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ISBN : 2823602321
Éditeur : Editions de l'Olivier (10/10/2013)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Henri est l’aide-cuisinier de Napoléon Bonaparte, chargé de préparer son met préféré: les volailles, que l’empereur dévore. Il devient ensuite soldat, et vit la guerre de l’intérieur. Mais lorsque les troupes françaises s’acheminent péniblement vers la Russie, son adoration pour Napoléon s’effrite. Pendant ce temps, à Venise, Villanelle, fille d’un batelier, mène une vie bien mystérieuse. Elle se travestit en homme, travaille au Casino et connaît une histoire d’amou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Florel
  02 novembre 2013
Quel livre étrange que celui-ci… Bien qu'il se passe à l'époque des guerres napoléoniennes, il laisse pourtant comme une sensation magique, un peu surnaturelle. Ici, malgré la dure réalité de la vie et des guerres, les bateliers marchent sur l'eau, les lutins d'Irlande rétrécissent les bottes des promeneurs, les amantes volent le coeur de leur compagne, et la Sainte Vierge des églises n'a de compassion que pour les femmes.
Et vous voyez, c'est là que commence réellement la magie de ce livre, c'est que dans cette période de guerre très concrète, le folklore et les traditions, se mélangent à la légende de Napoléon, pour mieux nous faire découvrir la vie étrange de nos deux personnages, Vilannelle et Henri. La première un peu fantasque et travestie, vit à Venise et se retrouvera par un coup du sort à devoir réchauffer les hommes de Bonaparte dans le froid de Moscou, et le second sert dans l'armée de Napoléon par passion pour ce dernier, bien qu'il désertera après avoir transformé sa passion en haine. Ici commence le basculement des sentiments et des êtres...
Forcément dans le froid de Moscou, nos deux êtres se rencontreront, forcément ils se rapprocheront, mais bien sûr entre eux cela ne sera pas possible. Pourtant la passion et l'obsession s'installeront entre ces deux êtres, un peu chaotiquement, un peu étrangement, mais ils se rapprocheront malgré tout, bien qu'Henri soit le plus touché des deux. Mais puisque cela n'était pas possible avant, pourquoi cela aurait dû changer après ? Évidemment le destin devait se manifester, comme pour donner à cette histoire un goût de drame antique. Car voilà qu'un jour la passion, la haine, le dégoût, se déchaînent, ils deviennent destructeurs. La colère éclate quand un monstre essaye de toucher cette divinité portée aux nues, et voilà que l'irréparable est commis… Que la folie ainsi apparaît un peu par surprise, rendant le rapprochement irrémédiablement impossible. Mais est-ce vraiment de la folie ? N'est-ce pas plutôt une planche de salut, car notre fou n'a pas l'air d'être bien fou. Il nous raconte des histoires. Faites-lui confiance. Et ce n'est pas le seul... En effet, il y a bien des aspirations dans le désespoir sous-jacent des personnages
Et c'est là l'autre magie de ce livre, c'est que les sentiments sont enrobés dans du brouillard, ils sont indescriptibles. Les personnages sont complexes à comprendre, ils sont un peu à l'image de cette Venise des mystères et de l'excès. le décor s'est fondu aux personnages pour ressortir plus puissant sous cette plume fabuleuse.
Pour résumer c'est un livre que je conseille vivement, parole vous allez être enchantés si vous l'ouvrez.
Lien : http://voyagelivresque.canal..
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claraetlesmots
  02 novembre 2013
Henri voue de l'admiration pour Napoléon et s'engage dans son armée. Il est affecté aux cuisines et chargé de préparer le plat préféré de l'empereur. La campagne de Russie met à mal les hommes et leur moral. Déçu par Napoléon, Henri choisit la désertion. Pendant ce temps là à Venise, Villanelle fille d'un batelier née avec les pieds palmés travaille comme croupier dans un casino. Travestie en homme durant son travail, elle s'éprend d'une femme mariée.
