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sur 135 notes
Seule la nuit.

Dina rentre seule en pleine nuit d'une fête et doit affronter le noir, la peur et les autres passants...

À l'orée de son éducation, elle s'imagine alors toutes sortes de dangers prêts à s'abattre sur elle. En premier lieu la peur des hommes, de l'agression et du viol.

Et effectivement, elle entend alors des pas derrière elle... Et décide d'écourter le trajet par le square.

J'ai beaucoup aimé que l'autrice explore les images qui hantent la tête des filles le soir quand elles sont seules dans la rue.

Et qu'elle nous montre comment ce lieu qui devrait être partagé devient un coupe-gorge au sein des représentations de la jeune fille.

Alors oui, Dina a menti à sa mère. Elle porte des escarpins et une tenue de fête. Et elle se trouve seule après minuit.

Il faut dire que sa copine a une nouvelle fois disparu au milieu de la fête avec un garçon et oublié aussitôt de tenir sa promesse de rentrer avec elle.

Mais devoir être obligatoirement accompagnée par un homme, s'habiller en pantalon et basket et ne pas sortir seule le soir, n'est-ce pas accepter l'enfermement que nous impose la société ?

Un livre d'un souffle à partager !
Lien : https://www.nouveautes-jeune..
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Dina Pisano a seize ans, elle sort d'une soirée dans les quartiers bourgeois de Paris. Elle a peur, peur du jeune homme qui proposait de la raccompagner en voiture à l'issue de la soirée, peur du passant qui marche derrière elle dans la rue, peur de la voiture en stationnement avec une portière ouverte, peur du SDF alcoolisé qui hurle dans la rue, peur d'un inconnu dans le square qui lui adresse la parole…


Est-il encore nécessaire de présenter Jo Witek, une autrice majeure de la littérature adolescente contemporaine ? Jo Witek a tout d'abord travaillé pour le cinéma comme lectrice, adaptatrice et conseillère aux acquisitions de droits vidéo puis elle débute sa carrière de romancière au Seuil jeunesse en 2009 avec le récit intégral (ou presque) d'une coupe de cheveux ratée qui a notamment reçu le prix des 12-14 ans de la Foire du livre de Brive-la-Gaillarde en 2012, suivi de Récit intégral (ou presque) d'une coupe de cheveux ratée en 2012. Elle publie quasiment quatre romans pour la jeunesse par an, principalement au Seuil jeunesse - nous pensons notamment à Journal (sentimental) d'un garçon (presque) parfait en 2014 - mais aussi chez Actes sud junior dans la collection Roman ado - nous pensons notamment à Peur express en 2012, Rêves en noir en 2013, Un jour j'irai chercher mon prince en skate en 2013, Un hiver en enfer en 2014, le domaine en 2016, Premier arrêt avant l'avenir en 2019, mention du prix Vendredi - et enfin chez Flammarion avec la série de romans miroirs Mentine.

Elle obtient le prix Babelio en 2021 avec son roman J'ai quatorze ans et ce n'est pas une bonne nouvelle.

Un nouveau roman percutant de Jo Witek dans la collection Court toujours chez Nathan qui interroge, non pas tant les dangers qui menacent les femmes dans l'espace public mais les représentations sociales de genres dans l'espace public et l'éducation donnée aux filles mais aussi aux garçons sur la manière de traiter les filles. C'est brillant. En choisissant le monologue intérieure d'une jeune femme, Jo Witek permet de prendre conscience des peurs inculquées aux filles par une éducation morale mais aussi des peurs des filles à cause des comportements des garçons, tout aussi inculqués par une société patriarcale. le texte bref est un condensé d'émotions brutes, traduites par les seules pensées automatiques d'une jeune héroïne.

Coup de coeur.
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Un roman qui se lit d'une traite dans la petite demi-heure du trajet de retour de la jeune Dina, 16 ans chez elle après une soirée. C'est un monologue de la jeune fille qui se met à angoisser en entendant des pas sur le pavé juste derrière elle. C'est sûr, elle est suivie. C'est forcément un homme, un pervers, qui l'ayant vu arpenter la rue sur ses talons argentés la suit tel un prédateur sur les traces de sa proie. C'est un monologue tour à tour exaspéré par l'inconséquence de certains hommes qui ne voient pas combien leur attitude peut être lourde et pénible mais aussi plein de colère dirigée contre ceux qui abusent de leur force, d'une situation, pour assouvir leur fantasme de domination. C'est enfin un cri de révolte d'une jeune fille qui ne conçoit pas que la rue de son quartier ou le coin de sa maison puisse être lieu d'agression verbale ou physique, que ce régime soit servi principalement aux filles devant se cacher ou avancer tête baissée pour ne pas risquer d'attirer l'attention. Un texte court immanquablement sujet à débat pour permettre aux uns et aux autres d'entrevoir ce que vivent les femmes au coeur de l'espace urbain, de se mettre un peu à leur place pour ressentir l'intensité de ces émotions : peur, colère, sentiment d'injustice et de frustration. Sur le rythme des talons de Dina sur le trottoir, c'est pour Jo Witek l'occasion de faire entendre un véritable cri d'alarme sur l'évolution d'une société qui se veut égalitaire mais qui ne permet pas aux filles de se sentir en sécurité juste en bas de la rue.
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Un texte percutant d'une autrice que j'aime beaucoup, dans la collection "Court Toujours".
C'est le monologue de Dina, jeune fille de 16 ans vivant à Paris dans un quartier bourgeois, qui revient d'une soirée seule dans la nuit. Et le lecteur entend tout ce qui lui passe par la tête et ses réactions, ses émotions, ses frayeurs alors qu'elle est attentive aux bruits de son environnement. Elle imagine les pires scénarios...
C'est très bien vu et ça explique comment, même s'il ne se passe rien de grave, la liberté "psychologique" des femmes est soumise aux craintes issues d'une société patriarcale marquée par "la culture du viol".
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Dina rentre chez elle, seule et à pieds, après une fête. Il fait nuit, les rues sont vides. Soudain, des bruits de pas derrière elle.

