AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
3.5/5   1 notes
Résumé :
LA BIBLIOTHÈQUE RUSSE ET SLAVE
— LITTÉRATURE POLONAISE —

Władysław Reymont (1867 – 1925)
DANS LA BRUME
1906

Traduction de E.-L. Wagner dans Vers et prose, tome 7, 1906.

À CHARLES COTTET,
Le grand poète de la mer et de la tristesse.

Le soleil planait très bas au-dessus de l’océan comme un oiseau fatigué qui, péniblement, traîne ses ailes d’or ; et les rivages élevés, les... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
raton-liseur
  21 novembre 2013
Une petite nouvelle découverte par hasard au détour d'un furetage dans une bibliothèque virtuelle. Un auteur polonais, Nobel de surcroît (et dont je n'avais jamais entendu le nom avant de le lire ce jour-là), qui écrit sur la Bretagne, j'ai cédé à la curiosité de cette drôle de combinaison.
Tout cela pour un résultat finalement moyen. Il y a certes quelques jolies phrases, mais rien qui ne dépasse une narration ordinaire, et je n'ai pas su partager l'angoisse de l'attente qui se prolonge, l'alternance de la peur et de l'espoir, les prières et les imprécations.
Ce premier contact m'a cependant donné envie de connaître mieux cet auteur et, peut-être, si je peux mettre la main sur ce livre, lire Les Paysans, qui semble son oeuvre majeure.
Commenter  J’apprécie          60

Citations et extraits (5) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   26 août 2018
Le soleil planait très bas au-dessus de l’océan comme un oiseau fatigué qui, péniblement, traîne ses ailes d’or ; et les rivages élevés, les hautes masses des arbres, les rochers agrestes vomis par les eaux, les gueules ouvertes des baies, les mâts courbés, les tours des églises et les solitaires menhirs semblaient se pencher vers lui et tendre leurs bras suppliants pour le retenir — mais le soleil pâle, troublé, effaré, s’enfuyait, tombait toujours plus vite, car en haut, par le ciel sombre, couraient les corps monstrueux et gris des nuages ; ils venaient du nord, rampaient menaçants du midi, coulaient en foule innombrable de l’orient, se suivaient pas à pas, s’unissaient en une demi-sphère, en une meute furieuse, affamée.
Par moments, le jour s’assombrissait, car certains nuages détachés en avant, entremêlés en un vol fou, se précipitaient aveuglément comme des bêtes écumantes dans les abîmes fuligineux du soleil.
Le jour frémit d’inquiétude ; par le monde passait la frayeur, toutes les voix étaient mortes, toute créature retenait son souffle ; l’océan s’immobilisa ; ce fut le calme de l’attente, le calme de l’effroi ; seules les eaux murmuraient en reculant impuissantes dans les précipices de la crainte et du silence, seuls, les derniers sanglots des dernières lames parmi les rochers armés de crocs noirs, et le clapotis douloureux des longues langues d’écume agrippées aux pierres.
Soudain le jour s’effrita.
De tous côtés les nuages atteignirent le soleil et s’effondrant sur lui le mirent en lambeaux flamboyants, le dévorèrent avidement de leurs mâchoires boueuses ; il s’éteignit dans le gouffre de ces gueules immondes.
Une ombre triste, cendrée, s’épandit sur le jour aveugle.
Au loin, très loin s’éleva, grave, un sourd grondement.
Puis un insondable et mortel silence
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
raton-liseurraton-liseur   21 novembre 2013
Et toujours les cloches appelaient les égarés ; elles appelaient comme des mères en détresse, de la voix profonde de l’inquiétude ; tout le rivage résonnait d’un sanglot de bronze comme si la terre entière eût douloureusement supplié l’océan d’être pitoyable. (p. 7).
Commenter  J’apprécie          80
DanieljeanDanieljean   26 août 2018
Le soleil planait très bas au-dessus de l’océan comme un oiseau fatigué qui, péniblement, traîne ses ailes d’or ; et les rivages élevés, les hautes masses des arbres, les rochers agrestes vomis par les eaux, les gueules ouvertes des baies, les mâts courbés, les tours des églises et les solitaires menhirs semblaient se pencher vers lui et tendre leurs bras suppliants pour le retenir — mais le soleil pâle, troublé, effaré, s’enfuyait, tombait toujours plus vite, car en haut, par le ciel sombre, couraient les corps monstrueux et gris des nuages ; ils venaient du nord, rampaient menaçants du midi, coulaient en foule innombrable de l’orient, se suivaient pas à pas, s’unissaient en une demi-sphère, en une meute furieuse, affamée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
DanieljeanDanieljean   26 août 2018
Le jour frémit d’inquiétude ; par le monde passait la frayeur, toutes les voix étaient mortes, toute créature retenait son souffle ; l’océan s’immobilisa ; ce fut le calme de l’attente, le calme de l’effroi ; seules les eaux murmuraient en reculant impuissantes dans les précipices de la crainte et du silence, seuls, les derniers sanglots des dernières lames parmi les rochers armés de crocs noirs, et le clapotis douloureux des longues langues d’écume agrippées aux pierres.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
DanieljeanDanieljean   26 août 2018
Pas une voile n’émergeait des abîmes et le silence ne répondit par aucun clapotis de rames.

Vers les cœurs en détresse s’avançait lourdement l’Inconnu.
Commenter  J’apprécie          10

autres livres classés : désertVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

A l'abordage : la mer et la littérature

Qui est l'auteur du célèbre roman "Le vieil homme et la mer" ?

William Faulkner
John Irving
Ernest Hemingway
John Steinbeck

10 questions
344 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , mer , océansCréer un quiz sur ce livre