Rien que le titre laisse entrevoir la portée et l‘étendue de ce roman. Passion amoureuse et dévorante, culte profond envers Dieu, vénération d'autrui, frénésie du jeu mais aussi les affres et les revers les plus rudes de ce sentiment. Jeanette Winterson nous fait voyager de France à Venise et en Russie. C'est dans ce pays qu'Henri et Villanelle se rencontrent. Si Henri tombe amoureux éperdument de la jeune femme, le coeur de Villanelle lui a été volée par son amante. Rien ne bat dans sa poitrine. Ils décident d'aller à Venise décrite comme la ville de tous les pêchés pour reprendre son coeur.
Je lis très peu de romans historiques par peur d'ennui ou d'être noyée sous des flots d'informations. Mais ce livre entre le roman et le conte a un juste dosage de faits historiques et des descriptions si justes, si vraies de la passion sous toutes ses coutures sans oublier un humour teinté d'ironie !
Un livre brillant, envoûtant, charmeur qui amène à de nombreuses réflexions et qui est devenu hérisson tant j'y ai inséré de marque-pages!

Lien : http://fibromaman.blogspot.f..
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maylibel
  06 décembre 2013
Dans l'Europe du début du XIXe siècle, deux personnages singuliers voient leurs destinées s'entremêler : Henri, soldat français de Napoléon, et Villanelle, fille d'un batelier vénitien.
La Passion est le troisième livre de l'écrivaine anglaise Jeanette Winterson, publié pour la première fois à la fin des années 1980. Son résumé peut faire penser à un roman historique, mais le but de l'auteure n'est pas de reconstituer une époque : le dix-neuvième siècle n'est ici qu'une toile de fond pour un conte comportant de nombreux éléments fantastiques. le texte est divisé en quatre parties, qui m'ont paru assez inégales : la première, qui présente Henri, paraît terne face à la seconde, qui a pour sujet la flamboyante Villanelle. Les deux dernières parties sont consacrées à la rencontre de ces êtres à part et aux événements qui s'en ensuivirent. Mais plus que l'intrigue (qui comporte quelques facilités), ce qui distingue ce livre, comme les autres ouvrages de Jeanette Winterson, c'est l'extraordinaire style de l'auteure,qui fait souvent mouche, et nous offre quelques très beaux passages au fil des pages.
La Passion n'est donc sans doute pas le meilleur texte de Jeanette Winterson, mais cette dernière y fait à nouveau preuve d'un réel talent de conteuse. C'est indubitablement une auteure à découvrir.
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Fantine
  01 juin 2014
Le fil conducteur du présent roman est assez déroutant, et, j'avoue ne pas avoir trop compris où voulait en venir l'auteur.
Ayant l'impression de perdre mon temps, j'ai abandonné ma lecteure à peu près à la moitié du livre.
A part cet avis négatif sur ce titre, je pense qu'il peut plaire à certains.
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AnnaDelRio
  27 janvier 2019
Jeanette Winterson est encore jeune romancière quand elle rédige La passion. Plus discret que l'emblématique Pourquoi être heureux quand on peut être normal? , ses accents merveilleux et les troubles timides qu'il sème sur les constructions de genre en font pourtant un met de choix en matière de lecture.
En dépit des ravages de la campagne de Russie, les bateliers de l'écrivaine marchent sur l'eau, la sainte vierge ne s'anime de compassion qu'auprès des femmes. Dans cette atmosphère éthérée comme tempétueuse, deux jeunes gens se rencontrent à Venise : un soldat désœuvré, en perte d'allégeance ; une femme androgyne, dont le cœur est volé par une mystérieuse dame de Pique. Ensemble, iels devront faire face aux épreuves de leurs vies, pour mieux succomber aux voluptés de la Passion...
Un ouvrage gracieux, où se tressent récit historique et romance littéraire et que l'on quitte rêveur-se.
