu penses que ça l’est ?

-Il me semble que je pense que c’est le chef d’accusation.



Il a un sourire goguenard, et je crois bien que je le giflerais si cela m’était physiquement possible, vraiment…

-Derek, je ne peux rien faire pour toi si tu ne me dis pas ce qui se passe.

Son sourire supérieur s’élargit un instant, ses yeux s’embuent de gentillesse, et puis il regagne lentement son lit et s’y étend de tout son long, les mains derrière la tête.

-Je comprends complètement. J’aimerais pouvoir te le dire, Henry. Mais c’est secret.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   25 février 2015
Il y a des différences de comportements, mais elles restent à la marge. La plus grande différence, d’un point de vue policier, est plus vague, plus difficile à définir. Je comparerais l’ambiance qui règne sur la ville à l’état d’esprit d’un enfant qui n’a pas encore d’ennuis, mais qui sait que ça ne va pas tarder. Il est dans sa chambre, dans l’expectative, « attends un peu que ton père soit rentré ». Il est maussade et irritable, sur les nerfs. Perdu, triste, tremblant de savoir ce qui va lui tomber dessus, et tout au bord de la violence ; pas en colère, mais envahi par une anxiété qui peut facilement virer à la colère.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   22 mai 2015
Les gens, dans l’ensemble, vaquent simplement à leurs affaires. Ils vont au boulot, s’assoient à leur bureau, espèrent que la boîte sera toujours là lundi prochain. Ils vont au supermarché, poussent leur chariot, espèrent qu’il y aura à manger dans les rayons aujourd’hui. Retrouvent leur chérie à l’heure du déjeuner pour aller acheter une glace. D’accord, bien sûr, certains ont choisi de mettre fin à leurs jours, et d’autres d’aller réaliser leurs rêves, d’autres encore cherchent partout de la drogue ou « se baladent la bite à l’air ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Videos de Ben H. Winters (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ben H. Winters
Le mardi 6 novembre 2018, la librairie Charybde (129 rue de Charenton 75012 Paris - www.charybde.fr ) avait le plaisir d'accueillir Ben H. Winters, à l'occasion de la publication de son roman "Underground Airlines" aux éditions ActuSF, dans une traduction d'Éric Holstein.
autres livres classés : apocalypseVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
3132 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre

.. ..