La tension monte, en très peu de pages. Autre grande réussite de Jo Witek : de nous faire entrer dans la tête de sa narratrice. C'est d'ailleurs l'un des talents de cette auteure.
Entre le stress de cette situation, les diverses informations sur le risque d'agression et ses griefs envers sa copine qui l'a abandonnée pour un garçon en plus de lui avoir prêté des chaussures inconfortables.
Ce qui est intéressant, c'est la succession des pensées de Dina. Sa peur l'amène à réfléchir à la place de la femme, au fait que les garçons ne sont même pas conscients de l'inquiétude qu'ils peuvent créer quand ils suivent une route parallèle à celle d'une femme seule, la nuit. Et au fait que les règles imposées par ses parents sont peut-être faites pour la protéger.


Un livre à mettre dans les mains de tous les ados - filles et garçons -, pour qu'eux aussi se posent les bonnes questions avant de se retrouver dans ce type de situation.
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Titre : J'entends des pas derrière moi
Auteur : Jo Witek
Jo Witek est une écrivaine française, née à Puteaux, dans les Hauts-de-Seine, le 4 septembre 1968

C'est l'histoire de Dîna, une jeune fille de 16 ans, qui veut rentrer chez elle à Paris, à pied un samedi soir après une soirée entre amies. Mais étant seule, elle devient paranoïaque et pense être suivie par plusieurs hommes. Est-ce qu'elle le sera vraiment ?

J'ai trouvée que ce livre était très intéressant car il reflétait bien la réalité des femmes de nos jours et il est facile à lire et accessible pour tous.

Je conseille ce livre aux personnes qui n'aiment pas lire, car il n'est vraiment pas long et il est très facile à lire.
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Une jeune adolescente rentre chez elle à pieds, dans la nuit, sous la pluie, après une soirée avec sa meilleure amie. Ce récit est juste le flot de ses pensées durant son trajet; elle entend des pas derrière elle et prend peur. S'en suit une réflexion sur la peur des filles seules la nuit, etc.
Ce texte est très très court, facile d'accès et parle de harcèlement de rue de manière assez originale et pas trop dure avec les hommes.
Pourquoi les filles doivent-elles avoir si peur en marchant seules dans la nuit? Pourquoi se font-elles des films dès qu'elles entendent des pas où qu'une voiture se rapproche trop d'elles?
Toutes ces réflexions pensées à la manière d'une adolescente sont dans ce livre très intéressant.

Livre jeunesse à partir du lycée (ou fin de collège).
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Jo Witek à la capacité de nous faire ressentir des choses que l'on n'identifie pas toujours mais que l'on ressent parfois quotidiennement. le poids de l'éducation, les non dits, la transmission , sont autant de sujets que l'on retrouve souvent dans ces romans pour ados.
Ici Dina , jeune bourgeoise parisienne de 16 ans rentre seule à pieds d'une soirée avec des amis. Dans un quartier mal famé, elle entend soudain des pas derrière elle, et la panique l'envahit.
Tout au long du très court roman , on ressent la peur de la jeune fille, peur heureusement injustifiée, qui s'imagine déjà subir des atrocités.
Mais plus que le harcèlement de rue qui est dénoncé, l'auteure aborde aussi le poids de la société qui éduqué les filles à la prudence dès le plus jeune âge, au lieu d'éduquer tout un chacun au respect de son prochain.
Beau message que j'essaie d'inculquer à mes enfants, fille et garçon, tous les jours.
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Dina rentre de soirée, seule, dans la nuit. Elle a beau être une jeune fille qui se veut forte et courageuse, la peur l'étreint.
Cette peur que toutes les femmes, jeunes ou moins jeunes connaissent quand il est tard est qu'il faut rentrer chez soi.
Écris à la première personne, on partage ces quelques minutes de marche qui semblent interminables quand l'angoisse nous couvre de son manteau.
Dina questionne cette peur : comment elle lui a été inculquée, pourquoi elle est si présente,... et passe de de la frayeur à la colère puis à l'incompréhension et à nouveau à la colère, puis la frayeur, etc.
C'est un court roman dans lequel chacune d'entre nous peut se reconnaître mais le message à retenir et simple. Nous n'avons pas à avoir HONTE, ce n'est pas à nous d'avoir PEUR.
Un texte vibrant de rage et universel.
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... J'ai frissonné aux côtés de Dina. J'ai reconnu cette arrière goût amer, ces mains moites et cette boule au ventre. J'ai prié pour elle, qu'elle soit saine et sauve, sans jamais être certaine que ce n'était pas sa fin... L'autrice m'a emporté dans cette histoire d'à peine quelques pages et m'a laissé songeuse en refermant l'ouvrage. Je ne peux que vous recommander d'accompagner la jeune fille sur son trajet de retour et de partager sa peur. Je vous invite également à penser à elle la prochaine fois que vous verrez une femme seule ou que vous le serez : soyons solidaire et arrêtons d'avoir peur pour nos vies juste parce que nous sommes des femmes.
Lien : https://booksetboom.blogspot..
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