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critiques presse (1)
Telerama   10 octobre 2013
La Passion est de ces fictions dans lesquelles, derrière l'histoire qui nous est racontée, au-delà de l'enchaînement délicieusement vif des situations et des faits, dans les profondeurs intouchables de la narration, on pressent que circule un sens caché, irriguant en secret le récit, lui conférant un charme aussi éclatant qu'insaisissable.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
Alice_Alice_   09 mars 2014
Bonaparte nous a enseigné que la liberté dépendait d’un bras armé, mais dans la légende arthurienne personne n’a conquis le Saint-Graal par la force. Ce fut Perceval, le doux chevalier, qui fit halte dans une chapelle en ruine et trouva ce qui avait échappé aux autres, simplement en restant au repos. Je crois aujourd’hui qu’être libre n’est pas être puissant ou riche, ou bien considéré ou encore dénué d’obligations, mais être capable d’aimer. Aimer un autre être suffisamment pour s’oublier, ne serait-ce qu’un moment, c’est être libre. Les mystiques et les gens d’Église parlent de rejeter le corps et ses désirs, de ne plus être esclave de la chair. Ils se gardent de dire que par la chair nous sommes délivrés. Que notre désir de l’autre nous élèvera plus sûrement que les choses divines.
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claraetlesmotsclaraetlesmots   02 novembre 2013
Cœur désemparé qui de nourrit de paradoxe; qui se languit de sa bien-aimée et éprouve un secret soulagement quand la bien-aimée n'est pas là. Qui égrène les heures la nuit dans l'attente d'un signe et apparaît au petit-déjeuner avec un maintien si composé. Qui aspire à la sécurité, à la fidélité,à la tendresse et joue ce qu'il a de plus précieux à la roulette.
Loin d'être un vice, le jeu est une expression de notre humanité.
Nous jouons tous.Certains le font à la table de jeu, les autres non.
On joue, on gagne.On joue, on perd. On joue.
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maylibelmaylibel   08 décembre 2013
Je croyais que les ténèbres et la mort étaient vraisemblablement la même chose. Que la mort équivalait à l’absence de lumière. Que la mort n’était rien de plus que le royaume des ombres où des êtres achetaient, vendaient et s’aimaient comme partout, quoique avec moins de conviction. La nuit paraît plus fugitive que le jour, surtout aux amoureux, et aussi plus incertaine. De ce point de vue, elle résume bien nos vies, qui sont fugitives et incertaines. Nous l’oublions le jour. Dans la journée, nous allons toujours de l’avant. C’est la cité de l’incertitude, où les chemins et les visages se ressemblent sans se ressembler. La mort ne sera guère différente. Nous reconnaîtrons toujours des êtres qui nous sont inconnus.
Mais l’obscurité et la mort ne sont pas la même chose.
L’une est fugitive, la seconde non. (p. 82)
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claraetlesmotsclaraetlesmots   02 novembre 2013
Les conscrits pleurent quand il arrivent ici et ils pensent à leurs mères et à leurs promises, et ils pensent à s'en retourner chez eux. Ils ne se rappellent que trop ce qui est à la maison fait battre leur cœur; pas de grandes démonstrations de sentiments, mais les visages qu'ils chérissent. La plupart d'entre eux n'ont pas dix-sept ans et on leur demande en quelques semaines ce qui tourmente les meilleurs philosophes leur existence entière : à savoir faire appel à leur passion de la vie et lui donner un sens face à la mort.
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Alice_Alice_   28 février 2014
Je lui demandai pourquoi il s'était fait prêtre, et il me répondit que si l'on est obligé de travailler, un patron absent est l'idéal.
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Ma mère n'avait pas d'opinions nuancées. Il y avait ses amis et ses ennemis. Ses ennemis étaient: le Diable (sous toutes ses formes), les Voisins d'à côté, le sexe (sous toutes ses formes), les limaces. Ses amis étaient: Dieu, notre chienne, tante Madge, les romans de Charlotte Brontë, les granulés anti-limaces, et moi, au début.

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